Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Ancien Garde des sceaux et ancien ministre de la Microfinance et de l’Emploi des jeunes et des femmes du Benin. Elle est expert international et promotrice du think & do tank Team RM.

Après le passage de cette crise, comment devraient évoluer les modèles de développement et de gouvernance des États Africains ?

Cette crise est une opportunité pour l'Afrique de repenser son modèle de gouvernance et surtout de développement. Car, en plus de déconstruire toutes nos certitudes, elle nous livre une nouvelle façon de saisir le monde qui oblige aussi à remodeler nos écosystèmes politiques et économiques. Cette crise a le mérite d'accélérer la remise en question de l'efficacité de nos systèmes de santé publique. En Afrique, nous sommes en moyenne à 0,25 médecin et 1,4 lit d’hôpital pour 1 000 personnes. Le Covid-19 nous fait donc réaliser notre réelle incapacité d’assistance s'il y avait un déclenchement extrême. D’ores et déjà, plusieurs pays doivent élaborer une offre sanitaire plus large avec une précision sur les capacités hospitalières dans une approche de mutualisation entre les pays pour bénéficier d’économies d’échelle et en associant le privé à l’investissement et à la gestion des centres hospitaliers pour assurer leur pérennité. Par exemple, le royaume chérifien qui disposait de 1 670 lits de réanimation avant la crise s'est fixé l’objectif de 4 000 désormais. Cette pression fera expérimenter de nouvelles méthodes alternatives de gouvernance politique. Sur le plan économique, un avantage majeur est à relever. Il s’agit du leadership actuel des dirigeants africains qui parlent d’une même voix autour du président en exercice l’Union africaine, Cyril Ramaphosa, relativement aux grandes questions macroéconomiques, telles que la dette. Au demeurant, les États africains devront remettre à plat leur modèle inspiré du capitalisme sauvage et des inégalités qui en découlent au profit d’une économie de marché plus solidaire orientée vers le capital humain et basée sur l’investissement productif. Le « social productif » est également à promouvoir et porte la promesse d’une croissance inclusive. Au Kenya par exemple, près de la moitié de la population s'approvisionne auprès de coopératives dont les recettes vont directement aux producteurs. L'enjeu et l'urgence seront pour les pays de construire des économies fondées sur de nouveaux mécanismes de solidarité, de redistribution des ressources et de cohésion sociale et privilégiant les réponses aux enjeux de développement durable. C’est aussi plus que jamais le moment de prioriser l’agriculture pour créer massivement des emplois et de faciliter l’accès au crédit aux producteurs, aux artisans et aux femmes.

Comment les États africains ont-ils géré la crise économique et sanitaire ?

Dans leur grande majorité les pays africains, après avoir pris conscience de l'ampleur du drame qui se jouait, ont pris des mesures fortes. Pour limiter la transmission du virus et freiner sa propagation, toute une batterie de mesures a été expérimentée : l'état d'urgence ou un couvre-feu, en passant par l'interdiction d'attroupement au dépistage massif et le port obligatoire de masques. Cela ne saurait occulter, hélas, les bavures policières qui ont pu jalonner parfois le chemin du difficile respect de certaines mesures restrictives, pour des populations africaines dont 75% vivent de l’informel, au jour le jour. La riposte africaine s'est toutefois organisée. La résilience actuelle démontre en partie que ces mesures n’ont pas été inefficaces. L'autre défi est de veiller à ce que la crise ne se transforme pas en catastrophe humanitaire et en fracture sociale. Certains pays l'ont compris. C'est le cas du Sénégal, du Gabon, du Maroc, du Togo et dans une certaine mesure la Côte d'Ivoire, qui ont eu à cœur d’inclure la dimension sociale et économique dans leur traitement dela pandémie.

Quelles mesures devraient être adoptées pour protéger les entreprises les plus vulnérables pendant et après cette pandémie ?

