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Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a indiqué que les débuts des discussions avec les partis de l’opposition sur une éventuelle réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) débuteront à partir du lundi 21 janvier prochain. Amadou Gon Coulibaly a donné cette information lors du premier Conseil des ministres de l’année 2019, présidé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara.
« En plus du programme social qui constituera la priorité de l’action gouvernementale en 2019 , le gouvernement s’attèlera à la mise en œuvre au cours de cette année d’autres grandes orientations de votre message à la Nation (…), le démarrage du dialogue politique en vue du réexamen de la composition de la CEI », a-t-il soutenu, précisant que « les formations politiques seront saisies cette semaine.
Cette annonce fait suite à la promesse du Chef de l'État Alassane Ouattara dans son message à la Nation de fin d'année évoquant un «réexamen» de la composition de la CEI pour «les élections de 2020», conformément, «aux recommandations de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.
Daniel Coulibaly
Le président de la République, Alassane Ouattara, a salué lundi, les actions de paix, de cohésion sociale et de développement du corps préfectoral, des députés, des conseillers régionaux et municipaux, qui ont contribué au rehaussement de l’image de la Côte d’Ivoire à l’international.
« Notre pays a une place de choix à l’échelle internationale aujourd’hui comme vous l’avez noté. Vos actions dans le sens de la paix, de la cohésion sociale et du développement ont contribué au rehaussement de l’image de notre pays. Nous devons ensemble maintenir ce cap et faire en sorte que nos populations ressentent davantage les fruits de nos efforts », a déclaré M. Ouattara, au cours de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an.
« J’ai mainte fois exprimé ma volonté de faire de la Côte d’Ivoire un modèle de démocratie dans la sous-région. Je suis heureux de constater que cet appel a été entendu au regard de vos actions et de votre implication dans ce sens », a-t-il ajouté.
Alassane Ouattara s’est également félicité du « remarquable dévouement » des membres du corps préfectoral lors de l’organisation des différents scrutins en appui à la Commission électorale indépendante (CEI), qui ont contribué à assurer un scrutin globalement calme.
Dans le cadre de cette cérémonie, le chef de l’Etat a adressé ses vœux de santé, de bonheur et de paix à ces derniers, à leurs familles et l’ensemble de leurs collaborateurs.
AIP
'«(…) Si vous êtes en train de manger, arrêtez, si vous êtes en train de prendre un verre, arrêtez, si vous dormez, réveillez-vous, réveillez vos voisins dans toutes les provinces, toutes les villes, tous les villages. Levez-vous, comme un seul homme et prenez le contrôle de la rue en occupant les aéroports, la radio et télévision, les bâtiments publics jusqu’à ce que nous mettions hors d’état de nuire tous les ennemis de la patrie... », a clamé Kelly Ondo Obiang, lundi 7 janvier, lieutenant et commandant adjoint de la garde républicaine gabonaise dans une vidéo circulant sur le net.
Sur les images du message diffusé par les putschistes, on peut voir trois militaires. Celui qui parle est assis et derrière lui, deux hommes en uniforme, debout, l’air martial, portant mitraillette.
Dans son discours, celui qui aurait été un ancien pensionnaire de l’école des forces armées de Côte d’Ivoire dit « vouloir mettre en place un « conseil national de la restauration », depuis les locaux de la radio nationale gabonaise.
En outre, Kelly Ondo Obiang dit être le président du mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), invitant ces frères d’armes à le rejoindre dans cette aventure.
C'est donc une menace contre 51 ans de "confiscation" du pouvoir par la famille Bongo incarnée par le président Ali Bongo, actuellement en convalescence au Maroc, après avoir subi un accident vasculaire cérébral.
Selon RFI, Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, et ministre de la Communication, a annoncé que quatre des mutins(5) ont été arrêtés et un est en fuite, précisant que les mutins ont été arrêtés par les unités du GIGN gabonais.
« La situation est sous contrôle et l’ordre sera complètement rétabli dans deux ou trois heures », a-t-il rassuré.
