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Tenus à l'écart des salles de classe par la pandémie de Covid-19, quelque 826 millions d'élèves et d’étudiants, soit la moitié du nombre total d'apprenants, n'ont pas accès à un ordinateur à domicile et 43% (706 millions) n'ont pas internet à la maison, alors même que l'enseignement numérique à distance est utilisé pour assurer la continuité de l'éducation dans la grande majorité des pays.
Ces chiffres ont été compilés par l’Équipe spéciale internationale sur les enseignants, une alliance coordonnée par l'UNESCO, sur la base des données de son Institut de statistique, et de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Les disparités sont particulièrement marquées dans les pays à faible revenu : en Afrique subsaharienne, 89% des apprenants n'ont pas accès aux ordinateurs familiaux et 82% n'ont pas internet.
En outre, alors que les téléphones mobiles peuvent permettre aux apprenants d'accéder à l'information, de se connecter entre eux et avec leurs enseignants, environ 56 millions d'apprenants vivent en des lieux non desservis par les réseaux mobiles, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne.

« S'il faut multiplier les efforts pour fournir la connectivité à tous, nous savons maintenant que la poursuite de l'enseignement et de l'apprentissage ne peut se limiter aux moyens en ligne », a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l'UNESCO. « Pour réduire les inégalités préexistantes, nous devons également soutenir d'autres alternatives, notamment le recours aux émissions de radio et de télévision communautaires, et la créativité dans toutes les formes d'apprentissage. Ce sont des solutions que nous abordons avec nos partenaires de la Coalition mondiale ».
Au moins 1,5 milliard d'élèves et 63 millions d'enseignants du primaire et du secondaire sont touchés par les perturbations sans précédent causées par la pandémie de Covid-19, avec la fermeture d'écoles dans 191 pays. Même pour les enseignants des pays disposant d'une infrastructure fiable de technologies de l'information et de la communication (TIC) et d'une connectivité domestique, la transition rapide vers l'apprentissage en ligne a été difficile. Pour les enseignants des régions où les TIC et les autres méthodes d'enseignement à distance sont moins disponibles, la transition a été encore plus difficile, voire impossible.
Les enseignants ont également besoin de formation pour dispenser efficacement l'enseignement à distance et en ligne mais ce type de soutien est particulièrement rare dans les pays à faible revenu. En Afrique subsaharienne, seuls 64% des enseignants du primaire et 50% de ceux du secondaire ont reçu une formation minimale qui, souvent, n'inclut pas de compétences en TIC.
« Ces inégalités constituent une réelle menace pour la continuité de l'apprentissage en cette période de perturbation sans précédent de l'éducation », a déclaré Stefania Giannini, sous-directrice générale de l'UNESCO pour l'éducation. « C'est pour remédier à ces lacunes que la Coalition mondiale pour l'éducation Covid-19 a été lancée ; elle rassemble plus de 90 partenaires des secteurs public et privé, afin d'élaborer des solutions universelles et équitables et rendre la révolution numérique inclusive ».
La Coalition mondiale pour l'éducation comprend l'Union internationale des télécommunications et des groupes clés qui soutiennent les enseignants, tels que l'Internationale de l'éducation, la Fondation GEMS-Varkey, l'Organisation internationale du travail et l’Équipe spéciale internationale sur les enseignants 2030, qui a récemment publié un appel à l'action pour soutenir les professeurs touchés par la pandémie.
Le 17 avril, l'UNESCO a tenu son cinquième webinaire sur la réponse éducative à la pandémie de Covid-19 afin de partager les expériences des États en matière de stratégies d'enseignement à distance pendant l’épidémie. Par ailleurs, le 14 avril, la Commission internationale sur les futurs de l’éducation, instance mise en place l’an dernier sous les auspices de l’UNESCO, a rendu publique une Déclaration commune à l’issue d’une réunion extraordinaire consacrée à la pandémie actuelle.
M.J
Une campagne d’information et de sensibilisation des commerçants du « Black Market » d’Adjamé sur la pandémie du Covid-19 s’est déroulée vendredi 17 Avril à l’initiative d’une organisation de la société civile dénommée Vision Nouvelle des Commerçants Shopping Abrogoua (Vinocoshab).
L’objectif de Vinocoshab est de contribuer à la sensibilisation des commerçants pour le respect des mesures de prévention recommandées par l’Etat de Côte d’Ivoire. Également, en renforçant leurs connaissances sur la pandémie du coronavirus. Concrètement, il s’agissait pour « vinocoshab » d’aller à la rencontre des commerçants en vue de les sensibiliser à l’emploi des méthodes préventives.
