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Le sous-préfet de Tibéita, N’Dri Thierry, a enjoint les populations de Danangoro de sortir du parc national de la Marahoué, à l’occasion d’une séance de sensibilisation sur la protection de cette aire protégée, initiée le jeudi 25 juillet 2024 par la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI).
Le sous-préfet leur a demandé d’éviter de mener des actions de destruction du parc qui sont, entre autres, la chasse des animaux, l’abattage des arbres et la culture de produits vivriers ou de rente (café, cacao).
« Ceux qui s’entêtent à rester parce qu’ils pensent qu’ils ont le soutien des politiciens, c’est faux », a-t-il prévenu, soulignant que l’Etat procédera à leur déguerpissement de gré ou de force, tôt au tard.
Au comité de protection du parc national de la Marahoué, le sous-préfet a demandé de jouer pleinement son rôle qui est notamment d’informer, sensibiliser et mobiliser les populations autour du parc, de dénoncer les infiltrations, lutter contre le braconnage et la création des plantations à l’intérieur du parc ainsi que de sensibiliser les populations infiltrées sur l’importance de la restauration du parc.
Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants d’être mieux éclairés sur les avantages de la préservation de cette aire protégée au cours de cette séance de sensibilisation qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Benkadi de la CSCI.
“Benkadi” qui signifie en langue Bambara “travailler ensemble dans la même direction” est un projet de plaidoyer pour l’amélioration des politiques publiques sur le changement climatique, en vue de l’atténuation et de l’adaptation aux effets de l’érosion côtière et de la dégradation des aires protégées en Côte d’Ivoire. Ce projet a bénéficié de l’appui financier du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas.
Source AIP
Un atelier régional de clôture du projet sur l’évaluation des politiques visant la création d’environnements alimentaires sains et durables en Afrique de l’Ouest s’est ouvert le jeudi 18 juillet 2024 à Abidjan, en présence d’experts issus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Benin du Burkina Faso, du Togo, du Canada et de la Belgique.
Cet Atelier sera l’occasion de présenter les principaux résultats, les progrès réalisés ainsi que les perspectives régionales envisagées pour le renforcement de la surveillance des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest, a expliqué le Professeur Amouzou, représentant du Réseau de Recherche sur les politiques publiques et les systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (REPSAO).
Intervenant au nom du ministère en charge de la Santé de Côte d’Ivoire, le Dr Assouan Chantal a rappelé l’intérêt que le gouvernement ivoirien accorde à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Sans oublier de réaffirmer la volonté des autorités ivoiriennes à œuvrer pour trouver les réponses les plus adéquates pour un environnement alimentaire sain et durable.
"La sécurité sanitaire des aliments est essentielle à la sécurité alimentaire et à la nutrition", a insisté Dr Assouan Chantal. L’Atelier d’Abidjan s’achèvera le 19 juillet 2024.
MC
Le Pacte mondial des Nations Unies et la Commission de l’Union africaine établiront un partenariat dans le cadre de l'Initiative mondiale pour les affaires en Afrique (GABI).
Cette collaboration vise à renforcer l'impact des pratiques commerciales durables en Afrique, conformément à la Stratégie pour l’Afrique du Pacte mondial, qui cherche à constituer un groupe d'entreprises africaines responsables et ambitieuses afin de tirer parti des opportunités du continent.
Ce nouveau partenariat a été officialisé par l'échange d'une lettre d'intention entre S.E. l'ambassadeur Albert Muchanga, commissaire au développement économique, au tourisme, au commerce, à l'industrie et à l'exploitation minière de la Commission de l'Union africaine et Sanda Ojiambo, sous-secrétaire générale et directrice générale du Pacte mondial des Nations Unies.
L'événement qui a eu lieu en marge de la sixième réunion de coordination de mi-année de l'Union africaine (6e MYCM) à Accra, au Ghana le samedi 20 juillet 2024 s'est déroulé en présence de S.E. Fatima Kyari Mohammed, observatrice permanente de l'Union africaine auprès des Nations Unies, et de Charles Abani, coordinateur résident des Nations Unies au Ghana.
