Abidjan, le vendredi 26 septembre 2025(LDA)-Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à cinq ans d'emprisonnement l'ancien président Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs, et ordonné sa prochaine incarcération, dans l'affaire libyenne.
Nicolas Sarkozy connaîtra sa date d’écrou le 13 octobre et pourrait se retrouver en prison dans la foulée. Et s’il allait en prison, il sera le premier ancien président dans l’histoire de la République française à être incarcéré.
Clamant son innocence, M. Sarkozy a dénoncé un jugement d’« une gravité extrême pour l’Etat de droit ». « S’ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute », a-t-il confié au journal lemonde.
La grâce de Macron
Le 13 octobre prochain, il sera convoqué par le Parquet national financier. Il lui sera signifié les modalités de son incarcération, a appris BFMTV le jeudi 25 septembre, confirmant une information du Canard Enchaîné.
Mais, il y a encore de l’espoir pour lui. Selon la Constitution française, l'actuel locataire de l'Élysée peut lui accorder une grâce présidentielle. C'est ce que prévoit l'article 17 de la Constitution, en vigueur depuis 1958 : "Le président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel". Cette grâce peut être partielle (une partie de la peine) ou totale (toute la peine).
Et là encore, même s’il venait à bénéficier d’une grâce; il sera toujours sous le coup de la condamnation, puisque la grâce est différente d'une amnistie - qui doit faire l'objet d'une loi au Parlement et est une mesure collective. Ce qui voudrait dire, elle n'annulera pas son procès en appel. En d’autres termes, il risquerait à nouveau d'être condamné, incarcéré et de devoir faire une nouvelle demande de grâce.
Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.
Auteur: Daniel Coulibaly