Pour montrer l’exemple, Coulibaly Aboubacar alias Sadjoro, Président de Vinocoshab avec son équipe ont sillonné tout le marché et invité commerçants et commerçantes à observer les gestes barrières contre le coronavirus et à rester disciplinés.

A en croire le, président de la Vision Nouvelle des Commerçants Shopping Abrogoua (Vinocoshab) : « Nous répondons à l’appel du gouvernement. Il faut accentuer la sensibilisation auprès de nos amis car cette maladie est une réalité. Vous savez, le coronavirus n’épargne personne et donc nul n’est à l’abri de cette maladie.», a-t-il déclaré.
« vinocoshab » sera désormais active dans la lutte contre le coronavirus. « Nous ferons en sorte que les commerçants du black market soient informés au maximum sur cette maladie et les mesures prises par nos autorités pour aider la population, en particulier les commerçants du Black. Si nous respectons les règles d’hygiène qui ont été édictées par nos autorités, nous pouvons empêcher le coronavirus de nous atteindre », a ajouté Coulibaly Aboubacar.
Ainsi, Vision Nouvelle des Commerçants Shopping Abrogoua (Vinocoshab) ne veut pas rester en marge de la campagne de sensibilisation contre le covid-19. Elle a décidé de jouer son rôle en s’engageant auprès du gouvernement pour freiner l’épidémie en Côte d’Ivoire. Pour elle, la vigilance est donc de mise. C’est le début d’une longue campagne de sensibilisation contre cette maladie.
A noter que Vision Nouvelle des Commerçants Shopping Abrogoua (Vinocoshab) est une association des commerçants du « Black Market » d’Adjamé. Elle œuvre à restaurer l’image ternie de ce marché, à lutter également pour l’intérêt et le bien-être de ses membres. Elle organise régulièrement des actions sociales en faveur des populations.
N.G
La Banque Panafricaine Ecobank, a fait une contribution d’environ 3 millions de dollars américains comme participation à la lutte contre le COVID-19 sur l’ensemble de son réseau en Afrique. Conformément à son engagement envers le continent, diverses contributions ont été apportées pour soutenir les efforts des gouvernements, de l'Organisation Mondiale de la Santé ainsi que du secteur privé, pour atténuer les effets de la pandémie sur les couches sociales les plus vulnérables du continent.
Grâce à sa connaissance de l'Afrique, et pour compléter les efforts gouvernementaux, le Groupe a fourni un soutien sous forme de numéraire, d’équipements et de fourniture de soins de santé. Le Groupe a également marqué son appui par le déploiement de campagnes de sensibilisation pertinentes et soutenues, mais aussi par l’utilisation de la plateforme numérique de la Banque pour, entre autres, approvisionner les comptes des personnes les plus vulnérables.

Ade AYEYEMI, Directeur Général du Groupe Ecobank, a déclaré : « Le COVID-19 est une menace mondiale majeure qui n’épargne aucun pays, y compris ceux de notre continent, l'Afrique, particulièrement vulnérable. Dans notre lutte contre cette pandémie, nous pensons qu’il est important non seulement de sensibiliser nos communautés, mais également de leur accorder les moyens de se protéger, ainsi que leurs proches. Nous sommes particulièrement attentifs aux besoins de nos communautés et faisons converger nos efforts en leur direction pour garantir un impact positif dans nos zones urbaines et rurales. »
« Nous sommes par ailleurs conscients de l'effet de la pandémie du COVID-19 sur nos clients et avons pris la décision d'atténuer de diverses manières les retombées négatives en rendant d’ores et déjà gratuits certains frais bancaires sur nos plateformes numériques. Nous continuerons d'anticiper les situations qui pourraient nécessiter notre soutien, à mesure que la situation évolue », a ajouté Ade AYEYEMI.
Au sein du Groupe Ecobank, la santé et le bien-être de notre personnel et de nos clients sont notre priorité. Nous suivons de près les directives de l'Organisation Mondiale de la Santé, des gouvernements et des agences de santé. Nous encourageons le télétravail, dans la mesure du possible et avons, depuis quelques semaines, suspendu les réunions physiques.
Nous observons également la distanciation sociale requise dans les bureaux et les agences ouvertes, tout en veillant à ce que les agences et les guichets automatiques soient régulièrement désinfectés sur l’ensemble de notre réseau. Nous continuons à promouvoir de bonnes mesures d'hygiène et de santé au sein de nos bureaux et à l'extérieur en utilisant nos plateformes de réseaux sociaux pour sensibiliser le public sur les mesures préventives nécessaires en cette période critique.