Ce partenariat s'appuie sur le cadre Union africaine-Nations Unies pour la mise en œuvre de l'Agenda 2063 de l'Union africaine et des objectifs de développement durable (Agenda 2030). Il soutiendra la prochaine phase du deuxième plan décennal de mise en œuvre de l'Agenda 2063 (2023-2032), une feuille de route exhaustive pour le développement de l'Afrique.
Le Pacte mondial des Nations Unies invitera les entreprises de tout le continent à soutenir les objectifs et le mandat de la Commission de l'Union africaine.
L'ambassadeur Muchanga a souligné l'importance de ce nouveau partenariat qui représente une avancée significative dans les efforts pour atteindre les objectifs énoncés dans l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
« Cette collaboration représente une avancée significative dans nos efforts pour atteindre les objectifs énoncés dans l'Agenda 2063 de l'Union africaine. En nous associant au Pacte mondial des Nations Unies, nous renforçons notre engagement à promouvoir des activités commerciales durables et à stimuler la croissance économique dans toute l'Afrique. Ensemble, nous visons à créer un environnement économique dynamique favorisant un progrès inclusif et permettant aux nations africaines de réaliser leur plein potentiel. »
Selon Sanda Ojiambo: « L'échange de lettres d'aujourd'hui offre l'opportunité de renforcer les liens qui unissent de longue date la Commission de l'Union africaine et le système des Nations Unies à travers un partenariat avec l'Initiative mondiale pour les affaires en Afrique. Nous partageons une vision transformatrice pour le continent, où un secteur privé africain fort et inclusif contribuera à réduire les risques économiques, attirer les investissements et créer des emplois, afin de construire des communautés plus prospères et durables. », a-t-elle déclaré
Sous la direction de la vice-secrétaire générale des Nations Unies, S.E. Amina J. Mohammed, l'initiative GABI vise à repositionner l'Afrique en tant que destination d’affaires et opportunité d'investissement sur la scène mondiale tout en contribuant à l'Agenda 2063 de l'Union africaine et aux objectifs de développement durable.
MC
Dans une interview accordée à « Jeune Afrique » parue le 19 juillet 2024, Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense ivoirien a abordé plusieurs sujets cruciaux, notamment la lutte contre le terrorisme et les relations avec le Burkina Faso et le Mali.
Pour sécuriser le pays, en particulier le nord, Téné Birahima Ouattara a renforcé le dispositif militaire et déployé un vaste programme socio-économique. Malgré un contexte difficile avec des groupes jihadistes se déplaçant vers le sud, la Côte d’Ivoire n’a pas subi d’attaques majeures depuis 2022, a-t-il rassuré
Le ministre de la Défense évalue la menace terroriste actuelle comme persistante mais mieux maîtrisée qu’il y a deux ou trois ans. Il souligne l’importance de la vigilance quotidienne pour éviter toute détérioration.
Les frontières avec le Burkina Faso et le Mali, deux pays touchés par le terrorisme sont particulièrement difficiles à sécuriser. Cependant, des efforts continus sont déployés pour empêcher les terroristes, principalement mis en difficulté au Burkina Faso de s’installer en Côte d’Ivoire. L'objectif est d'éviter des événements tragiques comme ceux de Kafolo ou Grand-Bassam, a souligné le ministre.
La délimitation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso est au cœur de la lutte contre le terrorisme. Le processus est en cours depuis 2016 avec un traité d’amitié et de coopération entre les deux pays pour gérer cette question.
Lors de sa rencontre le 19 avril 2024 avec les autorités burkinabè, il a été convenu de maintenir la démarcation actuelle en attendant une nouvelle proposition de la commission bipartite. Cependant, des incursions de Volontaires pour la défense et la patrie (VDP) compliquent les choses, a-t-il souligné.
