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Du 5 au 7 février 2020, 18 agents des Eaux et Forêts, venus de toutes les contrées de la région du Bafing, ont vu leurs capacités renforcées à l’utilisation de l’outil informatique. Ce, à l’initiative de leur direction dans la cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités annuelles (Paa) 2020, précisément, son volet formation.
Cette session de formation à en croire le formateur, le Lieutenant N’Dri Abel, ingénieur des techniques des Eaux et Forêts par ailleurs, assistant du directeur régional, d’outiller les agents à « l’utilisation de Microsoft-office2010 ». Les enseignements dispensés portent selon lui, sur les connaissances basiques contenues dans des modules relatifs à « Word, Excel et Powerpoint ». Le but à atteindre au regard des faiblesses constatées, étant de « permettre la production de rapport d’activités de qualité » par les agents, travaillant au sein de ce service déconcentré.

Au dire du Colonel Kouakou Konan Jacques, Directeur régional des Eaux et Forêts du Bafing, les rudiments enseignés, contribueront sans aucun doute à rendre ses subalternes plus performants dans l’exécution de leurs tâches administratives. Aussi, a-t- il annoncé en termes de perspectives, d’autres formations relatives à l’utilisation du matériel technique en l’occurrence, l’usage du Gps. Avant d’affirmer que sans la formation, il serait difficile d’atteindre l’objectif de 184 000 plants à produire et à mettre à la disposition des populations, assigné à la région du Bafing dans le cadre de la politique nationale de reboisement dénommée : « 1 jour, 5 millions d’hectares de forêt ».
Hamza De Bamba (Correspondant Régional)
Le président russe Vladimir Poutine a fait état, mercredi dernier à Moscou, du soutien de la Russie à la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie, adressant au Président de la République Abdelmadjid Tebboune une invitation à visiter Moscou, a rapporté l'agence russe Sputnik.
Le président russe, qui a reçu les lettres de créances du nouvel ambassadeur algérien en Russie, Mohamed Cherif Kourta, a déclaré « nous soutenons la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie, et nous pensons qu'il y a de bonnes perspectives pour le renforcement de notre coopération économique, militaire et technique afin de renforcer la stabilité et la sécurité en Afrique du Nord et dans le Sahel ».
« Les deux Etats sont étroitement liés par de fortes relations amicales constantes depuis des années », a-t-il souligné.

Par la même occasion, le président Poutine a indiqué avoir eu, il y a quelques jours, des pourparlers avec le président Tebboune et qu'il espérait le voir en Russie.
Le président russe a affirmé, par ailleurs, que l'élection présidentielle qu'avait connue l'Algérie l'an dernier était « une étape sérieuse vers des mutations sociopolitiques et économiques en Algérie ».
L'agence de presse Spoutnik a indiqué, dans ce sens, que les autorités algériennes œuvraient à un saut qualitatif en adéquation avec les exigences de cette étape, au service des intérêts du peuple algérien et contribuant à la consécration de la paix dans la région.
H.N.
En marge de la 33e session ordinaire de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, les États membres de l'Union africaine se sont réunis pour échanger sur le Premier rapport continental sur la mise en œuvre de l'Agenda 2063.
Modéré par le Vice-président de la Commission de l'Union africaine, Quartey Thomas Kwesi, le « Rapport basé sur des faits pour une réflexion collective et une action coordonnée sur la mise en œuvre de l'Agenda 2063 » a permis de réfléchir aux leçons tirées de la mise en œuvre et de la présentation de rapport sur l'Agenda.
« La vision de l'Agenda 2063 est celle d'une croissance inclusive, menée par son propre peuple. Il s'agit d'un script écrit par ce dernier. Sa mise en œuvre efficace nécessite donc un suivi continu », a déclaré le vice-président de la Commission de l'Union africaine.
