Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Didier Drogba a été viré par le président Ahmad Ahmad de la Confédération africaine de football(CAF). C’est l’information qui a fait le tour des réseaux sociaux ce jeudi 20 février 2020. A l'origine de cette information, Mamadou Gaye, consultant sportif et un ancien de la chaine télévision publique ivoirienne.

Selon lui, Ahmad Ahmad reprocherait à Didier Drogba d’être distant des activités de la Caf depuis sa nomination au poste de conseiller en juillet 2019 au même titre que le Camerounais Samuel Eto'o. Et même à la dernière CAN en Egypte, il était plus préoccupé par ses activités personnelles que celles de la CAF. La goutte d’eau, poursuit M. Gaye, qui aurait fait déborder le vase est son soutien à la proposition du président de la FIFA, Infantino, au sujet du passage de l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations chaque quatre ans. Cet avis favorable émis par l’ex-capitaine des Eléphants n’aurait pas du tout plus au président Ahmad Ahmad.

Mais Ouattara Hego membre de la CAF a démenti cette information publiée sur les réseaux sociaux par le consultant sportif. Joint au téléphone par un journaliste sportif ivoirien, il a été catégorique.

«Jusqu'à preuve du contraire, Didier Drogba reste le conseiller d'Ahmad Ahmad. Tout comme Eto'O Fils», a démenti le conseiller technique du patron du football africain, rapporté par le journaliste.

Selon une source anonyme, le président Ahmad Ahmad aurait lui-même infirmé, dans un groupe WhatsApp-CAF, cette information demandant aux uns et autres d'éviter de divulguer de fausses informations.

Quelle sera la suite de cette affaire? Wait and see !

 

D. Coulibaly

 

 

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NSIA Banque CI est la première de l'UEMOA à lancer une opération de titrisation de créances. A  travers cette interview exclusive accordée à La Diplomatique d’Abidjan (LDA), M. Léonce Yacé, Directeur Général  de cette institution financière donne plus de détails sur cette opération.

LDA: Monsieur le Directeur Général, Pouvez-vous nous présenter le Groupe NSIA ?

L.Y:Le Groupe NSIA est un groupe financier panafricain leader du secteur Banque et Assurances, mais qui opère également dans les secteurs de la finance, de l’immobilier et des nouvelles technologies. Le groupe, dirigé par Mr Jean KacouDiagou, épaulé par la Directrice Générale, Janine KacouDiagou, vient de fêter ses 25 ans et compte aujourd’hui plus de trois mille employés répartis dans une trentaine de filiales.  Le Groupe NSIA a pour vocation d’apporter des solutions de banque et d'assurance au plus grand nombre et contribuer ainsi au développement économique et social des pays.

LDA:Vous vous positionnez aujourd'hui comme le partenaire privilégié des particuliers et des entreprises. Peut-on en connaitre les raisons ?

L.Y:Nous avons en Côte d'Ivoire un taux de bancarisation qui avoisine les 20%. Ce niveau de bancarisation demande à être amélioré et le gouvernement a pris un certain nombre d'initiatives à cet égard. Nous avons souhaité nous engager fortement pour contribuer à une plus grande bancarisation de nos populations. Concrètement, cela s'est traduit par un programme d'extension du réseau d'agences qui est passé d'une trentaine en 2012 à quatre-vingt-trois agences réparties sur toute l'étendue du territoire ivoirien, à fin 2019. Notre logique d’expansion est la traduction d’une volonté de proximité, celle de se rendre toujours plus près des clients, de leurs lieux de vie comme d'activité professionnelle, de sorte que les entreprises et les professionnels accèdent facilement à nos équipes de conseillers aguerris et capables de les accompagner en matière de financement et de crédit bancaire.

LDA:NSIA Banque CI a lancé le 07 février, une opération de titrisation de créances. En quoi consiste cette opération ?