Par ailleurs, le ministre de la défense a salué le soutien de la France, du Maroc et des États-Unis qui ont apporté un soutien sécuritaire précieux, aidant également dans la lutte contre le terrorisme.
La Côte d’Ivoire a récemment adopté une politique nationale de gestion intégrée des frontières qui vise à sortir les zones frontalières de leur précarité. Ce plan sur dix ans, soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement vise à apporter sécurité et développement à ces régions.
En réponse aux accusations d’Ibrahim Traoré sur un projet de déstabilisation du Burkina Faso par la Côte d’Ivoire, il répond que ces accusations sont "infondées" et que la Côte d’Ivoire n’a jamais cherché à déstabiliser le Burkina Faso.
Concernant les relations avec le Mali, Téné Birahima Ouattara fait savoir qu’elles se sont apaisées depuis la libération des 49 soldats ivoiriens en 2023. Le président Ouattara a même invité Assimi Goïta à Abidjan et les contacts se poursuivent étroitement.
En ce qui concerne la création de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, il espère que ces pays réintégreront la Cedeao pour trouver des solutions ensemble.
Dans cette interview, le ministre a évoqué la gestion des réfugiés et les perspectives de sécurité.
Les réfugiés burkinabè en Côte d’Ivoire sont recensés biométriquement et surveillés pour garantir leur sécurité. Les populations locales jouent un rôle clé dans cette mission de renseignement, a-t-il fait savoir.
Le ministre de la défense de la Côte d’Ivoire, Téné Birahima Ouattara reste une figure centrale dans la sécurisation et la stabilité de la Côte d'Ivoire, naviguant avec précaution entre les défis sécuritaires et les dynamiques diplomatiques régionales.
mc
La conférence et exposition MSGBC Oil, Gas & Power 2024 s'est associée à la Chambre de Commerce Africaine en Chine (AFCHAM) dans le but de renforcer les relations commerciales entre l'Afrique et la Chine.
Ce partenariat stratégique facilitera les connexions et fournira des ressources commerciales aux parties prenantes mondiales et aux leaders du secteur de l'énergie en Afrique de l'Ouest.
Prévue à Dakar les 3 et 4 décembre, la conférence MSGBC 2024 servira de plateforme essentielle pour les membres de l'AFCHAM. Ils pourront y explorer les opportunités émergentes dans divers secteurs, tels que le pétrole et le gaz, les énergies renouvelables, l'hydrogène vert, et les infrastructures.
En exploitant le vaste réseau et l'expertise de l'AFCHAM en Chine, ce partenariat visera à connecter les entreprises chinoises avec des partenaires potentiels et des opportunités d'investissement dans la région MSGBC.
Les entreprises chinoises jouent un rôle croissant dans les secteurs extractifs de l'Afrique. Consolidant son empreinte dans la région MSGBC, le China Baowu Steel Group a acquis une participation dans les blocs 1 et 2 de Simandou en Guinée-Conakry en juin de cette année. De même, la société d'État chinoise Aluminum Corporation of China a signé un cadre pour développer une raffinerie d'alumine à Boké, renforçant ainsi la capacité locale de raffinage et les activités à valeur ajoutée du pays.
Après une rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani lors de sa visite d'État en Chine en juillet 2023, le président chinois Xi Jinping a accordé un allégement de dette de 21 millions de dollars à la Mauritanie. Les deux pays ont également signé un accord de coopération visant à renforcer le commerce dans le cadre de l'Initiative Belt and Road, un projet d'infrastructure multinational dirigé par la Chine pour étendre les routes commerciales mondiales.
En outre, la Chine est un investisseur majeur dans le secteur des technologies de l'information et de la communication numérique du Sénégal. En 2023, des entreprises chinoises ont construit l'intranet du gouvernement sénégalais, installé 4 500 km de câble de fibre optique et mis en place des réseaux 3G et 4G. Le gouvernement chinois a également financé le centre de données du Parc technologique numérique de Diamniadio en partenariat avec Huawei.