S'exprimant au nom du Président ivoirien Alassane Ouattara, le champion de l'Agenda 2063, le ministre du commerce et de l'industrie, Souleymane Diarrassouba, a ajouté : « l'Agenda 2063 offre une opportunité unique pour le développement durable. Il a également déclaré que cette feuille de route encourage la solidarité entre les pays. »
L'Agenda 2063 est adopté dans le cadre « L'Afrique que nous voulons », comme envisagé par nos ancêtres, a souligné le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, ministre sud-africain de la gouvernance coopérative et des affaires traditionnelles. « Notre aspiration à une Afrique unie, intégrée et pacifique exige un acte conscient de planification, comme le prévoit cet Agenda », a déclaré le Dr Dlamini-Zuma.

Le sommet de l'Union africaine de janvier 2013 a adopté l'Agenda 2063 comme plan directeur et schéma conducteur de l'Afrique pour le développement durable et la croissance économique du continent. L’Afrique s'est engagée dans ce programme de développement sur 50 ans en l'intégrant et en le mettant en œuvre dans des stratégies de développement nationales et régionales, obtenant un résultat global de 32 % par rapport aux objectifs de l'année 2019.
« Nous tenons à remercier le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, la "mère de l'Agenda 2063", qui nous a gracieusement rappelé les considérations qui ont encadré l'élaboration du schéma directeur de l'Afrique. Il est tout aussi important de rassurer la passion, le zèle et l'engagement indéfectible de la commissaire à la mise en œuvre de l'Agenda. Au cours de votre mandat à la Commission de l'Union africaine, vous avez souligné la nécessité de toujours consulter les populations africaines, d'obtenir leur consentement et leur appropriation de toute politique et programme ayant un impact sur leur vie », a déclaré le Dr Ibrahim Mayaki, CEO de l'Agence de développement de l'Union africaine - NEPAD, dans son discours d'ouverture.
Au cours de la réunion à Addis-Abeba, le tableau de bord des résultats de la mise en œuvre de l'Agenda 2063 a été lancé. Ce tableau de bord présente des données quantitatives sur les progrès réalisés par les États membres de l'Union africaine dans la mise en œuvre de l'Agenda 2063 et des objectifs mondiaux de développement durable.
Le premier rapport continental sur la mise en œuvre de l'Agenda 2063 est une consolidation et une évaluation factuelle des rapports d'avancement nationaux et régionaux sur l'Agenda 2063.
H.N
Des organes de presse ont récemment publié des articles faisant état de résultats d’un audit de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile en Côte d’Ivoire réalisé par un cabinet privé, sur la base de normes dites internationales
Selon ces résultats, l’un des opérateurs de téléphonie mobile exerçant dans le secteur a été positionné comme le meilleur opérateur télécom en matière de qualité de réseau, de service voix et de service data (internet) sur le marché de la téléphonie mobile. Lesdits résultats sont en discordance avec ceux de l’ARTCI.
L’Autorité de Régulation des Télécommunication/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) rappelle aux organes de presse, aux opérateurs de téléphonie mobile et aux populations que conformément aux dispositions de l’article 72 de l’ordonnance n°2017-293 du 21 mars 2012 relative aux Télécommunications et au Technologies de l’Information et de la Communication, la définition des indicateurs et normes de qualité de service et de performances pour la fourniture de services de télécommunication/TIC au niveau national et le contrôle de leur conformité relèvent de sa compétence.
Ne disposant d’aucune information ni sur le mode opératoire, ni sur les indicateurs et normes utilisés par ledit cabinet dans la réalisation de son audit, l’ARTCI ne saurait en garantir les résultats, encore moins, le classement qui en découle.
En tout état de cause, l’ARTCI invite les populations, les opérateurs de téléphonie mobile et les organes de presse à se référer à son site web www.artci.ci pour disposer d’informations fiables et officielles sur le niveau de qualité de service des réseaux de téléphonie mobile en Côte d’Ivoire issues des différents audits et contrôles règlementaires régulièrement réalisés par ses soins , conformément à la réglementation en vigueur. Les résultats du dernier audit de la qualité de service réalisé par l’ARTCI seront publiés dans les jours à venir.