Rappelons qu’au Gabon la famille Bongo est au pouvoir depuis plus de 51 ans. Le père Oumar Bongo Ondimba accède au pouvoir le 2 décembre 1967 jusqu’à sa mort le 8 juin 2009 à Barcelone. Et son fils Ali Bongo l’a remplacé le 16 octobre 2009 après une élection et puis réélu en 2016. Laquelle réélection été contestée par l’opposant Jean Ping qui accuse le fils Bongo d’avoir « volé » sa victoire.
Daniel Coulibaly
Un jeune garçon de 14 ans a été agressé sexuellement par un chauffeur de remorque dans la nuit du lundi 31 décembre 2018 au mardi 1 janvier 2019, à San pedro. Le gouvernement ivoirien dénonce un « crime odieux » et s'insurge contre cette pratique malsaine dans un communiqué rendu public ce vendredi.
« Le ministère de la femme, de la famille et de l'enfant dénonce cet autre cas d'atteinte à la dignité et à l'intégrité physique de l'enfant et tient à réaffirmer la fermeté du gouvernement face à ce genre de crimes odieux», soutient Ramata Ly-Bakayoko, ministre de la femme, de la famille et de l'enfant.
La ministre de la femme, de la famille et de l'enfant indique, en outre, que la direction régionale de son département ministériel et ses partenaires ont « procédé dans l'urgence » à la prise en charge médicale de l'enfant et pris toutes les dispositions utiles afin que les soins nécessaires à sa guérison lui soient dispensés.
« Le présumé violeur a également été mis à l’arrêt. Il est aux mains de la gendarmerie en attendant d'être déféré », fait savoir le communiqué du gouvernement.
Les faits se sont produits aux environs de 1h du matin (heure locale et GMT) dans l'ambiance festive de la Saint-Sylvestre entre la nuit du lundi à mardi au quartier «Corridor» de la ville.
Daniel Couibaly
Dans un article mis en ligne en 2018, le site Infomigrants publie une liste de 34 361 migrants et réfugiés qui ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe, citant le journal britannique The Guardian. Tous ne sont pas morts en mer. Certains ont été tués sur la route des Balkans, en Libye ou encore à Calais. D’autres se sont donné la mort, explique le site spécialisé dans les informations sur la migration.
The Guardian a publié cette liste le mercredi 20 juin 2018, à l’occasion de la Journée mondiale des Réfugiés. Sur ce document de 52 pages, organisées en six colonnes, se suivent des dates, des pays d’origine, quelquefois des noms – seuls 1 000 morts ont pu être formellement identifiés – mais aussi les causes des décès. Deux Ivoiriens figurent sur cette liste.
La liste des migrants et réfugiés morts depuis 1993 sur la route de l'Europe
Daniel Coulibaly
Le président de la République, Alassane Ouattara a, dans son message à la Nation, lundi, salué une Côte d’Ivoire qui rayonne dans le monde, par sa présence diplomatique affirmée et ses performances économiques.
“La Côte d’Ivoire rayonne dans le monde. Notre diplomatie permet à notre pays de jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale”, a salué le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.
Après son entrée au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) en qualité de membre élu, en janvier 2018, la Côte d’Ivoire a assuré la présidence de conseil en décembre.
“Nous avons été en mesure de partager notre expérience en matière de sortie de crise, de maintien de la paix et de reconstruction post crise, de paix et de de stabilité, lorsque j’ai eu le privilège de présidé le Conseil de sécurité le 05 décembre dernier”, a rappelé Alassane Ouattara.
Notre pays joue un rôle majeur dans le prcessus d’intégartion avec la désignation de notre compatriote Jean Claude Brou a la présidence de la Commission de Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a soutenu Alassane Ouattara.
Outre ces actions diplomatiques, le chef de l’exécutif s’est félicité des performances économiques de la Côte d’Ivoire .
En référence à industrialisation de l’économie, il a indiqué que ces action prioritaires, a mettre en oeuvre , dans ce cadre, seront possibles, “en raison d’une situation financière remarquables avec des avancées notables”, a-t-il dit.
