Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Au moins 132 personnes ont été tuées au Soudan dans des affrontements tribaux depuis samedi autour d’El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, selon le gouverneur de cette région troublée où l’état d’urgence a été décrété.

“Selon les rapports médicaux, le nombre de morts est à présent de 132”, a indiqué lors d’une conférence de presse à Khartoum Mohamed Abdallah Douma, le gouverneur de cette région frontalière du Tchad. Il a ajouté que “la situation était désormais relativement stable”, qu’il n’y avait “plus de combats” mais que le “pillage” continuait.

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L’insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest progresse, avec 19,6 millions de personnes en situation de “crise” actuellement, un nombre qui devrait bondir cet été, avertit le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) pour la région.

Pour juin et août 2021, période de soudure entre les récoltes, les différents acteurs de ce réseau, réunis jeudi en visioconférence, s’attendent à ce que 27,1 millions de personnes se retrouvent en besoin d’assistance immédiate. Soit plus de 9% de la population des 14 pays étudiés.

A lui seul le Nigeria pourrait compter 12,8 millions de personnes en “crise” alimentaire “ou pire” cet été.

Le Burkina Faso pourrait en avoir 2,9 millions, le Niger 2,3 millions, le Tchad comme la Sierra Leone 1,8 million, le Mali 1,3 million et le Liberia près de 1 million, projettent les analystes de ce réseau.

Créé il y a plus de 35 ans, le RPCA rassemble les représentants des pays ouest-africains et sahéliens, des organisations régionales, des bailleurs de fonds dont les grandes agences de développement, les représentants de l’Union européenne, de la Banque mondiale, ainsi que les agences spécialisées de l’ONU et des ONG.

Les principaux foyers d’insécurité alimentaire aigüe se situent dans des zones de conflits et de violences, soulignent les experts. Le nord-est du Nigeria continue à faire face à l’insurrection islamiste de Boko Haram. La région à cheval entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger (“les trois frontières”) subit elle aussi depuis des années des attaques jihadistes perpétrées contre les populations civiles.

Le nombre de personnes déplacées dans les pays analysés est estimé à 5,6 millions, dont 3 millions au Nigeria et 1 million au Burkina Faso.

Pour la Sierra Leone, pays côtier, “ce sont les problèmes économiques qui engendrent l’insécurité alimentaire”, souligne Sy Martial Traoré du Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILLS).

La Sierra Leone connaît une inflation tout comme le Libéria. “Ces deux pays n’ont pas de production agricole et ils dépendent du marché international où les prix des denrées alimentaires sont en hausse”, explique-t-il.

De son côté, la pandémie de Covid-19 perturbe les échanges entre pays, “avec la fermeture de frontières terrestres”, relève-t-il.

Tous ces facteurs cumulés ont dégradé la situation alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel alors que “la production agricole a été globalement bonne” pour la campagne 2020-2021, note-t-il.

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La Turquie a fustigé jeudi des “accusations injustes” après l’affront protocolaire ressenti par la présidente de la Commission européenne à Ankara, affirmant que la disposition des fauteuils au cœur de la polémique avait été suggérée par la partie européenne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen avait été placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors d’une réunion des présidents des institutions de l’UE avec le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan, ce qui a provoqué beaucoup de ressentiment à Bruxelles.

“Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nous services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l’UE) ont été respectées”, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu lors d’une conférence de presse à Ankara.

“Les accusations visant la Turquie sont injustes. La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n’est pas la première fois qu’on accueille des dignitaires étrangers”, a-t-il ajouté.

La scène avait été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

“Ehm”, murmure l’ancienne ministre allemande de la Défense, apparemment désemparée: debout, elle semble ne pas savoir où s’installer alors que le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc se calent dans les deux fauteuils préparés pour la réunion.

Ursula von der Leyen prend ensuite place sur un canapé, en retrait des deux hommes, face au ministre turc des Affaires étrangères.

Mercredi, Ursula von der Leyen a fait connaître son mécontentement d’avoir été placée en retrait et a exigé d’être traitée comme l’égale du président du Conseil.

Son porte-parole a affirmé que “les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire” mais le Conseil européen, l’organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

Les grands groupes politiques du Parlement européen ont déploré jeudi l’image de désunion donnée par les présidents des institutions lors de leur rencontre avec le président turc et leur ont demandé de venir s’expliquer en plénière.

