Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Union Africaine (UA) et ses partenaires internationaux ont qualifié le système alimentaire et agricole de " service essentiel qui devait continuer d'opérer pendant cette période de confinement, d'urgence, de couvre-feu et face à d'autres mesures d'endiguement".

Dans une déclaration conjointe, ces derniers se sont engagés à soutenir l'accès des populations les plus vulnérables d'Afrique à l'alimentation et à la nutrition, en fournissant aux Africains des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel, en assurant le transport et la vente de biens et services et en gardant les frontières ouvertes afin de favoriser le commerce alimentaire et agricole sur le continent.

Le document a été adopté à l'occasion d'une réunion virtuelle coorganisée par l'UA et la FAO. Tous les 55 Etats membres étaient représentés avec notamment 45 ministres. Josefa Sacko, commissaire de l'UA pour l'économie rurale et l'agriculture a modéré le débat.

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Dans son allocution d'ouverture, QU Dongyu, le Directeur général de la FAO, a indiqué qu'il était nécessaire d'agir vite et de manière stratégique pour pouvoir réduire les impacts de la pandémie du COVID-19 sur la sécurité alimentaire en Afrique. «  Les fermetures des frontières ont pour effet de restreindre le commerce et de limiter la disponibilité alimentaire dans de nombreux pays, en particulier dans ceux qui dépendent des importations alimentaires », a-t-il déclaré. Il a salué les mesures visant à éviter les perturbations au sein des chaînes d'approvisionnement alimentaire : elles doivent "rester en vie, "a-t-il souligné.

Angela Thoko Didiza, ministre sud-africaine de l'agriculture, des réformes agraires et du développement rural, s'est joint à M. QU pour ouvrir le débat. La ministre, dont le pays préside actuellement l'UA, a mis en garde contre toute démarche ayant pour conséquence d'affaiblir le commerce interrégional. Tous deux ont tenu à souligner le lourd tribut que le continent avait déjà payé suite aux mesures de confinement - un continent où les marchés informels, à défaut des supermarchés, représentent un élément vital pour la plupart des consommateurs.

Maximo Torero, économiste en chef de la FAO, a fait remarquer qu'il apparaissait de plus en plus clairement que les marchés alimentaires connaissaient des contraintes logistiques- contraintes qui selon M. QU devraient pouvoir être atténuées en "écourtant la chaîne": en produisant plus, mieux et si possible localement.

Plusieurs ministres sont intervenus afin d'exposer les défis posés par la pandémie dans une région du monde où un cinquième de la population souffre de malnutrition. Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), a mis en garde contre les risques d'instabilité sociale si la nourriture et l'argent venaient à manquer pour les résidents des zones urbaines africaines. De nombreux représentants de gouvernement ont évoqué leurs efforts intenses en vue de renforcer les prestations sociales, et ce, souvent au dépend des budgets nationaux.

Faisant écho à leurs inquiétudes, Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l'agriculture, a présenté l'aide financière de l'UE pour l'Afrique, qui devrait finalement dépasser les 20 milliards de dollars. Simeon Ehui de la Banque Mondiale a également détaillé plusieurs initiatives de soutien dont la possibilité de reconvertir 3,2 milliards de dollars de fonds non encore engagés. S'exprimant au nom de la Banque africaine de développement, M. Martin Fregene a conclu en donnant les détails d'un programme de réponse face au COVID-19 qui intègrera notamment un soutien technique et financier.

M.J

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Du samedi 11 avril au lundi 13 avril 2020 Dagry Geneviève présidente de l’ONG Nklo Bakan accompagné d’ONG et du chef du village de Jacqueville Djirabou René pour une série de remises de don de kits alimentaires à l’occasion de la fête de pâques chrétienne.

L’objectif de ce geste, aider à freiner la propagation du covid 19 dans la région. Un kit sanitaire composés de 2500 cache-nez, de gangs de protections, 500 sceaux, 500 gels de désinfections. Et un kit alimentaire composé d’huile, de riz, de pâte alimentaires ont été distribué à travers la commune de Jacqueville et villages environnants par les responsables de l’ONG Nklo Bakan .

 l’ONG a inscrit son action dans l’élan de solidarité dans la lutte contre le coronavirus (covid 19), en procédant par du porte-à-porte pour sensibiliser les habitants sur les mesures de barrières a observer contre de la propagation de la maladie, tout en priorisant les populations les plus fragiles, les communautés, et les acteurs économiques, les entreprises de services, les commerçants et les transporteurs,

les habitants ont manifesté leurs satisfactions face aux dons et aux messages d’informations et sensibilisation que leur a apporté les membres de l’ONG Nklo Bakan.