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L.Y:En lançant une opération de titrisation de créances, NSIA Banque Côte d’Ivoire a transformé des créances représentatives de crédits bancaires en titres négociables commercialisés auprès des acteurs du marché financier. Cette opération suppose la cession d'une partie de notre portefeuille de créances à un acquéreur créé pour l’occasion : le Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC). Cette initiative va nous permettre d’augmenter notre capacité de financement, au moyen d’une levée de fonds par appel public à l’épargne, à hauteur de 40 milliards de FCFA. Cette opération nous permet d’avoir accès à une nouvelle source de financement, d'alléger la taille de notre bilan et enfin de piloter notre consommation de fonds propres liés à l’activité de crédit. Mais surtout, nous allons pouvoir augmenter notre capacité de financement pour répondre notamment à la forte demande de crédit des PME (80% des entreprises de Côte d’Ivoire) et contribuer au développement de  l’entrepreneuriat féminin.

LDA:Vous êtes la première banque de l'UEMOA à avoir lancé une titrisation de créance. Quel est votre sentiment ?

L.Y:C'est un sentiment de satisfaction et de fierté. Être premier est toujours quelque chose qui remplit de fierté. Mais au-delà de ces considérations, c’est surtout un sentiment de grande responsabilité. Nous nous doutons bien que la poursuite d’opérations de titrisation dans le secteur bancaire ouest-africain dépend du succès de la nôtre. Nos équipes s’engagent avec tout le sérieux nécessaire afin de rassurer les investisseurs et les acteurs du marché financier sur les actions mises en place en amont pour entourer l’opération de toutes les chances de réussite.

LDA:Était-il nécessaire pour le groupe NSIA de lancer une telle opération sur le marché ivoirien ?

L.Y:Il faut savoir que la titrisation existe dans le cadre de l'UEMOA depuis 2010. Elle fait partie des solutions offertes aux établissements de crédit pour se refinancer. Nous avons souhaité le faire maintenant en 2020, après un premier recours au marché des capitaux en 2017 avec l'introduction en bourse de NSIA Banque. Entre 2017 et maintenant, il y a eu des changements réglementaires qui nous ont obligés à rechercher des solutions pour respecter l'ensemble des règles prudentielles et pour piloter de façon optimale notre consommation de fonds propres. Pour toutes ces raisons, la titrisation apparaît aujourd'hui comme la meilleure des solutions et nous pensons que d'autres nous suivront très prochainement.

LDA: Pourquoi lancez-vous ce mécanisme, quels sont les avantages pour votre établissement et vos clients ?

L.Y:Pour NSIA Banque CI, les avantages sont de plusieurs ordres. Nous réussissons par cette opération à augmenter notre capacité de financement tout en nous conformant aux règles prudentielles. C'est une opération que nous faisons avec un investisseur de référence, la SFI (Société Financière Internationale), qui a rapidement témoigné de sa confiance en s’engageant sur 1.750.000 titres. Cette confiance est le résultat d’efforts faits en matière de gouvernance, de gestion des risques et de transparence, notamment sur les questions de communication financière. Tous ces éléments font que nous considérons que c'est une opération très intéressante. Pour les investisseurs de marché financier, cette opération leur permet d'avoir un nouvel outil ou support de placement qui leur garantit une diversification de leur portefeuille. En outre, avec un taux de rendement annuel de 7% sur une période de maturité de 5 ans, les titres sont très attractifs. C’est une opération qui est doublement intéressante : pour notre établissement comme pour les investisseurs.

LDA:Cette opération de titrisation ne présente-t-elle pas de risques pour votre établissement ?

L.Y:La titrisation est lancée avec l'agrément du Conseil Régional de l'Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) : elle a été contrôlée avec attention en amont. Le régulateur a veillé à s'assurer qu'elle n'était pas porteuse de risques non maîtrisés, que ce soit pour NSIA Banque CI ou pour les investisseurs. En nous octroyant cet agrément, le CREPMF garantit le sérieux de la préparation de cette opération. Le recours à un organisme indépendant de notation, pour évaluer l’opération,est d’une grande importance. Le portefeuille de créances dédiées à la titrisation a reçu une excellente note qui révèle la bonne gestion du risque de crédit de notre établissement.