LA DIRECTION GÉNÉRALE
Le groupe GE a été sélectionné en vue de fournir des équipements de production et des services sur 20 ans dans le cadre du projet d’extension Phase IV de la centrale électrique à cycle combiné d’Azito en Côte d’Ivoire. Une fois le projet d’extension Phase IV mis en œuvre, la centrale devrait générer environ 710 mégawatts (MW), ce qui représente près de 30 % de la production d’électricité en Côte d’Ivoire.
Le groupe GE (NYSE : GE) a annoncé jeudi 6 janvier qu’il avait été sélectionné par Azito Energie S.A. en vue de fournir des technologies de turbine à gaz et des services pour le projet d’extension de la centrale électrique Phase IV d’Azito, située à Yopougon, district d’Abidjan en Côte d’Ivoire. L’extension de la centrale devrait générer 253 mégawatts (MW), et jouera un rôle important en appui du plan énergétique du pays.
Au terme du projet d’extension Phase IV d’Azito, la centrale dans son ensemble devrait produire environ 700 MW, ce qui représente près de 30 % des capacités de production d’électricité du pays.
« Nous entretenons une relation de longue date avec GE, et nous nous réjouissons à l’idée que la centrale électrique Phase IV d’Azito devienne l’une des centrales électriques les plus efficaces de la région, et serve de modèle pour le développement de projets énergétiques similaires en Afrique », a déclaré Luc Aye, Directeur général d’Azito Energie SA. « Fournir une énergie fiable et durable est une priorité pour nous. Notre centrale utilise les ressources de gaz naturel du pays, et avec cette extension, nous continuerons à contribuer de manière significative à la sécurité et à la stabilité énergétiques de la Côte d’Ivoire ».

Dans le cadre de ce contrat, GE fournira sa turbine à gaz GT13E2 dans une configuration à cycle combiné, un générateur de vapeur à récupération de chaleur, un alternateur de turbine à vapeur, un compensateur, ainsi que les systèmes et les services de maintenance associés pendant 20 ans.
« Depuis plus de 20 ans, GE s’engage dans le développement du secteur de l’énergie en Côte d’Ivoire. Avec nos clients, nous jouons un rôle essentiel dans la mise en place de l’infrastructure de base nécessaire pour soutenir une économie moderne », explique Scott Strazik, PDG de GE Gas Power. « Nous sommes fiers de travailler avec Azito pour agrandir cette installation vitale, et restons déterminés à servir les pays africains en tant que partenaire de confiance dans les années à venir. »
La turbine à gaz GT13E2 de GE offre une efficacité exceptionnelle dans le segment des turbines de classe E. Elle garantit à la fois puissance et performances, et offre un concept de maintenance étendue flexible qui réduit les coûts d’exploitation tout en économisant du combustible. Au terme du projet d’extension Phase IV d’Azito, la centrale dans son ensemble devrait produire environ 700 MW, ce qui représente près de 30 % des capacités de production d’électricité du pays.
GE fournit des services d’exploitation et de maintenance à la centrale électrique d’Azito depuis 1999, avec la première centrale électrique à cycle combiné connectée au réseau en 2015. En 2019, GE a fait part de la réussite du déploiement de la solution de mise à niveau MXL2 de GE sur la première turbine à gaz GT13E2 sur le site d’Azito III
H.N
NSIA Banque CI réalise une opération de titrisation de créances portant sur un montant total de 40 milliards FCFA du 7 février au 6 mars 2020. Elle devient ainsi le premier établissement bancaire de la région à se refinancer sur le marché de l’UEMOA avec ce mécanisme.
