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On prévoit que 61% de la population connaîtra un niveau de crise de l’insécurité alimentaire voire pire
JUBA, Soudan du Sud, 14 juin 2019/ -- Le nombre de personnes qui connaît un manque critique de nourriture au Soudan du Sud est le plus élevé à ce jour, ont annoncé aujourd'hui trois agences des Nations Unies.
Les résultats d'analyse selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) rendus publics aujourd'hui par le Gouvernement du Soudan du Sud en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), quelque 6,96 millions de Soudanais du Sud connaîtront un niveau aigu d'insécurité alimentaire voir pire (Phases IPC 3, 4 et 5) d'ici la fin du mois de juillet.
On estime à 21 000 le nombre de personnes qui feront face à un niveau d'insécurité alimentaire correspondant à la Famine (Phase IPC 5, le niveau le plus élevé des cinq du cadre), tandis qu'1,82 million feront face à une Urgence (Phase IPC 4) et 5,12 millions à une Crise (Phase IPC 3). À comparer aux prévisions de janvier dernier pour la période mai-juillet 2019, 81 000 personnes de plus que le nombre prévu au départ sont confrontées à la Phase IPC 3 ou pire, en particulier dans les États de Jonglei, des Lacs et de Bahr el Gazal du Nord.
Le retard des pluies et la hausse des prix des aliments réduisent l'accès à la nourriture
La saison de soudure actuelle a commencé avec un niveau négatif record d'approvisionnement dû à la mauvaise récolte de 2018 et s'est ultérieurement aggravée à cause de l'arrivée tardive des pluies saisonnières de 2019. Ces faits, auxquels s'ajoutent une instabilité économique persistante, les effets des années passées de conflits avec la diminution des disponibilités et les déplacements de population qui se sont ensuivis, ont contribué à dérégler les moyens d'existence et ont signifié pour la population une réduction de la capacité d'accès à la nourriture. La hausse des prix de la nourriture causée par les mauvaises récoltes de l'année dernière, les perturbations des marchés causées par l'insécurité, la hausse des prix des transports et la dévaluation de la monnaie ont aussi contribué à ces niveaux élevés d'insécurité alimentaire aigüe.
La mise en œuvre effective de l'accord de paix et l'obtention d'une stabilité politique sont des impératifs si l'on veut permettre une aide humanitaire urgente et étendue pour protéger les moyens d'existence et relancer la production agricole dans tout le pays afin de sauver des vies.
« Ces résultats d'analyse selon l'IPC indiquent que beaucoup de travail doit encore être fait. Le rétablissement de la production alimentaire et l'augmentation du rendement au Soudan du Sud dépendent du maintien de la paix et doivent être tentés », a dit M. Meshack Malo, représentant de la FAO au Soudan du Sud. « La FAO travaille avec les agriculteurs de retour pour les aider à se réinstaller, à construire les moyens de production et à s'adapter aux changements des conditions des précipitations » a-t-il ajouté. « Mais il y a encore beaucoup à faire pour améliorer leur capacité à faire face de manière durable à de tels chocs ».
« Une plus grande stabilité du pays a permis un meilleur accès à ces besoins, et grâce à cela nous avons pu prendre soin de plus de 100 000 enfants en situation de malnutrition grave durant les cinq premiers mois de l'année, dont plus de 90 pour cent ont guéri », a affirmé M. Mohamed Ag Ayoya, représentant de l'UNICEF au Soudan du Sud. « Mais les niveaux de malnutrition restent critiques dans beaucoup de régions et nous craignons que la situation ne se dégrade encore dans les prochains mois ».
« La saison de la famine coïncide avec la saison des pluies et cela représente un réel coup de tonnerre pour le Sud Soudan », a dit M. Ronald Sibanda, directeur de pays du PAM au Soudan du Sud. « Pendant que nous améliorons notre réponse, la course est désormais contre le temps et contre la nature - nous devons agir immédiatement pour sauver la vie et les moyens d'existence des millions de personnes qui sont au bord de la famine ».
Répondre à la crise
La FAO fournit de nouvelles variétés de semences adaptées aux conditions locales et des formations à des techniques permettant de réduire les pertes dues à la sécheresse et aux inondations. En plus d'aider 800 000 ménages vulnérables d'agriculteurs, de pêcheurs et d'agropasteurs, la FAO mène des campagnes de vaccination et fournit des services vétérinaires de soutien aux éleveurs pour protéger leurs moyens d'existence.