Les gouvernements, les banques centrales et les organisations sous régionales ont réagi en prenant de fortes mesures discrétionnaires budgétaires et monétaires. Ils semblent avoir perçu tous les dommages que la crise sanitaire peut entraîner pour les petites entreprises, les institutions financières qui les soutiennent et, globalement, l’activité économique. Il est urgent de protéger les personnes et les entreprises les plus vulnérables. Créer un cadre spécial de mécanismes de résilience. Il s’agirait d’envisager la généralisation bien organisée des banques alimentaires à laquelle il faut associer des directives sanitaires et d’hygiène et des mesures économiques incitatives. Protéger les entreprises les plus vulnérables impose une politique fiscale exceptionnelle. Les fonds mobilisés pour faire face à la crise doivent être fléchés, notamment le refinancement des institutions de microfinance pour les aider à rester solvables et liquides afin d’arroser les acteurs de l’économie réelle. Il est donc nécessaire de recapitaliser les institutions de microfinance pour qu’elles puissent reprendre leur activité de prêt et jouer ainsi pleinement leur rôle dans la relance économique post-crise.

M.C avec 35° Nord

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PREMIÈRE PARTIE

1. Contexte National des violences basées sur le genre (VBG) et du COVID-19

1.1 Situation VBG et contexte socio-culturel au Mali :

La violence basée sur le genre (VBG) est très répandue, systémique et culturellement ancrée au Mali.

Selon EDSM-VI 2018 (Enquête Démographique et de Santé-Mali, 2018), la moitié des femmes (49 %) de 15-49 ans en union ou en rupture d’union ont subi à n’importe quel moment de leur vie des actes de violence émotionnelle, psychologique, physique et sexuelle. Parmi les femmes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles, 68 % n’ont jamais recherché d’aide et n’en ont jamais parlé à personne. Cette même étude démontre un taux de mariage précoce préoccupant, soit 18 % des femmes de 25-49 ans sont en union avant l’âge de 15 ans et 53 % sont en union avant 18 ans.

L’EDSM-VI 2018 a aussi montré que 89% des femmes de 15-49 ans et 73% des filles de 0-14 ans sont excisées. Selon les données de GBVIMS de Janvier à Mars 2020, 715 cas de VBG ont été rapportés par les acteurs GBVIMS au Mali. Pour le mois de mars 2020, 304 cas de VBG ont été rapportés, avec une forte proportion de violences sexuelles (25%) dont 15% de viol et 10% d’agressions sexuelles.

SOURCE: UN Women

 

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En vue d’apporter sa contribution et son soutien aux concitoyens ivoiriens dans la lutte contre la COVID-19, l’oréal Côte d’Ivoire a entamé la production locale de gels désinfectants hydro-alcooliques qui seront offerts à ceux qui se battent en première ligne pour limiter la propagation du virus dans le pays, rapporte un communiqué transmis à l’AIP lundi.

La filiale ivoirienne, basée à Abidjan, rejoint ainsi le mouvement de solidarité global du groupe l’oréal qui vise à soutenir l’ensemble des acteurs qui sont particulièrement exposés au coronavirus, notamment les professionnels de santé et les partenaires commerciaux.

En premier lieu, l’entreprise offrira 10,000 unités de gels hydro-alcooliques, conditionnés sous sa marque Mixa, au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique qui en assurera la distribution au personnel soignant dans les différents hôpitaux engagés dans la lutte contre le virus.

Une autre partie de la production sera destinée au centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara afin d’apporter une aide et une sécurité supplémentaire au personnel soignant œuvrant en première ligne dans la lutte contre le virus, auprès des personnes en situation vulnérable.

De même, l’industriel distribuera aussi gracieusement des gels hydro-alcooliques à ses clients et partenaires de la distribution, afin que leurs employés puissent se protéger en appliquant les mesures barrières préconisées.

«En tant qu’entreprise citoyenne, nous restons totalement mobilisés pour soutenir les autorités locales et nos communautés. Nous continuerons de produire des gels hydro-alcooliques de manière pérenne pour que cet effort soit soutenu dans le temps », a rassuré la  directrice générale de l’oréal en Côte d’Ivoire,  Myriam Touré.

AIP

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La Côte d’Ivoire qui dénonce des « insuffisances dans la méthodologie de l’enquête 2018/19» de l’Institut de recherche NORC de l’Université de Chicago (USA) sur le travail des enfants dans les zones de production de cacao du pays, clame ne pas approuver cette enquête dans sa version actuelle alors qu’elle devrait concourir à la publication d’un futur rapport, dans une déclaration dont APA a reçu copie lundi.

