Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Louise Arbour, secrétaire générale de la conférence intergouvernementale de Marrakech(une ville au centre Maroc ) a indiqué que 150 pays vont signer ce lundi un « pacte mondial sur les migrations sûres, ordonnées et régulières », non contraignant, pour une politique de migration protégeant les droits des migrants. C’était au cours d’une conférence de presse devant plus de 700 journalistes ce dimanche, en prélude à ce grand meeting intergouvernemental du 10 au 11 décembre.

«Le pacte n’est pas contraignant sur le plan juridique. Il tient compte de la souveraineté des Etats membres. », a déclaré Louise Arbour, espérant son application effective, après la signature. 

Cette initiative de plusieurs Etats a pour but de renforcer la coopération internationale en vue d’une «migration sûre, régulière et ordonnée», tout en contribuant au développement durable.

« Le choix revient aux Etats de trouver une meilleure politique de migration à leur niveau pour assurer la mobilité des personnes », a soutenu Mme Arbour.

Cependant, plusieurs pays comme les Etats-Unis, qui dès le départ ont exprimé leur désaccord, l’Australie, la République Dominicaine, l’Israël, la Slovaquie etc, sont rétissants à ce pacte.

Pour Louise Arbour, s'il faut déplorer cette attitude, le pacte sera signé malgré ces défections. « Il y a eu assez d’efforts pour parvenir à ce stade. (...) ce n’est pas une conférence de négociation. Tout a été fait depuis 18 mois. On n’a plus à convaincre ceux qui ne veulent pas se laisser convaincre. Les Etats membres vont donc signer ce pacte demain (Ndlr : lundi) pour sa mise en œuvre effective qui dépend d’eux », a-t-elle martelé.

En outre, elle a fait remarquer que ce pacte qui invite les pays à avoir une politique migratoire respectant les droits de l’homme aura un impact de grandes envergures sur le bien-être, la mobilité des personnes surtout des femmes migrantes travailleuses(48%) à travers le monde.

« 15 % des revenus des migrants retournent dans leur pays d’origine», a confié la secrétaire générale de la conférence de Marrackech pour l’adoption du « pacte sur les migrations".

 

Daniel Coulibaly, envoyé spécial à Marrakech

 

 

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Traoré Tié Médandjé du quotidien L’Inter a été sacré Super Ebony 2018, le prix distinguant le meilleur journaliste de l’année, au cours de la 20e nuit de la communication organisée samedi soir par l’union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire(UNJCI).

Traoré Tié a également raflé trois (3) autres prix, à savoir le prix spécial de la meilleure enquête, du prix spécial du meilleur reportage et du prix Ebony de la presse écrite et numérique.

L’édition 2017 de cette distinction avait été attribuée à Koné Pargassoro de la télévision ivoirienne.

La 20è édition du prix Ebony a été organisée autour du thème, « La presse ivoirienne face aux défis du numérique ». La marraine de la cérémonie était la première dame ivoirienne, Dominique Ouattara.

Les lauréats des prix spéciaux à Ebony 2018

1-Prix spécial Jérôme Diégou Bailly de la meilleure enquête : Traoré Tié Medandje ( L’Inter)

2-Prix spécial Jean-Pierre Ayié de la meilleure interview : Ly Goua Aimé (Radio Yopougon)

3- Prix spécial Joseph Diomandé du meilleur reportage: Traoré Tié Médandje ( L’Inter)

4- Prix Zadi Zaourou de la meilleure production culturelle : Nesmon De Laure (Pôle Afrique)

5- Prix spécial de la lutte contre le travail des enfants : Soro Sita (Radio Côte d’Ivoire)

6- Prix Nady Rayess du meilleur journaliste en économie: Kouadio Paul (La tribune de l’économie)

7- Prix spécial du meilleur journaliste en Agro-Industrie: Joseph Attoungbré ( Le Temps)

8-Prix du meilleur présentateur du journal télévisé: Hamza Diaby ( RTI1)

9- Prix du meilleur journaliste d’agence de presse en ligne: Mariam Coulibaly Sonia ( AIP)

10- Prix spécial pour la promotion des droits de l’homme : Emeline Péhe ( Fraternité Matin)

11- Prix spécial du meilleur journaliste sportif: Carlos Kouandé ( Radio Yopougon)

12- Prix spécial du meilleur journaliste de la lutte contre l’immigration clandestine: Serge Koléa (RTI1)

13- Prix spécial pour la promotion des transports: Bamba Mafoungbé ( LG Infos)

 

 

Daniel Coulibaly

 

 

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Selon les chiffres officiels, le nombre de migrants a atteint 258 millions. Ils étaient 173 millions en 2000. Cependant, « la proportion de migrants internationaux au sein de la population mondiale n’est que légèrement plus grande, passant de 2,3% en 1980 à 2,8% en 2000 et 3,4M en 2017, relèvent les Nations unies.