« Les relations commerciales chinoises avec la région MSGBC sont des ponts de progrès essentiels, où l'innovation rencontre l'opportunité pour alimenter le développement durable des deux continents. Ce partenariat stratégique avec l'AFCHAM permettra à MSGBC Oil, Gas & Power 2024 d'étendre sa portée et d'attirer davantage d'investissements dans l'un des centres économiques et commerciaux à la croissance la plus rapide au monde », a déclaré Sandra Jeque, directrice de l'événement et du projet chez Energy Capital & Power.
Sous le thème « Un plan directeur pour le progrès : Accélérer la croissance pour l'excellence mondiale », MSGBC 2024 offrira des perspectives exclusives sur le secteur du pétrole, du gaz et de l'énergie en Afrique de l'Ouest. Réunissant les acteurs clés de l'industrie énergétique mondiale, le sommet facilitera les stratégies économiques, les opportunités de réseautage et les informations stratégiques.
mc
Mercredi 14 juillet, des dirigeants européens et africains se sont réunis en Libye pour participer au Forum sur la migration transméditerranéenne, avec pour objectif de collaborer à la recherche de solutions à la question migratoire.
Le forum a pour but de créer une vision unifiée visant à renforcer la coopération et la coordination entre les pays concernés, et de développer les bases des relations économiques et commerciales durables entre l'Europe et l'Afrique, a déclaré le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah.
Il a également suggéré de réorienter les fonds utilisés actuellement pour gérer les flux migratoires irréguliers vers le financement de projets de développement dans les pays d'origine en Afrique.
"Mettons en œuvre de véritables projets qui conduisent à la stabilité des populations de ces pays dans leurs régions," a-t-il recommandé.
Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno a insisté sur la nécessité de trouver des solutions à la migration irrégulière en identifiant ses causes profondes et en respectant les droits de l'homme.
De son côté, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni a souligné que son pays considère la résolution de la question migratoire comme une priorité, notant l'importance d'intensifier les efforts parmi les pays de la région pour gérer le grand nombre de migrants irréguliers.
Le Premier ministre maltais, Robert Abela a salué les efforts du gouvernement libyen pour secourir les migrants et collaborer sur la question de la migration irrégulière.
Il a appelé à une action collective pour lutter contre la migration illégale et les réseaux criminels organisés.
Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne a exprimé le soutien de l'Union européenne à la Libye dans la lutte contre la migration irrégulière, notant une diminution du nombre de migrants rejoignant les côtes européennes depuis la Libye par rapport à il y a cinq ans.
Selon l'agence de presse officielle libyenne LANA, ce forum abordera plusieurs questions clés, notamment l'amélioration de la gestion des frontières, le renforcement des mécanismes de sauvetage et d'aide aux migrants et la fourniture du soutien nécessaire aux pays accueillant les migrants.
Depuis la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un point de départ privilégié pour de nombreux migrants africains cherchant à traverser la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes.
mc
Environ 600 parties prenantes de plus de 30 pays africains et d'ailleurs se sont réunies du 8 au 10 juillet à Abuja, au Nigeria, pour la première conférence EdTech de la Mastercard Foundation.
Cet événement avait pour objectif de discuter des technologies de l'éducation afin de promouvoir un apprentissage résilient et inclusif en Afrique. Les participants ont conclu que l'intégration de la technologie dans les systèmes éducatifs africains est désormais indispensable.
La conférence, organisée en partenariat avec le gouvernement fédéral du Nigeria, s'est terminée par un appel à l'action autour de 10 recommandations pour les gouvernements et les parties prenantes de l'EdTech.
Peter Materu, Chief Program Officer à la Mastercard Foundation, a souligné que l'investissement dans l'éducation africaine est crucial pour le développement du capital humain mondial.
Il a ajouté que renforcer la résilience des systèmes d'apprentissage est essentiel pour faire face à des crises futures comme la pandémie de COVID-19.
M. Materu a insisté sur l'importance de l'éducation pour bâtir une société inclusive et résiliente et a appelé à des investissements pour qualifier les jeunes Africains.