À compter du 7 février 2020, NSIA Banque CI lance l’émission d’un Fonds Commun de Titrisation de Créances dénommé FCTC NSIA Banque 7% 2020-2025. Les titres à émettre se composent de 4.000.000 d'obligations, d’une valeur nominale de 10.000 FCFA, avec une maturité de 5 ans (60 mois) et un taux de rendement annuel de 7%.
NSIA Banque CI : acteur bancaire innovant et attractif. Premier acteur bancaire régional à avoir recours à ce type d’opération autorisé depuis le règlement UEMOA de 2010, NSIA Banque Côte d’Ivoire a obtenu l’agrément du Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) le 21 janvier 2020. « Nous sommes fiers d’avoir été mandatés par NSIA Banque CI pour structurer et arranger cette opération de titrisation de créances. C’est une grande première pour le secteur ! Elle positionne NSIA Banque CI en précurseur régional et souligne sa capacité à faire preuve de créativité et d’ingéniosité au profit de ses clients. Cette émission permettra, notamment, à la banque d’optimiser sa consommation de fonds propres tout en consolidant sa capacité d’intervention », explique Serge Tidiane Diop, Administrateur Directeur Général de Africa Link Capital Structuration.
Gage de crédibilité et d’attractivité, cette première opération compte comme investisseur de référence la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, qui a obtenu l'accord de son Conseil d'Administration, à l'effet d'intervenir à hauteur d’un montant de 17,5 milliards FCFA.

NSIA Banque CI : partenaire de la croissance économique ivoirienne. La titrisation des créances de NSIA Banque CI lui permettra d’augmenter sa capacité de financement afin de répondre à la forte demande de crédit en provenance des petites et moyennes entreprises (PME) de Côte d’Ivoire.
Ces dernières représentent, à l’échelle nationale, 80% des entreprises, mais seulement 12% des financements accordés par les banques. De plus, la Banque mondiale estime que le financement du secteur privé en Côte d’Ivoire est encore inférieur à la moyenne mondiale de 88%. Dès lors, cette opération permettra à NSIA Banque CI de contribuer au renforcement du niveau de financement de l’économie à travers les PME tout en participant à la création d’emplois en Côte d’Ivoire.
Une place particulière sera faite aux PME dirigées par des femmes afin d’accroître l’impact de l’intervention de la banque dans le domaine de l’inclusion financière et de la lutte contre la pauvreté. « Cette opération marque la volonté de la banque, et plus largement du Groupe NSIA, de soutenir les économies africaines confrontées au défi du financement de leur développement», soutient Léonce Yacé, Directeur Général de NSIA Banque CI.
L’appel public à l’épargne est ouvert du 7 février au 6 mars 2020, à tout investisseur, personne physique ou morale, résidant dans la zone UEMOA ou à l’étranger. Le FCTC NSIA Banque 7% 2020-2025 sera géré par Africa Link Capital Titrisation, leader sur le marché de l’UEMOA en la matière. Le syndicat de placement est constitué de l’ensemble des SGI de la zone et a pour chef de file la SGI NSIA Finance. Enfin, le FCTC fera l’objet d’une cotation sur la BRVM au terme de la période de souscription.
Filiale du Groupe panafricain NSIA, présent dans 12 pays et leader en Assurance et Banque, NSIA Banque CI fait partie du pôle bancaire dudit groupe fort de 3 banques et 3 succursales en Afrique de l’Ouest.
H.N
Le mercredi 29 janvier dernier, les populations issues des 46 villages de la sous-préfecture de Touba ont pris part à une rencontre sensibilisation sur les dangers des feux de brousse et les actions de préservation de la forêt.
A cette occasion, selon le bilan de la campagne 2019, le Lieutenant Zadi Pascal, chef du cantonnement des Eaux et Forêts de Touba, a fait savoir que 7,5 hectares de cultures calcinées dont 6 d’anacarde et 1,5 pour le cacao.
