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Abidjan, le dimanche 19 octobre 2025 (LDA)-La capitale marocaine abritera, les 4 et 5 novembre prochains, la 6ᵉ édition du Choiseul Africa Business Forum, un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs du monde économique africain et leurs partenaires internationaux.
Organisé par Choiseul Africa, sous la présidence de Pascal Lorot, cet événement réunira quelque 800 décideurs économiques et institutionnels venus d’Afrique, d’Europe et du Golfe pour deux jours de panels stratégiques, de sessions de travail et de rencontres de haut niveau. Objectif : identifier de nouvelles opportunités d’investissement et renforcer la place du continent dans les débats économiques mondiaux.
Après Nice, Casablanca et Marrakech, le forum s’installe pour la première fois à Rabat, ville symbole de stabilité et d’ouverture internationale. Cette édition placera le cap sur le thème « Made With Africa », un concept qui met en avant des modèles de coopération construits par et pour les acteurs africains, afin de favoriser des partenariats plus équitables et durables.
Parmi les personnalités attendues figurent Ryad Mezzour, ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Mabouba Diagne, ministre sénégalaise de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication, Paul Koffi Koffi, commissaire à l’UEMOA, ainsi que plusieurs dirigeants d’entreprises et d’institutions régionales, dont Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation.
Selon Pascal Lorot, président de Choiseul Africa, cette édition marque une étape importante : « Plus que jamais, Choiseul Africa crée un espace d’échanges concrets et pragmatiques, où dirigeants, investisseurs et décideurs publics peuvent identifier des solutions opérationnelles et où l’Afrique s’affirme comme un acteur incontournable des grandes transformations économiques mondiales. »
Le Choiseul Africa Business Forum s’impose ainsi comme une plateforme de dialogue public-privé et de coopération intercontinentale, contribuant à bâtir une vision partagée du développement économique africain.
Le programme complet et les accréditations presse sont disponibles sur le site officiel : www.choiseul-africa-businessforum.com.
Abidjan, le samedi 18 octobre 2025(LDA)-Le Royaume du Maroc et la République du Malawi ont réitéré, le vendredi 17 octobre 2025, leur engagement à renforcer leur partenariat bilatéral, selon une publication de l'agence marocaine de presse.
Lors d’un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et le nouveau ministre malawite des Affaires étrangères, Dr. George Thapatula Chaponda (MP), les deux parties se sont félicitées de l’élan positif des relations bilatérales depuis 2017, marqué par un engagement à renforcer leur coopération dans des secteurs clés identifiés par SEM. Arthur Peter Mutharika, président de la République du Malawi, tels que l'agriculture, la pêche, les mines, le commerce et les finances publiques.
Les deux ministres ont également salué les relations empreintes d'estime et de respect entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et SEM. Arthur Peter Mutharika, ainsi que les solides liens de fraternité, d'amitié et de solidarité unissant les deux pays.
À l’issue de cet entretien, qui intervient suite à la nomination de M. Chaponda à la tête de la diplomatie malawite et à la réélection du président Mutharika, les deux ministres ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des relations privilégiées entre le Maroc et le Malawi.
Ils ont, dans ce cadre, réitéré leur engagement à poursuivre le renforcement de ces liens, annonçant la signature prochaine d'une nouvelle Feuille de route de coopération. Cet instrument vise à promouvoir le dynamisme du partenariat bilatéral et à renforcer la coordination et le soutien mutuel dans les enceintes régionales et internationales.
Abidjan, le vendredi le 17 octobre 2025(LDA)-Soixante ans après s’être lancée dans l’entreprise ambitieuse de restituer, documenter et dresser la chronique de l’histoire du continent africain depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours, l’UNESCO annonce l’achèvement des trois derniers volumes de l’Histoire générale de l’Afrique. Relancé par Audrey Azoulay en 2018, le travail sur cette œuvre monumentale a également permis de transformer ce savoir en ressources pédagogiques pour l’enseignement de l’histoire du Continent.