Ces mêmes données estiment à 48% de femmes migrantes, 36,1 millions d’enfants, 4,4 millions d’étudiants internationaux et 150,3 millions de travailleurs migrants. Environ 31% de l’ensemble des migrants résident en Asie, 30% en Europe, 26% sur les continents américains, 10% en Afrique et 3% en Océanie. [Source: Portail des données migratoires mondiales]

Certains migrent volontairement pour chercher un mieux-être, d’autres, par contre, sont contraints par plusieurs raisons tels que les conflits, les persécutions, le terrorisme ou les violations des droits de l’homme, les effets des changements climatiques, les catastrophes naturelles ou à d’autres facteurs environnementaux.

A ce jour, on dénombre 68 millions de personnes déplacées de force, parmi lesquelles 25 millions de réfugiés, 3 millions de demandeurs d’asile et plus de 40 millions de personnes déplacées dans leur propre pays. Il n’y a jamais eu autant de personnes vivant hors de leur pays natal.

Depuis 2000, plus de 60.000 mille migrants ont perdu la vie en prenant le risque de voyager dans des conditions mortelles (traverser la méditerranée).

Les déplacements forcés massifs de populations constituent aujourd’hui une crise mondiale qui appelle une action collective de la part de la communauté internationale sous la bannière des dirigeants de ce monde.

Ainsi, "le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières"  adopté à New York en juillet dernier par tous les pays membres de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis, sera soumis à l’approbation de ces pays lors d’une conférence intergouvernementale du 10 au 11 décembre 2018, à Marrakech, Maroc.5bf6d4e1488c7b0c7a8b4569

Ce pacte évoque les principes et les droits déjà existants (défense des droits de l'Homme, des enfants) et formule 23 objectifs pour aider les pays à faire face aux migrations, en facilitant l'information, l'intégration des migrants, l'échange d'expertises.

L’objectif général est de promouvoir la diversité et l’inclusion des migrants dans les sociétés, et surtout trouver un cadre légal pour leur bien-être.

Cette conférence internationale se tiendra sous les auspices de l'Assemblée générale des Nations Unies, à travers la résolution 71/1 du 19 septembre 2016, intitulée « Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants », selon laquelle les États membres s'engagent à lancer un processus de négociations intergouvernementales devant conduire à l’adoption du pacte mondial. 

Il s'agit du tout premier accord sur une approche commune de la migration internationale dans toutes ses dimensions.

Depuis samedi 8 décembre, la ville de Marrackech, symbole d’espoir pour tous les migrants du monde entier, où se tiendra cette grande rencontre assiste à l'arrivée des différentes délégations de plusieurs pays du monde (Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie, Kenya, Somalie, Mali, Cameroun, etc.).

 

Daniel Coulibaly, envoyé spécial à Marrakech

 

 

 

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 Les pays du G5 sahel ont obtenu, jeudi à Nouakchott, des promesses de financement de de 2,4 milliards, soit 1600 milliards de francs CFA,  contre un objectif initial de mobilisation de 2 milliards d’euro, pour la mise en œuvre de son Programme de son Programme d’investissements prioritaires (PIP) 2019-2021.

Ces engagements, qui correspondent à 127% des attentes, ont été pris lors d’une Conférence de coordination des bailleurs de fonds et partenaires du G5 Sahel, en présence de quatre chefs d’Etats membres, à savoir le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, le Nigérien Mahamadou Issoufou, et le Tchadien Idriss Débi Itno.

Ce Programme d’investissement prioritaire, dont la première phase s’étend sur la période 2019-2021, compte quarante projets dans les domaines de la défense et la sécurité, la gouvernance, la résilience et le développement humain, et les Infrastructures à réaliser dans les cinq pays membres du G5 Sahel, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.

Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, a, au nom de ses pairs, exprimé ses remerciements aux donateurs, au nombre des quels figurent la France, l’Union européenne, la Banque islamique de développement, la Suède, l’Arabie Saoudite.