“La rencontre à Ankara des présidents von der Leyen et Michel aurait dû envoyer un message de fermeté et d’unité de l’approche européenne vis-à-vis de la Turquie. Malheureusement, elle s’est traduite par un symbole de désunion, les présidents n’ayant pas su faire front commun lorsque cela était nécessaire. Nous attendons davantage de la politique étrangère de l’Europe”, a déploré l’Allemand Manfred Weber, président du Groupe du parti Populaire Européen PPE (droite pro-européenne).

La présidente du groupe des Socialistes et démocrates, l’Espagnole Iratxe Garcia Perez a également demandé l’audition des présidents des deux institutions “pour clarifier ce qui s’est passé” et voir “comment faire respecter les institutions européennes”.

Cette rebuffade a suscité des réactions indignées en Europe mettant en cause la Turquie, surtout qu’elle est survenue quelques semaines seulement après le retrait d’Ankara d’une convention européenne sur la prévention de la violence contre les femmes.

Les commentaires les plus virulents ont été proférés par la classe politique française, au moment où les relations entre Paris et Ankara sont marquées par de fortes tensions.

“Ce sont des images qui font mal ! Je ne veux pas d’une Europe naïve, fragile”, a déploré le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. “C’est un affront qu’on corrigera, mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses”, a-t-il ajouté sur BFM Business, dès mercredi soir.

“On a affaire à des interlocuteurs, le président turc, qui eux connaissent la force des images, la valeur de symbole, on doit être beaucoup plus ferme, beaucoup plus fort là-dessus”, a-t-il estimé.

“Il y a une sorte d’humiliation et puis on y voit aussi quelque chose de très en lien avec la sortie de la convention des droits des femmes de la Turquie récemment”, a réagi la maire de Paris Anne Hidalgo, jeudi sur RTL.

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Au-delà du combat

L'environnement stratégique mondial actuel est extrêmement complexe et cache une incertitude permanente, il en est de même pour la sous-région ouest-africaine avec les attaques « terroristes ».

Les processus rapides de transformation, la perméabilité de tous les types de frontières, la variété et la persistance des conflits, la diversité des acteurs, la nature et l’ampleur des menaces, affectent nos attentes en matière de sécurité en mettant en péril la paix, l’exercice des droits et libertés, la souveraineté et l’indépendance de la Cote d’Ivoire,son intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel.

Si l´on considère que la Défense et la sécurité nationale sont la responsabilité de tous, alors les attaques du cantonnement militaire de Kafolo doivent être analysées à partir d’approches intégrales et globales en vue d’apporter une réponse efficace et efficiente chacun à son niveau.

Cela implique un engagement dans la sécurité régionale ce que la Cote d’Ivoire fait déjà avec un contingent au Mali et globale en totale continuité avec sa propre sécurité nationale et l’emploi combiné de tous les instruments de pouvoir de l’État et de la nation, sous la forme et où cela est nécessaire.

Bien que la défense militaire de la Côte d'Ivoire soit toujours la raison d’être des Forces Armées Côte d’Ivoire (FACI) et elles-mêmes  son instrument de dissuasion et de combat, le nouvel environnement que nous impose ces diverses attaques exige une adaptation militaire constante pour optimiser l’efficacité opérationnelle et assumer les responsabilités de la défense nationale en intégrant son action aux autres instruments nationaux du pouvoir. C’est dire que, seule l’armée n’arrivera pas à bout de ces actes de guérilla.

Pour faire face à ces nouveaux défis, une nouvelle approche efficace est nécessaire pour donner aux Forces Armées des orientations sur la façon d´agir dans ce contexte ; c´est le but de toute doctrine militaire, (doctrine des Opérations).

Mais en fait, avons-nous conscience et connaissance de la situation ? Avec quelle base de connaissance, quelle doctrine projetons-nous nos soldats ? Quelles coopérations avec les populations locales et le pays limitrophe (Burkina-Faso) ?

Groupement de Vétérans du Renseignement 

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Les États-Unis et leurs alliés envisagent de discuter d’un boycott conjoint des Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, a indiqué mardi le département d’État américain, tout en précisant qu’aucune décision n’a encore été prise.

“C’est quelque chose (ndlr:un boycott conjoint) que nous souhaitons certainement discuter”, a déclaré le porte-parole du département d’État, Ned Price, lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

“Une approche coordonnée sera non seulement dans notre intérêt mais aussi dans celui de nos alliés et partenaires”, a-t-il ajouté.

