Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le Président français, Emmanuel Macron, a annoncé, à Nouakchott, que son pays évaluera l’année prochaine son intervention militaire au Sahel.

M. Macron a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, et le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, à l’issue des travaux du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du G5-Sahel et de la France, que son pays “évaluera son intervention militaire en 2021 sur la base de deux critères, à savoir la demande des Etats et l’efficacité de l’intervention”.

Il a ajouté qu'”il ne peut pas fixer de délai pour l’intervention de la Force militaire française Barkhane, qui compte 5100 soldats et apporte son soutien dans la lutte contre les groupes terroristes au Saheln, considérant que cette intervention est différente des autres interventions dans d’autres régions du monde, car elle est venue à la demande d’Etats souverains victimes d’attentats terroristes.

“La France n’est intervenue, dès l’opération Serval sous la présidence de François Hollande, qu’à la demande d’abord de l’Etat malien, mais aussi de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest -CEDEAO- puis de l’ensemble des Etats du Sahel ainsi structurés”, a rappelé le chef d’Etat français.

Pour sa part, Ould Cheikh El-Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel, a renouvelé, au nom du Groupe, l’appel à l’annulation définitive de l’endettement de ces pays qui, a-t-il dit, “souffre de nombreuses difficultés”, particulièrement la fragilité des structures de développement et les effets catastrophiques du coronavirus.

Le président mauritanien a souligné, à cet égard, que le moratoire décidé par le G20 au profit des pays africains “constitue une avancée qui doit être saluée, estimant toutefois “qu’elle est insuffisante pour résoudre les problèmes liés à l’endettement excessif fortement accentué par les conséquences socio- économiques de la pandémie du Covid-19”.

“Le service de la dette est devenu, pour nos pays, insupportable, car il absorbe une part non négligeable de nos budgets nationaux. Les organisations régionales et internationales ainsi que les différents créanciers, de notre point de vue, doivent trouver la bonne formule pour converger leurs initiatives et leurs efforts pour la tenue d’un sommet international consacré à la dette”, a-t-il soutenu.

Pour sa part, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez a renouvelé l’engagement de son pays de soutenir les pays du G5-Sahel.

Le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du G5-Sahel et de la France a débuté ses travaux, mardi après-midi à Nouakchott, sous la coprésidence du Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel et du Président français, Emmanuel Macron.

Ce Sommet a constitué une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris lors du Sommet tenu en janvier dernier à Pau, en France.

Lors du Sommet de Pau, les Chefs d’Etat et de Gouvernement du G5-Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Burkina Faso et Niger) et de la France ont exprimé leur ferme volonté de conjuguer leurs efforts afin de lutter contre les groupes terroristes opérant dans la région du Sahel et du lac Tchad.

Ils ont également appelé les partenaires du Groupe à accroître leur assistance et leur soutien afin de faire face aux nouveaux défis humanitaires que représentent les personnes déplacées et les réfugiés, outre la fermeture des écoles et des centres de santé.

Outre MM. Ould Cheikh El Ghazouani et Macron, ont également pris part au Sommet de Nouakchott les Présidents tchadien, Idriss Déby Itno, nigérien, Issoufou Mahamadou, malien, Ibrahim Boubacar Keita et burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, aux côtés du président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat et de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, Louise Mushikiwabo.

Ont également participé à ce Sommet par visioconférence la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel, le président du Conseil de l’Union européenne, M. Charles Michel, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte et le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

Le sommet vise à court terme à poursuivre le renforcement du processus annoncé à Pau en janvier 2020, à évaluer l’action militaire contre les groupes armés dans cette région et à examiner l’appui que la Force Barkhane apporte à la force conjointe du G5 Sahel, ainsi qu’à stopper la menace terroriste au niveau de la zone des trois frontières et dans la sous-région.

h.n

 
 

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L’Union européenne (UE) a décidé de lever à partir du 1er juillet les restrictions de voyage pour les résidents d’une quinzaine de pays tiers dont le Maroc, a-t-on appris de source européenne à Bruxelles.

La liste des pays choisis par l’UE, qui sera évaluée toutes les deux semaines, a été élaborée sur la base de critères liés notamment à l’évolution de la pandémie, à la gestion globale de la crise sanitaire et pour des considérations économiques, précise-t-on de même source.