Le professeur Tahir Mamman, ministre fédéral de l'éducation du Nigeria a déclaré que la technologie est un puissant outil d'autonomisation des étudiants et de ravivement de leur passion pour l'apprentissage.
Bosun Tijani, ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique a fait savoir que l'inclusion est essentielle pour réaliser le potentiel des EdTech et qu'il est important de toucher tous les apprenants pour réussir cette révolution éducative.
Les discussions ont également porté sur l'état des EdTech en Afrique, l'évaluation des solutions technologiques aux défis éducatifs du continent et les moyens d'utiliser les technologies émergentes pour accélérer l'acquisition de compétences chez les jeunes, en particulier les jeunes femmes.
Jamila Bio Ibrahim, ministre fédérale du développement de la jeunesse du Nigeria a souligné l'importance de l'inclusion dans la réforme de l'éducation en insistant sur la nécessité de prendre en compte toutes les voix, notamment celles des jeunes femmes dans la formulation des politiques.
L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la jeunesse, Chido Mpemba a noté que les innovations accessibles peuvent avoir une portée mondiale tout en étant profondément ancrées dans les besoins des jeunes Africains.
Les recommandations de la conférence ont été partagées lors du troisième forum ministériel sur les TIC en Afrique. Trois priorités ont été définies pour une action concrète d'ici le prochain forum à savoir : développer des stratégies pour intégrer les TIC dans les systèmes d'apprentissage, améliorer la qualité des données éducatives pour une prise de décision éclairée et relever le défi des enfants non scolarisés en Afrique dont le nombre est en constante augmentation.
La Mastercard Foundation, via son Centre pour l'enseignement et l'apprentissage innovants s'engage à encourager l'innovation, partager les meilleures pratiques, mener des recherches et organiser des événements comme cette conférence EdTech pour promouvoir une éducation inclusive surtout pour les apprenants mal desservis.
Joseph Nsengimana, directeur du Centre a exprimé l'enthousiasme collectif pour faire progresser l'éducation grâce à la technologie, affirmant que cela transformera significativement le paysage éducatif en Afrique.
A noter que la prochaine conférence EdTech est prévue pour 2026, marquant le 20e anniversaire de la Mastercard Foundation.
HN
ENCADRE
Les recommandations formulées par les participants pour améliorer l'écosystème EdTech en Afrique
Face à l’augmentation du stress hydrique et aux effets du changement climatique sur les ressources en eau qu’elle partage avec ses voisins, la Côte d’Ivoire a adhéré à la Convention des Nations Unies sur l’eau, devenant ainsi 53e Etat partie et 10e pays africain à adhérer à ce traité visant à améliorer la gestion commune de l’eau par-delà les frontières.
Selon la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), qui assure le secrétariat de la Convention de l’ONU sur l’eau, cette adhésion consolide la forte dynamique de coopération dans le domaine de l’eau en Afrique, où plus de 90 % des ressources en eau se trouvent dans 63 bassins partagés par deux pays ou plus.
« L’adhésion de la Côte d’Ivoire est une étape importante pour le multilatéralisme et réaffirme le rôle de la Convention des Nations Unies sur l’eau en tant qu’outil de soutien à la coopération dans le domaine de l’eau pour la paix, le développement durable et l’adaptation au changement climatique à travers les frontières », a déclaré dans un communiqué, Tatiana Molcean, Secrétaire exécutive de la CEE-ONU.
L’urbanisation et les effets du changement climatique menacent l'eau
La Côte d’Ivoire, 9ème économie d’Afrique partage huit bassins fluviaux transfrontaliers (Volta noire, Bia, Tanoé, Comoé, Niger, Sassandra, Cavally et Nuon) avec ses voisins, à savoir le Ghana, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Répondre aux besoins en eau d’une population de quelque 30 millions d’habitants, qui croît de 2,5 % par an, représente un défi de taille.