LDA:Le Fonds Commun de Titrisation de Créance (FCTC) NSIA Banque 7% 2020-2025 lance une opération d'appel public à l'épargne. Peut-on en savoir davantage ?

L.Y:Justement, ce qu’il faut entendre par appel public à l’épargne est le fait que cette opération est ouverte à tous, qu’il s’agisse de personnes morales ou physiques. Elle permet d’accéder à tous les épargnants d’ici ou d’ailleurs.

LDA:Ce fonds sera géré par Africa Link Capital Titrisation. Expliquez-nous ce choix ?

L.Y:Sur la place ouest-africaine, il y a quelques acteurs spécialistes de la titrisation qui disposent des équipes, des compétences, des logiciels et de l'expérience pour arranger ce type d'opération. Africa Link en fait partie et a déjà réussi par le passé des opérations significatives de ce type. C'est la raison pour laquelle, nous l'avons choisi.

LDA:Quelle est la place de la femme dans cette opération ?

L.Y:Les femmes sont encouragées à prendre part à cette opération, que ce soit en position d’acteur ou d’investisseur. Il faut savoir que NSIA Banque dispose d’une équipe de direction composée en partie de femmes siégeant au Comité de Direction comme au Conseil d'Administration et qui ont joué un grand rôle dans cette opération. Nous sommes convaincus du bénéfice que les femmes retireront de cette opération, qui nous permettra d’augmenter notre capacité de financement de l’entrepreneuriat féminin.

Interview réalisée par Mohamed Compaoré

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ENGIE Afrique accélère le déploiement de sa stratégie d’Accès à l’énergie, lancée en 2018, grâce au développement des activités de ses trois sociétés de solutions énergétiques hors réseau : Fenix International, ENGIE Mobisol et ENGIE PowerCorner.

Grâce à ces trois entités innovantes, ENGIE Afrique apporte de l’électricité décentralisée à plus de quarte millions de personnes dans neuf pays (Ouganda, Zambie, Kenya, Tanzanie, Rwanda, Nigéria, Bénin, Côte d’Ivoire et Mozambique). Cette croissance s’inscrit dans l’ambition du Groupe d’offrir une énergie propre à des millions de ménages et d’entrepreneurs sur l’ensemble du continent.

Fenix, acquise par ENGIE en 2018, a considérablement étendu ses activités en 2019. À ce jour, plus de 700 000 systèmes solaires domestiques alimentant 3,5 millions de personnes dans les communes rurales de six pays ont été vendus. Grâce à ses 1 200 collaborateurs temps-plein, Fenix a pu lancer des ventes au Mozambique en juin 2019. Au cours du dernier mois, l’entreprise a franchi plusieurs paliers importants sur de multiples marchés : 150 000 systèmes solaires domestiques vendus en Zambie, 50 000 au Bénin et 20 000 en Côte d’Ivoire.

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ENGIE Afrique a complété sa gamme de solutions de systèmes solaires en finalisant l’acquisition de Mobisol en octobre dernier. La puissance plus élevée (40-200W) des produits de ENGIE Mobisol permet aux consommateurs d’accéder à des services énergétiques et à des équipements plus modernes pour créer de petits commerces fonctionnant à l'énergie solaire. ENGIE Mobisol a des activités en Tanzanie, au Rwanda et au Kenya et a installé plus de 150 000 systèmes solaires domestiques, fournissant de l’énergie propre et fiable à 750 000 personnes en Afrique de l’Est.

Le développeur et exploitant de mini-réseaux ENGIE PowerCorner gère désormais 13 mini-réseaux dans deux pays (Tanzanie et Zambie), desservant 15 000 bénéficiaires. ENGIE PowerCorner construit de nouveaux mini-réseaux en Ouganda (en joint-venture avec Equatorial Power) au Bénin et au Nigeria, et entend tripler le nombre de clients cette année. L’entreprise catalyse le développement économique de ses clients en leur permettant de créer et d’étendre des activités génératrices de revenus. 