Parmi les pays retenus on compte également la Tunisie, l’Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande et la Chine, sous réserve de l’application de la réciprocité.

En vertu des critères de l’UE, qui ne sont toutefois pas contraignants pour les Etats membres, les pays tiers retenus doivent présenter une tendance stable ou décroissante des nouveaux cas du Covid-19 durant la période d’évaluation par rapport aux deux semaines précédentes.

L’évaluation tient également compte de la réponse globale à la pandémie en tenant compte des informations disponibles sur les tests, la surveillance, la traçabilité des contacts, le confinement, le traitement et la prévention.

L’UE tiendra compte également de la réciprocité au cas par cas, précise le Conseil de l’Union européenne, dans un communiqué, notant que les restrictions de voyage ne s’appliquent pas aux citoyens de l’UE et aux membres de leur famille et aux résidents de long séjour en Europe.

Le 16 mars, la Commission européenne avait recommandé la restriction temporaire de tous les voyages non essentiels en provenance de pays tiers vers l’UE en raison de l’état d’urgence sanitaire décrété suite à la propagation de la Covid-19. Cette restriction devait être levée progressivement au 30 juin.

fm

 
 

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mercredi, 01 juillet 2020 13:51

Russie: Poutine en faveur d'une reforme

Le vote en faveur de l’adoption des amendements constitutionnels en Russie renforcera les valeurs d’unité et de justice dans le pays en les érigeant en garanties constitutionnelles, a affirmé le président Vladimir Poutine.

Le vote sur l’adoption des amendements constitutionnels est un vote pour l’avenir du pays et pour renforcer les valeurs d’unité et de justice en les érigeant en garanties constitutionnelles, a indiqué le président Poutine dans une allocution télévisée.

Il a souligné que ce scrutin n’a pas lieu seulement pour adopter des règles de droit, mais également pour «choisir le pays dans lequel nous voulons vivre avec une éducation et des soins de santé modernes, une protection sociale fiable et un pouvoir responsable devant la société».

«Nous votons pour un pays pour lequel nous travaillons et que nous voulons transmettre à nos enfants», a noté M. Poutine, ajoutant que «la souveraineté de la Russie dépend de notre sens de la responsabilité, de la sincérité de notre sentiment de patriotisme et de notre souci pour la patrie».

Le président russe a également remercié tous ceux qui ont déjà participé au vote, soulignant que les amendements constitutionnels proposés n’entreront en vigueur qu’avec l’approbation et le soutien du peuple.

Le vote sur les amendements constitutionnels, prévu initialement le 22 avril avant d’être repoussé pour cause de coronavirus, se déroule du 25 au 1er juillet.

Cette réforme constitutionnelle, annoncée par le président russe en janvier dernier, porte notamment sur des mesures comme l’indexation des pensions sur l’inflation, le choix du Premier ministre par le Parlement et l’interdiction pour les juges, les élus et les responsables politiques de posséder une double-nationalité, outre la réinitialisation des mandats présidentiels (limités à deux) au moment de l’adoption de la Constitution.

fm

 
 

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L’Europe a consolidé sa position de premier partenaire commercial du Maroc avec une part de 65,8% des échanges commerciaux du Royaume en 2019 en baisse de 0,6 point par rapport à 2018, selon les données de l’Office des changes.

La valeur de ces échanges s’est chiffré à 508,6 milliards de dirhams (MMDH) en 2019 en hausse de 1,2%, soit plus de 2 MMDH par rapport à 2018, indique l’Office dans son rapport annuel sur le commerce extérieur du Maroc.

Cette situation s’explique par la hausse des échanges effectués avec la Turquie de 4,7 MMDH pour atteindre 31,8 MMDH en 2019, conjuguée à l’évolution de +3,8 MMDH des échanges avec la France, explique le rapport, notant que la hausse concerne également les échanges avec l’Espagne, premier partenaire commercial du Maroc depuis six ans (+2,3%) avec 144,4 MMDH d’échanges en 2019.

Les échanges avec l’Asie s’intensifient pour la deuxième année consécutive, marquant une augmentation de 9,2 MMDH et s’élevant ainsi à 131,7 MMDH en 2019, souligne l’Office, attribuant cette évolution essentiellement à la hausse des échanges avec la Chine qui totalisent 52,6 MMDH mais aussi à l’évolution des échanges avec l’Inde de 2,4MMDH. Quant aux Emirats Arabes Unis, ils contribuent à cette hausse des échanges avec l’Asie à hauteur de 1,4 MMDH.