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« vous savez notre slogan c’est Amour, Éducation, Santé et là Nous sommes, en plein éducation et santé parce qu’ il faut sensibiliser nos populations » a confié la star du reggae Kajeem, vice président de l’ONG.

« il y a beaucoup de personnes qui restent encore sceptiques quant à cette pandémie et beaucoup de désinformation qui circule, alors il y’a nécessité d’aller au contacte des gens pour leur préciser l’effectivité de la maladie » a-t-il ajouté

Quant à Soppy Tchakpa chef de village de Grand Jacqueville et président des chefs de villages de jacqueville, il a exprimé sa gratitude aux responsables de l’ONG qui selon lui ne ménage aucun effort à être solidaire des populations de la région.

Izoudine Youssef

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Le Groupe NSIA, par ses filiales ivoiriennes, NSIA Banque, NSIA Assurances et NSIA Vie Assurances, procède à un don de matériel sanitaire d’une valeur de 60.250.000 FCFA pour accompagner la lutte contre la propagation du Covid-19.

Le Groupe NSIA a procédé, par l’entremise de la Fondation NSIA, à un don d’une valeur de 60.250.000 FCFA en Côte d’Ivoire. Ces fonds ont permis l’achat d’une ambulance médicalisée, d’un respirateur ambulant, de masques FFP2 à trois plis, de gants, de combinaisons, sur-blouses et de gel hydro-alcoolique. Ce matériel a été remis au Ministère de la santé et de l’hygiène Publique par la Fondation NSIA.

À travers ce don, NSIA apporte son soutien dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Depuis le début de cette crise sanitaire, le Groupe se mobilise pour la santé et la sécurité de ses clients, partenaires, dirigeants ainsi que ses employés qui se dévouent chaque jour pour assurer la continuité des services.

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« Le développement social de nos pays a toujours été au cœur des activités du Groupe. En ce contexte de crise sanitaire, nous avons souhaité mettre nos moyens au service du Gouvernement, afin de le soutenir dans la lutte contre le Covid-19. Nous continuerons de nous mobiliser afin de proposer des solutions aux difficultés rencontrées par les populations en cette période difficile », a déclaré B. Janine Kacou Diagou, Directeur Général du Groupe NSIA.

« La crise que traverse le continent est inédite. En tant que Groupe ivoirien et panafricain, nous avons souhaité apporter des réponses concrètes à l’évolution de la pandémie. Ce matériel médical permettra la prise en charge de personnes affectées par le virus Covid-19 et d’ainsi soutenir le travail du personnel médical, en première ligne face au Covid. Cet acte de solidarité que nous réalisons aujourd’hui en Côte d’Ivoire, se fera aussi dans l’ensemble de nos 12 pays d’implantation, pour une valeur totale de 322 Millions de francs CFA» a conclu Jean Kacou Diagou, Président du Groupe NSIA.

N.G

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Dans une interview accordée à Fraternité Matin, le mercredi 15 avril 2020 à Abidjan, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a indiqué que la Côte d’Ivoire peut produire plus de 8 millions de masques par mois.

« Ce nombre de masques pourrait augmenter avec l’entrée en production d’autres entreprises textiles », a ajouté Souleymane Diarrassouba.

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Selon le ministre, pour faciliter et accélérer la production de ces masques, le gouvernement entend collaborer avec les entreprises textiles et les artisans locaux.

Le port du masque étant obligatoire dans le Grand Abidjan, il s’agit de mettre à disposition des populations, des masques de qualité en quantité suffisante.

L’objectif étant de faire face à la pandémie à coronavirus, en vue de briser sa chaîne de contamination.

H.N

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292 individus ont été interpellés par la gendarmerie nationale alors qu’ils essayaient de quitter Abidjan pour regagner l’intérieur du pays par le péage d’Attingué du jeudi 9 au samedi 11 avril 2020.