L'UNICEF et ses partenaires amélioreront encore les services durant la saison de soudure afin d'atteindre plus d'enfants atteints par un niveau grave de malnutrition aigüe, en amplifiant les activités à travers deux méthodes clés. Dans les régions où l'accès humanitaire est bon, une présence à long terme sur le terrain permettra à l'UNICEF et à ses partenaires de rester et de fournir leurs services. Des missions de réponse rapide et intégrée seront effectuées pour atteindre les personnes dans des zones insécures et inaccessibles. Plus de 100 000 enfants touchés par un niveau grave de malnutrition aigüe devraient ainsi être atteints durant la saison clou de soudure.
Une partie de la réponse du PAM consistera à fournir à 5,1 millions de personnes toute une série d'aides comprenant des distributions d'aliments de première nécessité et d'argent dans des zones pourvues de marchés actifs, de la nourriture en échange d'un travail servant à construire et à rétablir les moyens de production de la communauté, de la nourriture pour les repas scolaires, et certains produits pour la prévention et le traitement de la malnutrition chez les enfants, les femmes enceintes ou ayant des enfants en bas âge.
Le PAM a prépositionné 173 000 tonnes de nourriture dans plus de 60 zones avant l'arrivée de la saison des pluies, 66 000 tonnes de plus qu'à la même période en 2018. Un tel prépositionnement aide non seulement à sauver des vies mais réduit aussi les coûts de livraison.
Food and Agriculture Organization (FAO).
Le soutien de la Banque au Projet d’appui au secteur de l’énergie aux Comores s’inscrit dans le cadre des priorités définies dans le document de stratégie-pays des Comores
La Directrice Générale Adjointe de la Banque pour l’Afrique de l’Est, Nwabufo Nnenna, et le Ministre des Finances et du Budget des Comores, Saïd-Ali-Saïd Chayhane, ont signé le jeudi 13 juin, un accord de financement supplémentaire de 8,63 millions d’euros, en marge des Assemblées annuelles de la Banque à Malabo, en Guinée équatoriale.
Grâce à ce financement de la Banque, le gouvernement des Comores sera en mesure de poursuivre ses réformes dans le secteur de l’énergie, entamées en 2014, dans le cadre du Projet d’appui au secteur de l’énergie (PASEC).
«Nous voulons saluer les efforts déployés par la Banque pour le développement de notre pays. Ce financement supplémentaire pour le secteur de l’énergie va permettre à notre pays de résoudre les difficultés liées en la matière », s’est réjoui Saïd-Ali-Saïd.
Nwabufo Nnenna a assuré le Ministre comorien de la disponibilité de la Banque à « toujours accompagner l’Union des Comores » et promis que « tous les efforts seraient déployés pour la réussite de l’ensemble des projets ».
« Cette année, nous préparons trois projets pour les Comores, dont un dans le secteur routier et un autre pour l’appui à l’administration générale du pays. Nous espérons, d’ici à la fin de 2019, lancer le projet pour le fonds spécial de soutien. Des discussions vont bientôt débuter pour finaliser tous ces projets », a indiqué la dirigeante de la Banque.
Le soutien de la Banque au Projet d’appui au secteur de l’énergie aux Comores s’inscrit dans le cadre des priorités définies dans le document de stratégie-pays des Comores, du Nouveau Pacte pour l'énergie en Afrique et de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable des Comores (SCA2D) pour la période 2018-2021.
Mamadou Johann
La Banque Africaine de Développement et ses partenaires ont procédé mercredi 12 juin à Malabo, en Guinée équatoriale au lancement officiel du Mécanisme africain d’inclusion financière numérique (ADFI) conçu pour contribuer à la sécurité et au développement des transactions financières numériques en Afrique
Le Fonds, dont le lancement officiel a eu lieu lors des Assemblées annuelles de la Banque à Malabo, en Guinée équatoriale, est parrainé par la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, l’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement du Luxembourg, qui en sont les premiers donateurs.
Son objectif consiste à donner accès aux services financiers numériques à quelque 332 millions d’Africains de plus, dont 60 % de femmes. Le fonds mobilisera 100 millions de dollars américains en dons et 300 autres millions de dollars sous forme de dette sur les ressources en capital ordinaires de la Banque d’ici 2030, destinés à développer les services financiers électroniques pour les communautés à faible revenu.
«Nous pensons qu’avec les bons investissements dans l’innovation et une croissance numérique menée intelligemment, les obstacles à l’inclusion financière seront surmontés et de meilleures perspectives économiques se présenteront pour tous », a déclaré Akinwunmi Adesina, président de la Banque africaine de développement.