« Avec ces trois nouveaux volumes de l’Histoire générale de l’Afrique, c’est une voix plurielle, libre et vivante de l’histoire de l’humanité que nous redécouvrons. En restituant à l’Afrique la maîtrise de son récit, cette œuvre collective met en lumière la richesse de ses savoirs, la force de ses diasporas et l’apport essentiel du continent à notre humanité commune », déclare Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.
Trois nouveaux volumes
Les volumes IX, X et XI complètent les huit premiers tomes publiés jusqu’en 1993. Plus de 200 experts africains et internationaux ont contribué à ces nouveaux chapitres, fruit de plusieurs années de recherche.
Ces volumes explorent les grandes évolutions sociales, politiques et culturelles du continent et de ses diasporas, tout en intégrant les découvertes récentes en archéologie, en anthropologie et dans les sciences humaines.
Ils abordent les dynamiques contemporaines – construction nationale, jeunesse, égalité de genre, migrations, mondialisation, justice environnementale – et valorisent le concept d’« Afrique globale », qui présente le continent comme un acteur central des réseaux mondiaux politiques, économiques et culturels.
Cette perspective met en lumière la contribution des diasporas africaines à la formation du monde moderne et à la pensée universelle, du savant Ahmad Baba de Tombouctou aux figures intellectuelles telles que W.E.B. Du Bois ou Frederick Douglass.
De nouvelles ressources éducatives pour une histoire partagée
Plus qu’une œuvre académique, l’Histoire générale de l’Afrique devient aujourd’hui un outil pédagogique mondial. L’UNESCO dévoile à cette occasion: un guide pédagogique pour accompagner les ministères de l’éducation dans l’intégration de contenus africains contemporains dans les programmes scolaires ; et un jeu vidéo, African Heroes, téléchargeable gratuitement, qui invite les jeunes à découvrir les parcours de dix figures emblématiques issues de l’Afrique et de sa diaspora.
Ces initiatives visent à transmettre une histoire libérée des préjugés et à donner aux jeunes générations les moyens de comprendre la diversité et la richesse des héritages africains.
Un projet historique de coopération internationale
Lancé en 1964 par l’UNESCO et plusieurs États africains nouvellement indépendants, le projet de l’Histoire générale de l’Afrique est le fruit de plus de soixante ans de recherche.
Conçu sous la direction d’un comité scientifique panafricain, il a mobilisé plus de 500 chercheurs issus de 54 pays africains et de la diaspora, ainsi que d’experts internationaux. Son ambition : raconter l’histoire du continent à travers le regard africain, dans une démarche novatrice alliant tradition orale et historiographie moderne.
D’abord publiés en anglais, en français et en arabe, les volumes ont depuis été traduits dans douze langues, dont trois langues africaines – kiswahili, haoussa et peul – afin d’assurer une diffusion accessible et inclusive sur l’ensemble du continent.
Une référence mondiale pour l’avenir
Par sa rigueur scientifique et sa portée universelle, l’Histoire générale de l’Afrique est aujourd’hui reconnue comme une référence mondiale pour les chercheurs, les enseignants et le grand public. Elle continue d’éclairer la réflexion sur l’identité, la mémoire et l’avenir du continent africain dans un monde globalisé.
Abidjan, le jeudi 16 octobre 2025(LDA)-Drissa Soulama, coordonnateur National du Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest section Côte d’Ivoire (FOSCAO-CI) s’inquiète de la recrudescence des violences dans le processus électoral et en appelle à la responsabilité de tous les acteurs et des populations pour préserver la paix et la cohésion sociale, indique un communiqué transmis à la rédaction en date du jeudi 16 octobre 2025.
Drissa Soulama a observé, depuis le début du processus électoral et particulièrement l’ouverture de la campagne, que des manifestations de contestation liées à des étapes du processus électoral, notamment la collecte du parrainage jusqu’au dépôt des dossiers de candidature à travers des villes du pays, ont lieu. Lesquelles, selon lui, se sont intensifiées après la proclamation de la liste définitive des candidats par le Conseil Constitutionnel.