« Du jeudi 9 au samedi 11 avril 2020, 292 individus ont essayé de quitter la ville d’Abidjan pour regagner l’intérieur du pays outrepassant la mesure d’isolement du Grand Abidjan. Ces indisciplinés ont été aussitôt interceptés », a déploré le Commandant supérieur de la gendarmerie nationale, Alexandre Apalo Touré.

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Pour lutter efficacement contre la pandémie à Coronavirus et éviter sa propagation à l’intérieur du pays, le Conseil National de Sécurité a décidé d’isoler la ville d’Abidjan du reste du pays depuis le dimanche 29 mars 2020.

Au cours des opérations de contrôle menées dans cette zone, des minicars, des taxis, des tricycles, des motos et des véhicules civils ont été saisis.

H.N

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World Rugby confirme le nom des candidats aux postes de Président et Vice-Président qui seront élus lors de l'assemblée générale du Conseil le 12 mai 2020. Conformément au règlement 9.6.2 (c) de World Rugby, les fédérations membres étaient invitées à soumettre des candidatures pour les postes de Président et/ou de Vice-Président de World Rugby avant la date de clôture du 12 avril 2020.

Toutes les candidatures devaient être proposées et appuyées par une fédération membre.

Beaumont et Pichot candidats au poste de Président
Le Président Sir Bill Beaumont se présente pour un deuxième mandat. Il a été nommé et proposé par la Fédération Française de Rugby et appuyé par la Fiji Rugby Union.

Le Vice-Président Agustin Pichot (Union Argentina de Rugby) a été nommé et proposé par l'Unión Argentina de Rugby et appuyé par Rugby Australia et Sudamérica Rugby.

Bernard Laporte, candidat au poste de Vice-Président
Le président de la Fédération Française de Rugby Bernard Laporte a été nommé et proposé par la Rugby Football Union et appuyé par la Federatia Romana de Rugby.

En cas de contestation, les candidats à la présidence et à la vice-présidence doivent obtenir la majorité simple des suffrages exprimés par les membres du Conseil présents, conformément au processus électoral prévu par le règlement. Les résultats complets du vote seront publiés.

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Candidats au comité exécutif
Huit candidatures ont été reçues pour occuper les sept postes disponibles au sein du Comité Exécutif de World Rugby

  • Mark Alexander (South African Rugby Union), nommé et proposé par Rugby Afrique et la South African Rugby Union et appuyé par New Zealand Rugby et la South African Rugby Union.
  • Khaled Babbou (Rugby Africa), nommé et proposé par Rugby Afrique et appuyé par la South African Rugby Union et la Fédération Française de Rugby.
  • Bart Campbell (New Zealand Rugby), nommé et proposé par New Zealand Rugby et appuyé par la South African Rugby Union.
  • Gareth Davies (Welsh Rugby Union), nommé et proposé par la Scottish Rugby Union et appuyé par la Welsh Rugby Union.
  • John Jeffrey (Scottish Rugby Union), nommé et proposé par la Welsh Rugby Union et appuyé par la Irish Rugby Football Union.
  • Ratu Vilikesa Bulewa Francis Kean (Fiji Rugby Union), nommé et proposé par la Fiji Rugby Union et appuyé par la Fédération Française de Rugby.
  • Bob Latham (USA Rugby), nommé et proposé par USA Rugby et appuyé par Rugby Americas North.
  • Brett Robinson (Rugby Australia), proposé et nommé par Rugby Australia et appuyé par l'Unión Argentina de Rugby.


La pandémie actuelle de COVID-19 empêchant les réunions de se dérouler comme prévu, World Rugby a confirmé que le calendrier des réunions du Comité du mois de mai se tiendra à distance. Pour la réunion du Conseil, PwC a été nommé auditeur indépendant pour l'élection.

Le Président, le Vice-Président et les membres du Comité Exécutif seront élus pour une période de quatre ans commençant immédiatement après l'annonce des résultats par le vérificateur du Conseil, le 12 mai.

M.J

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À Saria, dans la province de Boulkiemdé, au centre-ouest du Burkina Faso, on aperçoit de plus en plus de femmes autour des enclos à chèvres et à moutons. Leur présence ne se limite pas au simple entretien des lieux. Elles en sont, pour la plupart, les propriétaires. L’une d’entre elles, Salimata Kaboré, gère une petite bergerie de quatre têtes, deux brebis et deux béliers.