M. Price a précisé que les États-Unis n’avaient pas encore pris de décision mais qu’ils “étaient préoccupés par les violations flagrantes des droits de l’homme commises par la Chine”. Les Jeux olympiques doivent se dérouler du 4 au 20 février 2022.

Dans un tweet après le point de presse, M. Price a souligné que le département d’État n’avait pas d’annonce à faire concernant les Jeux olympiques, mais qu’il “continuerait à consulter étroitement ses alliés et ses partenaires pour définir nos préoccupations communes et établir notre approche commune vis-à-vis de la République populaire de Chine.”

En mars dernier, les États-Unis avaient annoncé des sanctions contre deux responsables chinois pour de “graves violations des droits de l’homme” à l’encontre des musulmans ouïghours, dans la foulée de mesures similaires par l’Union européenne (UE) et le Canada. Ces mesures avaient suscité des représailles immédiates de la part de la Chine qui dénonce une ingérence dans ses affaires intérieures.

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Le président iranien, Hassan Rohani, s’est félicité mercredi de l’ouverture d’un “nouveau chapitre”, au lendemain du démarrage de discussions à Vienne entre Téhéran et la communauté internationale pour tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Cet accord, conclu dans la capitale autrichienne en 2015, est moribond depuis que les Etats-Unis en sont sortis unilatéralement sous la présidence de Donald Trump en 2018.

En riposte à ce retrait, qui a entraîné une avalanche de sanctions économiques et financières américaines contre la République islamique, Téhéran s’est affranchie de la plupart de ses engagements clés pris à Vienne.

Les discussions de Vienne ont pour objet de trouver un moyen de réintégrer les Etats-Unis à l’accord et de ramener Téhéran à la stricte application du texte.

Téhéran refusant toute rencontre directe avec Washington, ces pourparlers ont lieu d’un côté entre les Etats encore parties à l’accord (l’Iran et les pays du 4+1: Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne, ainsi que l’UE, garante de l’accord) et de l’autre entre Européens et Américains.

“Un nouveau chapitre vient tout juste de s’ouvrir hier”, a déclaré M. Rohani lors d’un discours en Conseil des ministres.

“Si (Washington) fait preuve de sérieux et d’honnêteté — c’est tout ce que nous demandons (…) je pense que nous pourrons négocier en peu de temps, si nécessaire, avec le 4+1”, a ajouté le président iranien, pour qui “les États-Unis peuvent s’acquitter (de leurs obligations) sans négociations”.

Côté Iran, UE et P4+1, deux groupes d’experts — l’un sur les sanctions, l’autre sur le programme nucléaire — ont commencé à travailler mardi afin de définir une feuille de route.

Le processus peut durer “15 jours, un mois, on ne sait pas”, selon un diplomate européen interrogé par l’AFP.

Mardi soir, Iran et Etats-Unis ont jugé chacun de leur côté que les discussions de la première journée avaient été “fructueuses”.

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Avec une campagne de vaccination qui ne cesse d’accélérer, la question d’un “passeport vaccinal” numérique se pose de façon de plus en plus concrète aux Etats-Unis, malgré une controverse politique croissante et un système de santé fragmenté qui complique toute centralisation des données.

Asher Weintraub, 17 ans, était ravi de montrer, vendredi dernier, le nouveau “pass” numérique de l’Etat de New York qu’il a téléchargé sur son smartphone, qui, via un code QR, certifie qu’il est immunisé contre Covid-19.

“Je trouve ça bien, on n’a pas besoin de montrer toutes sortes de documents à chaque fois”, a-t-il indiqué, en affichant son code à l’entrée d’un des premiers spectacles organisés en intérieur à Manhattan depuis mars 2020.

Poussé par son gouverneur démocrate Andrew Cuomo, New York est pour l’instant le seul des Etats américains à avoir lancé un tel “passeport”, sur la base du volontariat, en partenariat avec le géant des technologies IBM. D’autres gouverneurs au contraire répudient l’idée.

Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a le premier signé vendredi un décret interdisant aux services administratifs de l’Etat de délivrer “tout document standardisé” visant à attester qu’une personne a été vaccinée contre le Covid, et aux entreprises d’exiger de leurs clients une preuve d’immunisation, arguant que cela “réduirait les libertés individuelles et nuirait à la confidentialité des patients”.