H.N
Le Groupe NSIA, entreprise panafricaine engagée du secteur de la Banque et de l’Assurance présente en Afrique de l’Ouest et Centrale, agit dans l’ensemble de ses douze pays d’implantation et fait un don de 322.000.000 FCFA en numéraires, ambulance médicalisée et kits sanitaires, pour lutter contre la propagation de la pandémie Covid-19.
Groupe engagé pour le développement économique et social de l’Afrique, NSIA soutient la lutte contre la pandémie de Covid-19.

L’ensemble des filiales du Groupe ont procédé à des dons d’une valeur totale de 322.000.000 FCFA, participant ainsi aux efforts des autorités, des acteurs de la santé mais également de tous ceux qui sont impliqués au quotidien dans la lutte contre la propagation du COVID-19 et pour le maintien des services essentiels dans nos pays.
Depuis le début de cette crise sanitaire, le Groupe se mobilise pour la santé et la sécurité de ses clients, partenaires, dirigeants et administrateurs ainsi que de ses 3 000 employés dans tous ses pays d’implantation. Malgré ces circonstances difficiles, NSIA reste engagée à poursuivre sa mission : fournir au plus grand nombre, des produits et services financiers, contribuant ainsi au développement économique et social des pays d’implantation.
« Le Groupe NSIA sera toujours au rendez-vous pour accompagner les entreprises et les particuliers en fonction des besoins et des réalités économiques de chacun. Cela s’exprime aussi par notre présence aux côtés des populations dans les moments difficiles, c’est la raison pour laquelle l’ensemble de nos filiales ont contribué à la riposte contre cette crise sanitaire inédite. C’est au prix de cette solidarité que nous vaincrons ensemble le COVID-19. » a déclaré Jean Kacou Diagou, Président du Groupe.
H.N
La pandémie du coronavirus poursuit ses ravages et le monde entier continue de se mobiliser pour faire face, chaque pays agissant selon ses moyens. Le Benin n’est pas resté en marge de cette lutte et a pris des mesures de prévention et de riposte qui font leurs preuves.
A ce jour, le pays compte au total 54 cas confirmés répartis comme suit : 40 personnes positives au test de dépistage et ne présentant aucun signe de la maladie mais isolées et traitées, 13 personnes malades sans gravité, hospitalisées et traitées, 0 malade en situation grave, 1 décès et 27 personnes guéries.
Aussi a-t-il, dès le début de la pandémie, désigné un comité médical d’experts qui, sur la base d’éléments scientifiques et de constats probants, a mis en place la thérapie la plus indiquée dans l’environnement qui est le leur. Cette thérapie comporte de la chloroquine en raison de son indice d’intérêt résultant du rapport Efficacité/Inconvénient/Disponibilité.

En vue de l’optimisation de la prise en charge thérapeutique et ce, dans les meilleures conditions de sécurité et de contrôle, le gouvernement a décidé d’autoriser sa centrale d’achat, la CAME, à mettre à la disposition des officines pharmaceutiques de l’ensemble du territoire et des unités de cession de médicaments essentiels des formations sanitaires publiques, la chloroquine à un prix subventionné.
Ainsi, le comprimé de chloroquine 250 mg sera acquis au prix de 40 francs CFA auprès de la CAME et cédé sur prescription médicale à 50 francs CFA soit 500 francs CFA la plaquette.
Dans cette même dynamique de riposte massive avec une meilleure appréciation du niveau réel de contamination dans le pays, il a été décidé, à compter de la semaine prochaine, de procéder au dépistage systématique des communautés à risque, notamment le personnel médical et paramédical, le personnel des forces de sécurité et de défense, la communauté pénitentiaire, etc.
De plus, le dépistage sera offert sur toute l’étendue du territoire, à toute personne munie d’une prescription médicale.
Ce faisant, le gouvernement espère donner davantage d’efficacité à son action durant les trois semaines à venir, de sorte à permettre la reprise des activités essentielles sur toute l’étendue du territoire à la mi- mai. Par ailleurs, le Benin s’apprête à affronter la saison des pluies avec son cortège d’affections dont principalement le paludisme.
Selon le gouvernement, C’est le lieu de rappeler à l’attention des uns et des autres les mesures de prévention notamment, l’utilisation des moustiquaires imprégnées et l’assainissement du milieu de vie. Les agents de santé, pièce maîtresse de la lutte contre le paludisme, ont besoin d’être prêts aussi bien mentalement que physiquement et surtout, d’être indemnes de COVID-19. C’est pour cela, a indiqué les autorités, qu’ils seront une cible prioritaire dans la nouvelle phase de la stratégie gouvernementale de lutte contre le coronavirus. Et renouvelle par ailleurs, sa reconnaissance et ses encouragements ainsi qu’à tous les autres acteurs de première ligne pour les efforts qu’ils fournissent inlassablement au service et aux côtés de la population, dans le combat contre la pandémie.