« La Côte d’Ivoire ne peut approuver l’enquête 2018/19 dans sa version actuelle, qui comporte des failles », indique une déclaration du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), dont la présidente du Comité national de surveillance est Dominique Ouattara, la Première dame de l’Etat ivoirien.

Cette déclaration intervient à un peu plus d’un mois de la publication du rapport d’enquête 2018/19 de l’Institut de recherche NORC, prévue le 29 juin 2020, et portant sur le travail des enfants dans les zones productrices de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest qui cumulent 62% du marché mondial de cacao.

Le rapport d’enquête NORC vise à évaluer la prévalence du travail des enfants dans les zones productrices de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana en comparaison avec les données des enquêtes 2008/09 et 2013/14 menées par l’Université de Tulane (États-Unis).

Ces enquêtes sont financées par le Département du travail des États-Unis (USDOL) dans le cadre de la mise en œuvre du protocole Harkin-Engel. Le projet de rapport de NORC fait état de la forte baisse du nombre moyen d’heures de travail réalisées par les enfants dans la production de cacao et la forte augmentation de la fréquentation scolaire des enfants des ménages agricoles.

Toutefois, l’Etat de Côte d’Ivoire se dit « très préoccupé par certains aspects fondamentaux du rapport en raison des lacunes largement reconnues de certaines des méthodologies utilisées dans le cadre de l’enquête de Tulane de 2013/2014 ».

Selon la Côte d’Ivoire, « ces lacunes qui comprennent l’échantillonnage et l’extrapolation ainsi que des problèmes liés à la période de référence pour la collecte des données, rendent impossibles toute comparaison précise entre certaines données clés de l’enquête de NORC et celles de l’Université de Tulane et entraineraient probablement des conclusions trompeuses à tirer de n’enquête de NORC ».

Au cours des derniers mois, plusieurs ateliers techniques se sont tenus à Abidjan et à Washington D.C au cours desquels l’Etat ivoirien a fait part à NORC et à l’USDOL de ses préoccupations concernant les « insuffisances de la méthodologie de l’enquête 2018/19 ».

« Bien qu’ils aient reconnu ces erreurs et leur impact potentiel sur la crédibilité des conclusions de l’enquête 2018/19, NORC et l’USDOL n’ont jusqu’à présent pas voulu apporter les changements nécessaires, évoquant des contraintes de comparaison des données », fait observer l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le gouvernement ivoirien est fermement engagé à éradiquer le travail des enfants dans le secteur de la cacaoculture. Selon le rapport de USDOL sur le travail des enfants publié l’année précédente, la Côte d’Ivoire fait partie des douze pays qui ont obtenu la plus haute évaluation des avancées significatives dans la lutte contre le travail des enfants dans l’industrie du cacao. La Côte d’Ivoire a obtenu cette désignation six années de suite.
APA

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L'annonce a été faite à l’occasion de la huitième édition de la cérémonie de remise des Trophées Annuels de Global Finance, les Innovators 2020. Global Finance a désigné Ecobank comme la banque la plus innovante d'Afrique. L'annonce a été faite à l’occasion de la huitième édition de la cérémonie de remise des Trophées Annuels de Global Finance, les Innovators 2020, qui récompensent les entreprises qui demeurent créatifs par de nouvelles approches et de nouveaux outils financiers. Ces prix se déclinent en plusieurs catégories : les meilleures innovations en finance d'entreprise, paiements, financement du commerce, gestion de trésorerie, finance islamique, avec des lauréats sélectionnés dans différentes régions du monde. Les catégories de prix comprenaient les banques les plus innovantes en Afrique, en Asie-Pacifique, en Europe centrale et orientale, en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Europe occidentale; Les sociétés Fintech les plus innovantes en Asie-Pacifique, en Europe centrale et orientale, en Amérique du Nord et en Europe occidentale; et les meilleurs laboratoires d'innovation financière.

