Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, le jeudi 14 août 2025(LDA)-L’ambition de l’Éthiopie de construire un nouvel aéroport international qui rivalisera avec quelques-uns des plus grands aéroports du monde a pris son envol, lundi avec une cérémonie de signature marquant le rôle de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) en tant qu’arrangeur principal mandaté, coordinateur mondial et chef de file teneur de livre pour mobiliser près de 8 milliards de dollars sur les 10 milliards de dollars que nécessite ce mégaprojet, informe un communiqué de l'institution financière.

La Banque prévoit de fournir un financement de 500 millions de dollars, sous réserve de l’approbation de son Conseil d’administration pour le projet.

La lettre de mandat a été signée par Lemma Yadecha, directeur commercial du groupe Ethiopian Airlines, et par Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, en présence du ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide.

Parmi les autres invités à la cérémonie figuraient le lieutenant-général Yilma Merdessa, président du Cnseil d’administration du groupe Ethiopian Airlines, Simplex Chithyola, ministre des Finances et des Affaires économiques du Malawi, Boutros Thok Deng, ambassadeur du Soudan du Sud en Éthiopie, Exkael Kabongo, chargé d’affaires de la République démocratique du Congo en Éthiopie, son homologue togolais, Thomas Deji et Nawa Sibongo, de la Zambie.

« La Banque africaine de développement est fière de s’associer à l’Éthiopie dans son projet d’expansion de la capacité opérationnelle et de la flotte d’Ethiopian Airlines», a déclaré M. Adesina, félicitant l’Éthiopie d’avoir placé « l’Afrique au premier rang de l’aviation mondiale ».

« Avec ses 75 ans d’existence, Ethiopian Airlines est la plus ancienne et la meilleure compagnie aérienne d’Afrique. Elle joue un rôle crucial dans l’intégration économique régionale, car elle relie les capitales, les populations et les marchés grâce à ses installations de fret de renommée mondiale», a ajouté le président du Groupe de la Banque africaine de développement.

Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, qui était représenté à la cérémonie de signature par M. Yadecha, le directeur commercial, a déclaré : « La signature de cette lettre de mandat marque une étape décisive vers la réalisation d’une passerelle panafricaine de classe mondiale qui stimulera le commerce intra-africain, l’intégration régionale, le tourisme et la connectivité mondiale».

Situé à 40 kilomètres au Sud d’Addis-Abeba, le tout nouvel aéroport international Bishoftu (BIA) aura une capacité annuelle initiale de 60 millions de passagers, qui pourra être portée à 110 millions avec 3,73 millions de tonnes de fret.

Les travaux de terrassement devraient commencer fin 2025, et la phase I devrait être achevée d’ici novembre 2029. Ce projet de plusieurs milliards de dollars comprendra une ville aéroportuaire dotée d’installations telles que des centres commerciaux, des hôtels, des zones de loisirs ainsi que des liaisons ferroviaires et autoroutières directes vers Addis-Abeba.

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Abidjan, le lundi 11 août 2025 (LDA)-La récente visite de Jacob Zuma au Maroc, marquée par des déclarations fortes en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara, continue de susciter de vives réactions en Afrique du Sud.

Officiellement, Pretoria a exprimé des réserves, évoquant un « vice de forme » lié à l’usage du drapeau national. Mais des sources proches de la diplomatie marocaine confirment que cette visite avait été pleinement coordonnée avec l’ambassade sud-africaine à Rabat.

Durant son séjour du 15 au 18 juillet, l’ancien président sud-africain a rencontré de hauts responsables marocains et des dirigeants politiques, réaffirmant le soutien de son parti, le MK, à la proposition marocaine d’autonomie. Cette position, assumée et réfléchie, tranche avec la ligne officielle de Pretoria, révélant l’existence d’un débat interne en Afrique du Sud sur la question du Sahara.

Fait notable, selon une correspondance dont La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.net) a pu consulter une copie, l’ambassade sud-africaine à Rabat qui avait été informée en amont, a formellement demandé aux autorités marocaines d’accorder à M. Zuma un traitement protocolaire y compris l’affichage du drapeau sud-africain. Un geste courant dans les usages diplomatiques et qui rend la critique officielle d’autant plus paradoxale.