M.C
C'est un ballon d'oxygène pour les pays pauvres confrontés au coronavirus. Le mercredi 15 avril, le G20, soit le club des pays les plus riches du monde, a décidé de leur accorder un moratoire d'un an sur le service de leur dette. Pour obtenir un allègement maximum de cette dette, le président en exercice de l'Union Africaine (UA), le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, vient de nommer quatre envoyés spéciaux auprès des Grands de ce monde. Le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam est l'un de ces quatre mousquetaires. Ancien ministre ivoirien du Plan, ancien directeur général de l'assureur britannique Prudential, puis du Crédit suisse, Tidjane Thiam est une grande figure de la finance internationale. Il est notre invité
RFI : Tidjane Thiam, après la décision du G20 finances, quelle est votre réaction ?
Tidjane Thiam : Je me réjouis, c’est une première étape. Comme vous le savez, nous avons insisté pour qu’une aide exceptionnelle soit dégagée en faveur de l’Afrique. Nous sommes face à une crise absolument exceptionnelle. Et partout dans le monde, des mesures exceptionnelles ont été prises. Donc nous avons souhaité, depuis le début de la crise, que des mesures exceptionnelles soient également prises en faveur de l’Afrique. Et ce moratoire qui vient d’être approuvé par le G20 va apporter aux États africains, au moins dans un premier temps, les moyens d’agir rapidement et efficacement, on l’espère, contre la pandémie.
RFI: C’est un moratoire sur le remboursement du capital ou sur le remboursement des intérêts de la dette ?
T.T : L’idée c’est, le principal et les intérêts. Parce qu’en fait, d’où est venue l’idée d’un moratoire ? Si, par une opération, on arrivait à suspendre ces paiements-là, les gouvernements auraient immédiatement des ressources sur place qu’ils pourraient utiliser pour lutter contre la maladie. C’est une idée très puissante et tout le monde voit, maintenant, que c’est la manière la plus rapide de mettre de l’argent immédiatement sur le terrain pour agir au profit des populations, plutôt que d’attendre des décaissements qui, dans le meilleur des cas, mettront plusieurs semaines à arriver dans les différents pays.
RFI : Cela représente quelle somme environ ?
T.T : C’est difficile à chiffrer, mais, disons qu’en gros on aurait dû payer cette année quelque chose comme 44 milliards d’intérêts et une grosse partie va être reportée. Ce sont des sommes très, très significatives et à la mesure du choc économique que subissent les économies africaines.
RFI : Sur les 44 milliards que les pays débiteurs auraient à payer cette année 2020, ils feraient l’économie de 12 milliards. Vous confirmez ce chiffre ?
T.T : Je ne connais pas ce chiffre, mais je pense que l’économie sera beaucoup plus importante que 12 milliards. C’est vraiment très, très significatif. Et surtout, encore une fois, ça va aller immédiatement à des dépenses urgentes qui sont indispensables pour maîtriser la pandémie. Du point de vue des spécialistes de santé - j’ai parlé à quelqu’un comme Tom Frieden, qui a été le patron des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) pendant dix ans -, ce qu’ils m’ont tous expliqué, c’est que le confinement est peut-être nécessaire, mais que vraiment la solution c’est de tester. Parce que, malheureusement, l’appareil hospitalier n’a pas la capacité de traiter un grand nombre de malades, ce qu’il faut faire à tout prix, c’est éviter l’augmentation très forte du nombre de malades. Donc il faut tester, dépister, identifier les personnes qui ont été en contact, isoler et traiter.

RFI : Première réaction de la Plateforme d’ONG dette et développement : « Ces dettes ne sont pas annulées, du coup les remboursements attendus en 2020 seront toujours dus en 2021. Ils seront même majorés des intérêts accumulés sur la période, et la dette, l’année prochaine, sera d’autant plus insoutenable ».
T.T : C’est exact, mais nous étions face à une crise urgente. Tous les jours, il y a des gens qui meurent. Dans une phase aigüe du coronavirus, deux jours d’attente, c’est un doublement du nombre total de morts. Donc il y a un sentiment d’urgence depuis qu’on a commencé ce travail, on travaille vraiment d’arrache-pied. Donc il est clair qu’il s’agit d’un moratoire, mais cela nous laisse le temps de prendre des mesures plus permanentes et de traiter, le cas échéant, la question de la dette et d’avoir des restructurations là où elles sont nécessaires. Mais comme disait quelqu’un que je connais, « l’essentiel dans la vie est quand même d’abord de ne point mourir ». Donc là, on avait vraiment une urgence absolue et le seul moyen d’y répondre n’a pas été facile - c’était vraiment une campagne intense -, c’était d’obtenir des pays créanciers qu’ils suspendent le paiement et le service de la dette.