La combinaison des systèmes solaires intégrés à usages domestiques de Fenix, des systèmes plus puissants d’ENGIE Mobisol, pour de grands ménages et de petites applications commerciales et des mini-réseaux d’ENGIE PowerCorner, qui soutiennent des activités génératrices de revenus plus électro-intensives, permet à ENGIE de proposer des produits énergétiques abordables et d’étendre sa clientèle des zones rurales aux zones urbaines.

Yoven Moorooven, CEO d’ENGIE Afrique, déclare: « Nous croyons fermement en l’énorme potentiel du secteur de l’énergie décentralisée et à sa contribution dans la réduction rapide et rentable des écarts énergétiques en Afrique. Nous nous appuierons sur nos succès pour soutenir et atteindre notre ambition à long-terme d’avoir un impact sur des dizaines de millions de vies sur le continent. ENGIE a un rôle important à jouer dans l’industrialisation et l’augmentation de l’activité solaire hors réseau. Nous voulons offrir la meilleure qualité de solutions d’Accès à l’énergie au cout le plus abordable pour répondre aux besoins de chacun de nos clients. »

ENGIE élargit son offre au-delà de la fourniture d’électricité, intégrant l’Accès à l’énergie dans une optique « as-a-service » en lien avec d’autres produits et services : accès à internet, accès à de l’eau de bonne qualité, cuisson propre, services financiers et offre de mobilité électrique.

L’électrification universelle est le 7e Objectif de Développement Durable des Nations Unies que la communauté mondiale s’est engagée à atteindre d’ici 2030. ENGIE est convaincu que l’accès universel à l’énergie est réalisable dans un avenir proche grâce à des investissements judicieux dans une combinaison d’extension du réseau national, de systèmes solaires domestiques et de mini-réseaux

M.J

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Le chef de l’ONU s’est déclaré vivement préoccupé par des informations selon lesquelles des civils, y compris des enfants, auraient été tués le 14 février lors d’une attaque dans le village de Ngarbuh, dans le Nord-Ouest, une région anglophone du Cameroun.

Selon les informations rapportées par la presse, 22 personnes ont été tuées vendredi matin dans ce village.

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé le gouvernement camerounais à ouvrir une enquête et à prendre les dispositions nécessaires pour que les coupables répondent de leurs actes. Le chef de l’ONU a présenté ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes.

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« Le Secrétaire général appelle les parties armées à s’abstenir de toute attaque contre les civils et à respecter le droit humanitaire international et des droits de l’homme », a ajouté son porte-parole.

L’attaque dans le village de Ngarbuh s’est produite dans un contexte de tensions croissante dans les régions anglophones Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun.

M. Guterres a réitéré la disponibilité des Nations Unies à travailler avec toutes les parties prenantes en vue d’une solution politique à la crise dans ces régions grâce au dialogue.

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Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), près de 8.000 réfugiés camerounais ont fui vers l’ouest et le sud du Nigéria dans les Etats de Taraba et Cross Rivers ces deux dernières semaines, ce qui porte la population réfugiée originaire du Cameroun à près de 60.000 personnes dans ce pays.

Le HCR a indiqué, jeudi dernier, s’attendre à de nouvelles arrivées, d’après les témoignages des réfugiés faisant état de civils présents dans des zones frontalières reculées. Actuellement en route, ces réfugiés tentent de rejoindre le Nigéria.

Ce tout dernier afflux s’est produit juste avant les élections au Cameroun organisées 9 février, alors que les habitants fuyaient la poursuite des violences entre les forces de sécurité et des groupes armés. Cet exode fait suite à une hausse des déplacements internes au sein du Cameroun dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest observée durant le dernier trimestre 2019.

M.J

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La Secrétaire d'Etat à l'Autonomisation des Femmes, Myss Belmonde Dogo, a offert ce samedi 15 février à Sassandra, un important lot de matériels aux femmes du Gbôklè pour aider à leur autonomisation.

