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Côte d’Ivoire : l’ONG CODA-CI sensibilise les filles sourdes et handicapées sur les VBG, l’inclusion et l’hygiène menstruelle au lycée moderne d’Abobo

Abidjan, le samedi 6 décembre 2025(LDA)-Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), qui se tiennent, du 25 novembre au 10 décembre 2025, l’ONG Child of Deaf Adult Côte d’Ivoire (CODA-CI) a organisé, le vendredi 5 décembre, une journée de sensibilisation sur les VBG, l’inclusion et l’hygiène menstruelle au lycée moderne d’Abobo(Abidjan). L’activité avait pour thème central :« Inclusion, dignité et protection : unissons nos voix pour les filles sourdes et handicapées ».

Trois sous thématiques majeures ont été développées par les experts : l’inclusion, la santé mentale, et l’hygiène menstruelle des jeunes filles malentendantes et handicapées en milieu scolaire.

Cette triple approche se justifie par la convergence de trois dates importantes : les 16 jours d’activisme contre les VBG, la Journée internationale des personnes handicapées célébrée chaque 3 décembre de l'année, et la Journée internationale de la période menstruelle, fixée au 8 décembre 2025.

Selon Traoré Nabounou, interprète en langue des signes et présidente de l’ONG CODA CI, les jeunes filles sourdes et handicapées en Côte d’Ivoire font face à plusieurs défis : obstacles de communication, manque d’accès à l’information essentielle, exposition aux violences silencieuses, stigmatisation sociale, tabous persistants autour du handicap et de la santé menstruelle.

Elle a indiqué que ce panel inclusif a été initié pour renforcer la sensibilisation, briser les tabous et promouvoir un environnement scolaire protecteur et respectueux des droits des filles handicapées, en réunissant élèves sourds et entendants.

Koné Abi, présidente de l’ONG Arc-en-ciel du bonheur, a expliqué aux jeunes filles le fonctionnement du cycle menstruel ; ainsi que les bonnes pratiques d’hygiène à adopter pendant cette période.

De son côté, Konan Sophie, directrice exécutive de la Coordination des Associations des Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPHCI), a présenté les notions d’école inclusive et d’école pour tous. Elle a encouragé les élèves à lutter contre la stigmatisation et à accepter la différence, conformément aux principes universels des droits humains.

Helena Amegboh, experte en VBG, a rappelé qu’il existe six formes principales de violences basées sur le genre en Côte d'Ivoire : le viol, les violences physiques, les violences économiques, la violence psychologique et l’excision. Elle a motivé les jeunes filles, notamment celles en âge de puberté, à dénoncer toute forme de violence auprès de leurs parents ou des autorités éducatives.

Intervenant sur la santé mentale, Nour Bakayoko, psychologue et coach en développement personnel, a relevé la différence entre santé psychosociale et santé psychologique, invitant les élèves à veiller à leur bien-être émotionnel pour leur développement personnel.

Représentant la direction du lycée moderne d’Abobo, Dicko Ruth, éducatrice de niveau 3, s’est félicitée de la tenue de cette activité qui, selon elle, contribue à ouvrir l’esprit des élèves et à renforcer leur compréhension de la diversité.

La journée s’est terminée par la distribution de kits hygiéniques, notamment des serviettes menstruelles offertes aux jeunes filles de l’établissement.

Auteur: Eugène Yao