Cette embellie économique en matière de bonne gouvernance est attesté, au niveau mondial, par le rapport 2018 de la Fondation Mo Ibrahim, du Millénium Challenge Corporation (MCC), par la Banque mondial et le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que, dans le classement Doing bussiness 2019, s’est félicité le président Alassane Ouattara.
AIP
Le président de la République de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a annoncé lundi soir dans son message de nouvel an, une baisse de 20% du tarif modéré de 5 ampères (5A) des abonnements à l’électricité à compter de janvier 2019.
«Nos concitoyens abonnés au tarif modéré de 5 ampères connaîtront une baisse de 20% de ce tarif à compter de janvier 2019 », a promis le chef de l’Etat ivoirien dans son message de vœux à la Nation pour l’année 2019.
Il s’est félicité pour le Programme électricité pour tous (PEPT), qui a permis à 408.882 ménages d’être raccordés au réseau électrique d’octobre 2014 à septembre 2018, grâce à un apport initial de 1.000 Fcfa.
Ce programme avec un apport initial de 1.000 FCFA permet aux bénéficiaires de disposer d’un branchement et d’un abonnement au réseau électrique dont le coût total est estimé à 150.000 FCFA en moyenne, montant devant être payé sur une période allant de trois à dix ans.
Outre le PEPT, le gouvernement a mis sur pied le Programme national d’électrification rurale (PRONER), initié en 2013, en vue de l’électrification de toutes les localités de plus de 500 habitants à fin 2019.
Ce programme a permis l’électrification de plus de 4 600 localités faisant passer.
AIP
Un atelier de vulgarisation des recommandations faites par la Commission africaine des Droits de l'Homme et des Peuples à la Côte d'Ivoire s’est tenu les 26 et 27 décembre 2018 au cabinet du secrétariat d'Etat chargé des Droits de l'Homme, dirigée par Mme Zébéyoux Aimée.
Cet atelier intervient à la suite de la présentation du rapport périodique 2012-2015 de ce ministère sur l'évolution de la situation des Droits de l'Homme, conformément à la charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et autres instruments internationaux ratifiés par notre pays.
Cette rencontre qui a rassemblé les représentants des ministères techniques et des Organisations de la société civile avait pour objectif d'informer sur les aspects positifs et moins positifs ainsi que les recommandations relatives audit rapport.
Par ailleurs, l’atelier a permis d’instruire les représentants des ministères techniques en vue de la collecte des informations récentes tendant à l'amélioration du prochain rapport 2015-2018.
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire a pris d’importantes dispositions en matière d’accueil, d’intégration sociale, d’insertion et la mise en œuvre d’instruments solides pour lutter contre l’immigration irrégulière.
Cet engagement de l’Etat ivoirien vise à réduire considérablement le phénomène de l’immigration des jeunes ivoiriens vers les pays européens en passant par la méditerranée.
Selon les chiffres de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) en 2017 sur les 124.000 personnes demandeurs d’asile en France, 68% étaient des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire se positionne également au 4e rang des pays de provenance des migrants qui tentent de gagner l’Europe, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Afin d’apporter une réponse holistique et durable à la lutte contre le fléau, le Gouvernement ivoirien et l’Organisation international pour les migrations (OIM) avec l’appui de l’Union européenne (UE) ont mis en œuvre le projet Initiative conjointe Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne (FFUE-OIM) pour la protection, la réintégration et l’insertion dans la vie active des migrants de retour en Côte d’Ivoire.
Selon le chef de mission de l’OIM, Mme Marina Schramm, le FFUE, d’un montant de 150 millions d’euros est mis à la disposition de 14 pays dont 2,7 millions d’euros (1,7 milliard FCFA) pour la Côte d’Ivoire pour l’accueil, l’intégration et la réinsertion sur une durée de trois ans allant de juin 2017 à juin 2020.