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C'était lors du meeting de clôture de la visite de travail qu'effectuait le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, dans la Région du Gbôklè du13 au 15 février.

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BAMAKO, Mali, 17 février 2020/ --

Au lendemain de l’attaque qui a entrainé plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, samedi 15 février, le gouverneur de la Région de Mopti, Abdoulaye Cissé, s’est rendu dans le village d’Ogossagou dans le cercle de Bankass pour réconforter ses habitants. La MINUSMA y était représentée par la Cheffe de son Bureau régional, Fatou Dieng Thiam.

« Nous continuerons d’œuvrer pour apporter la sécurité dans l’ensemble de la région de Mopti », a déclaré Abdoulaye Cissé après s’être rendu compte de l’ampleur des dommages causés par ces violences perpétrées contre les civils de ce village, qui a connu une attaque similaire il y a moins d’un an, en mars 2019.

Fatou Dieng Thiam et ses collaborateurs de la Division des droits de l’homme et de la protection, de la Police des Nations Unies/UNPOL, du Bureau de la Communication stratégique et de l’Information publique, et du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS) étaient aussi à Ogossagou. Cette équipe de l’ONU est venue échanger avec les populations et rassembler des éléments de preuve nécessaires, pouvant leur permettre de mieux contribuer à la protection des civils dans le centre du pays et ce, conformément à la résolution 2480 (2019) du Conseil de sécurité qui les mandate.

Le Maire de la commune de Bankass confirme avec regret la mort de plusieurs personnes, dont une fillette et une femme âgée. Les Casques bleus des Nations Unies ont administré les soins d’urgence aux blessés avant de procéder à leur évacuation vers Sévaré.

« Choqué et outré par cette attaque », s’est indigné le Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, dans un communiqué de presse publié quelques heures après le drame. Il indique que « son organisation se tient prête à soutenir le Gouvernement malien pour les besoins de l’enquête et pour toute action susceptible d’apaiser la situation ».

MINUSMA

Après s’être incliné devant la fosse commune où reposent les corps des victimes, le procureur général de la Cour d’appel de Mopti, Adama Fomba, qui était aussi à Ogossagou, s’est dit consterné et très préoccupé par le drame qui venait de se dérouler dans ce village. « Ce sont des faits très graves, » a-t-il martelé avant de conclure : « l’obligation doit être la recherche des auteurs, y compris les auteurs intellectuels de ces infractions graves ».

Cette seconde attaque contre Ogossagou vient, à nouveau, créer une atmosphère de peur et traumatise les enfants, mais aussi les femmes qui passent jours et nuits en plein air. Des familles entières ont perdu maisons et biens, y compris les provisions qui s’y trouvaient et, « même le sel manque, » a indiqué un des habitants du village qui imagine déjà le pire pour les jours à venir. « Les conditions adverses de sécurité nous empêchent de circuler librement », a-t-il renchérit.

Le chef d’état-major de l’armée de terre et commandant du théâtre pour le Centre, Kéba Sangaré, qualifie « d’hécatombe » ce qui vient de se passer dans ce village d’Ogossagou et « nous ne souhaiterions plus voir de tels actes de violence sur tous les théâtres des opérations du Mali ». Il assure qu’un détachement FAMa vient d’être déployé sur place et souhaite que ce dernier soit renforcé par les Casques bleus des Nations Unies.

Avant de quitter le village d’Ogossagou en fin d’après-midi, le gouverneur Abdoulaye Cissé a lancé un appel au calme aux populations et les assure que les autorités tant politiques que militaires vont intensifier leurs efforts visant à assurer, dans toute la région, la protection des populations et de leurs biens.

N.G

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Dans le cadre de l’Opération "AGIR pour les Jeunes 2", des chèques d'un montant de 66 millions de FCFA ont été remis, le 15 février 2020, à 150 jeunes de Sassandra, pour financer leurs projets.

Ils ont reçu leurs chèques des mains du Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, qui effectuait une visite de travail dans la Région du Gbôklè du 13 au 15 février 2020.