Les interventions reposeront sur quatre éléments centraux : les infrastructures, dont des dispositifs de paiement numérisés et interopérables ; des produits et des innovations numériques ; la réforme et l’harmonisation des politiques et des réglementations ; et le renforcement des capacités. Elles contribueront à la réduction de l’écart entre les hommes et les femmes en matière de transactions financières.
L’Afrique a connu une forte croissance du nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles au cours de la première moitié de la décennie, ce qui a entraîné une brutale progression de la quantité d’outils et de services numériques innovants disponibles sur le continent. Et pourtant, les retombées n’en sont pas également partagées. On estime qu’en Afrique, seulement 43 % des adultes possèdent un compte bancaire.
«L’inclusion financière réalisée au moyen de modèles de services financiers numériques est à la fois une puissante stratégie de lutte contre la pauvreté et un moyen de dynamiser un développement durable des économies nationales et régionales », a déclaré Michael Wiegand, directeur du programme « Services financiers pour les personnes démunies » à la Fondation Bill-et-Melinda-Gates.
Le projet inaugural de l’ADFI, qui sert de projet pilote, consiste en une subvention de 11,3 millions de dollars américains de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates à la Banque et à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Elle permettra la création d’un système de paiement numérique interopérable grâce auquel les usagers pourront envoyer et recevoir de l’argent à partir de portefeuilles mobiles, et de ces portefeuilles vers d’autres comptes numériques et bancaires.
«Avec l’ADFI, nous sommes convaincus que nos efforts communs peuvent contribuer efficacement à l’élimination des obstacles qui continuent à retarder le développement des services financiers numériques en Afrique. Une des clés de voûte des systèmes financiers inclusifs et durables. il permettra le développement de la prestation de services financiers numériques de qualité auprès des populations mal desservies. L’AFD se félicite de l’attention particulière portée à l’inclusion financière numérique des femmes lors de l’évaluation des projets que nous devons épauler », a déclaré Sébastien Minot, responsable adjoint pour l’Afrique de l’AFD.
L’ADFI collaborera avec des banques et des institutions financières non bancaires, des opérateurs de réseaux mobiles, des prestataires de services de paiements et de virements, des sociétés de technologie financière, des ministères, des organismes de réglementation et des organisations économiques régionales.
« Le Luxembourg estime que la réduction de la pauvreté et la cohésion sociale vont de pair avec l’autonomisation économique et l’inclusion financière. L’ADFI apporte au Luxembourg une excellente plate-forme pour lui permettre de combiner son orientation vers l’inclusion économique et son orientation Fintech au profit des populations démunies en Afrique », a affirmé Georges Heine, gouverneur suppléant de la Banque africaine de développement représentant le ministère des Finances du Luxembourg.
Un panel de trois membres comprenant Pierre Guislain, le vice-président de la Banque en charge du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, a discuté des modalités, des politiques nécessaires devant être mises en place et des difficultés susceptibles d’être rencontrées pour permettre au fonds d’atteindre ses objectifs.
Les deux autres participants étaient Vanessa Moungar, directrice du Département du genre, des femmes et de la société civile de la Banque, et Konstantin Peric, directeur adjoint des services financiers pour les personnes démunies à la Fondation Bill-et-Melinda-Gates.
Mamadou Johann
Le Groupe bancaire Orabank a remporté le prix de la meilleure banque régionale en Afrique de l’Ouest à l’occasion de la cérémonie des African Banker Awards, du groupe IC Publications, qui s’est tenue en marge des Assemblées générales de la Banque africaine de développement (BAD) le 11 juin 2019, à Malabo (Guinée équatoriale).
Le Trophée entend « rendre hommage aux dirigeants qui excellent dans la banque et la finance en Afrique ». C’est la troisième fois que la banque est distinguée par cette récompense. Après avoir obtenu le prix en 2015 et 2017.
Cette distinction récompense une trajectoire de croissance exceptionnelle pour la banque basée à Lomé. Pour l’année 2018, Oragroup affiche un total de bilan à 2 171 milliards de francs CFA (3,7 milliards de dollars), soit une progression de 21% par rapport à l’année précédente.
Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 1 462 milliards de francs CFA et les opérations de crédits à 1 255 milliards de francs CFA, soit une hausse respective de 24% et 16%. Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire de 127 milliards de francs CFA (221 millions de dollars, +17%) et un résultat net consolidé en forte hausse de 36 % à 29,8 milliards de francs CFA (51,9 millions de dollars).
Le trophée de la meilleure banque en Afrique de l’Ouest vient également saluer la cotation d’Oragroup à la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (BRVM), la plus grosse introduction jamais réalisée depuis le lancement de la BRVM en 1998 et de la première OPV sur le marché financier régional.