« C’est un fonds qui est destiné aux migrants. Ce n’est pas de l’argent qu’on distribue mais qui est destiné à un financement des projets. Ces fonds ne sont pas remboursables. Ils doivent servir à améliorer la vie des migrants qui nous présentent de bons projets », a clarifié Mme Schramm.
Pour elle, il s’agit d’un appui au Gouvernement pour le développement de mécanismes durables de réintégration des migrants.
En termes de méthodologie, le projet vise à créer et renforcer des partenariats et mécanismes nationaux afin de mettre en place un système durable de protection, réintégration et de renforcer la capacité de réponses des différents acteurs gouvernementaux comme non-gouvernementaux, de l’assistance aux migrants de retour et de sensibilisation des communautés.
Il s’agit donc plutôt de s’appuyer sur les opportunités existantes et de les renforcer que de créer un système parallèle qui bénéficierait aux seuls migrants.
La mise en œuvre du projet, lancé le 05 octobre 2017, est supervisée par un comité de pilotage, co-présidé par le Gouvernement ivoirien à travers la Direction générale des ivoiriens de l’extérieur du ministère de l’intégration africaine et des intérieur et l’Union européenne.
Un processus d’intégration et d’insertion bien ficelé
Selon un rapport de l’OIM de mai 2017 à juillet 2018, au total 2.668 migrants de retour ont été enregistrés dans le cadre du projet FFUE et ont reçu un pécule de réinsertion et une première séance d’orientation. Le pécule d’appui à la réinsertion donné aux migrants en Côte d’Ivoire s’élève à 165.000 FCFA par individu.
Quelque 270 personnes dont 51 femmes ont été formées à la gestion d’entreprise et comptabilité de base en partenariat avec l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), neuf jeunes sont actuellement en formation professionnelle de longue durée de huit mois au centre Abel situé à Grand-Bassam, 18 retournés ont bénéficié d’une formation transport (cariste ou transporteur routier) délivrés par le centre de formation portuaire panafricain.
Il est également prévu le référencement de 500 personnes à l’Agence emploi jeunes. Les modalités sont en cours de finalisation avec un appui par l’OIM sur les volets suivi-évaluation et renforcement des capacités des agents, le cas échéant.
Six structures ont été identifiées par le Comité de gestion des cas (CGC) suite à deux appels d’offres. Dix projets communautaires sont en cours de signatures pour un total visé de 900 bénéficiaires (migrants de retour et membres de la communauté confondus).
Le nombre de projets de réintégration individuelle et collective s’élève à 245. Au total, 92 projets de réintégration individuelle plus trois projets de réintégration collective rassemblant six personnes ont été déjà finalisés et sont en cours de paiement (soit 98 bénéficiaires).
De même, 92 projets de réintégration individuels plus dix projets de réintégration collective rassemblant 38 personnes ont été finalisés et sont en cours de paiement (soit un total de 130 bénéficiaires) et 17 mineurs ont été rescolarisés.
Un nombre de 287 migrants de retour vulnérables dont 139 femmes ont été éligibles pour les projets individuels, trois projets collectifs ont été installés à Adjamé, Grand-Bassam et à Abidjan et quatre autres sont en cours d’installation. Trois projets communautaires ont été installés, une entreprise de plomberie et peinture à Anyama, un cyber café et traitement de texte à Bonoua et une installation de réserves d’eau souterraines à la Riviera Faya.
Le chef de mission de l’OIM, Mme Marina Schramm a précisé que la cible de migrants à assister (750) a été déjà largement dépassée au cours de la première année, des négociations sont actuellement en cours afin de pouvoir poursuivre l’appui nécessaire en coordination avec l’Union européenne et les partenaires ivoiriens.
En outre, 90 mineurs non accompagnés ont bénéficié du retracement familial et certains d’entre eux d’un appui à la scolarité ou d’une formation, 45 femmes enceintes ont été assistées et 27 kits bébé ont été distribués, 123 migrants vulnérables ont bénéficié d’un appui au logement, 413 assistants médicaux ont été fournis aux migrants de retour ayant des problèmes médicaux et 2.308 migrants de retour ont été hébergés dans des centres d’urgence.