« Ces manifestations se sont amplifiées suite aux interdictions des marches de certains partis de l’opposition notamment le front commun constitué par le parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI et le Parti de Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) mais aussi en raison des appels sur les réseaux sociaux à la violence voire à l’insurrection de certaines personnes proche de l’opposition. Ainsi des actes de vandalismes contre les affiches de campagne de certains candidats, des caillassages de véhicules de responsables de campagne, des barrages de voies empêchant la circulation ont été constatés dans certaines localités », déplore le coordonnateur National du FOSCAO-CI.
Pour Drissa Soulama, la radicalisation des positions de certains acteurs politiques met en mal le processus électoral en cours et tend à fragiliser le tissu social; il invite donc chaque acteur au respect des libertés fondamentales, dont la liberté de circulation, de réunion et de manifestation consacrées par nos lois et règlements notamment la constitution ainsi que les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme auxquels la Côte d’Ivoire est partie prenante.
Ainsi, le FOSCAO-CI réaffirme son attachement aux principes démocratiques, à la paix et la stabilité gage d’un développement durable et invite les acteurs politiques à privilégier la concertation et les voies légales de contestation pour un processus électoral apaisé.
C’est pourquoi, le FOSCAO-CI fait ces recommandations suivantes :
Au Gouvernement :
- Autoriser et encadrer les marches pacifiques afin de garantir les libertés
publiques et individuelles ;
- Encourager et renforcer la concertation comme solution pour des élections
apaisées.
Aux partis politiques :
- Appeler leurs militants et sympathisants à faire preuve de civisme et au
respect des institutions de la république ;
- Privilégier la concertation comme moyen pour trouver une issue à la crise.
A la population :
- Respecter les institutions de la république et les personnes qui les incarnent ;
- Faire preuve de responsabilité en proscrivant les actes de vandalisme au cours
des manifestations ;
- S'abstenir de propager les fausses informations sur les réseaux sociaux ;
- Respecter le droit de chaque candidat à faire campagne sur toute l’étendue du
territoire national ;
- Participer massivement au processus électoral tout en renonçant à la violence.
- A la Communauté Internationale :
- Continuer de soutenir la Côte d’Ivoire dans l’organisation d’élections,
participatives, inclusives, transparentes, apaisées et sans-violence.
Abidjan, le jeudi 16 octobre 2025(LDA)-Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, s’est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, le jeudi 16 octobre 2025 à Moscou, dans le cadre d’une visite officielle marquant une nouvelle étape du partenariat stratégique entre les deux pays, établi en mars 2016 à la suite de la visite du roi Mohammed VI à Vladimir Poutine.
Nasser Bourita et Sergueï Lavrov ont réaffirmé leur volonté de « porter les relations maroco-russes à un niveau supérieur », à la hauteur du potentiel économique et diplomatique existant entre Rabat et Moscou, à travers un communiqué conjoint.
Les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente instituant un Comité de travail russo-marocain entre les deux ministères des Affaires étrangères. Cette instance aura pour mission d’évaluer les programmes de coopération en cours et de proposer de nouveaux axes de partenariat dans des secteurs à forte valeur ajoutée, notamment l’énergie, l’agriculture, la pêche et la recherche scientifique. Ils ont également convenu de maintenir un dialogue politique régulier et un suivi conjoint des accords conclus, dans le but de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Ce mécanisme devrait renforcer la coordination diplomatique sur les grands dossiers régionaux et internationaux, en particulier en Afrique du Nord, au Sahel et au Moyen-Orient.
Les discussions ont porté sur les principaux dossiers d’actualité, parmi lesquels la situation sécuritaire au Sahel, les tensions au Moyen-Orient et la coopération énergétique entre la Russie et les pays africains.
Nasser Bourita et Sergueï Lavrov ont réaffirmé la convergence de leurs positions en faveur d’un multilatéralisme équilibré, d’un dialogue politique inclusif et du règlement pacifique des différends régionaux.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue régulier entre les deux diplomaties, amorcé depuis plusieurs années, tant à Rabat qu’à Moscou ou en marge des sessions de l’Assemblée générale des Nations unies.