L’offre publique de vente (OPV) a été souscrite à 100 %, soit une levée sur le marché financier régional de 56,92 milliards de francs CFA (86 millions d’euros).
«C’est pour moi un grand honneur que de recevoir cette récompense alors que je viens d’être nommé Directeur général du Groupe. Tout le mérite revient aux équipes du groupe emmenées par Mme Binta Toure Ndoye, à qui j’ai succédé. Ils sont les premiers artisans de ce succès. Nous continuons à nous engager sans faille au service de la bancarisation des particuliers et des entreprises sur le continent, que ce soit à travers l’implémentation de solutions digitales innovantes ou le déploiement de nouveaux produits », a déclaré Ferdinand Ngon Kemoum, Directeur Général du Groupe Orabank.
Oragroup est présent dans 12 pays de l'Afrique de l’Ouest et Centrale (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et dans quatre zones monétaires (UEMOA, CEMAC, Guinée Conakry, Mauritanie). Avec 149 agences bancaires et 1 857 collaborateurs.
Mamadou Johann
C’est grâce à elle que nous pourrons tirer profit des incroyables possibilités qui s’offrent à nous et inventer sans crainte le monde de demain
La cybersécurité est la clé de voûte de toute transformation digitale : c’est sur elle que repose le capital-confiance numérique de nos entreprises et de nos institutions. Et c’est grâce à elle que nous pourrons tirer profit des incroyables possibilités qui s’offrent à nous et inventer sans crainte le monde de demain.
Bienvenue dans le monde « cyber-physique ».
Des équipements de production industriels aux systèmes financiers, des systèmes d’armes aux militaires en opération, des produits de grande consommation à nos maisons, des véhicules jusqu’aux jouets de nos enfants, est-il encore possible de séparer pleinement le numérique du physique ? Le « Digital », parfois encore traité comme un univers à part, irrigue de nombreux aspects de nos vies personnelles, du monde économique et du fonctionnement même de nos sociétés. Il est au cœur des services publics, entreprises et grandes infrastructures dont nous dépendons : banques, aéroports, gares, hôpitaux, centrales électriques, usines, forces armées ou de sécurité.
Cette incroyable convergence cyber-physique est une réalité toujours plus forte, qui permet aux entreprises de proposer des produits et services plus performants, aux industries d’optimiser leur production, aux clients de bénéficier de nouvelles expériences, aux salariés de gagner en mobilité, aux services publics de mieux répondre aux besoins des citoyens.
Cette révolution s’accompagne néanmoins de nouvelles menaces. Les ignorer, consciemment ou non, serait une grave erreur pour nos sociétés et leur avenir.
Dans le digital comme dans la vie, s’ouvrir, c’est s’exposer.
Hier clos et hermétiques, les systèmes d’information sur lesquels nous nous reposons quotidiennement se sont interconnectés, ouverts, enrichis de données émanant de multiples environnements : cloud, communications mobiles, internet des objets, etc. Chaque interconnexion, chaque point de collecte, de stockage ou de traitement de données constitue une porte d’entrée potentielle aux cyberattaques. De plus en plus nombreuses et sophistiquées, elles sont désormais capables de se propager par capillarité d’un objet à un système d’information tout entier, d’une organisation à une autre, comme un polluant déversé dans un ruisseau remonterait jusqu’à la mer. L’internet des objets illustre parfaitement ces interconnexions multiples et massives. Dès lors, la sécurité de l’ensemble du réseau devient une responsabilité collective.
Si l’on poursuivait cette comparaison et que les systèmes d’information d’aujourd’hui s’apparentaient à de grands lacs, ceux d’hier ressembleraient plutôt… à des piscines couvertes ! Là où il suffisait de contrôler quelques points d’entrée, il faut aujourd’hui superviser et protéger d’innombrables échanges et données dont la valeur va croissant, face à des cybermenaces d’autant plus inquiétantes qu’elles sont en constante évolution et difficiles à détecter et à contrer.
Sans confiance, pas de transformation digitale. Sans cybersécurité, pas de confiance.
Dès lors, comment avoir confiance ? Confiance dans l’usage qui est fait de nos données. Dans les systèmes qui les produisent, les hébergent ou les diffusent. Ultimement, dans tous les acteurs, entreprises, partenaires, fournisseurs, services publics, Etats, etc. dont l’existence numérique a un impact bien réel sur nos vies. Ne nous trompons pas : ce sont nos sociétés toutes entières qui sont exposées, comme l’illustrent par exemple les influences sur certaines récentes élections politiques.
