Abidjan, le mercredi 26 novembre 2025(LDA)-Les autorités maliennes et la compagnie aurifère canadienne Barrick Gold ont annoncé avoir trouvé un accord sur leur différend de plusieurs mois, relatif à l’exploitation de l'un des plus importants gisements aurifères au monde dont Bamako avait obtenu la mise sous administration provisoire en juin, informe un article de RFI, le lundi 24 novembre 2025. Et ce, après deux ans de tensions.
L’accord trouvé entre les deux parties porte sur plusieurs points en lien avec la plus grande mine d'or du Mali, le gisement de Loulo-Gounkoto, sous exploitation de la canadienne Barrick Gold.
Cet accord, selon les informations de RFI, précise que toutes les charges contre Barrick Gold et ses employés sont abandonnées. A cela s’ajoute une éventuelle libération des quatre responsables maliens de la société détenus à Bamako depuis septembre 2024.
Par ailleurs, Barrick Gold assurera « les opérations de contrôle » sur le complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto qui était, auparavant, sous administration provisoire depuis le mois de juin après une escalade de tensions entre les deux parties.
En contrepartie , souligne le média français, Barrick s'engage à retirer sa demande d'arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends liés aux investissements (Cirdi), une organisation internationale faisant partie du groupe de la Banque mondiale basée à Washington.
Contreparties financières
Y-a-t-il eu aussi des contreparties financières ? Barrick Gold a-t-elle dû payer plus que les 85 millions de dollars déjà versés à l’État malien ? Si les clauses de l'accord n'ont pas fuité, Bloomberg affirme que Barrick a accepté de verser 244 milliards de francs CFA (430 millions de dollars) à Bamako...
L'annonce de cet accord semble avoir surpris tout le monde. « Elle est étonnante parce qu'il semblait que les parties étaient très éloignées et que l'État malien était convaincu qu'il devait reprendre possession de la mine pour l'exploiter lui-même », soutient Baptiste Rigaudeau, avocat spécialisé dans la résolution des litiges dans le secteur minier. « Cependant, il faut savoir que Barrick avait déjà été en contentieux avec le Mali sur cette même mine il y a quelques années et qu'un accord avait là aussi été trouvé », inssite-t-il.
Conseiller : Hilaire Diarra
Selon le média français, ce compromis pourrait être lié à l’arrivée de Hilaire Diarra au poste de conseiller du président Assimi Goïta sur les questions minières. Qui , il y a deux mois a permis une reprise du dialogue, tandis que côté Barrick, Mark Bristow, le patron historique de l'entreprise contre qui la junte malienne avait délivré un mandat d'arrêt international, a quitté le pays.
La redaction
Auteur: LDA Journaliste