« La visite de Jacob Zuma illustre la diversité des voix politiques en Afrique du Sud et met en lumière une fracture entre la position gouvernementale et certaines figures influentes issues de l’histoire de la lutte anti-apartheid.

Elle confirme également que le Maroc entretient un dialogue ouvert avec toutes les composantes de la société sud-africaine, dans le respect mutuel et la transparence », a commenté notre source.

Au-delà de la polémique, cet épisode relève l’isolement croissant de la position officielle sud-africaine sur le Sahara à l’heure où une large majorité de pays africains et de la communauté internationale soutiennent ou accueillent favorablement l’initiative marocaine d’autonomie de cette région.

La rédaction

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Abidjan, le mercredi 13 août 2025(LDA)- Les grandes avancées du Programme social du gouvernement (Psgouv) ont été présentées au président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Eugène Aka Aouélé, et tous ses conseillers, par le Coordonnateur général du Psgouv, Non Karna Coulibaly, le mardi 12 août 2025 au siège du CESEC à Abidjan-Plateau, sur le thème : 'Le PsGouv et ses réalisations'.

Les résultats proviennent de plusieurs secteurs, notamment du secteur de la santé avec la construction et l'équipement de centres de santé, la gratuité ciblée des soins comme les kits d'accouchement et de césarienne, la disponibilité de la poche de sang à 3000 FCFA, que de ceux des domaines de l'hydraulique avec la réparation et le remplacement de milliers de pompes à motricité humaine, de l'électrification dont le taux est passé de 33% en 2011 à près de 95%, de la lutte contre la pauvreté avec les filets sociaux avec un transfert monétaire de 36 000 FCFA trimestriellement sur trois ans (plus de 230 000 ménages bénéficiaires actifs), de l'entretien routier, de l'agriculture, de l'emploi des jeunes, des cantines scolaires, de la construction d'écoles, etc.,

Non Karna Coulibaly a indiqué que le Psgouv a produit, avec la collaboration des meilleurs acteurs ivoiriens du moment, cinq capsules de 5 minutes chacune sur les réalisations, ainsi que deux cartographies interactives dont l'une pour le Psgouv et l'autre pour le Projet d'Appui au Psgouv (PaPsgouv), qui retracent les résultats région par région.

Selon lui, le Psgouv a réalisé 88% de ses projets. Bien qu'il reconnaisse qu'il reste des points à renforcer, notamment en matière d'hydraulique.

Aka Aouélé a exprimé sa fiereté et s'est engagé à jouer sa partition pour la vulgarisation de ces résultats.

Rappellons que le PsGouv 1 s'est tenu sur la période 2019-2020. Quant au PSGouv2, il s'étend sur la période 2022-2024. Comprenant cinq axes stratégiques, dont la Lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord, il se poursuit sur l'année 2025.

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Abidjan, le mardi 12 août 2025 (LDA)-Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, élu le dimanche 22 juin 2025, à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a été reçu par le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, le lundi 11 août 2025 à sa résidence à Abidjan, rapporte AIP.

Les deux chefs d’État ont discuté de questions essentielles liées à l’unité de la CEDEAO et des préoccupations qui minent la sous-région. Le président Ouattara a félicité le son homologue Sierra Leonais pour sa nouvelle fonction et lui a assuré « du soutien de la Côte d’Ivoire pour relever les défis qui s’imposent à la CEDEAO ».

Les deux hommes ont également abordé les questions de paix et de sécurité dans la sous-région, notamment la lutte contre la piraterie maritime et la réactivation de l’Union du fleuve Mano (Mano River Union), qui regroupe la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Libéria.

Julius Maada Bio a exprimé sa gratitude au président Ouattara qui lui a réservé un accueil chaleureux et a salué la contribution de la Côte d’Ivoire à la stabilité et à la paix dans la sous-région.

Les deux chefs d’État ont convenu de travailler ensemble pour promouvoir les valeurs africaines et maintenir la cohésion dans la sous-région.