C’est pour éviter cette année, un désastre similaire qu’il a instruit les participants sur les principales causes des feux de brousse notamment : l’abandon des mégots de cigarette aux abords de routes, le feu mis aux champs non éteint, les feux de défrichement non maîtrisés, les feux criminels.
En guise de message de prévention pour la campagne 2020, l’officier, recommande, « la création autour des parcelles de pare-feux, dépourvus totalement de débris de 30 mètres de largeur, l’arrêt de la chasse utilisant le feu à l’effet de débusquer le gibier, la dénonciation des pyromanes pour qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions ».

Abondant dans le même sens, le sergent Koné Tiabaka Karim du centre de protection civile de Touba, a axé son propos sur les bonnes attitudes à développer en présence du feu. Il a fortement conseillé la sérénité devant le feu et à pratiquer les techniques du « contre-feu » c'est-à-dire éteindre le feu par le feu, de l’extinction « du feu par étouffement » en utilisant le sable.
Savadogo Adama, sous-préfet central de Touba, présidant la cérémonie, a exhorté les chefs de villages, à relayer effectivement le contenu de la rencontre auprès de l’ensemble des populations afin que tout le monde soit au même niveau d’information.
L’arrêté sous-préfectoral, créant les comités villageois de lutte contre les feux de brousse et la nomenclature des postes à pourvoir pour son bon fonctionnement, ont été remis à chaque participant.
Hamza De Bamba (Correspondant Régional)
Le patron de la banque Crédit Suisse, l'Ivoirien Tidjane Thiam, a présenté sa démission, et sera remplacé par Thomas Gottstein, qui dirige actuellement la filiale helvétique de cette banque.
Tidiane Thiam qui quittera la banque au 14 février, était critiqué depuis plusieurs mois pour un scandale d'espionnage industriel. Il a présenté sa démission, lors de la réunion jeudi, du Conseil d’administration de la banque, qui a accepté «à l’unanimité» sa démission.
"Sous sa direction, le groupe a renforcé ses fonds propres et réduit ses coûts et les risques», a déclaré le président du CA, Urs Rohner. «C’est grâce à lui que la banque est de nouveau solide et a renoué avec les bénéfices», a-t-il ajouté.
La banque est sous pression depuis septembre dernier lorsqu'on a appris qu'elle avait fait suivre son ancien banquier star Iqbal Khan, passé chez le concurrent UBS, par des détectives privés. Après enquête interne, l'établissement a exonéré Tidjane Thiam de toute responsabilité, mais un second cas de surveillance a été dévoilé par la suite.
«Je regrette ce qui s’est passé, cela n’aurait jamais dû arriver», a ajouté M. Thiam, avant d'affirmer n’avoir eu «aucune connaissance» de ces agissements qui ont «nuit à Credit Suisse».
Ingénieur diplômé de l’École polytechnique et de l’École des mines, Tidiane Thiam avait repris les commandes de la banque après avoir repositionné avec succès l’assureur britannique Prudential. Il fut ministre de la Planification de Côte d'Ivoire de 1998 à fin 1999.
AIP
Benjamine d'une fratrie de six frères et sœurs dont quatre sont des artistes professionnels, enfant d'un père forgeron et d'une mère de la lignée des griots, Aminata Sanou était disposée à devenir une artiste. Dès son plus jeune âge, elle apprend avec facilité la danse traditionnelle lors des cérémonies de mariages et de baptêmes et côtoie ainsi les grandes figures de ces arts de tradition vivante.
C'est tout naturellement que la talentueuse Aminata s'est laissé entrainer par sa passion. «La danse est venue naturellement à moi. Ma maman, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère et mes arrières grands-pères ont toujours chanté, dansé, joué de la musique. Ça chantait, jouait et dansait tous les jours chez moi dans la grande famille à Bobo-Dioulasso», a-t-elle fait savoir
Dans les pas de grands maîtres-danseurs, Aminata se forme en capoeira, au théâtre, en technique de danse contemporaine avec des chorégraphes et metteurs en scène de renom tels que Salia Sanou, Seydou Boro, Serge Aimé Coulibaly, Aguibou Bougobali Sanou, Luc Petton, Moise Touré, Farguas Assandé. Elle se lance ensuite dans plusieurs projets.
