Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a dénoncé " la rhétorique guerrière, la violence verbale, les propos xénophobes..." de la coalition PPA-CI–PDCI, lors de la marche du front commun, le samedi 9 août 2025. C’était lors de la tribune « Les Rendez-vous du RHDP », le mercredi 20 août, à Abidjan.
Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du parti, a accusé la coalition PPA-CI–PDCI de « semer délibérément les tensions » dans le pays.
« En dépit des assurances fortes et des appels à la responsabilité, force est de constater que certains acteurs politiques, toujours les mêmes, continuent de ramer à contre-courant, en s’investissant à fond dans l’exacerbation des tensions sociales et dans la surenchère politique », a-t-il déploré.
Le porte-parole du RHDP est revenu sur les récentes manifestations organisées par l’opposition à Yopougon, encadrées par les forces de l’ordre. Tout en saluant « le professionnalisme des forces de sécurité », il a dénoncé le ton adopté lors de ces rassemblements. « Ce que nous regrettons, en revanche, et que nous condamnons, c’est la rhétorique guerrière, la violence verbale, les propos xénophobes, la défiance aux institutions de la République, la menace de boycott actif et de déstabilisation », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, l’opposition chercherait à reproduire le scénario de 2020. « Il est clair et établi que l’opposition n’a pas d’autre agenda que le boycott actif des élections à venir, comme elle le fit en 2020 », a-t-il accusé, estimant que ces actions visent à « préparer les militants à passer à l’acte le moment venu ».
Le RHDP affirme que l’État prendra toutes ses responsabilités pour éviter tout débordement. « Aujourd’hui, si vous cassez, vous payez cash ; si vous tuez, vous en payez le prix. Que ceux qui s’agitent réfléchissent par deux fois avant de se lancer dans cette aventure à haut risque, car la Justice ivoirienne est en état de veille permanent », a averti le porte-parole du parti au pouvoir.
En conclusion, il a tenu à rappeler que la tenue de manifestations par l’opposition « ne doit pas être perçue comme une faiblesse », mais comme « la preuve de la vitalité démocratique » du pays.
Auteur: OM