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Abidjan, le mardi 12 août 2025(LDA)-MIE Events en partenariat avec l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA), organise la première édition de l’Africa EV Mobility Expo, présentée comme le plus grand salon africain consacré aux véhicules électriques et à la mobilité durable, du 19 au 22 novembre 2025, à Anfa Park de Casablanca (Maroc).

Objectif : accélérer le déploiement de solutions de transport propres à l’échelle du continent et renforcer les synergies entre innovation technologique et politiques publiques.

Cette édition réunira constructeurs, équipementiers, start-up innovantes, investisseurs et experts internationaux issus de l’industrie automobile, des énergies renouvelables et des infrastructures intelligentes.

Le Maroc, déjà considéré comme le premier hub automobile d’Afrique et un acteur de plus en plus compétitif au niveau mondial, ce rendez-vous est donc stratégique pour le pays. Surtout que le Royaume abrite un écosystème industriel mature, regroupant plus de 250 entreprises, deux usines de production de véhicules de rang international, et un réseau de fournisseurs certifiés aux normes mondiales.

Cette base industrielle, associée à des infrastructures logistiques performantes comme Tanger Med, et aux zones industrielles spécialisées de Tanger et Kénitra, constitue un atout majeur pour attirer les investissements liés à la mobilité électrique.

En intégrant la filière des véhicules électriques à son tissu industriel, le Maroc entend consolider sa position de leader africain et capter une part croissante des marchés émergents. L’Africa EV Mobility Expo devrait ainsi servir de vitrine pour les projets nationaux en matière de batteries, de stations de recharge et d’intégration des énergies renouvelables, confirmant le rôle du Royaume comme passerelle incontournable entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.

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Abidjan, 11 août 2025 (LDA)-La Mission d’Observation Électorale (MOE) de l’ONG Action Justice a publié, ce dimanche, ses conclusions sur la marche organisée le 9 août 2025 par la plateforme d’opposition « Front commun PPA-CI/ PDCI», à Yopougon, à laquelle elle avait déployé vingt observateurs.

Dans un communiqué, Action Justice salue l’autorisation accordée par le gouvernement, ainsi que l’encadrement assuré par la Police et la Gendarmerie nationale, jugé « professionnel ». L’ONG félicite également les organisateurs et les militants de l’opposition pour la discipline observée, notant l’absence de violences ou de destructions.

Cependant, la mission signale plusieurs dérives langagières constatées sur le terrain : injures à l’encontre du Président de la République, propos haineux visant des populations étrangères, injures à caractère identitaire et xénophobe, amalgame entre religion et politique, ainsi que des actions de désinformation et de manipulation.

Estimant ces propos contraires à la loi et susceptibles de fragiliser la paix sociale, Action Justice recommande à la Justice d’identifier et de sanctionner leurs auteurs, à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) de renforcer la lutte contre la désinformation et la haine en ligne, et aux partis politiques d’adopter un discours apaisé et responsable.

Créée en 2000, Action Justice est une ONG apolitique et à but non lucratif, engagée dans la promotion de la cohésion nationale, des droits humains et de l’utilisation éthique des réseaux sociaux. Elle conduit actuellement une mission d’observation électorale de long terme dans le cadre du projet « Renforcement du processus démocratique en Côte d’Ivoire par le suivi citoyen et participatif des élections présidentielles du 25 octobre 2025 ».

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Abidjan, le lundi 11 août 2025 (LDA)-Une peine d’emprisonnement de six mois à deux ans et à une amende allant de 200 000 à deux millions de FCFA aux utilisateurs des plaques d’immatriculation falsifiées, selon le directeur général du Transport terrestre et de la Circulation (DGTTC), Oumar Sacko, dans un entretien accordé au Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), rapporte AIP.

Oumar Sacko a précisé que ces sanctions sont prévues par la loi n° 63-527 du 26 décembre 1963 sur la police de la circulation et s’ajoutent aux mesures administratives telles que l’immobilisation du véhicule et sa mise en fourrière en cas de défaut d’immatriculation.

Cette annonce se situe dans le cadre de l’opération nationale de lutte contre les plaques d’immatriculation non conformes, lancée le 15 juillet 2025 par le ministère des Transports, en appui aux actions régulières de la Police nationale et de la Gendarmerie.