En 2008, elle joue dans le duo « Elles osent » chorégraphié par Lévy Tiérema Koama de la Compagnie Sombo dans le cadre de la 7ème édition du festival « Dialogues de corps », «Instinct acts against violence ».
En 2009, elle participe à un projet international qui se déroule en Allemagne« Signes et Sens » une chorégraphie collective réunissant des danseurs et chorégraphes burkinabés, français, nigériens, marocains et sénégalais, où elle est interprète.

En 2010, l'artiste a également dansé dans «Anhumanus», pièce chorégraphique de son grand frère Aguibou Bougobali Sanou de la Compagnie Tamadia pièce qui a concouru aux 7èmes rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien, «Danse l'Afrique danse ».
Profitant de la montée des arts de la danse au Burkina Faso, la ligne de carrière d’Aminata commence à se dessiner. En 2010, dans le cadre du programme « Profession artiste », elle est accueillie 3 mois en résidence au Centre National de la Danse à Paris - Pantin (CND). Elle crée alors sa toute première pièce solo « Une Autre » qui remportera le premier prix du programme « Visas pour la création » 2011 de l’Institut Français de Paris. Ce spectacle, poignant et sensuel à la fois, aborde la condition de la femme africaine et porte le souhait de la chorégraphe de voir émerger une société dans laquelle la femme occupe la place qui lui revient.
En quelques années de carrière, Aminata, a déjà à son actif, un palmarès assez étoffé.
Forte de sa notoriété et de son expérience, Aminata est à la conquête de la scène internationale avec la Compagnie Aminata Sanou-Tamadia International, créée en 2011 à Carvin dans la région Hauts de France, qui a pour but de promouvoir et valoriser la culture d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement celle du Burkina Faso.
EN 2013, dans le cadre du projet « Ch’mins de traverse » et en collaboration avec l’association Carvin culture, la Cie Aminata Sanou crée le spectacle DON KADI autour des danses et musiques du royaume mandingue avec la participation d’une centaine de collégiens de Carvin et ses alentours.
En 2014, elle a participé à Kalunga de la chorégraphe martiniquaise Agnès DRU

En 2015, elle crée le spectacle « Les pas du silence » pour 4 danseuses, présenté au plateau découverte du célèbre festival IN-OUT DANCE FESTIVAL à Bobo-Dioulasso.
En 2016, Aminata Sanou se lance dans le projet de création de sa pièce chorégraphique pour 3 musiciens et 5 danseurs intitulée « Le Temps des Griots».
Le temps des Griots est une proposition dansée, un plaidoyer par la danse en vue d’aspirer à une société meilleure, une société d’équité et de solidarité où les droits de l’Homme seraient plus respectés. C’est une pièce chorégraphique où les artistes incarnent le griot - celui qui est l’absolu de la parole sacrée en Afrique ? - afin de dénoncer les différentes formes d'intolérance et de discrimination de notre société actuelle.
La première de ce spectacle a eu lieu sur scène le vendredi 19 mai 2017 lors de la 6e édition du festival Tamadi’Arts à Carvin (France). Le Festival Tamadi’Arts « Les rencontres artistiques et culturelles de Carvin » organisée par la Cie Aminata Sanou-Tamadia International est un festival pluridisciplinaire qui, en plus d’œuvrer pour le dialogue et la valorisation des arts et des cultures, se veut être un cadre de rencontres et d’échanges entre des artistes professionnels venus des quatre coins du monde. La 9e édition de ce festival aura lieu du 18 au 24 mai 2020.