Contre les Cassandre qui prêchent le repli pour se prémunir du risque, je crois au contraire que le devenir de nos sociétés se joue dans notre capacité à accompagner le développement du numérique. Dans notre volonté de créer un environnement de confiance, de l’Internet des Objets au cloud. Dans notre conviction qu’il est impératif de sécuriser le devenir digital de nos concitoyens. Dans notre engagement à apporter la valeur « confiance » par la cybersécurité.
La confiance ne se décrète pas ; elle se mérite.
Elle se fonde tout d’abord sur des preuves concrètes et la capacité de chaque organisation à mettre en place les actions nécessaires, au-delà du cadre légal, pour se prémunir de cyberattaques dont personne ne peut plus se déclarer parfaitement à l’abri. Ces actions reposent, à mon sens, sur 4 grands piliers :
Ces quatre grands domaines, associé au chiffrement des données, constituent un des métiers de Thales, qui accompagne et sécurise la transformation des systèmes d’information les plus critiques et protège tout le cycle de vie de la donnée, de sa création à son exploitation. Avec une ambition : mettre le numérique au service d’un monde meilleur et plus sûr.
Ces piliers technologiques de confiance ne seraient rien sans l’expertise humaine, absolument cruciale dans le domaine de la cybersécurité. Le vivier de talents est aujourd’hui largement insuffisant et nous devons mettre tous nos efforts pour le faire grandir, et attirer davantage de talents vers ces professions dont la valeur sociétale et l’intérêt technologique doivent être rappelés.
Nourrir la confiance numérique d’engagements forts.
Néanmoins, la confiance n’est pas uniquement le résultat de compétences techniques ou d’une check-list dans laquelle toutes les cases seraient cochées : elle va bien au-delà.
Dans un environnement numérique, la confiance exige non seulement des preuves factuelles et tangibles, mais également un engagement fort des organisations publiques ou privées à protéger leurs propres systèmes et par conséquent les données de leurs usagers. A cet égard, l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données a fait beaucoup – mais il faut sans doute aller plus loin.
Je suis convaincu que cet engagement doit être porté de manière visible par l’ensemble des parties prenantes des organisations et en tout premier lieu les membres des comités de direction, qui doivent avoir la responsabilité de mettre en place une véritable gouvernance de la cybersécurité. De nombreux dirigeants en sont déjà conscients et dessinent les contours d’une vraie culture cyber interne. Est-il encore besoin de rappeler que la première des vulnérabilités aux cyberattaques est… humaine ? La cybersécurité n’est pas l’affaire de quelques ingénieurs informatiques : nous sommes tous concernés. Effectuer régulièrement les mises à jour informatiques demandées, ne pas cliquer sur des liens suspects, choisir un mot de passe robuste... Toutes ces règles de bonne conduite informatique, largement diffusées par l’ANSSI, sont autant de protections simples à mettre en place, à l’instar d’un vaccin individuel au service de la sécurité sanitaire de tous.
Conserver un temps d’avance.
Cet engagement des organisations et de tous ceux qui les composent se doit d’être toujours renouvelé, dans la durée. Sur la route du digital, nous avançons à grande vitesse, et les attaques informatiques ont trop souvent un temps d’avance. Par exemple, les attaquants commencent à utiliser des technologies d’Intelligence Artificielle pour augmenter leur potentiel de nuisance à moindre coût. Nous pensons qu’assez rapidement ils utiliseront l’IA pour sélectionner leurs cibles, optimiser leurs capacités d’intrusion, déterminer les meilleures failles à exploiter, ou passer autant que possible sous le radar des systèmes de détection. Ces nouvelles techniques nécessiteront à leur tour de nouvelles défenses. C’est pour cette raison que le déploiement de technologies d’Intelligence Artificielle et de Big Data que nous effectuons chez Thales, au service de la cybersécurité de nos clients, est nécessaire et important.
En la matière, la veille doit être permanente ; les technologies, de pointe ; les talents, d’excellence. La cybersécurité est l’oxygène de toute transformation numérique : c’est grâce à elle que le digital restera une source d’opportunités et un espace de liberté, dans lequel nous pouvons avoir pleinement confiance.
Source: Thalès
Écoutée sur la bande FM à Paris et sur les réseaux sociaux en Afrique et en Europe, Africa Radio (ex-Africa N°1) émet désormais à Abidjan sur 91.1 FM. La cérémonie d’inauguration pour célébrer cette mise en onde s’est déroulée le mercredi 12 juin à Abidjan en présence de Sidi Touré, Ministre de la Communication et des Médias, et de nombreuses personnalités du monde politique, artistique et des médias.