Cette opération s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Social du Gouvernement qui porte sur l'insertion des jeunes dans son axe 4. Seuls les jeunes de 18 à 40 ans sont éligibles au projet.

L'opération vise, entre autres, à lutter contre le chômage des jeunes, à promouvoir leur autonomisation et à les insérer dans le tissu socio-économique. L'initiative est l'un des dispositifs du programme d'appui à l'auto-emploi et à l'entrepreneuriat des jeunes.

Dans deux mois, les bénéficiaires du projet dans le Gbôklè seront portés à 1900 jeunes. Ils recevront du gouvernement la somme de 857 millions de FCFA pour entreprendre des activités génératrices de revenus.

A terme, ce seront 2050 jeunes du Gbôklè qui verront leurs projets financés, pour un montant d'investissement de l'ordre de 921 millions de FCFA.

Au nom des bénéficiaires, Ange Danielle Kossi a pris l'engagement de faire un bon usage des prêts reçus et de les rembourser. Toutes choses qui permettront à d'autres jeunes de bénéficier du projet.

Au plan national, l'opération est dotée d'une enveloppe de 10 milliards de FCFA. Pour être éligible, il faut être porteur d’un projet, dont le coût se situe entre 100 000 et un million de FCFA.

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Les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement vont séjourner au Sénégal du 17 au 22 février pour aller sur le terrain des projets financés par la Banque. Ils prévoient également de rencontrer les plus hautes autorités du pays ainsi que différents partenaires stratégiques.

Des échanges sont prévus avec les partenaires gouvernementaux, notamment le ministre de l’Economie du plan et de la coopération, Amadou Hott, gouverneur de la Banque pour le Sénégal, ainsi que son homologue des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le gouverneur suppléant.

Des entrevues auront également lieu avec les ministres clés, sous la tutelle desquels sont placés plusieurs projets financés par la Banque. Il s’agit des ministres de l’Agriculture et de l’équipement rural, des Infrastructures terrestres et du désenclavement, du Tourisme et des transports aériens, du Développement communautaire, du Pétrole et des énergies.

Les projets financés, inscrits à l’agenda de la mission des administrateurs, ont un apport transformateur et un impact significatif pour les bénéficiaires dans la logique des cinq priorités clés de la Banque appelés « High 5 ».

Il s’agit, entre autres projets, de l’aéroport international Blaise Diagne qui a bénéficié d’une enveloppe 70 millions d’euros avec un objectif attendu de plus de 3 millions de passagers par an, et qui a contribué à faire du pays un hub du transport aérien grâce à une amélioration de la connectivité sous-régionale et internationale.

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Le projet Train express régional (TER) avec un financement BAD de 120 milliards FCFA (environ 183 millions d’euros) aura un impact certain sur la mobilité des personnes et la liaison entre Dakar et sa banlieue.

L’autoroute à péage, est un des premiers projets réalisés par la Banque dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) et a bénéficié d’un prêt de 12 millions d’euros (13,4 millions dollars). Cette infrastructure est en train de jouer un rôle significatif dans la décongestion urbaine de Dakar, avec un rôle économique important dans la circulation et la mobilité des biens et des personnes.

Le programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (P2RS), dotée d’une enveloppe BAD de 30, 64 millions de dollars, couvre 40 communautés rurales dans les régions de Fatick, Kédougou, Kolda, Matam, Tambacounda et Ziguinchor. Il a contribué à l’augmentation de la production céréalière et a déjà bénéficié à 2400 ménages. Il s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre la pauvreté, notamment par le développement des filières végétales et animales, le développement de la pêche et de l’aquaculture et l’appui à la commercialisation

Il faut aussi signaler dans cet agenda des administrateurs, les échanges prévus avec d’autres partenaires techniques, comme l’Agence de promotion des investissements (APIX), le Bureau de suivi du plan Sénégal émergent (BOS), la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER), la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU) ; le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), mais également la société civile et le secteur privé.