Le PIP prévoit notamment plusieurs travaux de construction routière transfrontalières, des chemins de fer, un centre d’analyse de menace et d’alerte précoce, ainsi que des projets de renforcement de la justice et à la promotion de l’Etat de droit dans les pays de cette région fragilisée par la montée de l’extrémisme violent et le terrorisme depuis ces cinq dernières années.

« A elle seule, l’approche du tout-sécuritaire est insuffisante pour résoudre définitivement le problème de la violence extrémiste», a estimé pour sa part le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

A ce pour, 13% des financements totaux ont été sécurisés par les Etats membres-même, à savoir 249 millions d’euros, à travers un fonds fiduciaire ouvert à la Banque centrale mauritanienne.

« Il s’agit de traduire concrètement sur le terrain la volonté de nos chefs d’Etat de privilégier le développement de notre région à travers des projets structurant qui vont améliorer les conditions de vie de nos différentes populations », a ajouté du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou.

Il est également prévu un projet d’appui à l’autonomisation des jeunes dans les zones affectées par les conflits et la migration.

Les pays du G5 Sahel, qui sont confrontés à de multiples défis sécuritaires, de migrations, de changement climatiques, de conflits intercommunautaires, comptabilisent d’un total de 300 millions d’habitants.

(AIP)

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Une feuille de route pour le rapatriement de 11000 réfugiés ivoiriens a été signée avec les pays d’asile. C’est l’information qui ressort d’une réunion régionale sur les solutions durables pour les réfugiés ivoiriens qui s’est tenue les 28 et 29 novembre à Abidjan, sous les auspices du ministère des Affaires étrangères, de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, HCR, en présence des autorités du Ghana, de Guinée, du Libéria, du Mali et du Togo, principaux pays d’accueil des réfugiés ivoiriens.

A l’issue de cette réunion régionale, deuxième du genre après celle de 2016, les participants ont adopté une feuille de route de 18 mois, à compter de janvier 2019, pour d’une part, intensifier le rapatriement des réfugiés ivoiriens, ou faciliter leur intégration dans les pays d’asile selon leur choix et, d’autre part, élargir les stratégies d’interventions pour garantir un retour durable.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l’ordonnance d’amnistie du président ivoirien, en date du 6 août 2018, pour les personnes poursuivies ou condamnées en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou pour des infractions contre la sûreté́ de l’Etat commises après le 21 mai 2011.

« Retourner chez soi reste l’espoir le plus fort pour les réfugiés. Le HCR poursuivra ses efforts pour répondre aux aspirations au retour des réfugiés ivoiriens et faciliter également leur réintégration durable dans leur communauté, une étape essentielle pour garantir la cohésion sociale et leur permettre de reconstruire leur vie dans la dignité », a déclaré Mohamed Askia Touré, Représentant résident du HCR en Côte d’Ivoire.

« Le peuple ivoirien et son gouvernement expriment toute leur gratitude aux pays qui ont accueilli les Ivoiriens en quête de protection et invitent tous les acteurs à faire de la mise en œuvre de cette feuille de route une priorité », a soutenu Daouda Diabate, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire.

A ce jour, notre pays compte plus de 23 000 réfugiés toujours enregistrés dans les pays d’accueil tel que le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali et le Togo. On note le retour de 270 000 réfugiés ivoiriens au pays grâce aux efforts des autorités ivoiriennes et celles des pays d’asile, du HCR et de ses partenaires.

 

Daniel Coulibaly

 

 

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Le président ivoirien Alassane Ouattara, a pris part, ce mardi 04 décembre 2018, à New York (USA), à une rencontre visant à créer des Centres d’excellence dans le domaine de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en Afrique de l’ouest, selon une note de la présidence ivoirienne que nous avons pu consulter.

Alassane Ouattara répondait à une invitation de l’Institut Afrique – Amérique (Africa – America Institute / AAI).

Le chef de l’Etat ivoirien a pu échanger avec des Professeurs des universités américaines ainsi que des responsables de grandes Fondations spécialisées dans la promotion de l’Enseignement Supérieur sur l’innovation et la science, la mise en place de Centres d’excellence au sein des universités au Sénégal, au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Ces Centres, qui collaboreront entre eux seront soutenus par le secteur privé, les Institutions financières internationales et des Fondations pour faire avancer un certain nombre de projets technologiques et économiques. Lesquels projets devraient davantage mettre l’accent sur la transformation des produits de base, notamment du cacao, au bénéfice des populations, en particulier de la jeunesse.