Les migrants vulnérables tels que les enfants et les femmes enceintes ont bénéficié du soutien du Gouvernement pour des prises en charges sanitaire.
«Les femmes enceintes vont être conduites à l’hôpital et les enfants dans des institutions afin qu’ils puissent bénéficier de chaleur familiale et voir ce qu’on peut faire pour ceux qui vont à l’école ou qui ont besoin de soin. La prise en charge sera totale», a promis la ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté, Prof Mariatou Koné, le 1er février lors de l’accueil d’un contingent de 153 migrants irréguliers rapatriés de la Libye.
Tous les migrants arrivés à Abidjan ont eu droit à un hébergement de trois à quatre jours après leur reprofilage, des kits alimentaires et à un appui financier symbolique.
Les efforts des institutions de l’Etat
Selon le député Ouattara Siaka, membre de la commission des affaires générales et institutionnelles à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et Secrétaire d’Etat chargé du service civique, un texte sur le trafic illicite de migrants est en cours d’adoption par les parlementaires.
« Le texte qui est actuellement sur notre table sur le trafic illicite de migrants et sera voté par l’Assemblée nationale et ensuite transmis au Sénat », a-t-il indiqué, à Abidjan, lors d’un atelier organisé à l’intention des parlementaires ainsi que des conseillers économiques, sociaux et environnementaux.
M. Ouattara a révélé qu’un réseau parlementaire a été mis en place pour les migrants, qui est chargé de rassembler toutes les données actualisées et fiables sur les migrations et permettre au parlement de rester activement saisie de la question.
Le député Ouattara Siaka a également promis que le Parlement veillera à ce qu’il ait un encadrement législatif aligné sur les normes internationales et régionales, vu l’impérieuse nécessité d’avoir une approche bilatérale.
La mise en place du cadre légal et réglementaire de gestion des flux migratoires nécessitera la réalisation d’une étude nationale actualisée par les migrations en Côte d’Ivoire et l’inventaire des lois nationales, régionales et internationales sur la migration pour faciliter la mise en cohérence avec la stratégie nationale.
Dans son rapport intitulé « Etude pour l’élaboration d’un document de politique migratoire prenant en compte la dimension genre », Dr Konan Yao Silvère souligne que la Côte d’Ivoire s’appuie sur la coopération internationale dans sa lutte contre les immigrations irrégulières.
Il s’agit pour le Gouvernement de mettre tout en œuvre pour équiper la police aux frontières, de renforcer le système de contrôle aux frontières, de constituer une base de données sécuritaires des mouvements migratoires, de renforcer la coopération sécuritaire et mettre en place un programme de lutte contre les trafiquants.
En ce qui concerne le renforcement de partenariat pour la lutte contre les immigrations irrégulières, un effort particulier sera fait par le Gouvernement pour accentuer le partage d’expérience Nord-Sud, ratifier différends accords de coopération bilatéraux et multilatéraux en la matière et surtout mobiliser les ressources pour lutter contre les migrations irrégulières.
De nombreuses campagnes de sensibilisations engagées
Parallèlement au processus de protection et de réintégration des migrants de retour dans le pays, des activités de sensibilisation sont conçues et mises en place dans le cadre de ce projet afin d’entrer en contact avec de potentiels candidats à l’immigration irrégulière.
La 11ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) qui s’est tenue du 17 au 22 avril 2018 à Abidjan et à Korhogo autour du thème « Jeunesse africaine et migration irrégulière » a vu la sensibilisation de 10.000 festivaliers sur les risques du fléau.
Lors des Journées de la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne qui se sont tenues du 07 au 11 mai à Abidjan, des flyers ont été réalisés afin de mettre en évidence les mythes et réalités de la migration et de l’assistance à la réintégration proposée par le projet.
A Daloa, le Réseau ouest-africain pour la lutte contre l’immigration clandestine (REALIC) a organisé, le 14 juillet à la place de la grande mosquée, une pièce de théâtre participative intitulée « Chez moi est mieux », en vue d’amener les jeunes et les femmes à un changement de comportement face à l’immigration irrégulière.