Les échanges avec l’Amérique quant à eux, poursuivent leur amélioration pour la quatrième année successive, mais avec un rythme moins accentué, soit +1,5% en 2019 contre +11,8% en 2018, alors que les échanges avec l’Afrique, s’inscrivent en baisse de 0,9 MMDH après la hausse constatée en 2018 de 3,2 MMDH.

La structure du déficit commercial par continent demeure inchangée en 2019, relève le rapport, ajoutant que le Maroc est déficitaire avec tous les continents excepté l’Afrique. Les importations depuis l’Europe excédent les exportations de 107,8 MMDH et le déficit avec l’Asie continue son aggravation, passant de 66 à 76,2 MMDH.

En revanche, l’excédent commercial avec l’Afrique s’intensifie de 1 MMDH, passant de 2,7 MMDH en 2018 à 3,7 MMDH en 2019, fait observer l’Office.

fm

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Le partenariat « Making Finance Work for Africa » (MFW4A) a organisé, le 25 juin dernier, un webinaire sur « le financement des petites et moyennes entreprises dans le contexte du Covid-19 », au cours duquel les participants ont souligné la nécessité d’aider à la restructuration financière et au repositionnement stratégique des PME après la crise.

La pandémie de Covid-19 s'accompagne, dans de nombreux pays, d’un ralentissement sans précédent de l'activité économique et des flux commerciaux. De nombreuses entreprises, en particulier les PME, fonctionnent en situation d’inquiétude, au ralenti, ou ont même fermé temporairement et risquent la faillite. Les PME en Afrique pourraient avoir perdu entre 20 et 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020.

Afin de débattre des défis liés au financement des PME dans le contexte du Covid-19, le partenariat MFW4A a organisé ce panel, qui a réuni des institutions financières avec des représentants de banques et de fonds de capital-investissement. Le webinaire a permis d’échanger sur les défis actuels et les approches réussies en matière de financement de PME en Afrique dans ce contexte. La rencontre virtuelle a également permis d’échanger sur les opportunités qu’offrent les solutions numériques.

Tout en rappelant le caractère salutaire des mesures de soutien prises par les États, les banques centrales, les institutions financières de développement et les institutions financières en faveur des entreprises et des PME afin de résorber leurs difficultés immédiates, les panélistes ont insisté sur la nécessité de mesures complémentaires. Au-delà des besoins immédiats en matière de financement de la trésorerie notamment, de report d’échéances, il serait judicieux d’encadrer davantage les PME dans la gestion de crise, la restructuration financière et le repositionnement stratégique après la crise.

Par ailleurs, la crise s’est accompagnée d’une accélération de la numérisation à laquelle les PME doivent s’adapter, notamment celle du secteur bancaire, des process de capital-investissement, du « e-gouvernement ».

Plusieurs personnalités ont participé à ce webinaire. Outre le directeur général de la BICIGUI Groupe BNP Paribas, Denis Rubrice, le panel a accueilli le directeur général de Partech, Cyril Collon, celui d’Azur Partners, Tarik Haddi, le président du groupe Investisseurs & Partenaires et ancien directeur général de l’Agence française de développement, Jean-Michel Severino, et le directeur de la clientèle des particuliers et professionnels de la Banque malienne de solidarité, Almoustapha Touré.

Le Partenariat « Making Finance Work for Africa »  est une initiative visant à soutenir le développement des secteurs financiers africains qui une plateforme unique pour les gouvernements africains, le secteur privé et les partenaires au développement dans la coordination des projets de développement du secteur financier à travers le continent, afin d’éviter la duplication et de maximiser l'impact de développement

M.j.j

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Des engagements financiers de plus de 1,8 milliard de dollars ont été enregistrés lors d’une conférence de haut niveau tenue, jeudi 25 juin à Berlin, dans le cadre du Partenariat pour le Soudan, une conférence de donateurs organisée en faveur de ce pays meurtri par plusieurs décennies de guerre et de conflits internes.