L’administratrice du Sénégal Mme Maimouna Ndoye Seck, se réjouit d’ores de l’esprit de cette mission menée avec ses homologues, et « qui permettra aux administrateurs de venir constater les résultats et impacts des investissements importants de la Banque sur les conditions de vie des populations. Car l’objectif ultime reste de garantir le bien-être de nos populations. », a-t-elle souligné.

Pour Marie-Laure Akin Olugbare, directrice de la région Afrique de l’Ouest pour la Banque (RDGW), « les missions des administrateurs, comme celle sur Dakar, constituent des moments importants de la vie institutionnelle de la Banque et permettent une collecte de connaissances bénéfiques pour tous. »

Au cours d’une réunion préparatoire, tenue au siège de la Banque à Abidjan la semaine dernière, les administrateurs ont discuté des détails du programme de leur visite pour un maximum d’efficacité. A l’issue de la rencontre, M. Saïd Maherzi (représentant de l’Algérie, la Guinée Bissau et Madagascar) a été désigné porte-parole de la mission. Mme Maïmouna Ndoye Seck (représentant le Sénégal, le Benin, le Burkina Faso, le Cabo Verbe, le Gabon, l’Union des Comores, le Mali et le Niger) a présidé la réunion.

Outre les deux administrateurs cités, la délégation de la mission à Dakar est composée de :  M. Okogu Bright, doyen des administrateurs qui représente le Nigeria et Sao Tomé et Principe ; M. Mohamed El Gholabzouri (Maroc, Tunisie et Togo) ; Mme Catherine Cudré-Mauroux (représentant l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et la Suisse, avec le titre d’Ambassadeur) ; M. Zayed Ahmed (Égypte et Djibouti) ; M. Cornelius Karlens Dekop (Botswana, le Malawi, Maurice et la Zambie) ; M. Yano Takuji (Japon, Arabie Saoudite, Argentine, Autriche et Brésil).

Cette visite est à inscrire dans le rôle attendu des administrateurs qui apprécient périodiquement, sur le terrain, la qualité des projets financés par la Banque. Elle permet également de raffermir les relations entre la banque et ses partenaires en gardant l’objectif commun de transformation des conditions de vie des populations bénéficiaires.

La Banque africaine de développement, partenaire du Sénégal depuis 1972, a financé jusqu’à présent 114 opérations pour un montant cumulé d’environ 3,15 milliards de dollars américains (1 878 milliards de FCFA). Les engagements en cours s’élèvent à environ 2 milliards de dollars (1 187 milliards de FCFA) et sont composés des projets du secteur public, des opérations du secteur privé et d’une garantie partielle de crédit pour la couverture du risque de change.

H.N

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Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a annoncé, ce samedi 15 février à Sassandra, la réhabilitation et l'équipement de l'Hôpital Général de la ville et des centres de santé ruraux du département, sur la période 2020-2021.

« Sur la période 2020-2021, le gouvernement va intensifier son intervention dans le département de Sassandra, avec un investissement de 5 milliards de FCFA, dans le domaine de la santé », a dit le Premier Ministre.

Amadou Gon Coulibaly a précisé que cet investissement va concerner principalement, la réhabilitation et la mise aux normes de l'Hôpital Général de Sassandra, pour un coût d'un milliard 300 millions de FCFA.

Le Chef du gouvernement a, en outre, indiqué que dans le cadre de la transformation du dispositif sanitaire du pays, il est prévu, la réhabilitation et l'équipement de dispensaires et centres de santé ruraux existants. Tout comme la construction de nouvelles infrastructures de santé dans le département.

Le Premier Ministre a rappelé que sur la période 2012-2018, ce sont environ 185 millions de FCFA qui ont été consacrés à divers travaux de réhabilitation de l'Hôpital Général de Sassandra et à l'acquisition d'engins roulants, dont 7 ambulances.

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Le Président de la République, Alassane OUATTARA, a rendu visite à Sa Majesté Nanan AKOUA BONI II, Reine des Baoulés, à Sakassou, le samedi 1er février 2020.

 

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