« J’ai construit l’enclos moi-même et le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Sahel (le programme P1-P2RS financé par la Banque, ndlr) nous a offert ces animaux à élever. J’en prendrai soin parce que dans deux à trois ans, je souhaite avoir une dizaine de têtes, devenir progressivement un grand éleveur de moutons, au même titre que les hommes. En attendant, je subviens aux besoins de la famille avec mes récoltes de maïs et de niébé », précise cette mère de trois enfants.

Tapsoba Marietou, entrepreneure de Saria, est, elle aussi, devenue une référence dans sa localité en matière d’élevage de volailles. Les jeunes de Saria disent visiter régulièrement son poulailler pour s’inspirer de son expérience. À Torodo, dans la région du Plateau Central, Marata qui a reçu dix poules et un coq pour lancer son business plan, se réjouit, pour sa part, de la naissance de six poussins.

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Ces femmes font partie des 1 250 bénéficiaires des activités de promotion de l’entreprenariat rural et du renforcement de la nutrition dans le cadre plus général du projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Sahel (P1-P2RS). Mis en place en 2015 au Burkina Faso, ce projet entend lutter contre la malnutrition et l’extrême pauvreté, qui affectent quelque 5 millions d’habitants dans plusieurs régions du pays – la Boucle du Mouhoun, le Plateau central, le centre Ouest, le centre Sud et le Centre. Principal partenaire financier, la Banque africaine de développement a débloqué 19,64 milliards de francs CFA, soit 87,9 % du budget total. De son côté, l’État burkinabé y a participé à hauteur de 2,7 milliards de francs CFA, et les bénéficiaires de 500 millions Francs CFA.

 « C’était la misère avant la réalisation du barrage »

Entre 2015 et 2018, de nombreux chantiers ont été menés à terme, notamment la réhabilitation essentielle de trois barrages hydro-agricoles. « Notre barrage avait souffert de dégradations et le manque d’eau m’avait poussé à quitter la région », témoigne Amidou Bourahima, pêcheur à Bani, dans le Sahel.  Et de poursuivre :« Beaucoup d’entre nous se sont rendus en Côte d’Ivoire. Personnellement, j’ai passé deux années en Arabie saoudite (…). À mon retour, j’ai constaté la réhabilitation de l’ouvrage, j’en suis heureux, car il redonne espoir et vie à notre communauté. ». Des puits ont été forés pour offrir aux populations un accès aisé à l'eau potable.

« C’était la misère avant la réhabilitation du barrage », se souvient Hama Amadou Cissé, président du Conseil villageois de développement de Bani. « On pouvait passer plus de quatre heures pour un peu d’eau à la fontaine. Même les plantes n’ont pas résisté au manque d’eau. Aujourd’hui, le projet nous a plus que soulagés ». 305 jeunes ont ainsi été formés à l’entreprenariat rural et au montage de business plans à travers ce projet.

Lauréats du concours des meilleurs business plans du projet, Des jeunes de Saria ont reçu charrettes, arrosoirs, grilles de protection, pulvérisateurs et bénéficié d’un fonds de roulement de 100 000 francs CFA pour la mise en œuvre de leur projet. Kaboré W. Adjaratou et Kaboré Rémis ont bénéficié de prêts dans le cadre du Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes. Ils ont démarré leur projet et commencé à rembourser leur dû. Un “champ-école” de riz instauré dans le cadre du projet P1-P2RS financé par la Banque africaine de développement.

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De nombreuses autres réalisations ont été constatées en trois ans seulement : la réhabilitation de 3 barrages, l’aménagement de 400 ha de bas-fonds rizicoles et de 38 ha de périmètres irrigués, la construction de 3 boulis pastoraux (retenues d’eau), 6 magasins d’aliments de bétail de 250 tonnes, 9 boutiques d’intrants, de 20 magasins de warrantage de 100 tonnes, de 22 magasins de stockage de 250 tonnes, de 200 latrines familiales, de 2  postes phytosanitaires, de 3 centres de santé normalisés, 1 système solaire d’adduction d’eau potable simplifiée à vocation pastorale et le balisage de 13 km de couloirs d’accès à l’eau. A cela s’ajoutent 26 forages pastoraux et 60 forages communautaires, une station piscicole, 11 plateformes multifonctionnelles comportant des unités de transformation des produits forestiers non ligneux ou encore 10 jardins nutritifs.