C’est pourquoi, souligne la note, le président Ouattara a préconisé la collaboration entre les responsables des universités pour des échanges d’expériences, notamment dans le domaine de la Recherche scientifique, afin que ce système soit un succès.

 

Daniel Coulibaly

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Niamkey Koffi, un cadre du parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), a fait un malaise " toux cardiaque", lors de l’émission « Débat » de la RTI1 sur le « rôle des partis politiques dans la gestion de l’État » animée par Lassiné Fofana, le mardi 4 décembre 2018. Aux dernières nouvelles, il serait en observation à l’institut de cardiologie d’Abidjan. Plus de peur que de mal.

Le pire a été évité de justesse

Niamkey Koffi a fait un malaise qui a failli l’emporter en direct sur le plateau de la télévision ivoirienne. L'émission se déroulait tranquillement, quand subitement M. Niamkey qui avait la parole a commencé à tousser. Lui-même et les autres qui étaient sur le plateau ont pensé à une toux passagère. Mais que non. La toux sèche a persisté. Et cela pendant au moins une bonne vingtaine de minutes.

M. Niamkey qui manifestement voulait continuer le débat était obligé de dire « Je suis malade… », avant qu’il ne disparaisse du plateau pour ne plus y revenir jusqu’à la fin du débat. Triste ! Heureusement, le pire a été évité de justesse. 

Mais juste à la fin de l’émission, dans sa conclusion, Lassiné Fofana, a rassuré qu’il allait très bien grâce au concours de médecins. Or en réalité, le représentant du PDCI sur le plateau avait été transporté illico aux urgences de la clinique de l’Institut de cardiologie d’Abidjan (Ica), selon des proches cités par koaci.com, ce mercredi.

Le pire aurait pu arriver. Dès l’instant ou M. Niamkey a commencé à tousser, on aurait dû dans l’immédiat lui apporter à boire. Un verre d’eau suffisait pour calmer la démangeaison de la gorge qui provoquait la toux. Mais rien. Le pauvre a toussé durant au moins une vingtaine de minutes sur le plateau pendant que les autres continuaient le débat. On aurait soit lui apporter à boire soit le retirer du plateau.

Il faut savoir que, dans les moments de parole de longue durée tels que les débats, causeries etc, il est conseillé de mettre de l’eau sur le plateau juste au cas ou un participant aurait un malaise de gorge comme ce fut le cas de M. Niamkey. Et cela se fait sur tous les plateaux de télé du monde entier.

Le constat est qu’à la RTI, cette prudence est occultée. Or, à force de parler longuement la gorge peut commencer à démanger. Il suffit juste d’un peu d’eau pour la nettoyer ou la « mouiller », parce que sèche.

C’est le même registre que chanter. Voilà pourquoi, la plupart des artistes pendant un concert ont une bouteille d’eau sur le podium qu’ils boivent de temps en temps pour permettre à la gorge de se reposer et éviter de tousser.

La preuve, aux dires du confrère Akody, le malaise du M.Niamkey était une « toux cardiaque » extrêmement sèche.

Le cas de M. Niamkey doit interpeller les chefs de plateaux des différents débats ou émissions sur la télévision nationale pour éviter un drame.

Le malaise de Niamkey Koffi doit interpeller aussi le PDCI

M. Niamkey Koffi est malade ou fatigué, c’est selon. Sûrement qu’il ne respirait pas la grande forme, avant de venir sur le plateau. Le Pr Niamkey Koffi, c’est vrai, est un doyen ou membre influent du parti septuagénaire jusqu’à son ADN. Mais pour un tel débat, il aurait fallu un moins vieux du parti. Un jeune compétent qui pouvait faire ce débat. Pourquoi, laisser M Niamkey qu’on sait malade venir sur un plateau de débat qui devrait durer au moins 2 heures de temps et qui mettrait à rudes épreuves sa gorge. Le malaise de Niamkey Koffi doit interpeller aussi le président de Henri Konan Bédié du PDCI. Le PDCI doit fait place à sa jeunesse. Les « vieux » doivent pouvoir accepter l’éclosion de la jeunesse. Henri Konan Bédié doit permettre à sa jeunesse de s’épanouir en la responsabilisant. Il en est de même pour tous les partis de Côte d’Ivoire.