Mardi, son homologue républicain du Texas, Greg Abbott, a interdit une série d’organismes d’exiger des preuves de vaccination, tandis qu’en Pennsylvanie, certains élus républicains poussent aussi en ce sens. La gouverneure républicaine du Dakota du Sud, Kristi Noem, avait elle jugé la semaine dernière l’idée “anti-américaine”.

Face à cette polémique, le gouvernement Biden entend rester au-dessus de cette mêlée. Mardi encore, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, assurait qu’il n’y aurait “pas d’obligation fédérale exigeant de tous l’obtention d’un certificat unique de vaccination”. Et que Washington se contenterait d’émettre des recommandations pour assurer que les systèmes développés soient “équitables” et garantissent confidentialité et sécurité des données.

Pourtant, même sans impulsion fédérale, rares sont les Américains qui doutent que ces moyens de certification numériques vont se développer, dans un monde où les smartphones sont devenus un outil essentiel de la vie quotidienne. Beaucoup suivent notamment avec intérêt le “Green Pass” adopté en Israël, où la campagne de vaccination a été un modèle de rapidité.

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La France a ouvert, mercredi, au public des archives relatives à la période du génocide au Rwanda entre 1990 et 1994, selon une publication dans le Journal officiel.

Il s’agit d’archives de l’ancien président François Mitterrand et de son Premier ministre de l’époque Edouard Balladur, qui ont été ouvertes au grand public, 27 ans jour pour jour après le début du génocide des Tutsis dans ce pays de l’Afrique australe, ainsi que des copies des documents cités dans le rapport de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994), conservées aux Archives nationales.

Plusieurs de ces documents, notamment des télégrammes diplomatiques et des notes confidentielles figuraient dans le rapport accablant sur le rôle de la France au Rwanda durant ces quatre années décisives rendu par une commission d’historiens fin mars, indique la presse de l’Hexagone.

Des commémorations sont prévues, notamment en France, pour marquer le 27e anniversaire du début du génocide.

Entre avril et juillet 1994, 800.000 personnes avaient été assassinées, selon l’ONU, des membres de la minorité tutsi pour l’essentiel.

Les massacres avaient débuté au lendemain de l’attentat qui avait coûté la vie au président hutu Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994.

Le Rwanda accuse la France de complicité dans le génocide et reproche à Paris d’avoir soutenu le gouvernement extrémiste hutu qui avait déclenché les tueries.

Mais Paris rejette ces accusations, assurant que les forces françaises n’avaient fait qu’œuvrer à la protection des populations civiles.

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Le 6 avril, les Nations unies fêtent la Journée internationale du sport pour le développement et la paix . Cet événement est l’occasion de souligner le rôle que jouent le sport et l’activité physique dans nos communautés et dans notre vie de tous les jours, partout dans le monde.

Cette journée revêt évidemment une importance particulière en 2021, alors que le monde subit encore les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19. Le sport semble donc appeler à tenir une place essentielle dans nos efforts de reconstruction.

Afin de fêter dignement cette date, le Président de la FIFA Gianni Infantino a publié un article dans UN Chronicle, dans lequel il rappelle que la FIFA et ses nombreux programmes sont, plus que jamais, "au service de la société" en cette période de crise.

La pandémie de Covid-19 a plongé la planète entière dans une détresse sans précédent. Je pense avant tout à tous ceux d’entre nous qui ont perdu des êtres chers durant cette tragédie. Nous avons également vu nos interactions et notre vie sociale se réduire fortement. Aucune activité n’a été épargnée et, bien entendu, le football ne fait pas exception à la règle.

Heureusement, nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel. Avec l’arrivée des vaccins, nous pouvons espérer un retour à une vie normale, sans les barrières ni les contraintes imposées par la pandémie.

Comme il l’a déjà fait par le passé, le football, qui reste le sport le plus populaire au monde, va contribuer à nous rassembler. Grâce à lui, nous allons retrouver notre condition physique, nous allons socialiser avec nos coéquipiers et nos adversaires, et nous allons remplir à nouveau les stades. Nous allons reconquérir une partie de ce que nous avons perdu l’année dernière et, ce faisant, nous allons retrouver le sourire.