Africa Radio ambitionne de devenir dans les cinq prochaines années un acteur privé indépendant majeur du paysage radiophonique africain et d’accompagner le développement éducatif, culturel et économique des pays qui l’accueilleront. Après Abidjan, Africa Radio va prochainement émettre à Brazzaville sur 94.5 FM. Outre la bande FM, plus de 700 000 personnes suivent Africa Radio sur les réseaux sociaux en Afrique et en Europe.
Ce projet est né de la rencontre de Dominique Guihot, Président Directeur Général d’Africa Media, société éditrice des programmes d’Africa Radio Paris, et de Jean-Michel Severino, Président du groupe d’investissement d’impact, Investisseurs & Partenaires. La société Africa Radio S.A a été créée en Côte d’Ivoire en 2016. Quatre personnalités africaines ont rejoint ce projet : A’Salfo, leader du groupe Magic System ; le musicien Manu Dibango, également animateur sur Africa Radio ; Momar Nguer, Président de la Division Marketing et Service du Groupe Total ; Lionel Zinsou, président de la société financière panafricaine Southbridge et ancien Premier Ministre du Bénin.
« Nous sommes très heureux et très fiers que les programmes d’Africa Radio puissent à présent être écoutés à Abidjan. Pour l’ex-Africa N°1 qui a marqué les années 1980-1990, ce retour sur le continent africain marque un retour aux sources d’une certaine manière. C’est le début d’une nouvelle aventure radiophonique panafricaine », déclare Dominique Guihot.
« Notre modèle économique est résolument tourné sur le développement des marchés publicitaires en Afrique. La chance de ce projet est de pouvoir s’appuyer sur le succès d’Africa N°1 devenue Africa Radio, qui est solidement installée depuis plus de 25 ans et qui est à 100 % dédiée à l’Afrique. Cette première étape doit nous mener à la création d’une rédaction panafricaine à Abidjan », ajoute Jean-Michel Severino.
« Il est indispensable que les informations sur l’Afrique partent aussi d’Afrique. C’est cela qui nous a attiré : que les fils d’Afrique se mettent ensemble pour donner une autre coloration au Continent », conclut A’Salfo.
MJ
Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement : plaidoyer de ministres et gouverneurs en faveur d’une intégration énergétique régionale accélérée
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« Le socle du développement en Afrique, c’est l’énergie ! » Irène Muloni, ministre de l’Énergie et du développement minéral de l’Ouganda |
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Plusieurs ministres des Finances et de l’Énergie africains ont plaidé, jeudi, pour un développement accéléré des projets d’intégration énergétique régionaux en Afrique afin de produire et distribuer une électricité de qualité, durable et plus sûre à l’échelle du continent. |
La République Togolaise et le Groupe Eranove posent la première pierre de la prochaine centrale électrique de Kékéli
Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise, Monsieur le Premier Ministre de la République Togolaise, Komi Sélom Klassou, le Président du Conseil d’Administration d’Eranove et Co-CEO d’Emerging Capital Partners, Monsieur Vincent Le Guennou, ainsi que le Directeur Général du groupe industriel panafricain Eranove, Monsieur Marc Albérola, et le directeur général de Kékéli Efficient Power, Monsieur Mansour Touré Tia, ont procédé hier à la pose de la première pierre de la future centrale électrique Kékéli (Kékéli signifiant « aurore » en langue Mina), qui sera située dans la zone du port de Lomé.
Cette cérémonie intervient dans un temps record pour des projets de cette complexité après la signature, le 23 octobre 2018, de la convention de concession de production d’électricité pour la conception, le financement, la construction, la mise en service, l’exploitation et la maintenance de cette future centrale
Cette pose de la première pierre organisée à l’occasion du Forum économique Togo – Union Européenne qui se déroule actuellement à Lomé illustre parfaitement les réalisations concrètes d’un partenariat solide, réunissant un consortium européen autour du groupe Eranove et la République Togolaise présenté au Compact with Africa en novembre 2018 à Berlin. Le groupe allemand Siemens fournira les turbines et la technologie et le groupe espagnol Grupo TSK (EPC) assurera la construction. Quant au financement, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et le groupe bancaire panafricain Oragroup sont les chefs de file de la mobilisation en francs CFA, contribuant ainsi à approfondir et dynamiser le marché financier régional en pleine croissance. Le groupe Eranove assurera le développement puis l’exploitation et la maintenance courante de cette centrale à travers sa filiale togolaise Kékéli Efficient Power.
