Abidjan, le mercredi 3 septembre 2025(LDA)-En vue de favoriser l’accès aux financements dans la filière aquacole en Afrique de l’Ouest, le Forum de la finance aquacole se tient du 2 au 3 septembre 2025, à Abidjan. Cet événement coorganisé par le gouvernement ivoirien, à travers le ministère ivoirien des Ressources animales et Halieutiques, et le Fonds des Nations Unis pour l’Alimentation (FAO) a pour thème : « Panorama, Défis et opportunités du financement de l’aquaculture ».
Ce forum qui se situe dans la droite ligne du programme Fish4ACP porté par la FAO vise à apporter une réponse appropriée aux priorités stratégiques du secteur.
Joseph Nyemah, représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, a indiqué que l’analyse de la chaîne de valeurs de l’aquaculture en 2021 a permis d’identifier une contrainte majeure, à savoir la question du financement de la filière aquacole. « La consommation nationale en poisson a dépassé les 7 000 tonnes en 2023 pour une valeur d’environ 503 milliards de F CFA. Toutefois, la Côte d’Ivoire reste dépendante des importations de produits halieutiques de l’ordre de 80%. Ce qui constitue une énorme perte pour la Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué.
Selon Monsieur Nyemah, la Fao représente un partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire pour adresser ce défi majeur de la satisfaction des besoins des populations en protides halieutiques pour un système durable en matière de production locale de poissons.
« Ce forum constitue donc un dialogue mobilisateur entre producteurs, investisseurs, institutions financières, chercheurs, acteurs publics et partenaires techniques. C’est l’occasion de découvrir les opportunités de financement, de nouer des partenariats stratégiques, présenter des projets bancables à des investisseurs et contribuer à la structuration de la filière », a-t-il ajouté.
C’est à juste titre qu’il a invité les acteurs du secteur à profiter de cette tribune pour saisir les opportunités qui se présentent à eux, à travers les mécanismes innovants, afin de permettre à l’aquaculture ivoirienne de jouer pleinement son rôle dans la transformation de l’économie nationale.
Pour Lacina Ouattara, sous-directeur de l’aquaculture au ministère des Ressources animales et Halieutiques, la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel aquacole indéniable, avec des zones hydrographiques à fort potentiel et une volonté politique affirmée. « Nous avons des avancées intéressantes. En 2014, nous avons produit 4,500 tonnes, en 2021, nous sommes passés à 6.300 pour atteindre 7 056 tonnes en 2022 et 8450 en 2023 », a-t-il confié.
Le défi actuel est passé de 8 000 tonnes à de 150 000 tonnes grâce à la combinaison des outils casques et innovants. C’est dans ce cadre que se situe ce forum qui mobile tous les acteurs de la chaîne (producteurs, fournisseurs, investisseurs et institutions financières »
Au programme de cette rencontre, des conférences, des ateliers, des expositions, des rencontres B to B.
Auteur: Eugène Yao