C’est aussi l’occasion de prendre un nouveau départ. Le football peut jouer un rôle dans de nombreux domaines et notamment dans la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) : je pense par exemple à l’ODD 3 (Bonne santé et bien-être), à l’ODD 4 (Éducation de qualité), à l’ODD 5 (Égalité entre les sexes) ou encore à l’ODD 16 (Paix, justice et institutions efficaces).

Pour ce faire, le football et son instance dirigeante mondiale, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), peuvent s’appuyer sur une couverture planétaire sans égale. Plus de la moitié de la population mondiale a suivi la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™. La Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™ a réuni, quant à elle, plus d’un milliard de spectateurs et de téléspectateurs. Une telle visibilité donne à notre sport une plate-forme exceptionnelle pour promouvoir des valeurs universelles comme le fair-play, l’inclusion, la solidarité, la diversité et le travail en équipe ; autant d’atouts décisifs pour atteindre les ODD.

Nous avons également la chance de pouvoir compter sur de grands noms du football, les FIFA Legends, pour incarner ces valeurs. Ils utilisent généreusement leurs propres réseaux pour relayer des messages sur des questions sociales de premier plan et nous permettent ainsi de toucher un public extrêmement large, bien au-delà des passionnés de football.

Les organisations sportives ont également un rôle à jouer et devront montrer l’exemple, en s’engageant dans des alliances pour contribuer au programme de développement international. La FIFA a récemment noué des partenariats avec plusieurs agences des Nations unies : l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’ONU Femmes, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Ces associations ont vocation à remplir des objectifs de développement social par la promotion de modes de vie sains, la prévention de la criminalité, l’intégrité sportive, le développement de la jeunesse, l’égalité des sexes, l’indépendance des femmes et l’éducation.

L’éducation tient une place centrale dans nos efforts pour construire un monde meilleur. À travers le programme Football for Schools, nous investissons 120 millions USD dans l’éducation des jeunes, afin de leur apprendre des compétences sociales essentielles. Perturbé par la pandémie, le programme devrait débuter pleinement en 2021. Il contribuera en outre à compenser les interruptions causées par la pandémie de Covid-19, notamment dans certaines des régions les plus touchées.

La FIFA est aussi en pointe du combat pour créer un environnement sportif plus sain, grâce à des mesures de protection de l’enfance encadrées par le programme FIFA Guardians. Cette initiative vise à professionnaliser le rôle des responsables de la protection dans le football.

Dans le cadre de ce programme, nous sommes amenés à travailler avec les autorités nationales et locales. Nous avons donc signé l’année dernière un protocole d’accord avec l'ONUDC dans le but de créer à terme une agence indépendante, internationale et pluridisciplinaire dotée des compétences et de l’autorité nécessaires pour aider les institutions sportives internationales et faciliter les relations avec les forces de l’ordre et les gouvernements. Ensemble, nous pourrons éradiquer toute forme de violence et mener l’enquête lorsque la situation l’exige.

Alors que le monde lutte encore contre la Covid-19 et ses effets, nous ne voulons pas nous contenter d’aider le football : nous avons débloqué un fonds exceptionnel de 1,5 milliard USD, le plan d’aide Covid-19 de la FIFA . Cette somme est bien entendu destinée aux organisateurs de football du monde entier, mais aussi à la société dans son ensemble. Dès le début de la pandémie, nous avons, en collaboration avec l’OMS, contribué à diffuser des messages de santé publique sur le respect des mesures d’hygiène afin de freiner la diffusion du virus. Nous poursuivons notre collaboration avec l’OMS, en relayant des messages susceptibles de sauver des vies.

Le football et la société vivent en symbiose : tout ce qui est bon pour la société l’est aussi pour le football et vice-versa. En cette Journée internationale du sport pour le développement et la paix (6 avril 2021) , la FIFA reste plus que jamais au service de la société. Nous continuerons à faire tout notre possible pour participer aux efforts de reconstruction, au lendemain de la pandémie de Covid-19.

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La pandémie de COVID-19 a injustement frappé plus durement certaines personnes que d’autres, aggravant les inégalités existantes en matière de santé et de bien-être tant dans les pays que d'un pays à l'autre. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2021, l’Organisation mondiale de la Santé lance donc un appel en cinq points pour des mesures urgentes visant à améliorer la santé de tous.