Lors de l'annonce virtuelle des lauréats, Anita Hawser, rédactrice en chef européenne de Global Finance et responsable de l'équipe d'évaluation des Global Finance Awards, a noté que les entreprises reconnues au salon Innovators 2020 se démarquaient considérablement. Elle a déclaré que le jury a examiné l'innovation dans le contexte de l'innovation de produit ou de procédé, car ils étaient finalement plus préoccupés par l'impact de l'innovation en termes de création de valeur pour les clients ou de réponse à un besoin spécifique, comme l'accélération du processus de prêt ou d'examen du crédit pour petites entreprises; permettant aux entreprises de déposer des chèques à distance et de ne pas avoir à visiter les agences.

Selon elle, ce sont des innovations qui réduisent considérablement le temps ou le coût des entreprises pour effectuer des tâches financières et qui transforment vraiment la vie professionnelle des clients en les aidant à fonctionner plus efficacement dans un environnement commercial et économique très difficile.

Ade Ayeyemi, Directeur général du Groupe Ecobank, a commenté : « Nous sommes heureux d'être reconnus comme la ‘Banque la plus innovante en Afrique’ par Global Finance. Cela témoigne de la force de notre marque dans plusieurs pays d'Afrique, de notre plateforme panafricaine unique et de nos produits et solutions bancaires innovants rendus possibles par le succès de notre parcours de transformation numérique. »

Avec une couverture géographique africaine plus grande que celle de toute autre banque opérant en Afrique de l'Ouest, du Centre, de l'Est et australe, Ecobank est la seule banque ayant des opérations bancaires qui couvre 33 pays africains, exploitant un réseau africain véritablement intégré qui déploie des produits et services opérant de manière uniforme à travers l’ensemble de son implantation, notamment, une application bancaire Ecobank Mobile intégrée et unifiée, opérationnelle dans les 33 pays d'exploitation en Afrique; les services Ecobank Omni et Omni Lite à l’intention des multinationales et des PME en Afrique; une application Rapidtransfer qui transcende les frontières et permet à la communauté de la diaspora d'envoyer de l'argent directement à ses proches, instantanément et à moindre coût à travers l'Afrique; une plateforme de Banque en Ligne Ecobank, accessible facilement dans 33 pays africains.

La plateforme panafricaine de Ecobank, unique et la plus grande en Afrique, est conçue pour aider à débloquer les opportunités dont recèle le continent, au profit du continent, grâce à la standardisation des processus, permettant ainsi l'intégration régionale, ainsi que le commerce et l'investissement transfrontaliers.

Grâce à cette magnifique performance, le Groupe a été reconnu comme «Meilleure banque de détail en Afrique en 2019» aux African Banker Awards ; «Marque de services financiers la plus admirée en Afrique en 2019» par Brand Africa 100; «Meilleure banque numérique en Afrique en 2017» par Euromoney Awards ; «Meilleure banque de détail et innovation bancaire en 2018» par African Banker Awards, pour ne citer que ces distinctions.

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La marocanité du Sahara est irréversible, malgré les manœuvres de l’Algérie et du polisario, a affirmé Me Hubert Seillan, avocat à la Cour d’Appel de Paris. "Le Sahara est marocain et ne peut être autre chose que cela", a-t-il tranché dans une interview à l’émission "le débat du Sahara" du portail électronique "sahara-question".

Pour le juriste français, la marocanité du Sahara est confirmée en fait et en droit, comme en attestent les analyses développées dans ses ouvrages "Le Sahara marocain : L’espace et le temps" et "la Politique contre le Droit", traduits en anglais.

Me Seillan n’a pas manqué de rappeler la dynamique de l'ouverture de Consulats généraux à Laâyoune et à Dakhla entamée depuis décembre 2019, soulignant dans ce sens que l’Algérie fût "le seul pays parmi les 193 Etats membres des Nations Unies à réagir à l’ouverture des Consulats dans le Sahara marocain, tenant d’intimider les Etats africains à coup de communiqués et de rappels d’ambassadeurs".

L’Algérie, a-t-il relevé, comptait sur le Conseil de sécurité pour freiner cette dynamique en tentant d’exercer des pressions à la veille du briefing consacré par le Conseil à la question du Sahara marocain le 9 avril 2020, rappelant que l’instance exécutive onusienne avait alors ignoré les gesticulations algériennes.