M. Touré Mamadou qui était sur le plateau est membre du RDR et porte-parole adjoint du RHDP. Et le parti lui fait confiance en lui donnant cette responsabilité de parler dans toutes les émissions ou débats. Et pourtant au RDR, ce ne sont pas les plus âgés que lui qui manquent. Tout comme le Pr Dagbo Pierre (FPI) et M. Dely Mamadou (UDPCI) qui étaient sur le plateau.

Pourquoi, Maurice Kacou Djikahué ou Jean Louis Billon n’a pas été choisi? Et c’est, Niamkey Koffi qu’on a préféré ?

 

Daniel Coulibaly

 

 

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A l’unanimité, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a retiré l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun, lors d’une réunion le vendredi 30 novembre à Accra (Ghana).

Le comité exécutif de la CAF avance comme raison le retard dans l’exécution des travaux de construction des infrastructures sportives. Et bien d’autres éléments afférents à l’organisation d’une CAN sereine telle que la sécurité dans le pays. Il base sa décision sur « une vidéo d’inspection « très explicite » d’un rapport des différentes missions d’inspection effectuées ces derniers mois au Cameroun. 

Tout naturellement, cette décision de la CAF divise les sportifs africains qui pensent que le Cameroun pouvait être prêt à temps pour certains et pour d’autres les Camerounais ne pouvaient pas respecter le calendrier.

«Nous n'étions vraiment pas prêts », a lancé Richard T, haut cadre de l'administration. « Nous devrions, au lieu de nous attarder à contre-attaquer, comme j'entends là, nous mettre au travail », a-t-il ajouté, rapporté par jeune afrique.

De leur côté, les autorités camerounaises ont réagi : « Le Cameroun le prouvera à la face du monde en poursuivant avec la même détermination la construction de ces belles infrastructures qui appartiennent au peuple camerounais et en les achevant à bonne date, ainsi que s'y est engagé le chef de l'État », a indiqué Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

La Côte d’Ivoire pour la CAN 2023

Cette décision de la CAF de retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun a bien des conséquences sur les autres à venir. Plus précisément celle de 2021 initialement attribuée à la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens qui ont déjà débuté les travaux de construction des infrastructures sportives devant accueillir la deuxième CAN de l’histoire du pays, ne sont plus sûrs de l’organiser, car la CAF a ajourné cette organisation pour 2023.

Déjà dans une lettre officielle adressée au président camerounais Paul Biya, le président Ahmad Ahmad lui propose l’organisation de la CAN 2021.

“Je voudrais, Monsieur le président, vous assurer que compte tenu des efforts que vous avez déjà accomplis et au vu de l’importance de votre implication personnelle, que la CAF et son comité exécutif seraient honorés que le Cameroun puisse accepter d’abriter l’édition 2021 de la coupe d’Afrique des Nations”, a-t-il écrit.

Selon lui, ce nouveau calendrier  permettra au Cameroun d’achever dans le confort et la sécurité, la totalité des projets prévus pour cette manifestation, promettant l'appui de la CAF au pays.

Lors d’un entretien avec Afrique Media, il a coupé tout coup. « Même la Côte d’Ivoire ne sera pas prête pour 2021 », a-t-il dit.

Un jour avant cette décision, le ministre ivoirien des Sports,Danho Paulin, avait donné l’assurance sur l’organisation de la CAN 2021 par la Côte d’Ivoire. « Nous avons été retenus pour 2021. Nous devons nous organiser pour être prêt en 2021. Après, si nous sommes dans une situation où il faut négocier, pour des glissements ou des choses comme ça, ça interviendra au cours d’une conférence, des rencontres pour réaliser cela. Mais, objectivement, nous avons été désignés en 2014 pour faire la coupe d’Afrique des nations de football en 2021. Nous avons un chronogramme, nous avons mobilisé les ressources. Nous y travaillons en toute sérénité pour éviter d’être dans la situation que nous connaissons aujourd’hui. C’est d’abord une question de principe. Nous avons pris des engagements financiers, nous sommes en train de préparer une équipe de football. Donc, il y a beaucoup de contraintes », a confié le ministre des Sports à RFI, relayé par notre confrère l’infodrome.

La CAN 2019 pourrait se tenir au Maroc.

 

Daniel Coulibaly

 

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Abidjan, 04 déc (AIP)- Nouakchott, la capitale mauritanienne, accueille jeudi une Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel, en vue de mobiliser des ressources pour accompagner le développement de cette région fragilisée par le terrorisme.