Dans les pays, les cas de maladie et de décès dus à la COVID-19 ont été plus élevés parmi les groupes qui sont confrontés à la discrimination, à la pauvreté, à l’exclusion sociale et à des conditions de vie et de travail quotidiennes défavorables – y compris aux crises humanitaires. On estime que la pandémie a entraîné entre 119 et 124 millions de personnes de plus dans l’extrême pauvreté l’an dernier. En outre, des éléments de preuve convaincants montrent que la pandémie a creusé les écarts entre les sexes dans le domaine de l’emploi, les femmes étant sorties de la population active en plus grand nombre que les hommes au cours des 12 derniers mois.

Ces inégalités dans les conditions de vie des populations, les services de santé et l’accès à l'énergie, à l’argent et aux ressources sont anciennes. Résultat : le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est deux fois plus élevé dans les ménages les plus pauvres que dans les ménages les plus riches. L’espérance de vie des personnes vivant dans les pays à faible revenu est inférieure de 16 ans à celle des personnes vivant dans les pays à revenu élevé. Ainsi, neuf décès par cancer du col de l'utérus sur 10 dans le monde surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Pourtant, tandis que les pays continuent de lutter contre la pandémie, une occasion unique se dégage de reconstruire en mieux pour un monde plus juste et en meilleure santé en mettant en œuvre les engagements, les résolutions et les accords existants tout en prenant aussi de nouveaux engagements audacieux.

« La pandémie de COVID-19 a trouvé dans les inégalités de nos sociétés et les lacunes de nos systèmes de santé, un milieu propice à sa propagation », déclare le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Il est vital que tous les gouvernements investissent dans le renforcement de leurs services de santé et qu’ils éliminent les obstacles qui empêchent tant de gens de les utiliser, afin qu’un plus grand nombre de personnes aient la chance de vivre une vie en bonne santé. »

L’OMS lance donc un appel à l'action en cinq points :

Accélérer l’accès équitable aux technologies anti-COVID-19 entre les pays et au sein de ceux-ci

Des vaccins sûrs et efficaces ont été mis au point et approuvés à une vitesse record. Le défi consiste maintenant à s’assurer que tous ceux qui en ont besoin peuvent y accéder. Un soutien renforcé au Mécanisme COVAX, le volet vaccins de l'Accélérateur ACT, qui espère avoir distribué des vaccins dans 100 pays à revenu faible ou intermédiaire dans les prochains jours, sera essentiel à cet égard. Une nouvelle façon d'obtenir ce soutien passera par une campagne visant à permettre aux individus et aux entreprises du monde entier d’aider à financer les vaccins dont le monde a besoin pour lutter contre la pandémie. Cette campagne, qui débute le 7 avril, a été lancée par la Fondation de l’OMS, épaulée par un éventail de partenaires dans les pays et au niveau mondial, dont Facebook et Global Citizen.

Mais les vaccins ne permettront pas à eux seuls de surmonter la COVID-19. Des produits de base tels que l’oxygène médical et les équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que des médicaments et des tests de diagnostic fiables sont également essentiels ; tout comme le sont des mécanismes solides pour répartir équitablement tous ces produits à l’intérieur des frontières nationales. L’Accélérateur ACT vise à mettre des tests et des traitements à la disposition de centaines de millions de personnes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire qui, autrement, en seraient privés. Mais il manque encore 22,1 milliards de dollars des États-Unis pour pouvoir fournir ces outils vitaux là où ils font si désespérément défaut.

Investir dans les soins de santé primaires

La moitié de la population mondiale au moins ne bénéficie toujours pas d'un accès aux services de santé essentiels ; plus de 800 millions de personnes consacrent au moins 10 % de leur revenu familial aux soins de santé et, chaque année, près de 100 millions de personnes tombent dans la pauvreté en raison de frais médicaux à leur charge.

À mesure que les pays se relèveront de la pandémie de COVID-19, il sera essentiel d’éviter les coupes dans les dépenses publiques consacrées à la santé et à d’autres secteurs sociaux. De telles coupes seraient susceptibles d’accroître les difficultés parmi les groupes déjà défavorisés, d’affaiblir l'efficacité du système de santé, d’accroître les risques sanitaires, d’augmenter la pression budgétaire à l’avenir et de saper les acquis en matière de développement.

Les gouvernements devraient plutôt s’efforcer d’atteindre l’objectif recommandé par l’OMS de consacrer 1 % du PIB en plus aux soins de santé primaires. Il est prouvé que les systèmes de santé axés sur les soins de santé primaires ont constamment donné de meilleurs résultats en matière de santé, favorisé une plus grande équité et amélioré l’efficacité. Intensifier les interventions relevant des soins de santé primaires dans les pays à revenu faible ou intermédiaire pourrait sauver 60 millions de vies et augmenter l’espérance de vie moyenne de 3,7 ans d’ici à 2030.