Ses ressources en eau sont menacées par l’urbanisation, les effets du changement climatique, notamment la sécheresse et les inondations, tandis que la qualité de l’eau se détériore en raison de la pollution due aux déchets agricoles et industriels, à l’orpaillage illégal et aux eaux usées non traitées. Les ressources en eau sont également inégalement réparties dans le pays, avec des zones de stress hydrique dans le nord et le nord-est.
« L’adhésion de la Côte d’Ivoire à la Convention des Nations Unies sur l’eau favorisera les relations avec les pays avec lesquels nous partageons des ressources en eau », a affirmé le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba.
Selon le dernier rapport sur l’indicateur 6.5.2 des Objectifs de développement durable(ODD), en Côte d’Ivoire, seuls 25 % de la zone du bassin transfrontalier sont couverts par des accords opérationnels. Aucun aquifère transfrontalier partagé par le pays n’est couvert par des accords opérationnels.
Coopération indispensable pour relever les défis de l’eau en Afrique
A noter que depuis l’ouverture mondiale de ce traité à tous les États membres des Nations unies en 2016, le Tchad, le Sénégal, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Togo et le Cameroun sont devenus les premières nations africaines à y adhérer, avant d’être rejoints par cinq pays en 2023 - le Nigéria, la Namibie et la Gambie, en plus de l’Iraq et du Panama qui sont devenus les premières Parties dans leurs régions respectives.
Les quatre plus grandes économies d’Afrique de l’Ouest - le Nigéria, le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire - sont désormais parties à la convention sur l’eau.
La 10e session de la réunion des parties à la Convention sur l’eau, qui se tiendra à Ljubljana, en Slovénie (du 23 au 25 octobre), devrait encore catalyser cet élan.
Selon la Banque africaine de développement, une personne sur trois en Afrique est actuellement confrontée à l’insécurité de l’eau, seuls 58 % des Africains ont accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité.
Cependant, l’eau possède également un énorme potentiel de transformation, si l’on considère que moins de 5 % des terres cultivées sont irriguées aujourd’hui et que seulement 10 % du potentiel hydroélectrique de l’Afrique est utilisé.
Source: NU
Le gouvernement marocain et la Banque africaine de développement ont signé, mercredi à Rabat, quatre accords de financement d’un montant total de 604 millions d’euros en faveur de la numérisation des universités, de la compétitivité des territoires et de la valorisation des forêts du Royaume.
Ces financements permettront de mettre en œuvre des programmes d’appui pour accompagner la transition des universités vers une dynamique plus digitale, entrepreneuriale et inclusive, pour améliorer la compétitivité territoriale et pour renforcer le développement intégré et durable des zones forestières, tout en finançant la construction d’une autoroute entre Guercif et Nador.
La cérémonie de signature a réuni le responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc, Achraf Hassan Tarsim avec le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka ; le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Abdellatif Miraoui ainsi que Ryad Mezzour (Industrie et Commerce), Mohcine Jazouli (Investissement, Convergence et Évaluation des politiques publiques), Fouzi Lekjaa (ministre délégué chargé du Budget) et le directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts, Abderrahim Houmy.
« La signature de ces quatre accords est importante. Elle témoigne de l’excellence du partenariat entre le Royaume du Maroc et la Banque africaine de développement. Des relations historiques qui se poursuivent aujourd’hui », a déclaré le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.
« Parce qu’ils agiront en synergie, ces quatre nouveaux projets auront un impact important. Les opérateurs économiques bénéficieront d’un meilleur climat des affaires, de compétences plus adaptées à leurs besoins et d’une plus grande mobilité et fluidité logistique qui les rendra plus compétitifs. Le tout dans une approche respectueuse de l’environnement. Ces opérations structurantes démontrent l’excellence de nos relations avec le Maroc, un pays qui avance à pas de géant sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a salué Achraf Tarsim.
D’un montant de 120 millions d’euros, le premier accord de prêt financera le Programme d’appui à la transformation pour une université digitale, entrepreneuriale et inclusive. Il soutiendra les objectifs du Plan d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (ESRI 2030) qui prend en compte les besoins des secteurs, introduit l’entreprenariat dans les cursus, inclut les territoires pour encourager l’excellence et l’innovation.