Nasser Bourita et Dmitri Patrouchev coprésident les travaux de la 8ᵉ Commission mixte de coopération économique, scientifique et technique, qui vise à dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.
Ce renforcement diplomatique intervient dans un contexte de recomposition des équilibres mondiaux, où Rabat et Moscou cherchent à consolider leur dialogue politique et leur coopération économique dans un esprit de respect mutuel et de partenariat gagnant-gagnant.
Abidjan, le jeudi 16 octobre 2025(LDA)-La sélection nationale de football a réalisé un exploit historique en signant un record mondial de 16 victoires d’affilée en s’imposant face au Congo (1-0), lors du match disputé mardi soir au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat. Grâce à cette performance, le Maroc a réussi à détrôner l’Espagne et l’Allemagne qui occupaient la première place avec 15 victoires consécutives, respectivement en (2008-2009) et (2010-2011), selon la MAP.
Les Lions de l’Atlas se sont imposés dans cette rencontre sur le score de 1 but à 0, portant ainsi leur série de victoires à 16 victoires d’affilée, tous matchs confondus, dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026 ou les matchs amicaux.
Ce record mondial en termes de nombre de victoires consécutives réalisé par les Lions de l’Atlas, vient confirmer l’essor considérable que connaît le football marocain, ainsi que la place prestigieuse qu’il occupe désormais sur la scène internationale.
Outre la série de victoires remportées, le trait saillant du parcours exceptionnel des Lions de l’Atlas, sous la houlette du sélectionneur national Walid Regragui, sont les scores impressionnants enregistrés lors des différents matchs.
En chiffres, les Lions de l’Atlas ont marqué 50 buts en 16 matchs, soit une moyenne de plus de 3 buts par match, tandis qu’ils n’ont encaissé que 4 buts. Le gardien Yassine Bounou ayant réussi à garder sa cage inviolée à 12 reprises, reflétant la solidité défensive et la discipline tactique rigoureuse de l’équipe sur différentes lignes.
Les résultats obtenus ces dernières années par différentes catégories d’âge ne sont que la preuve tangible de ce bond qualitatif du football marocain, désormais une référence et un exemple à suivre sur le continent.
Cette réussite reflète également les niveaux constants de l’équipe nationale en termes de tactique, de discipline et de capacité des joueurs à rivaliser avec les plus grandes écoles de football dans différentes catégories d’âge, ce qui explique la progression du Maroc dans le classement actuel de la FIFA, où il a récemment atteint la 11e place mondiale, tout en continuant à dominer le classement africain et arabe.
Cette série de victoires fait du Maroc un adversaire redoutable pour les titres continentaux et internationaux et balise le chemin à de nouvelles générations de talents qui devront continuer à écrire l’histoire du football marocain.
Abidjan, le jeudi 16 octobre 2026(LDA)-Les autorités ivoiriennes doivent respecter et protéger le droit de manifester et autoriser la tenue de rassemblements pacifiques, a déclaré Amnesty International, après la dispersion d’une manifestation pacifique par les forces de sécurité à Abidjan et l’arrestation de 255 personnes à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre.
Le 2 octobre 2025, le Conseil national de sécurité a annoncé que toutes les « mesures nécessaires » seraient prises pour maintenir l’ordre et la sécurité pendant la période électorale, y compris à travers l’interdiction de toute réunion et manifestation publique visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel. À la suite de cette annonce, le préfet d’Abidjan, la capitale commerciale, a interdit un rassemblement pacifique organisé par l’opposition le 4 octobre et un autre prévu le 11 octobre.
« Le recours à des interdictions générales des manifestations montre que les autorités ivoiriennes échouent à respecter le droit à la liberté de réunion pacifique. De telles interdictions générales sont présumées disproportionnées et violent les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, tous deux ratifiés par la Côte d’Ivoire », a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
« Toute restriction imposée aux manifestations publiques doit être légale, nécessaire, proportionnée et non discriminatoire. Au lieu de les interdire, les autorités devraient respecter et faciliter les rassemblements pacifiques et veiller à ce que le maintien de l’ordre public vise à permettre aux rassemblements de se dérouler comme prévu, dans un esprit de désescalade et de protection des participant·e·s. »
Des arrestations massives lors d’une manifestation pacifique
Le 11 octobre, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des groupes de jeunes qui tentaient de se rassembler pacifiquement dans le quartier de Cocody à Abidjan, selon des témoignages, des informations parues dans les médias et des images analysées par Amnesty International. Les autorités ont fait état de 237 arrestations à Abidjan et de 18 à Dabou, à 40 km de la capitale commerciale. Les chefs d’accusation retenus contre les personnes arrêtées n’ont pas été communiqués.