Le directeur général des Ivoiriens de l’extérieur, Issiaka Konaté a procédé durant le mois de septembre 2018 à l’installation officielle des comités régionaux de lutte contre l’immigration irrégulière dans toutes les 31 régions que compte le pays et dans les Districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro.
Ces comités ont pour rôle de réduire la pression migratoire à la racine en sensibilisant les migrants potentiels au départ sur les risques liés à l’immigration irrégulière, de suivre les actions de réinsertion et de remonter les informations sur les différentes filières.
Les dirigeants du monde font bloc contre le fléau
Lors du 5ème Sommet Union africaine et Union européenne (UA-UE), les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, les dirigeants des deux continents ont convenu de lutter contre le drame de l’immigration irrégulière et de ses dérives comme les marchés d’esclaves en Libye. « Une action humanitaire doit être menée rapidement en Libye, les réseaux de passeurs doivent être mis hors d’état de nuire et une enquête (internationale) doit être menée », a déclaré le Président ivoirien Alassane Ouattara, à la séance de clôture.
Son homologue guinéen, Alpha Condé, qui était également président en exercice de l’Union africaine (UA), a demandé que la commission d’enquête soit dirigée par la Commission des droits de l’Homme de l’UA. Il a également demandé que des “Forces spéciales” soient mises en place “contre les trafiquants d’êtres humains”.
Le Président français Emmanuel Macron a appelé à la mobilisation de tous les dirigeants en vue de démanteler les réseaux et leur financement car les trafiquants d’être humains sont profondément liés aux trafiquants d’armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la bande sahélo-sahélienne.
Le Sommet a adopté une déclaration commune appelant à une coopération internationale en vue de lutter contre les auteurs de ces crimes, à l’intérieur et à l’extérieur de la Libye, et de les traduire en justice.
Des succès de la réintégration
Konaté Awa et Jean Konan Decastel, rapatriés de la Libye en 2017, affirment ne pas avoir de difficultés pour s’intégrer et s’insérer dans la vie active.
Konaté Awa qui a exercé la couture pendant 16 ans avant d’emprunter le chemin de l’immigration a repris cette activité qui lui rapporte beaucoup d’argent.
Konan Decastel, lui, s’est lancé dans la vente de riz. Il dit gagner mieux sa vie et a même constitué à Yopougon, un comité de lutte et de sensibilisation sur les risques de l’immigration irrégulière.
(AIP)
La Conférence inaugurale 2019 de "The Africa Road Builders" – Trophée Babacar Ndiaye aura lieu le 21 mars à Nairobi au Kenya, selon un communiqué que laDiplomatique d’abidjan a pu consulter. le président kenyan Uhuru Kenyatta, lauréat du Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye 2018, recevra son prix le 12 juin 2019.
Cette conférence marque le lancement de la 4e édition de ce prestigieux événement dont le point final sera la remise du Trophée Babacar Ndiaye, prévue le 12 juin 2019, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque africaine de Développement (BAD), à Malabo en Guinée Equatoriale. Qui verra un hommage au président Uhuru Kenyatta, lauréat du Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye 2018.
La conférence inaugurale de Nairobi se tiendra autour du thème : La mobilité, l’intégration régionale et la prospérité économique de l’Afrique.
The Africa Road Builders – Trophée Babacar Ndiaye est un forum international de discussions et de distinctions des acteurs de la route et des transports en Afrique. Il se déroule chaque année, depuis 2016, à l’occasion des Assemblées Annuelles de la BAD. L’objectif de ce forum est de contribuer à promouvoir des routes et des transports modernes et performants, ainsi qu’une plus grande mobilité, pour le développement de l’Afrique. The Africa Road Builders Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye récompense le Chef d’Etat dont le pays a des projets et des réalisations exceptionnels pour le développement de la route, des transports et des mobilités.
Daniel Coulibaly