Ces importantes contributions financières marquent une étape importante dans l’engagement renouvelé de la communauté internationale en faveur de la République du Soudan, actuellement en transition démocratique après la chute de l’ancien régime.

Les contributions financières promises aideront le gouvernement de transition du Soudan à faire face à ses priorités et à lancer un processus officiel de soutien politique aux réformes démocratiques, à la paix et au programme de réformes économiques. Une grande partie de l’aide sera consacrée au Programme d’appui aux familles, qui fournira un soutien humanitaire et social et une assistance à près de 80 % de la population du pays, dont 40 % est sans emploi.

Le gouvernement soudanais a accordé la priorité aux réformes économiques et à la récupération des actifs détournés par ses anciens dirigeants tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il a fait de la relance des secteurs productifs de l’économie, de la création d’emplois et de la paix inclusive et durable les pierres angulaires de son processus de réforme.

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, et les responsables de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ont assisté à la conférence organisée conjointement par le Soudan, l’Allemagne, l’Union européenne et les Nations unies. Des délégations de 50 pays et organisations internationales ont également pris part à cette conférence.

« Cette conférence marque le grand retour du Soudan dans la communauté internationale », a déclaré le Premier ministre de la République du Soudan, Abdalla Hamdok, qui a rappelé les progrès enregistrés par son pays depuis la fin de la guerre, des conflits internes, de l’effondrement économique et de l’isolement du pays sur la scène internationale. Il s’est félicité du rétablissement des liens avec le reste du monde.

Abdalla Hamdok a déclaré que la réunion a été organisée pour un échange de vues ouvert en faveur « d’un programme complet de réforme des politiques nationales ».

De leur côté, les gouvernements et les délégations participantes ont exprimé leur soutien au gouvernement de transition, promettant un appui sans précédent pour aider le Soudan à réaliser ses objectifs de devenir une nation libre, pacifique, juste, inclusive et prospère, et pour atténuer les répercussions de la pandémie du Covid-19 dans le pays.

La conférence a reconnu l’urgente nécessité d’aider le Soudan à faire face à la crise économique aiguë qui frappe le pays et qui a été exacerbée par les épreuves supplémentaires liées à la pandémie de Covid-19. De nombreux participants ont appelé à un allégement de la dette du Soudan.

 « Le niveau de participation est sans précédent. C’est une véritable vague de soutien et de solidarité que nous espérions, s’est réjoui le Premier ministre soudanais. Mes chers amis, je vous remercie infiniment ! »

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré que le monde devait « mobiliser un soutien financier massif pour le Soudan. Le monde a besoin d’un Soudan stable, d’un Soudan démocratique. J’aimerais que toutes les nations s’unissent pour soutenir le Soudan », a-t-il déclaré.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, a déclaré que c’était « un devoir de soutenir le peuple soudanais et sa révolution. Vous avez accompli un travail remarquable en dirigeant le pays tout au long de la transition. Je vous offre le soutien entier de l’Allemagne. »

Le Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a déclaré que le Soudan était une lueur d’espoir en Afrique. « L’UE se tient aux côtés du Soudan, prête à l’aider. C’est un investissement qui vaut la peine d’être fait dans la région (...) afin d’établir une référence mondiale », a-t-il insisté.

Le programme de la Conférence comportait une table ronde, qui a réuni le ministre soudanais des Finances, Ibrahim el-Badawi, la ministre du Travail et du Développement social, Lena el-Sheikh Mahjoub, le président de la Banque africaine de développement, Akinwuni Adesina, le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, autour du thème de l’appui au programme de réformes économiques du Soudan.

 « La Banque africaine de développement a toujours été aux côtés du Soudan. Nous n’avons jamais abandonné le Soudan, ne serait-ce qu’une journée, même lorsque le pays faisait l’objet de sanctions économiques. C’est parce que nous croyons au Soudan », a déclaré le président Adesina. Nous avons fourni 445 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement pour l’apurement des arriérés du Soudan et du Zimbabwe, et, nous travaillons en étroite collaboration avec bon nombre d’entre vous, y compris la Banque mondiale et le FMI. »

Il a ajouté que la Banque avait débloqué quelque 115 millions de dollars de subventions pour les trois prochaines années pour le financement de projets et de programmes du secteur public, en plus des 215 millions de dollars accordés au cours des trois dernières années au Soudan. Le président Adesina a indiqué que la Banque aiderait le Soudan à renforcer ses systèmes de santé grâce à une subvention d’environ 30 millions de dollars pour lutter contre la pandémie du Covid-19.