Les gouvernements doivent également réduire la pénurie de personnel soignant au niveau mondial, sachant que 18 millions d'agents de santé supplémentaires sont nécessaires pour parvenir à la couverture sanitaire universelle (CSU) d’ici à 2030. Cela signifie qu'il faut créer au moins 10 millions d’emplois supplémentaires à temps plein dans le monde et renforcer les efforts en matière d’égalité des genres. Les femmes fournissent la plupart des soins de santé et de l'aide sociale dans le monde, représentant jusqu’à 70 % de tous les personnels de santé et d'aide à la personne, et pourtant elles ne bénéficient pas des mêmes chances de les diriger. Parmi les principales solutions figurent l’égalité salariale pour réduire l’écart de rémunération entre hommes et femmes et la reconnaissance du travail non rémunéré des femmes dans le domaine des soins de santé.

Accorder la priorité à la santé et à la protection sociale

Dans de nombreux pays, les répercussions socio-économiques de la COVID-19, en raison de la perte d’emplois, de l’augmentation de la pauvreté, des perturbations dans l’éducation et des menaces pour la nutrition, ont dépassé l’impact du virus sur la santé publique. Certains pays ont déjà mis en place des programmes élargis de protection sociale pour atténuer les effets négatifs de cette plus grande précarité sociale et ont entamé un dialogue sur la manière de continuer à soutenir les communautés et les populations à l’avenir. Mais ils sont nombreux à peiner à trouver les ressources nécessaires à des actions concrètes. Il sera essentiel de veiller à ce que ces précieux investissements aient avant tout un impact sur ceux qui en ont le plus besoin, et que les communautés défavorisées participent à la planification et à la mise en œuvre des programmes.

Construire des quartiers sûrs, sains et sans exclusion

Les dirigeants des villes ont souvent été de puissants champions de l’amélioration de la santé, par exemple en améliorant les systèmes de transport et les installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement. Mais trop souvent, le manque de services sociaux de base pour certaines communautés emprisonne celles-ci dans une spirale de maladie et d’insécurité. L’accès à des logements sains, dans des quartiers sûrs, avec des équipements éducatifs et récréatifs adéquats, est essentiel à la santé de tous.

Parallèlement, 80 % de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté réside dans les zones rurales. Aujourd’hui, huit personnes sur 10 qui n’ont pas de services d’eau potable de base vivent dans les zones rurales, tout comme sept personnes sur 10 qui ne disposent pas de services d’assainissement de base. Il sera important d’intensifier les efforts visant à fournir aux communautés rurales les services sanitaires et sociaux essentiels (y compris l’eau et l’assainissement). Ces communautés ont également besoin que des investissements économiques accrus soient consentis d’urgence dans des moyens de subsistance durables et un meilleur accès aux technologies numériques.

Renforcer les données et les systèmes d'information sanitaire

Il est essentiel d’accroître la disponibilité, en temps opportun, de données de grande qualité qui soient ventilées en fonction du sexe, de la richesse, de l'éducation, de l'appartenance ethnique, de la race, du genre et du lieu de résidence, pour savoir où se situent les inégalités et y remédier. La surveillance des inégalités en matière de santé devrait faire partie intégrante de tous les systèmes d’information sanitaire nationaux.

Une évaluation mondiale menée récemment par l’OMS montre que seulement 51 % des pays ont inclus la ventilation des données dans leurs rapports nationaux publiés sur les statistiques sanitaires. L’état de santé des divers groupes est souvent masqué lorsque des moyennes nationales sont utilisées. En outre, ce sont fréquemment ceux qui sont vulnérables, pauvres ou qui subissent les discriminations, qui sont les plus susceptibles d’être complètement absents des données. 

« Le moment est maintenant venu d’investir dans la santé en tant que moteur du développement », a déclaré le DTedros. « Nous n’avons pas à choisir entre l’amélioration de la santé publique, la construction de sociétés durables, la garantie de la sécurité alimentaire et d’une nutrition adaptée, la lutte contre le changement climatique ou la prospérité des économies locales. Tous ces résultats vitaux vont de pair. »

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