En 2017, Aminata Sanou est danseuse interprète dans A ReBours, une création chorégraphique de Aguibou Bougobali Sanou. A ReBours, c’est d’abord un questionnement sur ce qu’il subsiste du rôle du tambour dans la société contemporaine, de sa symbolique sacrée jusqu’à sa plus profane utilisation. Face aux nombreuses crises multiformes que connaît le monde, «A rebours» a été créé dans un but d’alerter les uns et les autres sur les risques de l’avènement d’une 3ème guerre mondiale. Cette chorégraphie est aussi l’une des voix qui prônent l’expression de la diversité culturelle.

En 2020, elle crée sa toute dernière pièce chorégraphie « Mouvements non autorisés » accueillie pour une première résidence à Abidjan.
Workshop/ Cours / Stages
Aminata Sanou privilégie aussi les échanges et collaborations artistiques sur toute la France (Carvin, Lille, Valenciennes, Cambrai, Dôle, Châteauroux, Gentilly, Lyon, Montpellier, Rennes, Rouen, Paris, Marseille, Clermont-Ferrand) & à l’international (Italie, Sicile, Belgique, Hollande, Pologne, Allemagne, Finlande…).
Aminata allie traditionnel et modernité, force et élégance dans sa danse
Les projets professionnels et sociaux foisonnent. L'artiste a en vue, le projet de construction d'une école de danse ainsi que d’un dispensaire de santé au Burkina Faso.
Radikal Mag.
Grand-homme de média, Ali Bamba dans une interview bilan accordée à La Diplomatique d’Abidjan (LDA), fait le point du Salon de la Radio et de l’Audio digital organisé en janvier dernier à Paris (France) par sa structure. Et de présenter également les perspectives pour la prochaine édition. Tout en rêvant de voir une radio propre au continent africain.
LDA : Le 25 janvier dernier, vous avez lancé les activités de DIABITAL Association au Salon de la Radio et de l’Audio digital. Peut-on en savoir davantage ? Vos motivations, l’objectif recherché
A.B : Merci déjà pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer au nom de DIABITAL Association et les Entreprises DSNB.fr dont je suis respectivement président et directeur de publication. Pour répondre à votre question, il était question de poser le cas de la radio africaine à travers une conférence débat dont le thème était: quel avenir pour la presse africaine face à l’influence de la presse internationale? Alors, en tant que journaliste radio reconverti en producteur multimédia ici à Paris, j’ai eu le temps de comprendre le mal que vit la radio africaine. Nous, journalistes africains, nous faisons trop d’effort pour si peu de résultat ou de satisfaction. Faute de moyen. Parfois lorsque ce n’est pas la formation qui fait défaut, c’est le budget de production ou simplement la considération même de nos populations. Ce n’est pas parce que nous sommes moins intelligents que les autres mais juste que nous ne sommes pas respectés. Nous avons des médias mais qui souffre de mépris. Il était question pour DIABITAL Association de lancer le débat à travers l’Atelier de la Radio Africaine lors du dernier Salon de la Radio et de l’Audio digital. La presse internationale est si forte en Afrique que nous-mêmes africains finissons par céder au complexe d’infériorité.
LDA : Aujourd’hui, quel est donc votre combat pour la valorisation des radios africaines sur le continent ?

AB ; Chez DSNB comme avec DIABITAL Association, nous nous sommes dit qu’il faut qu’un jour nous prenions notre place sur notre propre continent. Car ce n’est pas en Europe ni en Asie ou encore en Amérique que la radio africaine ira réclamer son leadership. Cela doit commencer sur notre propre continent et avec une radio africaine internationale. Cela lancera le chantier de l’union des médias africains ainsi de suite. Mon combat c’est que le journaliste africain soit vu comme un journaliste professionnel à la mesure de tous ceux que nos populations adulent chaque jour sur BBC ou RFI. Les confrères et de nombreuses associations ont pris part à ce débat très passionnant. Ils ont aimé le thème. Et les ambitions convergent dans le même sens de la création d’un écosystème médiatique fort en Afrique fait par les africains afin d’équilibrer l’information internationale pour nous. Les organisateurs du salon de la radio nous ont félicités et nous pensons que les activités de DIABITAL Association ont été parfaitement lancées. Nous sommes heureux d’avoir été compris.