RFI : Cette campagne intense est menée, en effet, par le Sud-africain Cyril Ramaphosa et par vous, les quatre émissaires de l’Union africaine que vous êtes. Et comme les premiers créanciers sont chinois, est-ce que vous avez fait déjà une démarche particulière auprès de Pékin ?
T.T : Clairement, la Chine est devenue, avec l’expansion de son activité en Afrique, un créancier important. Donc évidemment, nous avons un dialogue avec la Chine et les chefs d’État africains aussi ont un dialogue avec la Chine. Donc évidemment, il y a déjà eu des démarches vis-à-vis de la Chine. Ce que nous souhaitons, c’est qu’elle participe à ce mouvement. Vous observez déjà que le G7 a fait aussi un communiqué confirmant l’accord du G20, donc la Chine ne s’est pas opposée à ceci. Je suis confiant que la Chine va participer à ce grand mouvement international de solidarité avec l’Afrique.
RFI : C’était sur RFI, le président français Emmanuel Macron veut aller plus loin que ce moratoire. Il propose une annulation massive de la dette africaine. Est-ce que c’est possible, cette année 2020 ?
T.T : Il faut voir. Je crois qu’il y a deux temps dans cette affaire. Dans un premier temps, il fallait traiter la crise et trouver une solution pragmatique pour permettre à chaque État d’avoir rapidement des ressources disponibles et c’est ce que réalise le moratoire. Maintenant, il est clair que nous sommes partis d’une situation qui n’est pas vraiment favorable. Il faut quand même voir que la dette en Afrique a beaucoup augmenté. Avant que le coronavirus n’augmente, on était à un ratio de dette sur PIB d’environ 108%. Avec le coronavirus, les recettes baissent, donc on va arriver rapidement à 150%. Donc il est clair que dans cette situation, il y a des pays qui vont être sous pression. Oui, il va falloir envisager des remises ou des annulations de dettes. Donc je pense que, sur ce plan-là, le président Macron a soulevé un problème qui est réel et auquel il va falloir s’attaquer dans les mois qui viennent. Mais au moins on s’est donné là le ballon d’oxygène qui permet de regarder tout cela, pays par pays, et de trouver de bonnes solutions, des solutions adaptées à chaque pays, parce que, comme on le sait, la situation dans chaque pays africain est différente.
RFI : Il y a l’allégement de la dette et il y a la mobilisation de fonds nouveaux, notamment grâce aux droits de tirages spéciaux du FMI. On parle de 500 milliards de dollars. Qu’est-ce qui garantit les bailleurs de fonds que ces centaines de milliards ne seront pas détournés, ne finiront pas dans les comptes offshores de quelques familles très proches de tel ou tel pouvoir ?
T.T : Premièrement, les chefs d’État africains ont tous exprimé, sans ambiguïté, leur engagement à s’assurer que le geste qui est fait là par la communauté internationale soit mis à profit par l’Afrique. Ça, c’est vraiment important. Un nouvel élément qui est différent par rapport à il y a dix ou quinze ans, c’est la technologie. Quand nous regardons un certain nombre de pays, on voit comment on peut utiliser la technologie pour distribuer des fonds aux populations. Par exemple, au Kenya, on a souhaité que les paiements puissent être faits par téléphone mobile. Le gouvernement au Kenya a déjà fait passer une loi pour annuler les frais des taxes sur les transferts mobiles, ce qui va permettre de mettre tout cela en œuvre. Très rapidement, tout le monde est mobilisé. Tout le monde comprend que le coronavirus, il faut le battre partout. C’est pour cela aussi qu’on a créé ce groupe panafricain. C’est pour que nous fassions preuve de solidarité entre États africains et que nous résolvions ce problème partout en Afrique et dans tous les pays.
Source : Rfi
Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a plaidé, sur les ondes de Radio France Internationale, pour un partenariat renforcé avec les pays africains, à l’aune de la pandémie de Covid-19 qui n’épargne aucun continent.
En exprimant son soutien au programme structuré autour des quatre axes définis par la task force opérationnelle de l’Union africaine, il a réitéré sa volonté d’accompagner l’Afrique et d’appuyer les efforts de ses dirigeants pour lutter contre la pandémie et ses conséquences économiques et humaines.
Ce devoir de solidarité doit d’abord s’exprimer à travers la mise à disposition immédiate d’équipements de santé, et de traitements et de vaccins lorsqu’ils auront été découverts. Il a pris l’engagement d’assurer un développement synchrone des traitements et vaccins, afin que ces derniers soient accessibles en même temps en Europe et en Afrique.