Au volet sanitaire, Me. Seillan s’est félicité des efforts colossaux menés par le Maroc pour faire face à la pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19), y voyant "une gestion exemplaire" saluée par plusieurs pays, les médias internationaux, et les réseaux sociaux.

Le juriste a ainsi mis en exergue trois éléments-clés qui ont permis au Maroc de relever le défi de la pandémie, à savoir une "centralisation des décisions prises sous la Haute Vision Royale", "la cohésion sociale", et une "politique axée sur les dépistages massifs" et "le quadrillage du territoire", qui ont permis de limiter la propagation du coronavirus.

Me. Seillan, Président de la Fondation France-Maroc pour le Développement durable, intervenait dans une émission citoyenne concernant le Sahara, qui se veut une plateforme démocratique et ouverte destinée à jeter des éclairages sereins et dépassionnés sur la question du Sahara marocain.

MAP

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L’affaire fait la une de l’actualité : les forces armées ivoiriennes et burkinabé ont démantelé un réseau djihadiste à la lisière des deux Etats. Au cœur de cet exploit, l’action concertée des deux forces qui leur a permis de couper toute possibilité de repli aux agresseurs.

Le bilan est assez satisfaisant : saisi de matériel, arrestation et mort dans le camp ennemi.

Il convient de saluer l’exploit des deux armées mais surtout leur bonne intelligence. Face à un ennemi qui mène une guerre asymétrique, invisible et transfrontalière, il convient de développer la coopération et les opérations armées conjointes. Loin des moments d’effarouchement où chacun, tétanisé par d’éventuelles représailles sur son sol, craignait pour sa sécurité interne, redoutait alors de s’associer à quelle que opération militaire.

Bien entendu, il faudra avoir le triomphe modeste car cet exploit est bien loin de mettre fin aux agissements des bandes armées et leur désir de déstabilisation. Cependant, et il importe de le relever, cette déconvenue aura le mérite de jeter le doute dans les rangs et d’obliger l’adversaire à un changement de stratégie pour s’adapter, et donc à courir le risque de s‘exposer encore un peu.

Félicitations encore une fois aux militaires ivoiriens principalement. La population vous souhaite de demeurer mobilisés et toujours vigilants car il n’y a qu’un seul et unique ennemi : les forces extérieures aux intentions manifestement mauvaises.

À un prochain avis.

Hyacinthe KOUAKOU

#simpleavis

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A l’occasion de sa première visite à la Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur (DGIE), le vendredi 22 mai 2020 à Abidjan, le nouveau ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Éxtérieur, Albert Flindé, s’est engagé à trouver une solution aux préoccupations de ses compatriotes bloqués à l’étranger, depuis la fermeture des frontières due à la pandémie de Coronavirus (COVID-19).

« Je voudrais dire aux Ivoiriens de l’extérieur qu’ils peuvent compter sur notre détermination pour relever ensemble les défis qui se posent à eux, surtout dans la période actuelle », a déclaré Albert Flindé.

Pour y arriver, le ministre a invité le directeur de la DGIE, Issiaka Konaté, et son équipe à travailler dans le sens de la mise en place d’une cellule d’écoute au niveau des Ivoiriens de l’extérieur pour leur apporter le secours nécessaire, à défaut d’une prise en charge immédiate.

Albert Flindé qui s’est assuré du bon fonctionnement de la DGIE, a annoncé que 858 Ivoiriens qui étaient bloqués à l’extérieur, du fait de la COVID-19, sont rentrés au pays.

Issiaka Konaté a tenu à préciser que cette opération de rapatriement concerne les Ivoiriens qui disposent d’un billet d’avion retour.