Au total 200 conducteurs ont été interpellés, certains sanctionnés par des amendes, d’autres ayant vu leurs véhicules envoyés en fourrière, trois semaines après son lancement.

Pour le DGTTC, les conducteurs des véhicules administratifs doivent être les premiers à donner l’exemple, saluant la décision du comité de gestion des véhicules administratifs de sanctionner les contrevenants, ainsi que l’exemple du président de la République, Alassane Ouattara, qui circule avec une immatriculation civile régulière.

M. Sacko a exprimé son désaccord avec les arguments sécuritaires avancés par certains conducteurs pour justifier l’usage de plaques banalisées, soulignant que ce comportement vise souvent à échapper aux contrôles, aux limitations de vitesse et à la vidéo-verbalisation.

Le ministère des Transports entend poursuivre l’opération et plaide pour une application stricte des sanctions prévues afin de renforcer la sensibilisation et lutter durablement contre l’incivisme routier.

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Abidjan, 8 août 2025 (LDA) – À moins de trois mois du scrutin présidentiel, les grandes manœuvres de la gauche ivoirienne prennent des allures de chassé-croisé inédit. Ce vendredi 8 août 2025, Ahoua Don Mello et Pascal Affi N’Guessan ont, chacun à leur manière, franchi des seuils politiques symboliques.

Don Mello chez Simone Gbagbo

En début de journée, Ahoua Don Mello, fraîchement déclaré candidat à la présidentielle, a été reçu par Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC) et également candidate au scrutin d’octobre.

Sur sa page Facebook, Don Mello a présenté la rencontre comme « la première d’une série d’échanges avec les acteurs politiques de gauche », visant à « élaborer collectivement des réponses concrètes aux défis du moment » et, à terme, à rassembler la gauche ivoirienne.

Le geste est hautement symbolique : l’ex-cadre du PPA-CI, récemment révoqué par Laurent Gbagbo, s’affiche désormais aux côtés de celle qui fut Première Dame et qui mène sa propre bataille politique, souvent en divergence avec le camp PPA-CI. L’image envoie un message clair : Don Mello s’ancre dans une gauche alternative, ouverte à de nouvelles alliances.

Affi N’Guessan chez Laurent Gbagbo

Pendant ce temps, sur un tout autre front, Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), a été reçu au siège du PPA-CI par Laurent Gbagbo. Selon la cellule communication du PPA-CI, Affi a annoncé sa participation – ainsi que celle de son parti – à la marche du Front Commun prévue le 9 août à Yopougon.

Cette présence est interprétée comme un signe de rapprochement entre Affi et le PPA-CI, après une longue période de froid politique, et à rebours d’un alignement avec le CAP-CI de Simone Gbagbo.

Des trajectoires qui se croisent et s’écartent

Ainsi, en l’espace de quelques heures, deux anciens compagnons de route – Don Mello et Affi N’Guessan – ont pris des directions politiques inversées : Don Mello se rapproche de Simone Gbagbo, dans une démarche d’unité « par le bas » de la gauche hors PPA-CI. Affi N’Guessan, lui, réinvestit le lien avec Laurent Gbagbo et son parti, dans une logique de Front Commun plus institutionnelle.

Ce double mouvement illustre la fragmentation mais aussi la recomposition possible d’un camp politique qui cherche encore la formule gagnante face au RHDP d’Alassane Ouattara et aux autres forces en lice.

Reste à savoir si ces convergences partielles et croisements tactiques déboucheront sur une alliance électorale, ou si la gauche ivoirienne ira au scrutin d’octobre avec une mosaïque de candidatures, au risque d’un éparpillement fatal.

 

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Abidjan, 7 août 2025 (LDA) – Dans une interview accordée à l’émission Décrypter l’Afrique, diffusée récemment, Robert Bourgi, homme d’influence et ancien conseiller politique proche des présidents français, a exprimé une position inattendue sur la perspective d’un quatrième mandat du président ivoirien Alassane Ouattara.