Il y a urgence : selon une étude récente du cabinet McKinsey, même si le nombre de cas déclarés reste relativement faible à date, il devrait augmenter sensiblement dans les 100 jours à venir. Même s’il est très difficile de prédire avec certitude l’évolution de cette pandémie en Afrique, la responsabilité collective impose de prévoir

Les gouvernements, les médecins, les communautés scientifiques ainsi que les sociétés civiles africaines se mobilisent. L’Union africaine s’est elle-même mobilisée en nommant quatre envoyés spéciaux d’une « task force » chargée de coordonner l’effort de la communauté internationale pour la lutte contre cette pandémie tant sur le plan sanitaire qu’économique.
La France a appuyé la demande exprimée par la task force concernant la mise en place d’un moratoire sur la dette des pays africains. Au-delà, la France soutient l’idée que ce moratoire, décrété à l’issue de la réunion du G20 Finance, puisse être la première étape d’un processus de restructuration de la dette africaine pouvant mener à l’effacement de certaines créances, notamment pour les pays les plus fragiles.
Le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) considère essentielle la concrétisation rapide et sans faille de ces engagements. Les défis sanitaires, économiques et sociaux engendrés par cette crise constituent une épreuve de vérité dans notre volonté partagée de refonder le partenariat et la relation entre l’Afrique et la France. Les efforts de la communauté internationale doivent également se traduire de manière efficace et transparente au bénéfice des populations.
Aussi, attentif à l’évolution de la crise liée à la pandémie de Covid-19 et aux réponses qui lui seront apportées, le CPA poursuit ses quatre missions : transmettre, éclairer, formuler et développer.
Le CPA relaie ainsi au Président de la République, sans filtre, les inquiétudes du continent africain et de ses diasporas. Qu’il s’agisse des questions relatives à la dette des pays africains ou des craintes légitimes de ceux dont les proches vivent en Afrique.
Convaincu de leur rôle central dans la capacité de résilience du continent, le CPA souhaite mettre en lumière et soutenir les initiatives endogènes et innovantes portées par les sociétés civiles africaines face à la crise, dans la continuité de son projetCarnets de santé. Partout sur le continent, la tech africaine et son écosystème créent des outils pour diffuser des informations fiables et des ressources utiles, ou offrir des solutions de télémédecine.
Des femmes et des hommes s’engagent pour sensibiliser les populations aux gestes barrière, tandis que des capacités artisanales ou industrielles sont mobilisées pour produire les gels, masques, respirateurs et tests nécessaires aux systèmes de santé africains.
Au-delà du nécessaire appui financier de la communauté internationale aux États africains, soutenir les actions des forces vives des sociétés civiles (collectifs citoyens, médecins, associations, entrepreneurs, artistes, etc.) est ainsi indispensable pour formuler des réponses rapides et pragmatiques à la crise.
Face à une crise mondiale s’impose enfin la nécessité d’accompagner les plans de riposte africains et les initiatives de la société civile dans un esprit de partenariat équilibré, afin de développer des synergies au service de tous.
Le Président Emmanuel Macron a ainsi exprimé la volonté que puisse s’articuler « un réseau de compétences, d’expertises, qui permette à la fois de mutualiser le savoir entre ce que l’Asie, l’Europe, les États-Unis ont vécu (…) et que [ce savoir] se diffuse dans la communauté académique, de recherche, mais aussi de cliniques en Afrique.»
Fidèles à l’esprit du discours de Ouagadougou, ces partenariats essentiels pour répondre à l’urgence permettront aussi, en sortie de crise, de renforcer l’engagement commun de l’Afrique et de la France en matière de santé mondiale.
M.C
Le ministre des Affaires étrangères, l’honorable François-Philippe Champagne, et ses homologues d’Allemagne, du Brésil, de Corée du Sud, de France, d’Indonésie, d’Italie, du Mexique, du Maroc, du Pérou, du Royaume-Uni, de Singapour et de Turquie ont participé aujourd’hui au sixième appel du groupe ministériel de coordination sur la COVID-19, au cours duquel ils ont réitéré la nécessité de maintenir des liens mondiaux essentiels alors que la pandémie de la COVID-19 continue d’évoluer.
Les membres du groupe de coordination ont convenu d’une déclaration commune qui énonce une série de mesures concrètes, et ils ont fortement exhorté d’autres pays à adopter des mesures semblables. La Corée du Sud a dirigé une discussion sur les pratiques exemplaires pour se sortir de la crise de la COVID-19.