« Toute personne détenue pour le simple fait d’avoir exercé pacifiquement ses droits humains doit être libérée immédiatement. Toutes les personnes détenues doivent, dans tous les cas, pouvoir consulter rapidement un avocat et leur famille doit être informée dans les meilleurs délais. Nous exhortons les autorités ivoiriennes à publier des informations sur les arrestations et les chefs d’accusation retenus contre chaque manifestant·e arrêté, et à enquêter sur tout recours inutile et excessif à la force », a déclaré Marceau Sivieude.
« Amnesty International rappelle aux autorités ivoiriennes que la manifestation pacifique est un droit, non un privilège. Les autorités ont le devoir de respecter, de protéger et de faciliter la liberté de réunion pacifique de tous dans le pays. »
Contexte
Au début de l’année, le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2010, a annoncé son intention de briguer un quatrième mandat. Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des cinq candidats retenus pour l’élection du 25 octobre, parmi lesquels figurait le président Ouattara. Les candidatures de deux opposants qui s’étaient associés en juin pour réclamer une alternance politique ont été rejetées.
Le 2 octobre 2025, le Conseil national de sécurité a ordonné que toutes les « mesures nécessaires » soient prises pour maintenir l’ordre et la sécurité dans le pays, notamment l’interdiction des rassemblements visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel, et a déployé 44 000 membres des forces de sécurité dans tout le pays. Le même jour, le préfet d’Abidjan a interdit un rassemblement pacifique prévu le 4 octobre par des partis d’opposition
Après l’interdiction du 4 octobre, ces partis d’opposition ont annoncé une nouvelle date de rassemblement pour le 11 octobre. Ce jour-là, des groupes de jeunes qui tentaient de se rassembler pacifiquement ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes et des centaines de manifestant·e·s ont été arrêtés. Dans la soirée, les forces de sécurité ont temporairement encerclé la résidence d’un leader de l’opposition, Pascal Affi N’Guessan, avant de se retirer.
Le 12 octobre, les deux partis d’opposition des candidats exclus de l’élection présidentielle ont appelé à des manifestations quotidiennes pour réclamer un dialogue politique.
Abidjan, le mercredi 15 octobre 2025(LDA)-Le Conseil d’État a rejeté ce mercredi le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate, lors de sa condamnation dans l’affaire des parlementaires européens du FN (Front national). Le procès en appel de la présidente des députés RN doit se tenir à partir du 13 janvier au 12 février 2026.
La présidente des députés RN a été condamnée le 31 mars à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire que la peine est appliquée directement même si elle fait appel. Elle a également été condamnée à 4 ans de prison ferme dont deux ans ferme aménagé sous bracelet.
Dans un communiqué, la plus haute juridiction administrative explique avoir rejeté « ce recours car celui-ci ne recherchait pas tant l’abrogation de dispositions règlementaires que la modification de la loi, ce qui excède les pouvoirs du Premier ministre, qui ne pouvait donc que rejeter la demande de Marine Le Pen ».
Détournement de fonds publics
Marine Le Pen reste députée de la onzième circonscription du Pas-de-Calais, mais elle ne peut pas se présenter devant le suffrage universel pendant les cinq prochaines années. En cas de dissolution de l’Assemblée nationale, elle ne peut donc pas candidater pour redevenir parlementaire. Elle ne pourrait pas non plus se présenter à la présidentielle de 2027.
Le tribunal estimant qu’elle avait été au cœur d’un système de détournement de fonds publics mis en place pour payer des salariés du parti avec l’argent du Parlement européen, entre 2004 et 2016, pour un montant total de 4,4 millions d’euros.
