Abidjan, le vendredi 22 août 2025(LDA)-Dans la journée du jeudi 21 août 2025, Jean Louis Billon, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), a déposé son dossier de candidature à la Commission électorale indépendante (CEI), sous la bannière du Congrès Démocratique (CODE) et avec le soutien de certains cadres de son parti. Dans la soirée, il a été invité à l’émission La Quotidienne Info de la Nouvelle chaine ivoirienne (NCI). A cette émission, Jean Louis Billon a évoqué ses relations avec Tidjane Thiam, candidat déclaré du PDCI, mais exclu de la liste électorale définitive, ses motivations et surtout ses ambitions pour la Côte d’Ivoire.
« Le PDCI est en train de tergiverser. Il fait un combat d’arrière-garde perdu d’avance, parce que le candidat choisi ne remplit pas les conditions pour être candidat ; et moi en tant que légaliste, j’ai déposé ma candidature », a fait observer Jean-Louis Billon, insistant qu’il est accompagné et soutenu par des cadres du parti et sans regret.
Il a soutenu qu’il n’avait pas de problème personnel avec le président du PDCI. « Sauf qu’il a passé un quart de siècle à l’extérieur ; et je lui ai dit: « En rentrant ici, tu rentres trop tard… On ne commence pas une carrière politique à l’âge de 62 ans. J’aurais voulu que les choses se passent dans les normes, mais pas comme tu l’as fait... Il m’a répondu : « Oui, je sais, mais j’avais besoin de cette présidence pour combler mon déficit de notoriété » », a confié M. Billon, soutenant que M. Thiam n’a pas été éliminé par le RHDP, mais par des conflits internes au PDCI, et surtout que lui-même a dit ne pas connaitre l’article 48 de la Constitution.
« La liberté d’expression n’est plus dans le parti. Le parti est dans le faux et moi je suis-là pour faire respecter la loi et faire respecter la Constitution. », a-t-il martelé, ajoutant qu’il y a une sorte d’autocratie au PDCI.
Pour lui, on ne dirige pas un parti en étant hors du pays, pointant du doigt Tidjane Thiam qui se trouve en France, depuis 6 mois.
« J’aurais préféré qu’il ne se présente pas, parce qu’il n’a plus rien à prouver ; il a un bilan défendable…Mais ça ne sert à rien de débattre sur sa candidature, parce qu’il a un troisième mandat consommé, donc à partir de là ; le quatrième mandat est possible », a déclaré M. Billon sur la candidature du président du RHDP.
Selon lui, il ne faut pas avoir peur du candidat du RHDP. C’est pourquoi, il appelle l’opposition à l’union. « Unissons-nous et faisons en sorte de battre Alassane Ouattara démocratiquement dans les urnes », a-t-il lancé.
Sur le parrainage, certes il les a obtenus au-delà de ses attentes, mais, pour lui, cette disposition reste complexe et faite pour éliminer des candidats.
Pour la jeunesse, le candidat Billon, une fois élu, entend donner plus de responsabilité à celle-ci dans sa gouvernance et lui trouver du travail.
« Je suis un candidat redoutable et prêt, sinon je ne me lancerais pas dans cette bataille. Celui qui est donc en difficulté, c’est le président de la République ; puisqu’il doit encore convaincre les Ivoiriens de lui accorder 5 ans… », a-t-il clamé, précisant qu’il dispose d’un programme écrit depuis 20 ans. « Je vais faire de la Côte d’Ivoire un nouveau pays industrialisé et mettre en avant la préférence nationale… », a-t-il laissé entendre.
Auteur: Daniel Coulibaly