D’une puissance installée de 65 MW, la centrale thermique de Kékéli utilisera la technologie du cycle combiné et permettra de fournir une énergie électrique additionnelle pour l’équivalent de plus de 250 000 foyers togolais. Cette technologie permet notamment de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz et en limitant les rejets de CO2 dans l’atmosphère.
« Sous l’autorité de son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, nous sommes déterminés à ce que la centrale de Kékéli produise ses premiers mégawatts en 2020. La pose de la première pierre huit mois après la signature de la convention de concession marque très clairement cette détermination du Chef de l’Etat et du Gouvernement. Nous sommes heureux et satisfaits que le Groupe Eranove tienne cet agenda, cela démontre la force de notre partenariat », déclare Marc Dèdèriwè Abli-Bidamon, Ministre des Mines et de l’Énergie.
Le développement de la centrale de Kékéli Efficient Power au Togo marque une étape importante dans le développement du groupe industriel panafricain Eranove, qui exploite déjà 1 250 MW de capacité de production et développe actuellement des projets ambitionnant d’apporter 1 000 MW au service du continent.
« Cette cérémonie marque une étape à la fois symbolique et importante dans l’avancée de ce projet. Nous sommes très heureux et fiers de contribuer à la stratégie nationale et à la réalisation du Plan National de Développement en développant cette nouvelle unité de production électrique aux côtés de la République Togolaise. Nous remercions les autorités du pays et nos partenaires Siemens et TSK pour leur confiance et leur engagement constant », explique Marc Albérola, Directeur Général du groupe Eranove.
D’une puissance installée de 65 MW, la centrale thermique de Kékéli utilisera la technologie du cycle combiné et permettra de fournir une énergie électrique additionnelle pour l’équivalent de plus de 250 000 foyers togolais. Cette technologie permet notamment de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz et en limitant les rejets de CO2 dans l’atmosphère.
« Sous l’autorité de son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, nous sommes déterminés à ce que la centrale de Kékéli produise ses premiers mégawatts en 2020. La pose de la première pierre huit mois après la signature de la convention de concession marque très clairement cette détermination du Chef de l’Etat et du Gouvernement. Nous sommes heureux et satisfaits que le Groupe Eranove tienne cet agenda, cela démontre la force de notre partenariat », déclare Marc Dèdèriwè Abli-Bidamon, Ministre des Mines et de l’Énergie.
Le développement de la centrale de Kékéli Efficient Power au Togo marque une étape importante dans le développement du groupe industriel panafricain Eranove, qui exploite déjà 1 250 MW de capacité de production et développe actuellement des projets ambitionnant d’apporter 1 000 MW au service du continent.
« Cette cérémonie marque une étape à la fois symbolique et importante dans l’avancée de ce projet. Nous sommes très heureux et fiers de contribuer à la stratégie nationale et à la réalisation du Plan National de Développement en développant cette nouvelle unité de production électrique aux côtés de la République Togolaise. Nous remercions les autorités du pays et nos partenaires Siemens et TSK pour leur confiance et leur engagement constant », explique Marc Albérola, Directeur Général du groupe Eranove.
Soutenu par son actionnaire de référence Emerging Capital Partners (ECP), leader panafricain du capital investissement ayant levé plus de 3 milliards de dollars d’actifs dédiés au continent africain, le groupe Eranove développe plusieurs projets en Côte d’Ivoire, au Gabon, à Madagascar, au Togo et au Mali.
Déclaration commune des Conseillers spéciaux des Nations Unies pour la Prévention du génocide et la responsabilité de protéger et de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés sur les attaques visant des civils dans le centre du Mali
Ils exhortent le gouvernement malien à ouvrir rapidement une enquête crédible sur les atrocités commises au Mali et à traduire les responsables en justice
NEW YORK, États-Unis d'Amérique, 13 juin 2019/ -- Les trois hauts responsables des Nations Unies[i] condamnent l’attaque inqualifiable du 9 juin 2019 contre le village de Sobanou-Kou, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, au cours de laquelle des dizaines de civils ont été tués, dont une vaste majorité de femmes et d’enfants. Ils déplorent le nombre élevé de victimes civiles dans la région de Mopti depuis le début de l’année, notamment dans l’attaque du 1er janvier contre le village de Koulougon, qui a coûté la vie à 39 civils, et l’attaque du 23 mars contre le village d’Ogossagou, dans laquelle au moins 157 personnes ont été tuées. Ils appellent à des actions immédiates pour réduire les tensions, particulièrement le cycle de violences intercommunautaires et ethniques, comprenant des attaques et représailles qui se déroulent dans le centre du Mali. Ils exhortent le gouvernement malien à ouvrir rapidement une enquête crédible sur les atrocités commises au Mali et à traduire les responsables en justice.