Les ministres se sont engagés à coordonner les efforts de leur pays dans la mise en œuvre de mesures en matière de santé publique, de voyage, de commerce, d’économie et de finances, de manière à atténuer les perturbations et à assurer une reprise vigoureuse qui place les citoyens au premier rang des priorités.

Ils ont en outre reconnu les défis particuliers que doivent relever les pays vulnérables, notamment à l’égard de la résilience de leur système de santé et de l’accès aux fournitures médicales et à l’équipement de protection personnelle, et se sont engagés à relever ces défis.
Les membres du groupe ont aussi réaffirmé l’importance de maintenir la libre circulation des biens et fournitures essentiels et la nécessité de préserver les routes maritimes et les ponts aériens.
Enfin, ils ont convenu de continuer à collaborer étroitement avec leurs compagnies aériennes et leurs aéroports respectifs pour prévoir une capacité de transport suffisante permettant aux voyageurs coincés à l’étranger de rentrer chez eux.
M.J
L’ONG « Les Gestes de vie » en partenariat avec l’entreprise « asepro225 » ont décidé dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie à coronavirus, d’apporter leur soutien au Gouvernement. Elles ont procédé ce samedi 18 avril à une campagne de sensibilisation et de distribution de cache-nez dans les communes du district d’Abidjan pour faire face au coronavirus.
« asepro225 », entreprise citoyenne, spécialisée dans la sécurité incendie et le secourisme et l’Ong « Les Gestes de vie » qui a pour mission première, sensibiliser aux gestes de premiers secours en milieu scolaire ont entamé une campagne de sensibilisation et de distribution de masques dans les communes du district d’Abidjan pour éviter le coronavirus.
Cette campagne répond à la volonté des deux structures d’appuyer le Gouvernement à protéger les personnes les plus exposées dans cette lutte contre la pandémie. A cette occasion, elles ont offert plusieurs kits de protection aux populations, notamment les cache-nez. Ce sont donc environ mille masques qui ont été distribués à ce jour.
Depuis l’annonce des premiers cas confirmés positifs au coronavirus, pour prévenir la population, les autorités ivoiriennes ont pris une batterie de mesures préventives. Parmi ces mesures figurent, le port des masques de protection. Les masques communément appelés « bavettes » ou « cache-nez » sont des moyens de protection efficace contre le Covid-19.
Cependant, certaines pratiques dues à la mauvaise utilisation de ces masques ne sont pas sans conséquences. Des masques mal utilisés peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé de celui qui les porte. Il est donc important d’attirer l’attention de la population pour leur meilleure utilisation.

Fadiga Moussa, PDG de « asepro225 » a saisi l’opportunité pour sensibiliser les populations aux mesures préventives prises par le gouvernement et à la discipline. Il a indiqué que son entreprise qui s’est assignée comme mission de mener des activités de prévention sanitaires, d’œuvrer dans les domaines du social, ne veut rester en marge de cette campagne contre le Covid-19.
« Aujourd’hui, nous avons décidé d’offrir gratuitement des masques à la population dans les communes du district d’Abidjan. Cela, pour appuyer le gouvernement dans son appel à tous citoyens à porter les masques. Nous sollicitons par ailleurs, les personnes de bonnes volontés à se joindre à nous afinde protéger les populations à travers ces genres de campagne », a-t-il lancé.
«Aujourd’hui, nous vivons cette grave pandémie du Coronavirus qui sévit depuis quelques mois à travers le monde entier et toutes les grandes instances dirigeantes du monde entier sont mobilisées. Nous, Ong disons que l’État seul ne peut pas tout faire. C’est en cela que nous sommes en tournée aujourd’hui pour distribuer les masques aux populations et les sensibiliser aux mesures barrières pour freiner la propagation de la maladie», a expliqué Fernand Balliet, président de l’ONG « les Gestes de vie ».
En plus des différentes communes du district d’Abidjan, elles vont sillonner les jours à venir, les villes de l’intérieur du pays afin de faire comprendre les actions du gouvernement et soutenir les populations pour faire face au Covid 19.
Il faut rappeler que depuis la crise sanitaire relative à la maladie à Coronavirus qui sévit d’une manière générale dans le monde et en Côte d’ivoire en particulier, plusieurs acteurs de la société tant du secteur public que privé, dans son ensemble ne cessent de se mobiliser pour soutenir le gouvernement dans la lutte contre la maladie à coronavirus.
Notons que les risques de contracter l’infection liée à cette pandémie qui n’a actuellement aucun vaccin peuvent être réduits en respectant scrupuleusement les mesures prises par les autorités, notamment le port des masques.
Mohamed Compaoré
Après notre article faisant état du décès d'une jeune femme du nom d'Adjéhi Yawa Marthe (27 ans) partie accouché au CHU de Cocody le lundi 13 avril, les choses ont beaucoup évolué. Nos investigations, nous avons permis de savoir un peu plus sur les causes probables et le lieu du décès de la jeune femme qui portait une grossesse.