Selon le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrel, les participants ont prévu de tenir une conférence de suivi du partenariat pour le Soudan au début de 2021, en coopération étroite avec le gouvernement soudanais et le groupe des « Amis du Soudan ». Parmi ceux-ci, la France, a offert d’accueillir une conférence de haut niveau en vue de lancer le processus d’allègement de la dette du Soudan afin de faciliter la pleine réintégration du pays dans la communauté économique internationale.

h.n

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Les  gouvernements du monde entier ont éprouvé, du jour au lendemain, des difficultés à faire face aux effets du coronavirus sur les chaînes d'approvisionnement et le dédouanement des marchandises. A ce titre, un groupe d’experts du commerce international se sont penché sur cette problématique dans le cadre de notre webinaire et sont tous unanimes sur l'importance de la digitalisation des échanges dans le contexte du retour à la normalité entamé dans le monde.

Ce webinaire est en effet le premier d'une série de séminaires web organisés par Webb Fontaine , le leader mondial dans le domaine des solutions douanières et commerciales destinées aux Gouvernements. Au total, plus de 400 participants à travers le monde ont suivi les travaux du groupe d'experts. Cette série de webinaires ThinkTank (groupe de réflexion) donne l'occasion aux experts de se retrouver sur un même plateau, afin de partager leurs connaissances et leurs idées.

La conférence sur le thème : « Digitalisation des échanges et des recettes en période de crise » a examiné en profondeur des sujets majeurs tels que la chaîne d'approvisionnement et la sécurisation des recettes, dans le contexte actuel de facilitation des échanges. Ces séances interactives dispensées en anglais et en français, assorties de sondages en direct ainsi que de questions des participants, ont permis de recueillir de nombreuses idées au terme du webinaire.

Ces discussions en ligne ont été animées par des experts chevronnés des questions de commerce international, dont Frank Ferguson, ancien Directeur Général des Services Douaniers et Fiscaux de Montserrat (MCRS) ; Stephen Adekunle Oloyede, Directeur de la Gestion des Risques au sein des Services Douaniers du Nigeria (NCS) , Apeh Fateh, Directeur Adjoint des TIC et Responsable de l'Implémentation pour les Services Douaniers du Nigeria, Tapio Naula, Vice-président du Programme de Facilitation du Commerce du Groupe ASYAD, Jawwad Agha, ancien Directeur Général de l'Agence Fédérale Fiscale du Pakistan (FBR), M. Ahmed Al Khatab, Commissaire Adjoint aux Affaires Douanières et Logistiques de la zone économique spéciale d'Aqaba (ASEZA), le Commandant Raouf Malehossou, Directeur des Réformes Institutionnelles de la douane béninoise, Eric AKOUTE, Directeur de la Recherche et des Investissements au sein de l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations du Bénin (APIEX) et Serge Manouan, Directeur Général du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur de Côte d'Ivoire (GUCE-CI).

Les débats ont été conduits par Michel Zarnowiecki, Directeur des Réformes Institutionnelles chez Webb Fontaine et ancien Coordinateur Régional Principal des affaires douanières et de frontières à la Banque Mondiale. Les experts de Webb Fontaine, en l'occurrence Pascal Minvielle, Directeur Exécutif chez Webb Fontaine, Ope Babalola, Directeur Général de Webb Fontaine Nigeria et Ara Shamirzayan, Directeur du Développement et de la Recherche Informatique du groupe Webb Fontaine, y ont également contribué.

Des expériences concrètes et des solutions visant la continuité des activités et la sécurité en situation de crise ont été présentées par les experts et les participants ont été invités à poser leurs questions en temps réel. Par ailleurs, il ressort de plusieurs sondages réalisés, un avis largement positif concernant l'introduction d'une procédure d'importation simplifiée, soumise à des contrôles de conformité ex-post renforcés.