« Il est urgent d’empêcher de nouvelles violences et brutalités et de protéger la population civile contre les violations graves, en particulier les femmes et les enfants qui comptent parmi les plus vulnérables en période de conflit », ont-ils déclaré. « La responsabilité est essentielle dans la recherche de la paix et de la stabilité et les autorités maliennes, avec le soutien de la communauté internationale, doivent intensifier leurs efforts pour remédier à l’insécurité croissante au centre du Mali. »
Les détails de l’attaque n’ont pas encore été clarifiés mais les civils pris dans la spirale de violence paient un lourd tribut depuis 2018 avec le meurtre de centaines de personnes depuis le début de l’année, de plus en plus cadré par des clivages ethniques.
« Comme nous l’avons récemment indiqué dans notre déclaration du 27 mars à la suite de l’attaque du village d’Ogossagou Peulh, nous sommes extrêmement alarmés par les attaques à caractère ethnique dirigées contre des civils dans le centre du Mali, comme en témoigne l’attaque récente contre la communauté Dogon », ont déclaré des responsables de l’ONU. « Nous ne pouvons rester silencieux face à la violence ethnique, aux violations des droits de l’homme et aux abus. Nous appelons les autorités et toutes les parties impliquées, y compris la communauté internationale, à s’acquitter de leur responsabilité de prévenir les crimes atroces et de protéger les civils, » ont rappelé les responsables.
Plus de 800 écoles sont en outre toujours fermées dans le nord et le centre du Mali. L’assistance humanitaire et la protection à des milliers de personnes dans le besoin ont été entravées, rendant les communautés encore plus vulnérables à l’instabilité et exposées à de graves violations.
Les responsables de l’ONU appellent le gouvernement malien, avec l’appui de la communauté internationale, à s’acquitter de sa responsabilité première consistant à protéger et à s’attaquer aux causes profondes de la violence tout en veillant à ce que les populations vulnérables, y compris les garçons et les filles, bénéficient de la protection et de l’assistance requises. Ils rappellent également que la poursuite en justice pour les violations graves des droits de l’homme, la réconciliation communautaire et la mise en œuvre intégrale de l’accord de paix de 2015 demeurent les seuls moyens d’assurer la paix durable et la protection de la population civile.
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).
Le président portugais, Marcelo Rebelo de Souza, effectue à partir de mercredi, une visite de travail et d’amitié de 72 heures à Abidjan. M. De Souza sera accueilli à l’aéroport Félix Houphouët Boigny par le Vice-président, Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le ministre des Affaires étrangères et des membres du gouvernement.
Au cours de son séjour à Abidjan, il va s’entretenir avec le président Alassane Ouattara qui sera suivi d’un point de presse. Il rencontrera également les parlementaires, les chefs d’entreprises et visitera l’hôpital mère-enfant de Bingerville ainsi que le centre de transfert et de groupage des ordures (CTG) d’Anguédédou à Yopougon.
Le président poutugais sera par ailleurs lors de son séjour fait citoyen d’honneur et recevra une distinction en qualité de docteur honoris Causa.
Mardi 28 mai dernier lors de la 3ième session de la commission bilatérale ivoiro-portugaise qui s’est tenue à Abidjan, des échanges ont eu lieu entre les délégations portugaises et ivoiriennes conduites respectivement par les ministres des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, Marcel Amon-Tanoh et du Portugal, Augusto Santos Silva.
Au cours de ces échanges, les deux délégations ont abordé les questions bilatérales, régionales et internationales à savoir la visite du président ivoirien Alassane Ouattara au Portugal les 12 et 13 septembre 2017 et la visite que va effectuer mercredi le président portugais, Marcelo Rebélo de Sousa en Côte d’Ivoire.
Les deux délégation ont également abordé le dynamisme des relations économiques notamment par la reprise des vols de la compagnie portugaises TAP en 2017, la création de la chambre de commerce Portugal-Côte d’Ivoire, la croissance des échanges commerciaux ces dernières années, les investissements importants des entreprises portugaises dans l’économie ivoirienne et l’importance de l’élargissement de leurs liens à plusieurs domaines, particulièrement l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures économiques, les industries touristiques et hôtelières ainsi que les biens et services.
Elles ont par ailleurs convenu de mutualiser leurs efforts pour lutter efficacement contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée et souligné leur volonté de donner suite aux engagements pris ainsi que leur accord afin que la quatrième session de la commission bilatérale se tienne au Portugal en 2020, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.
AIP