La DGIE a dans ses attributions, la mise en œuvre de la stratégie de gestion des Ivoiriens de l’extérieur qui met l’accent globalement sur l’assistance des Ivoiriens en détresse, l’attraction des talents de la diaspora et la mobilisation de l’épargne

Primature

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Le samedi 23 mai 2020, aux environs de 6 heures 30 minutes, un véhicule de marque Hyundai, immatriculé 4974 JE 01, a percuté trois membres d’une même famille, qui effectuaient leur sport à Cocody-Angré, lesquels ont rendu l’âme sur le champ. Il s’agit du sieur KOFFY GUILLAIN, directeur général d’entreprise, de son épouse KOFFY née ADONIS Laurence, professeur en pédiatrie, et de leur fils KOFFY Emmanuel Elpherge, âgé de 13 ans.

Le Procureur de la République présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et leur témoigne toute sa compassion.

C’est le lieu pour le Procureur de la République d’indiquer que face à la recrudescence des accidents de la voie publique et à leur caractère de plus en plus meurtrier, l’institution judiciaire a accru la répression à l’encontre des auteurs de ces infractions qui endeuillent de nombreuses familles.

Ainsi, le Ministère de la Justice a édicté une circulaire en date du 26 janvier 2017 qui instruit les acteurs de la poursuite à l’effet d’une application rigoureuse de la loi pénale relative à la poursuite et à la répression des blessures graves et homicides involontaires causés par les accidents de la voie publique.

De même, les personnes condamnées pour lesdites infractions, ont été exclues de la remise gracieuse de peine accordée par le Président de la République, par le décret n°2020-363 en date du 08 avril 2020.

 Pour ce qui est des circonstances du drame du samedi 23 mai 2020, il ressort des constatations et des différents témoignages recueillis par les officiers de police judiciaire, que le véhicule impliqué dans l’accident avait à son bord, trois personnes dont le conducteur, le sieur CISSE Amadou, 23 ans, dépourvu du permis de conduire.

 Ces trois personnes qui revenaient du bar « ZIGUINCHOR », situé non loin du rond-point de la CNPS, après une nuit de beuverie, ont effectué au mépris de toute règle élémentaire de prudence, une course poursuite avec un véhicule de marque Mercedes immatriculé 7150 FU 01 et conduit par le nommé GAUTHIA GOULY Ange, 24 ans.

 Poursuivant cette course à une vitesse excessive, le sieur CISSE Amadou a fait une sortie de route et a percuté violemment les victimes.

 En outre, les auditions ont démontré que l’un des mis en cause, le nommé DIANE INZA Isaac, titulaire d’un permis de conduire, qui avait soustrait le véhicule du parking de ses parents pour une virée, a laissé CISSE Amadou conduire ledit véhicule alors qu’il savait ce dernier non titulaire du permis requis.

 Tous les mis en cause ont été soumis à un alcootest. Les résultats ont laissé apparaitre une alcoolémie plusieurs fois supérieure à la limite autorisée par le Code de la route.

                                                         

Il convient d’indiquer également l’interpellation des propriétaires du bar, qui ont ouvert ce lieu, en violation flagrante des mesures de fermeture des bars, boites de nuit, cinémas et autres lieux de spectacles jusqu’au dimanche 31 mai 2020, prises par le Conseil National de Sécurité, dans le cadre de l’état d’urgence.

 Par ailleurs, la visualisation des images de cette beuverie indique que les mesures barrières édictées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 n’avaient pas été respectées en ce lieu.

 Tous les occupants des deux véhicules en cause ont été placés en garde à vue de même que les co-gérants du maquis transformé en bar.

 Il est reproché au conducteur CISSE Amadou, les faits de triple homicide involontaire, d’excès de vitesse, de défaut de permis de conduire, de conduite en état d’ivresse et de mise en danger de la vie d’autrui. Ces faits sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à sept ans.

 DIANE INZA Isaac est quant à lui poursuivi pour des faits de cession d’un véhicule à un tiers non titulaire du permis requis, de complicité de triple homicide involontaire et de mise en danger de la vie d’autrui.

 Le conducteur du véhicule de marque Mercédès, le nommé GAUTHIA GOULY Ange, est poursuivi pour des faits d’excès de vitesse et de mise en danger de la vie d’autrui.

 Le troisième occupant du véhicule de marque Hyundai, une jeune fille de 23 ans, ainsi que les co-gérants du bar sont poursuivis quant à eux, pour des faits de mise en danger de la vie d’autrui et de non-respect des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence.