LDA : Quel est votre sentiment personnel après ce salon. Et quel bilan pouvez-vous faire ?
A.B : Nous sommes heureux d’avoir cette opportunité qu’est le salon de la radio et de l’audio digital qui donne l’occasion de ce type de rencontre et d’échanges très fructueux et professionnels. Nous ne pouvons qu’apprécier le travail des organisateurs du Salon. Financièrement, nous n’avons rien récolté (rire). Aucun dont à notre association mais nous pensons que l’occasion qui nous avait été offerte fut belle. Cela nous ouvre pas mal de portes pour d’autres événements. Et nous continuerons le combat du média africain selon les objectifs bien définis de DIABITAL Association. C’est-à-dire, la défense des intérêts du journaliste africain, la promotion de l’entrepreneuriat et la promotion des cultures du monde.
LDA : Pensez-vous que l’Afrique peut-elle avoir sa Radio avec l’influence des grandes chaines étrangères ?
A.B : Belle question (regard figé). C’était l’essence même du débat lors de l’atelier de la radio africaine. Tous les participants et intervenants ont soutenu l’idée. Mais, cela n’est pas synonyme de capacité à réaliser cette ambition. Il nous faut du soutien politique surtout. La volonté politique des dirigeants africains est la clé de tout le projet. Sinon, financièrement l’Afrique est capable et elle a les hommes pour le faire. Africa Nº1 est tombée quand l’Etat y a retiré ses parts d’action. C’est parce que nous n’avons pas eu cette volonté de réussir franchement une radio par nous-mêmes. Racheté par Dominique Guihot pour continuer l’aventure sous un autre nom « Africa Radio ». Nous voyons que cela commence à réussir à nouveau. Pourquoi ne pas soutenir un tel projet par exemple ? Aider « Africa Radio » à atteindre des sommets sur le continent. Possible. Il faut juste le vouloir chez nos dirigeants.
LDA : A quoi peut-on s’attendre pour la prochaine édition ?
A.B : Pour le prochain salon de la radio, nous préparons déjà le prochain thème. Nous sommes en consultation auprès de nos partenaires et collaborateurs afin d’abonder dans le sens du développement de la radio sur le continent noir. Nous serons même ravis de compter La Diplomatique D’Abidjan (LDA) parmi nos invités de choix.
LDA : Votre vœu pour l’Afrique pour cette nouvelle année 2020.
A.B : Merci. Je souhaite le meilleur pour mon continent, l’Afrique. Que chaque africain arrête d’accuser l’occident. Personne n’est à la base de nos problèmes. Nous n’avons pas été les seuls peuples colonisés au monde. Mais nous sommes les plus en retard et les plus pleurnichards. Il faut que l’africain se mette au travail comme l’asiatique et l’américain. Je souhaite que 2020 soit une année d’élection paisible dans mon pays, la Côte d’Ivoire et partout sur le continent.
LDA : Un appel à l’endroit des décideurs africains pour une Radio plus forte et compétitive sur le marché.
A.B : Chers décideurs de l’union Africaine, vous faites beaucoup pour nos populations. Malheureusement, cela n’est pas suffisant. Et vous le savez. Écoutez nous encore s’il vous plaît. Permettez-nous de réaliser de grands projets comme celui de la radio africaine internationale. Nous, la jeunesse n’allons pas vous décevoir. Par ailleurs, merci à La Diplomatique D’Abidjan (LDA) et tous ses employés. Bravo pour le boulot que vous faites au nom de la passion. Je suis optimiste et je sais que l’Afrique va réussir. Je vous remercie.
Interview réalisée par Mohamed Compaoré