Cette réunion internationale, la première fois en terre sahélienne, intervient neuf mois après la conférence internationale de haut niveau sur le Sahel, tenue le 23 février à Bruxelles. Une rencontre qui avait permis à la force conjointe du G5 Sahel de bénéficier d’un montant total de 414 millions d’euros de promesses de financement, rappelle un communiqué de l’organisation transmis mardi à l’AIP.

Le G5 Sahel qui comprend cinq pays sahéliens d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir le Mali, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie, entend ainsi trouver des moyens pour le financement de son Programme d’investissements prioritaires (PIP).

Comprenant 40 projets évalués à deux milliards d’euros, soit 1300 milliards de francs CFA, cet important programme vise d’améliorer les conditions de vie des populations vivant (ou réfugiées) dans les régions frontalières des fuseaux Ouest (Mali - Mauritanie), Centre (Burkina Faso- Mali- Niger) et Est (Niger-Tchad) de l’espace G5 Sahel.

Cette initiative dont la première phase s’échelonne de 2019 à 2021, vise quatre axes stratégiques, à savoir la gouvernance (81 millions d’euros), la résilience (200 millions d’euros), la sécurité (396 millions d’euros) et les infrastructures (1 milliard d’euros).

Dans une tribune transmise lundi à l’AIP, en prélude à Sommet, le président en exercice du G5 Sahel, le Nigérien Mahamadou Issoufou, s’est inquiété du retard dans la matérialisation des promesses.

Pourtant, « cet investissement trouve sa place dans un contexte socio-économique difficile – dont nous sommes parfaitement conscients. Nous mesurons les ravages causés par le sous-emploi, la conjoncture climatique et savons que dynamisme démographique et mobilité sont à la fois des défis et des opportunités », a dépeint M. Issoufou.

« Nous organisons donc une rencontre internationale pour financer le développement de notre région », clarifie-t-il.
Autre enjeu de cette rencontre, c’est la contribution des Etats membres au financement de la force conjointe du G5. En effet, A partir de 2019, chaque Etat allouera désormais la somme de 13 milliards de FCFA/an à l’effort de sécurité régionale.

En 2017, les dépenses militaires des Etats-membres du G5 Sahel s’élevaient à 1,2 milliard de dollars (SIPRI). A partir de 2019, chaque Etat allouera la somme de 13 milliards de FCFA par an à l’effort de sécurité régionale.
Le G5 Sahel a créé un fonds fiduciaire hébergé par la Banque Centrale de Mauritanie qui a reçu (successivement) les contributions du Rwanda, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et des Emirats Arabes Unis.

Fondé 2014, le G5 Sahel est une institution régionale agissant dans les domaines de sécurité et du développement, avec la triple mission de « répondre aux aspirations des populations, traduire en actes la résolution des gouvernements et faciliter la coopération avec les partenaires internationaux ».
Source : AIP

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La capitale mauritanienne Nouakchott s'apprête à accueillir la première conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel. En attendant cet improatnt rendez-vous, le président en exercice de cette organisation, le Nigérien Issoufou Mahamadou, livre en exclusivité sur La Diplomatique d'Abidjan, un message d'espoir pour cette région à travers une tribune. Ci-après ce message.  

 

En 2014, Le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont décidé d’œuvrer ensemble en faveur de la sécurité et du développement du Sahel. 

Le G5Sahel est un groupe de cinq pays portés par une forte volonté politique qui trouve son ancrage dans un socle culturel commun et dans les aspirations des populations.

Cette jeune institution est mue par de grandes ambitions : répondre aux aspirations des populations, traduire en actes la résolution des gouvernements, faciliter la coopération avec les partenaires internationaux.

L’année qui s’achève marque un tournant dans la récente histoire de notre organisation.

En 2017, nous avons obtenu la reconnaissance de la Force Conjointe du G5Sahel - par l’Union Africaine (13 avril) puis les Nations Unies (Conseil de sécurité du 21 juin). Cette année, les dépenses militaires de nos Etats s’élevaient à 1,2 milliard de dollars (SIPRI).

Début 2018, nous avons lancé un vaste effort de mobilisation de ressources domestiques et internationales. Lors de la Conférence internationale de haut niveau sur le Sahel (23 février 2018, Bruxelles), les promesses de financement des bailleurs s’élevaient à 414 millions d’euros.