Les femmes en pole position

À une centaine de kilomètres de Ouaga, les signes de changement sont également visibles au village de Torodo, situé au Plateau Central. Fati Dipama fait partie de l’association Tégawendé, forte d’une centaine d’adhérentes. Organisé en quatre sous-groupes, les femmes de Torodo s’occupent de la gestion de la plateforme et proposent des services de mouture, décorticage des céréales, concassage et mouture des noix de karité et d’arachide, mais aussi de charge de batteries de portables cellulaires ou de véhicule.

En outre, cette plateforme est une unité de transformation de produits forestiers non ligneux. On y fabrique du beurre de karité, du savon et de la pommade à base beurre de karité, du savon liquide, du soumbala (une épice bien connue) et de la moutarde de soumbala. « Non seulement, nous avons reçu des moulins, mais nous avons aussi été formées pour leur entretien et c’est bon pour nous. Nous avons été formées à la transformation des produits forestiers non ligneux, comme le karité et le néré.

Nos produits se vendent sur la place du marché. Grâce aux moulins, les habitants n’ont plus à parcourir de grandes distances pour moudre leurs grains. Nous avons gagné du temps »
, se réjouit Mme Dipama. Et de préciser : « Pour les récoltes que nous souhaitons vendre, nous faisons la transformation nous-mêmes, ce qui permet d’obtenir un bon prix et de bénéficier d’un meilleur revenu ». À Gombousgou, une formation a été offerte aux femmes transformatrices de poisson.

À l’instar de Tégawendé, d’autres associations de femmes prennent une part active dans la gestion du quotidien. Sur le site de Goumédyr, à Réo, dans la province de Sanguié, un groupement appelé « Yidjan Durega », bénéficiaire du projet, gère un jardin nutritif, qui produit deux espèces, la Moringa oleifera et l’Adansonia digitata – reconnues pour leurs qualités nutritives et leur apport nutritionnel dans l’alimentation infantile notamment. À Kamanlélé, les membres de l’association Relwendé exploitent, quant à elles, le niébé (pois à vache), cette variété de haricot d’Afrique bien connue elle aussi pour ses qualités nutritives et sa résistance à la sécheresse, dont elles produisent et stockent jusqu’à 30 tonnes par an avant de le vendre. Prochaine étape : la création d’une institution de microfinance de proximité pour soutenir leurs activités.

Pour mieux renforcer la nutrition dans la région, le projet a soutenu le district sanitaire de Manga dans la promotion des pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) en instaurant des Groupes d’appui et de soutien aux pratiques d’ANJE (GASPA). Les GASPA sont dans une stratégie de communication interpersonnelle pour aider à changer les comportements : les mères sont réunies en petits groupes homogènes selon leur statut physiologique (femmes enceintes, femmes allaitantes, mères d’enfants de moins de 2 ans). Elles y apprennent les bonnes pratiques en matière de nutrition, de santé et d’hygiène, et proposent des démonstrations culinaires. Ont ainsi été mis en place 1 602 GASPA au total, qui regroupent 20 081 mères. Depuis juillet 2016, ces groupes se réunissent une fois par mois pour discuter d’une thématique spécifique. Grâce à quoi, les mères ont gagné en connaissances et le nombre d’enfants mal nourris a diminué.

Des enfants mieux nourris et en meilleure santé

Dabré Bimata est membre GASPA depuis les débuts : « J’ai trois enfants. Quand j’ai eu mes deux premiers, je n’étais pas membre d’un groupe d’appui. Je n’avais pas suffisamment d’information sur l’alimentation des enfants, si bien que je leur donnais de l’eau et des tisanes. Les deux enfants ont été hospitalisés à plusieurs reprises. Quand j’ai été enceinte du troisième, le GASPA avait été mis en place et je l’ai rejoint. J’ai reçu beaucoup d’informations sur le suivi de la grossesse, l’alimentation du nourrisson. Lorsque j’ai accouché, j’ai donné du lait maternel à mon enfant jusqu’à ses 6 mois. J’ai remarqué que mon enfant était en forme, il n’est pas tombé malade. Je l’amène au centre de santé pour le suivi de croissance et la vaccination. Il est très différent des deux autres, il n’a pas été malade comme eux ». Des chèvres laitières sur le point d’être distribuées aux femmes bénéficiaires du projet dans le village de Bani.

