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Côte d’Ivoire : la FIJ et la FAJ appellent les autorités ivoiriennes à garantir l’indépendance de l’UNJCI et la tenue du 12e Congrès ordinaire

Abidjan, le vendredi 27 février 2026(LDA)-La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des journalistes (FAJ), appellent les autorités ivoiriennes à garantir l’indépendance de l’UNJCI , la sécurité de ses membres et la tenue prochaine du 12e Congrès ordinaire dans des conditions libres, transparentes et apaisées, souligne un communiqué conjoint, publié le jeudi 26 février 2026 à Bruxelles (Belgique ).

Dénonçant les incidents violents, éclatés après le vote dans un climat de forte tension, lors du congrès extraordinaire du mercredi 25 février, la FIJ et la FAJ soutiennent que la prorogation du mandat des instances dirigeantes de l’UNJCI est une mesure de responsabilité et de continuité institutionnelle.

Le document rappelle que l’UNJCI est la maison commune des journalistes ivoiriens ; elle ne peut être ni affaiblie, ni placée sous administration provisoire.

Dans la même déclaration, Omar Faruk Osman, président de la FAJ, estime qu’« empêcher un syndicat de se réunir pour renouveler ses instances, puis tenter d’exploiter la situation pour créer un vide institutionnel, constitue une atteinte grave à la liberté syndicale et contraire aux engagements africains et internationaux de la Côte d’Ivoire ». C’est pourquoi, insiste-t-il, aucune autorité politique ne peut choisir ou influencer la direction d’une organisation de journalistes.

Pour Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, la crise à l’UNJCI est une violation grave de la liberté d’association et d’une ingérence flagrante dans les affaires internes d’un syndicat.

Le secrétaire général de la FIJ, rappelle par ailleurs, que l’autonomie syndicale est protégée par le droit international. Elle n’est pas négociable.

Alors que le mandat des instances arrivait à échéance le 26 février à minuit et que le Congrès ordinaire ne pouvait se tenir dans les délais statutaires, un Congrès extraordinaire a été convoqué le 25 février. Les congressistes ont voté, à la majorité requise, la prorogation des mandats jusqu’à la tenue effective du Congrès ordinaire, conformément aux textes de l’organisation, rappelle le communiqué.

Auteur:
LDA Journaliste