Michel Zarnowiecki a commenté les différentes réflexions émises en ces termes : « Les experts ont mis en relief l'importance de la digitalisation, non seulement pour chaque pays, mais aussi dans un cadre multilatéral élargi et dans un contexte régional et international. La digitalisation est certes une condition sine qua non à l'atteinte de cet objectif, mais elle doit intégrer à la fois les pratiques douanières et celles du secteur privé pour donner corps à ce processus. »

« Alors que 80 % des mouvements internationaux de marchandises se font par voie maritime, la connectivité régionale se fait généralement par le réseau routier, d'où la nécessité de garantir, entre autres, une interface digitalisée en ce qui concerne le transit et le Transit International Routier (TIR). Il est indispensable d'uniformiser les procédures, non seulement au niveau régional, mais aussi dans le cadre des transactions internationales. »

« Même si la situation impose des réponses urgentes, il nous faut saisir l'occasion pour mettre en œuvre les mesures et les systèmes préconisés dans le passé. Nous avons devant nous l'occasion de mener des réformes car nous ne pouvons plus y échapper », a-t-il ajouté Webb Fontaine publiera bientôt un document de synthèse résumant les principales recommandations du webinaire. 

h.n

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Lazarus Chakwera a été élu président du Malawi, à l’issue du scrutin présidentiel organisé dans le pays, a annoncé la Commission électorale.

Chef de l’opposition, M. Chakweraa obtenu 58,75% des suffrages, devançant le chef d’Etat sortant Peter Mutharika, dont la réélection en 2019 avait été annulée pour fraudes.

Lors du scrutin présidentiel organisé en mai 2019, M. Mutharika, au pouvoir depuis 2014, avait été proclamé vainqueur avec 38,57% des suffrages,  contre 35,41% pour Lazarus Chakwera, mais la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition, a invalidé en février dernier les résultats pour cause “d’irrégularités généralisées et systématiques” et ordonné la tenue d’un nouveau scrutin.

 fm

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La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a salué, par la voix de son secrétaire général, Mukhisa Kituyi, l’apport et le rôle majeur du Maroc pour le renforcement de la coopération Sud-Sud et le développement du continent africain.

Lors d’un échange virtuel tenu mercredi à Genève, avec le Groupe des pays membres du Mouvement des non-alignés (MNA), M. Kituyi, s’est félicité hautement du rôle du Maroc en tant que promoteur important de la coopération Sud-Sud et de l’engagement du Royaume à consolider, à travers de multiples initiatives, ses relations de coopération au niveau continental.

Réagissant à l’intervention de l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Omar Zniber, le secrétaire général du CNUCED, a loué, dans ce sens, le leadership du Royaume dans les flux des capitaux concernant le continent africain et la contribution majeur du Maroc au développement des investissements et de la croissance en Afrique.

Au cours de cette réunion, axée sur les conséquences de la crise économique de grande ampleur résultant de la pandémie de COVID 19, M. Kituyi, tout en rappelant le contenu des rapports publiés récemment par la CNUCED, a relevé l’impact extrêmement négatif sur les économies des pays en développement, soulignant les contacts que mène son organisation avec les différents partenaires multilatéraux pour circonscrire les dommages économiques, sociaux et commerciaux de cette crise.

Dans son intervention, M. Zniber a insisté sur la promotion de la coopération Sud-Sud comme un outil essentiel à mettre en jeu pour saisir toutes les opportunités qui s’offrent dans la coopération entre les pays en développement (PED) et les mesures visant à contenir la crise, insistant sur les multiples initiatives prises à cet égard par SM le Roi Mohammed VI et notamment l’aide consistante et substantielle déployée sur le continent africain.

Il a aussi attiré l’attention sur le rôle crucial des nouvelles technologies dans la relance économique, en particulier à travers le digital qui offre des opportunités exceptionnelles à saisir par les PED, rappelant “l’engagement fort du Maroc dans ce sens, y compris à travers la conférence E-commerce /Afrique qu’il se propose d’organiser dès que les circonstances sanitaires le permettront”.

M. Zniber a mis l’accent, en outre, sur le rôle important des institutions financières régionales dans le soutien aux plans de relance engagé par les pays en développement, comme le cas de la banque africaine pour le développement (BAD) en Afrique.

Lors de cette réunion, les échanges ont porté sur divers thèmes, dont la relocalisation et la réorganisation de chaînes de valeurs, outre des questions liées à la renégociation de la dette des pays du sud.

Mohamed Compaoré

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