La Côte d’Ivoire fait face à une pollution plastique alarmante, avec la lagune Ébrié comme épicentre d’une contamination qui menace la biodiversité et la santé publique.
Selon Philippe Cecchi, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le plastique utilisé quotidiennement, composé de polymères et de près de 16 000 additifs dont 4 000 reconnus pour leur toxicité, se fragmente en macro, micro et nanoplastiques, libérant des substances nocives dans l’environnement et les organismes vivants.
Les résultats des analyses sur les poissons de la lagune sont inquiétants : 100 % des sardinelles examinées contiennent du plastique dans leur tube digestif.
« Ces fragments peuvent transporter des perturbateurs endocriniens comme les phtalates, présentant un risque d’intoxication chronique pour les consommateurs et des effets sur la reproduction, le développement fœtal ou le système hormonal », avertit M. Cecchi.
L’ingestion de plastique affecte également la croissance et le comportement reproductif des poissons et touche d’autres espèces comme les mollusques et crustacés, perturbant profondément la chaîne alimentaire marine.
Face à cette crise, le chercheur préconise la méthode des 5 R : réutiliser, réduire, recycler, ramasser/restaurer et réparer. Mais il insiste sur l’urgence de mettre en place des infrastructures de gestion des déchets, telles que des poubelles publiques et un système de collecte structuré, largement insuffisants dans les villes ivoiriennes.
Selon lui, l’éducation environnementale dès le plus jeune âge est également indispensable pour changer les comportements et réduire les déchets jetés dans les rues, qui finissent par se déverser dans la lagune et l’océan.
Le contraste est saisissant entre l’ambition officielle d’« Abidjan ville durable » et la réalité : environ 200 000 tonnes de déchets plastiques sont déversées chaque année dans la lagune. Philippe Cecchi plaide pour une répartition équitable des responsabilités, obligeant les industriels à assumer le coût environnemental de leur production plutôt que de faire porter toute la charge sur des citoyens dépourvus de moyens de gestion des déchets.
Des études conjointes de l’IRD et du Centre de Recherches Océanologiques (CRO) révèlent des concentrations de microplastiques allant de 240 à plus de 30 000 particules par kilogramme de sédiment sec dans plusieurs zones de la lagune, notamment la baie des Ambassadeurs, Abobo-Doumé, Biétry et Mondoukou. Cette situation souligne l’urgence de politiques intégrées pour préserver les écosystèmes aquatiques et protéger la santé des populations ivoiriennes.
Mohamed Compaoré
Entre 2020 et 2024, la Côte d’Ivoire a enregistré 150 décès dus à la rage, auxquels s’ajoutent 25 nouveaux cas recensés depuis début 2025, selon une déclaration conjointe des ministères des Ressources animales et halieutiques, et de la Santé.
Ces chiffres, déjà préoccupants, contrastent fortement avec ceux d’une étude nationale menée en 2018, qui estimait à plus de 600 le nombre de victimes annuelles, suggérant une sous-déclaration persistante et une circulation silencieuse du virus dans plusieurs régions.
Face à cette réalité, le gouvernement a intensifié ses efforts de prévention et de surveillance épidémiologique. Depuis 2021, plus de 600 000 chiens ont été vaccinés et 5 000 personnes exposées ont bénéficié d’une prise en charge gratuite.
L’objectif pour 2025 est ambitieux : immuniser 300 000 animaux supplémentaires, avec le soutien technique et logistique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
La 19ᵉ Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre, a mis l’accent sur Anyama et Abobo, deux communes fortement touchées, où seront déployées des campagnes de vaccination et de stérilisation des animaux errants.
Sous le thème « Tous ensemble, agissons pour zéro mort de rage en Côte d’Ivoire », les ministres Sidi Tiémoko Touré et Pierre Dimba ont réaffirmé l’engagement du pays à éliminer la rage d’ici 2030, conformément aux objectifs internationaux.
Une ambition qui passe par la science, la prévention et la sensibilisation communautaire.
Mohamed Compaoré