« Ça ne me pas… »

« Il (Ouattara) a jugé, en son âme et conscience, qu’il pouvait briguer un quatrième mandat. Je comprends que certains rappellent sans cesse qu’il s’était engagé à ne faire ni un troisième ni un quatrième mandat. Je comprends que cette parole donnée il y a quelques années n’ait pas été respectée. Mais un président de la République, a des informations sur ce qui pourrait menacer l’environnement de la Côte d’Ivoire. Il y a des menaces terroristes qui se manifestent dans les pays voisins. Peut-être qu’il dispose d’informations que ni vous, ni moi ne possédons. (…) Il a engagé des actions sur les plans économique, financier et commercial qu’il a estimé pouvoir conduire et mener à bien seul. Qu’il fasse un quatrième mandat ne me gêne absolument pas », a déclaré Robert Bourgi.

Cette déclaration, surprenante de la part d’un homme qui a multiplié récemment les déclarations contre une éventuelle candidature du président Ouattara, dénote la complexité du débat politique en Côte d’Ivoire à l’approche de ces prochaines échéances électorales. Mais surtout pourrait contribuer à relancer le débat sur ce sujet avec plus de recul et de lucidité.

À une condition : une compétition ouverte

Toutefois, l’ancien homme de réseau des relations franco-africaines affirme que sa nouvelle posture vis-à-vis de la candidature de Ouattara est conditionnée par l’autorisation aux autres poids lourds de la politique ivoirienne à se présenter à cette élection.

« Cela ne me gêne pas, à condition – et c’est nécessaire, suffisant, pour ne pas dire obligatoire – de laisser tout le monde concourir. Je vous assure que si le président Alassane Ouattara, dans sa sagesse, prend la décision que tout le monde espère et attend, à savoir laisser concourir tout le monde – j’entends ici « compétir », bien que je n’aime pas ce terme –, alors le, quatrième mandat sera oublié », a ajouté l’avocat.

Toutefois, M. Bourgi a insisté sur la nécessité que tous les candidats éligibles puissent concourir librement, estimant que seule une compétition transparente et inclusive garantirait la stabilité démocratique et apaiserait les tensions qui traversent actuellement le pays.

« Le devoir peut parfois transcender la parole donnée », a-t-il repris à son compte phrase forte du discours d’annonce de la candidature du Président Ouattara., faisant allusion aux promesses d’alternance précédentes et à la réalité politique actuelle.

Sur la scène internationale, Bourgi a évoqué le rôle de la France, précisant que selon ses informations, le président Emmanuel Macron soutiendrait la candidature d’Alassane Ouattara.

« Macron soutient Ouattara »

« Emmanuel Macron soutient Ouattara, comme Sarkozy le fait sans mesure », a-t-il relevé, soulignant l’importance des relations bilatérales dans la région.

Robert Bourgi a enfin lancé un appel direct à Alassane Ouattara, lui demandant de garantir la liberté des candidatures et d’éviter un climat de division et de haine, au risque de fragiliser la stabilité acquise ces dernières années.

Armand Tanoh

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Abidjan, 7 août 2025 – À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, a livré un message empreint de gravité, appelant les autorités au dialogue et à la préservation de la paix, dans un contexte politique marqué par les tensions à l’approche de l’élection présidentielle de 2025.

« Arrêtez, arrêtez, arrêtez. Les Ivoiriens n’en peuvent plus. Ils vous supplient, par ma modeste voix, d’entendre la voix de la raison », a lancé M. Thiam dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 7 août 2025, jour de commémoration de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Il a exprimé la préoccupation d’une large partie de la population face à ce qu’il qualifie de "climat d’incertitude", et a insisté sur la nécessité d’éviter toute situation pouvant replonger le pays dans l’instabilité.

Le leader du PDCI-RDA, formation politique fondée par Félix Houphouët-Boigny, a par ailleurs salué les efforts du peuple ivoirien pour maintenir la cohésion sociale, tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines et démocratiques. Ce message intervient alors que le débat sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et les conditions d’éligibilité reste vif dans le pays.

Tidjane Thiam a terminé son message par un appel à la responsabilité collective et à la sérénité, invitant l’ensemble des acteurs politiques à œuvrer pour une élection apaisée.

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