Selon le mari répondant au prénom de Serge, joint au téléphone ce vendredi 17 avril, sa femme a piqué une crise avant de perdre connaissance à la maternité de Bimbresso, situé à Yopougon sur la route du Kilomètre 17 (Route de Dabou). Il l'a transportée par la suite au CHU de Cocody, où il a été vu selon lui le décès de sa chérie.
«Nous sommes arrivés aux environs de 21 heures le dimanche soir à la maternité de Bimbresso. Et nous avons été reçus par une sage-femme. Elle a examiné madame avant de lui faire une piqure et demander de marcher dans la salle. C'est après qu'elle s'est couchée sur un pagne par terre. Tout allait bien jusqu'au petit matin quand elle a piqué une crise aux environs de 6 heures. Par la suite, elle va perdre connaissance. L'infirmier de garde est venu constater son état sans pouvoir dire si elle était morte ou pas. C'est ainsi qu'il m'a délivré un papier pour que je puisse me rendre au CHU de Cocody. Dans le taxi, Marthe était toujours inconsciente durant tout le trajet. Arrivé au CHU de Cocody, nous avons été accueillis par des aides-soignants qui m'ont fait savoir qu'il n'y avait plus de lits disponibles. J'ai insisté vu l'état de ma femme. C'est ainsi qu'un médecin est venu l'examiner dans le véhicule. C'est lui qui dira qu'elle est décédée. », a-t-il expliqué.
De son côté, le père de la jeune dame M. Adjéhi joint au téléphone hier jeudi a précisé que trois versions lui ont été rapportées. La première fait état de ce que sa fille est tombée quand elle partait pour la salle d'accouchement sur les instructions des sages-femmes. Dans sa marche, elle tombe et meurt sur le coup. La deuxième version soutient qu'elle était déjà sur le lit d'accouchement et elle est tombée du lit. La troisième version explique qu'elle est morte pendant l'accouchement.
Bref! Autant de versions qui laissent planer encore le doute sur les circonstances réelles de la mort d'Adjéhi Yawa Marthe, partie sans avoir donné naissance à son bébé.
Ces différentes précisions visaient clairement qu'elle était déjà morte avant son arrivée au CHU de Cocody. Le médecin du CHU de Cocody n'a pas fait que constater les faits. Et son décès est sans doute survenu à la maternité de Bimbresso ou en cours de route.
Les parents d'Adjéhi Yawa Marthe n'excluent pas une plainte contre la maternité pour situer les responsabilités dans cette affaire. Car si la responsabilité du CHU de Cocody n'est pas engagée dans cette affaire étrange, il est évident que celle de la maternité de Bimbresso ne souffre d'aucun doute (sous réserve de la version de la maternité).
Encadré
En soi fiant à la version du mari, sa femme aurait piqué une crise qui l'a conduite dans un état d'inconscience. La cause pourrait-elle venir de la piqure administrée par la sage-femme ou tout simplement d'une crise naturelle? En quittant la maternité, Marthe était-elle seulement inconsciente ou déjà morte? Mais, il est clair que dans cette affaire, la maternité de Bimbresso n'a pas voulu porter le chapeau de ce drame. Sinon comment comprendre qu'un médecin ou un infirmier ne soit pas capable de constater qu'une personne est vivante ou morte? Et le mari peut être naïvement un transporté le corps de sa femme jusqu'à Cocody avant de savoir qu'elle était morte. Ou alors, on pourrait bien soupçonner un accord entre lui et la maternité pour que la responsabilité de celle-ci soit étouffée dans ce drame. Et donc, si le corps d'Adjéhi Yawa Marthe s'est retrouvé au CHU de Cocody, c'est qu'il aurait accepté le transporteur en étant conscient de son état. Ou encore, l'infirmière de la maternité aurait eu besoin de malice pour se débarrasser de lui après avoir réalisé que la fille était morte, en conseillant de se rendre au CHU de Cocody. Au temps de zones d'ombre qui laissent planer le doute sur les causes réelles de la mort d'Adjéhi Yawa Marthe, partie dans la fleur de l'âge sans avoir donné naissance à son bébé. Qui devrait être inhumée ce samedi 18 avril. C'est dommage que nos maternités continuent d'être des mouroirs. C'est dans ces situations que les organismes de défense des droits de l'homme tel que le CNDH-CI (Conseil national des droits de l'homme de Côte d'Ivoire) doit pouvoir saisir le dossier, afin de situer les responsabilités . Voiture,
Daniel Coulibaly