Afin de renforcer la coordination au sein du G5S, nous avons créé un fonds fiduciaire hébergé par la Banque Centrale de Mauritanie. Il a successivement reçu les contributions du Rwanda, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et des Emirats Arabes Unis.

Les promesses tardent à se matérialiser et nous devons accroître notre financement : à partir de 2019, chaque Etat allouera désormais la somme de 13 milliards de FCFA/an à l’effort de sécurité régionale. 

Cet investissement trouve sa place dans un contexte socio-économique difficile – dont nous sommes parfaitement conscients.

Nous mesurons les ravages causés par le sous-emploi, la conjoncture climatique et savons que dynamisme démographique et mobilité sont à la fois des défis et des opportunités.

Nous organisons donc une rencontre internationale pour financer le développement de notre région. Composée de 40 projets d’un montant de près de 2 milliards d’euros, la première phase du Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) s’échelonne de 2019 à 2021. 

Les Etats membres ont sécurisé 13% de l’objectif de la levée de fonds dont les axes stratégiques sont gouvernance (81m €), résilience (200m €), sécurité (396m €) et infrastructures (1 milliard €). Les populations ciblées vivent (ou sont réfugiées) dans les régions frontalières des fuseaux Ouest (Mali - Mauritanie), Centre (Burkina Faso- Mali- Niger) et Est (Niger-Tchad) du G5S.

Les interventions du PIP veulent améliorer de façon tangible les conditions de vie de nos « compatriotes » sahéliens. Partout où c’est possible, il faut accroître au plus vite l’accès aux services de l’Etat lorsqu’ils sont insuffisants. Un accent particulier est mis sur l’accès à l’eau.

Le temps est précieux, inexorable et si long, pour qui attend la conversion de promesses en actes. Fort de ce constat, en juillet dernier, le G5S a décidé le lancement rapide d’une action à fort impact. Devenu « Programme de développement d’urgence », financé par l’Alliance Sahel, cet effort cible trois domaines d’intervention : l’hydraulique, la gestion des conflits intercommunautaires et la sécurité intérieure.

Les zones concernées sont notamment le nord du Burkina Faso, la région du Centre (Mali), la région des Hodh (Mauritanie), la région Nord Tillabéry/ouest Tahoua (Niger) et la région du Kanem et du Lac Tchad (Tchad). 

Nous veillerons à ce que la mise en œuvre de cette initiative soit couronnée de succès. Cela impliquera notamment un recours aux compétences et au savoir-faire des acteurs sahéliens. Plus que l’effet économique attendu, il convient de préparer la pérennité de la dynamique initiée. 

Alors que l’année touche à son terme, une nouvelle dynamique prend forme. Eprouvée par l’attaque de son quartier général de Sévaré (29 juin), la Force Conjointe a gagné Bamako où elle poursuit méthodiquement sa montée en gamme sous la responsabilité conjointe du Général Hanane Ould Sidi (Mauritanie) et de son adjoint, le général Oumar Bikimo (Tchad). 

Le soutien politique n’a jamais été aussi fort – tant au niveau de l’Union africaine que du Conseil de sécurité – qui lui a consacré une session d’information le 12 novembre dernier. La Force Conjointe a agi en dépit de sérieux défis : insuffisances en matière d’équipements, défaillances au niveau de la logistique, manque de financement.

En effet, les fuseaux ouest, centre et est du G5S ont connu neuf opérations dont Haw Bi, Pagnali, Ir go ka, Gourma, Odossou et El Emel. Elles visaient à rassurer les citoyens vivant dans des zones sujettes aux activités criminelles de groupes armés. Toutefois, il reste d’importants progrès à faire pour protéger les civils et instaurer un climat de confiance entre forces de sécurité et de défense d’une part et populations d’autre part.

Nous en sommes conscients et redoublerons d’efforts. La prospérité et la concorde sont les meilleures auxiliaires de la stabilité – quand elles n’en sont pas à l’origine. Une partie des ressources que nous cherchons sont en nous : il s’agit de notre socle culturel partagé.

Tirons parti de notre ingénierie sociale pour approfondir l’intégration régionale des peuples sur laquelle se fonde notre union. Donnons-lui plus de force et de pertinence ! C’est notre conviction et c’est ce que nous faisons, cette semaine, en progressant vers l’application d’une résolution de notre dernier Conseil des ministres (30 octobre - Niamey). Objectif : la suppression des frais d’itinérance dans l’espace G5S d’ici un an !

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