 Le Procureur la République voudrait encore une fois en appeler à la prudence, au sens de la responsabilité de chacun et au strict respect du Code de la route pour éviter d’endeuiller des familles.

Le Procureur de la République tient enfin, à rappeler que ses services continueront à rechercher et à appréhender les auteurs des infractions graves au Code de la Route et particulièrement ceux qui se rendront coupables des faits d’homicide involontaire, pour leur faire subir la rigueur de la loi.

 Fait à Abidjan, le 24 mai 2020

Le Procureur de la République d’Abidjan

ADOU RICHARD CHRISTOPHE

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Je tiens à féliciter de tout cœur tous nos amis africains pour la Journée de l'Afrique. Les conditions extraordinaires causées par la pandémie du COVID-19 dans le monde entier rendent la solidarité symbolisée par la Journée de l'Afrique encore plus significative cette année.

Les progrès réalisés ces dernières années par l'Afrique dans de nombreux domaines et notre partenariat en développement avec le Continent nous permettent d'envisager l'avenir avec espoir, malgré les graves défis actuels. En collaboration avec nos institutions publiques, les organisations non gouvernementales et le secteur privé, nous avons donné la priorité au développement de notre coopération avec le Continent africain. Nous nous efforçons d’étendre davantage nos relations économiques et commerciales avec l'Afrique, d’accroître notre aide humanitaire et au développement, ainsi que le nombre des bourses d'études supérieures et des vols de Turkish Airlines. Nous souhaitons renforcer davantage nos relations avec l'Afrique sur la base d'une vision « gagnant-gagnant » et du respect mutuel.

Il est également possible de comprendre la détermination de la Turquie à élever ses relations avec l’Afrique au plus haut niveau en regardant les chiffres. Le nombre de nos ambassades en Afrique à atteint 42 alors qu'il n'était que de 12 en 2002. Quant au nombre d’ambassades africaines à Ankara, qui était de 10 au début de 2008, il est passé aujourd’hui à 36. Le nombre des visites mutuelles de haut niveau entre les années 2015 et 2019 a été supérieur, à lui seul, à 500. Notre volume d'échanges bilatéraux a été multiplié par six au cours de ces 18 dernières années. Aujourd'hui, la Fondation Maarif de Turquie gère 144 établissements d'enseignement et 17 internats à travers l'Afrique. Des milliers de diplômés provenant de 54 pays africains ont étudié en Turquie dans le cadre du programme de bourses d'études Türkiye. Le nombre de bureaux de coordination de programme de l'Agence turque de coopération et de développement (TIKA) en Afrique a atteint 22.

L'intérêt de la Turquie pour l'Afrique, avec laquelle elle a des liens historiques et humains, et les sentiments d'amitié du peuple turc envers le Continent africain ne sont pas nouveaux. Cependant, ces développements concrets sont le fruit de la stabilité politique atteinte en Turquie à partir de 2002 et de la continuité de notre politique étrangère qui en découle.

La Turquie et les pays africains ont clairement exprimé leur volonté mutuelle de porter leurs relations à un stade plus avancé par le fait que notre pays est devenu un partenaire stratégique de l'Union africaine et que le premier Sommet du partenariat Afrique-Turquie  s’est tenu à Istanbul en 2008.  

Peu après avoir pris mes fonctions de Ministre des Affaires étrangères, j'ai accompagné S.E.M. le Président Recep Tayyip Erdoğan lors du deuxième sommet du partenariat Afrique-Turquie qui s'est tenu à Malabo en novembre 2014. Je me suis fait de nombreux amis sur le Continent.

Lorsque les Présidents africains ont fondé l'Organisation de l'Union africaine le 25 mai 1963, ils avaient pour objectif de protéger les affaires africaines en agissant dans l'unité, de soutenir les luttes pour l'indépendance en cours et de se débarrasser du modèle économique colonial basé sur l'importation de produits finis et l’exportation de produits de base vers les pays du Nord. Dès le début, la Turquie avait décidé de prendre le parti de l'Afrique dans sa juste cause.