Dans le Centre de santé et de promotion sociale de Tuiré, quatre villages bénéficient de l’appui du programme P1-P2RS pour le renforcement de la nutrition. Aucun cas de malnutrition aigüe sévère n’y a été détecté depuis 2017, selon l’infirmier chef de poste. Les bénéficiaires du GASPA ont même reçu des chèvres laitières pour renforcer le niveau d’organisation des groupes et la diversité alimentaire des enfants, des femmes enceintes et des mères allaitantes.

A Tuiré, les GASPA bénéficient d’un jardin nutritif composé pour l’essentiel de Moringa et de baobabs. Les produits servent pour des démonstrations culinaires pendant les animations GASPA. La poudre de Moringa est vendue au dépôt pharmaceutique du centre de santé et les recettes de la vente contribuent à acheter de nouveaux intrants.

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

M.C

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Permettre a ces grands oubliés de la société, les personnes en situation d'handicap de célébrer la pâque en cette période difficile. Tél est le geste qu'a voulu apporter le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le 12 avril 2020 dernier.

Koné Yacouba, président de la Coordination des Associations des personnes handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI) a offert, au nom du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, des vivres aux membres chrétiens de la dite association dans le but de bien célébrer la fête de Pâques. Ces dons comprenant du riz, de l’huile etc…

La distribution de ces kits en vivres a aussitôt été faite au siège de l’organisation en présence de certains représentants du premier ministre. Ce sont donc, les représentants d’associations venant des autres communes qui ont été les premiers servis. Une distribution porte-à-porte a été effectuée par deux équipes dans la commune d’Abobo afin de satisfaire tous les membres chrétiens qui n’ont pas pu effectuer le déplacement au siège de la CAPH-CI.

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« Nous disons merci au premier ministre d’avoir pensé à nous surtout que nous sommes dans une situation difficile du fait de la pandémie à coronavirus qui nous empêchent véritablement à aller vaquer à nos occupations », a signifié Koné Yacouba avant d’appeler les autres membres du gouvernement à emboiter le pas du premier ministre.

« autant, nous aidons les musulmans pendant le Ramadan et la Tabaski, autant, nous devons le faire pour nos frères chrétiens pour montrer que nous sommes unis », a indiqué le président de la CAPH-CI,

Visiblement  tous les récipiendaires étaient tres heureux du geste e leur endroit.

 « Je suis heureuse de recevoir ce don. Je remercie les donateurs tout en leur souhaitant beaucoup de bonheur et de chance dans tout ce qu’ils feront », a affirmé dame Bouabré Dobré Eudoxie, veuve  en situation de handicap.

Pour rappel, cette initiative de don du premier ministre répond à l’appel à la solidarité à l’endroit des personnes handicapées par rapport au COVID-19 lancé depuis plusieurs semaines par la CAPH-CI.

Izoudine Youssef

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mardi, 14 avril 2020 10:33

Cinéma :CANAL+ lance «AGENT»

Une série CANAL+ ORIGINAL de 13x48 min sur l’antenne de CANAL+ en Afrique à partir du 13 avril. Co-produite par CANLA+ INTERNATIONAL et produite par Cinebar Studio LIMITED, AGENT est une série sur le monde impitoyable du football, de ses joueurs superstars  et de ses agents, créée et écrite par Athos Kyriakides, un passionné du ballon rond. 

Tournée en Afrique du Sud et à l’Ile Maurice, AGENT met en scène les coulisses du football au travers d’un trio explosif : Blaze, un agent sur la sellette qui doit signer de nouveaux joueurs et gérer les frasques de ses clients, Lesego, la star des attaquants au bord de l’implosion, et leur boss Christopher, brillant avocat et créateur de l’agence.  Ces trois personnages sont liés à jamais depuis une soirée qui a mal tourné il y a 6 ans.

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Sur fond d’intrigues captivantes et de rebondissements, AGENT reflète avec réalisme  le monde du football alliant gloire, négociations impitoyables, trahisons, intrigues amoureuses et drames…, le tout porté par des personnages aussi extravagants et exubérants qu’attachants, et rythmé par une bande originale teintée des meilleures influences disco, jazzy et hip hop des années 1970.

AGENT, c’est aussi un casting international composé plus particulièrement de talents  sud-africains (Kay Sibiya et Sisanda Henna), ivoiriens (Yannick Konan), d’origine ivoirienne (Manie Malone), et français (Virgile Bramly). 