Le deuxième accord, d’un montant de 200 millions d’euros, mettra en place le Programme d’amélioration de la compétitivité territoriale. Il contribuera à dynamiser et à densifier les bases industrielles locales, à attirer davantage d’investisseurs et à créer plus d’emplois locaux.
Financée à hauteur de 200 millions d’euros, la troisième opération soutiendra la construction de l’autoroute Guercif-Nador, longue de 104 kilomètres. Elle permettra de renforcer la connectivité et l’attractivité de la région de l’Oriental en reliant le futur port de Nador West Med et la zone d’activité industrielle et logistique de Betoya.
Le quatrième accord, d’un total de 84 millions d’euros, permettra de lancer le Projet d’appui au développement intégré et durable des zones forestières. Il agira non seulement sur le cycle de l’eau en période de grande sécheresse mais renforcera également les chaînes de valeur, soutiendra l’entreprenariat forestier et aquacole et préservera la biodiversité, tout en améliorant les capacités de séquestration du carbone.
La Banque africaine de développement intervient au Maroc depuis plus de cinquante ans. Elle intervient dans les secteurs clés de la santé, du développement humain, de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie, des transports, et de la finance.
hn
Le Premier Ministre, Ministre des Sports et du Cadre de Vie, Robert Beugré Mambé a exprimé, le samedi 12 juillet 2024 à Boundiali, toute sa fierté devant les succès que connaît la culture de l'anacarde en Côte d'Ivoire. Toute chose qui impacte positivement la vie des populations. C'était à l'inauguration de l’unité industrielle de transformation de noix de cajou de Boundiali.
"Sous le leadership du Président de la République Alassane Ouattara, je voudrais me féliciter des résultats enregistrés par la culture de l'anacarde en Côte d'Ivoire. Le secteur de l'anacarde a connu des progrès depuis 2011 et impacte aujourd'hui positivement la vie des populations", s'est réjoui Beugré Mambé.
Pour etayer ses propos, le Premier Ministre a affirmé qu'en 2011, la production d'anacarde était de 400 000 tonnes et en 2023 elle est passée à 1 200 000 tonnes. En 2019, la transformation du cajou était à 9% , pour atteindre 22% en 2023.
En 2011, il n'y avait que quelques unités de transformation, mais en 2023 le pays a compté 35 unités de transformation de la noix de cajou.
Selon le Chef du gouvernement, l'on comptait 420 000 acteurs pour la filière cajou en 2023, avec à la clé 15 000 emplois directs et 70 000 emplois indirects. Cette filière permet de nourrir 3 à 4 millions de personnes. "Les impacts de la culture du cajou sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux", a soutenu Beugré Mambé.
L’usine de transformation de noix de cajou de Boundiali est située dans le village-communal de Tombougou-Samorosso. Elle est bâtie sur une superficie de 10 hectares, avec une capacité de traitement de 50 tonnes/jour.
Son coût est estimé à environ 15 milliards de francs CFA. Elle est l’œuvre de Pan African Agro Commodities, à travers Al Sayegh Group venu d’Abou Dabi. Avec cette usine, le gouvernement ivoirien ambitionne d'atteindre un taux de transformation de 50% de la production locale de l’or gris d’ici 2030.
Cette unité de transformation permettra à tous les acteurs de la filière de vivre décemment de la culture de l'anacarde. Génératrice de 2 000 emplois directs et de 3 000 emplois indirects, à terme ce seront 6 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects. Cette usine sera suivie d'une deuxième pour le bonheur des populations.
Elle permettra de résorber le chômage des jeunes, de participer à l'autonomisation des femmes dans la région. C'est une usine qui va faire le bonheur des populations dont l'une des activités principales est la culture de l'anacarde.
Il faut noter que la région de la Bagoué produit au moins 10% de la production nationale, soit 100 000 tonnes.
hn