En effet, le sommet historique tenu à Addis-Abeba a eu un impact en Turquie. En examinant les articles publiés par la presse turque et les comptes-rendus des débats à la Grande Assemblée nationale de Turquie, on peut voir l'importance accordée aux relations avec les États africains venant de gagner leur indépendance. Les efforts des Africains pour se gouverner eux-mêmes étaient comparés au combat de la Turquie lors de la fondation de notre République quarante ans plus tôt, en 1923. L'apartheid était farouchement condamné.

L'Afrique d'aujourd'hui a fait des progrès significatifs pour atteindre le niveau d'intégration dont les dirigeants visionnaires rêvaient depuis les années soixante.

Depuis le début de son partenariat avec l'Afrique, la Turquie a choisi la politique de soutenir sans condition les objectifs que le continent s'était fixés. L’Afrique avec laquelle nous sommes fiers d’être en partenariat est l’Afrique de l’esprit de 1963 et des objectifs 2063 de l’Union africaine. Nous continuerons à veiller sur les priorités de l'Afrique au sein de toutes les organisations et entités dont nous sommes membres, en particulier aux Nations Unies.

Dans cette optique, nous souhaitons tenir le troisième Sommet du partenariat Afrique-Turquie dès que possible. Nous prévoyons également de tenir en octobre 2020 le troisième Forum économique et d’Affaires Turquie-Afrique que nous avions organisé à Istanbul en 2016 et 2018 avec de bons résultats.

COVID-19 a pris le monde au dépourvu. Les pays africains ont pris les mesures nécessaires en temps opportun grâce à leur expérience dans la lutte contre les maladies épidémiques. Le nombre de cas et de décès sur le Continent est relativement faible à l'heure actuelle. Nous espérons sincèrement que cela continuera ainsi et que la maladie sera éliminée du Continent le plus rapidement possible. La Turquie figure parmi les États qui ont laissé derrière eux la première phase de la pandémie et qui peuvent actuellement maintenir le nombre de nouveaux cas en dessous de leur capacité de traitement. Ayant été en mesure de fournir une aide en équipements à certains pays dès les premiers mois de l'épidémie, la Turquie vise à accroître sa capacité d'assistance dans la période à venir. En tant que nation ayant tendu une main secourable au plus grand nombre de partenaires après les États-Unis et la Chine, la Turquie s'efforce de répondre le plus rapidement possible à de telles demandes qui proviennent actuellement des pays africains amis et celles à venir.

D'autre part, l'épidémie a des conséquences économiques et sociales négatives partout dans le monde.

Le résultat direct du ralentissement des activités économiques dû aux mesures de protection est la baisse de la production et des revenus de chaque pays sans exception. Une conséquence secondaire est la chute des prix des matières premières comme les métaux et le pétrole qui sont utilisés dans la production industrielle et le transport. Cette baisse touche les pays qui dépendent de la vente de ces produits pour leurs revenus d'exportation. A cet égard, elle touche davantage certains pays africains. 

Ce sont des problèmes qui exigent que la communauté internationale se réunisse et cherche collectivement des solutions. Le monde après COVID-19 devrait être un monde qui nécessite plus de coopération internationale qu'auparavant, et non moins. La Turquie est prête à faire ce qui lui incombe à cet égard aux côtés d’autres pays.

Malheureusement, le tableau qui se dégage au niveau international ces dernières semaines en est un où la concurrence – et non la coopération – passe au premier plan, et où prévaut une perspective qui considère le monde comme un jeu à somme nulle. Pourtant, l'histoire nous a montré tous les méfaits de telles rivalités brutales et des guerres froides.

Dans l'esprit de 1963, le Continent africain surmontera également ce défi dans l'unité. Je crois sincèrement que l'Afrique contribuera non seulement au bien-être de son propre peuple, mais aussi à l'ordre mondial des années à venir et que le partenariat Turquie-Afrique sera montré en exemple dans le nouvel ordre mondial post-épidémique dans lequel la solidarité deviendra plus importante.

C'est pourquoi l'esprit du 25 mai 1963 est nécessaire pour nous tous.

Une fois de plus, je félicite de tout cœur la Journée de l'Afrique de tous les Africains.

SEM Mevlut Cavusoglu,

Ministre des Affaires Etrangères de la République de Turquie

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