À travers cette 5ème série CANAL+ORIGINAL au ton urbain, moderne et glamour, CANAL+ confirme son ambition de produire des séries d’envergure tout en investissant dans la production africaine. 

H.N

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Le conseil d’administration du FMI approuve la dixième requête de financement d’urgence pour aider ses pays membres à relever les défis posés par COVID-19. l’approbation de cette requête pour le Sénégal permettra le décaissement de 442 millions de dollars au titre de la facilité de crédit rapide et de l’instrument de financement rapide et fournira des liquidités indispensables pour appuyer la riposte des autorités.

l’impact économique de la pandémie de COVID 19 se fait déjà sentir, et les perspectives à court terme se détériorent vite. les autorités ont agi rapidement en adoptant des mesures fortes pour maîtriser la propagation de la maladie et atténuer l’impact économique de la pandémie.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un achat au titre de l’instrument de financement rapide équivalant à 215,7 millions de DTS (environ 294,7 millions de dollars, ou 67 % de la quotepart) et un décaissement au titre de la facilité de crédit rapide équivalant à 107,9 millions de DTS (147,4 millions de dollars, ou 33 % de la quote-part) pour aider le Sénégal à répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements qui résultent de la pandémie de COVID-19.

La pandémie de COVID-19 frappe durement le Sénégal. Le brusque ralentissement de l’économie mondiale et les mesures de confinement prises à l’échelle nationale ont entraîné une forte réduction de l’activité économique, les secteurs du tourisme, du transport, de la construction et du commerce de détail étant particulièrement touchés. La pandémie en Europe se traduit également par une diminution des envois de fonds des travailleurs expatriés. En conséquence, les perspectives économiques à court terme se sont détériorées sensiblement, alors que de grandes incertitudes entourent la durée et la propagation de la pandémie. 

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Les autorités ont agi rapidement pour atténuer l’impact de la pandémie en augmentant les dépenses de santé et en offrant une aide ciblée aux ménages vulnérables et aux entreprises, avec notamment une aide alimentaire, la suspension des paiements des factures de services publics pour les populations les plus pauvres et des allégements fiscaux ciblés. Le financement du FMI contribuera à préserver l’espace budgétaire et à catalyser une aide supplémentaire de la communauté internationale, de préférence sous forme de dons.

Le FMI continue de suivre de près la situation du Sénégal et est prêt à fournir des conseils et une aide supplémentaire si nécessaire.

À l’issue des débats du conseil d’administration sur le Sénégal, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration ci-après :

« La pandémie de COVID-19 a de graves répercussions sur le Sénégal et crée un besoin urgent de financement de la balance des paiements et du budget. Pour atténuer l’impact de la pandémie, les autorités ont agi rapidement en augmentant les dépenses de santé et en offrant une aide ciblée aux ménages vulnérables et aux entreprises, avec notamment une aide alimentaire, la suspension des paiements des factures de services publics pour les populations les plus pauvres et des allégements fiscaux ciblés ». 

Selon :« Le financement d’urgence accordé par le FMI au titre de la facilité de crédit rapide et de l’instrument de financement rapide fournira des liquidités indispensables pour appuyer la riposte des autorités à la crise et catalysera une assistance supplémentaire de la communauté internationale, de préférence sous forme de dons », a-t-il déclaré

Et de poursuivre :« Il est approprié de laisser le déficit budgétaire se creuser temporairement afin d’atténuer l’impact sanitaire et économique de la pandémie. Les politiques macroéconomiques devront également continuer d’être guidées dans la mesure du possible par les objectifs du programme soutenu par l’Instrument de coordination des politiques économiques (ICPE). Lorsque la crise s’atténuera, il sera nécessaire d’en revenir progressivement à l’objectif de déficit budgétaire de 3 % du PIB, qui est conforme aux règles budgétaires régionales, afin de préserver la viabilité de la position extérieure et de la dette ».

« Des financements additionnels concessionnels de la part des partenaires au développement seront indispensables afin de combler le déficit de financement restant, d’alléger la charge de l’ajustement et de préserver les résultats économiques impressionnants du Sénégal. Il sera également essentiel d’assurer que les ressources décaissées soient utilisées de manière ciblée, effective et transparente ». a souhaité le directeur général adjoint.

M.J

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