Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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La Cour Suprême britannique examine mercredi un recours de Google contre une plainte en nom collectif lancée par une association de consommateurs et accusant le géant américain d’avoir collecté illégalement des données personnelles d’utilisateurs de l’iPhone.

La plus haute juridiction au Royaume-Uni va se pencher sur cette affaire durant deux jours, avant de rendre sa décision ultérieurement sur la poursuite ou non de cette procédure contre Google.

L’association “Google You Owe Us” (Google, tu nous dois quelque chose), menée par l’ancien dirigeant de l’association de consommateurs Which?, Richard Lloyd, tente d’obtenir au moins 1 milliard de livres d’indemnisations pour plus de 4 millions d’utilisateurs en Angleterre et au Pays de Galles.

En première instance, la Haute Cour de Londres avait refusé en octobre 2018 d’autoriser une telle procédure, avant que la Cour d’appel en octobre 2019 n’en décide autrement et permette à la procédure de se poursuivre.

Ce revers a conduit Google à faire appel devant la Cour Suprême afin d’empêcher que l’action de groupe ne puisse aboutir, estimant que l’accusation n’a pas montré de preuve que les utilisateurs avaient été pénalisés.

L’association accuse Google d’avoir contourné les options de sécurité de l’iPhone et collecté des données personnelles entre août 2011 et février 2012 en utilisant le navigateur Safari.

Des informations concernant l’origine sociale ou ethnique, la santé, les opinions politiques, les préférences sexuelles des utilisateurs ou encore leurs habitudes d’achat avaient été collectées, selon l’accusation, ajoutant que ces informations étaient ensuite compilées puis proposées à des annonceurs.

“Google a illégalement fait un mauvais usage des données de millions d’utilisateurs de l’iPhone sans leur consentement et nous voulons qu’il rende des comptes”, a estimé M. Lloyd dans une déclaration avant l’audience de la Cour Suprême.

De son côté, une porte-parole du géant américain a estimé que la plainte porte sur “des événements qui sont survenus il y a dix ans auxquels nous avons répondu à ce moment-là”.

Une affaire semblable avait été portée devant la justice britannique en 2015 par trois personnes. Ces dernières avaient obtenu un accord resté confidentiel mais qui avait ouvert la porte à une action collective, selon Google You Owe Us.

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mercredi, 28 avril 2021 12:34

Terrorisme: La France durit le ton

Déterminé à renforcer l’arsenal juridique de lutte contre le terrorisme, le gouvernement français présente, mercredi, en Conseil des ministres, un nouveau projet de loi sur le renseignement et la lutte antiterroriste.

Fort de 19 articles, ce texte, présenté par le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice, vise principalement à “actualiser”, voire renforcer, plusieurs dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme d’octobre 2017.

Selon les médias du pays, ce projet de loi n’est, pour l’essentiel, que le toilettage d’un arsenal de dispositions déjà existantes, mais que l’exécutif voulait graver dans le marbre législatif.

Le projet de loi prévoit un recours facilité aux perquisitions administratives. Il prévoit aussi des mesures à la sortie de prison pour les détenus condamnés pour terrorisme à des peines d’au moins cinq ans, et considérés comme particulièrement dangereux.

Ces détenus auront pour obligation d’établir leur résidence en un lieu donné, de répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou encore de respecter une prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychologique. Le non-respect de ses mesures, qui peuvent durer jusqu’à cinq ans, sera passible d’un an de prison.

Le projet de loi propose aussi d’interdire de rassemblement les personnes sous surveillance administrative.

Outre la fermeture administrative de lieux de culte accusés d’être liés à des faits de nature terroriste, le texte offre la possibilité de fermer des locaux dépendants de ces établissements.

Sur le volet renseignement, le projet de loi pérennise la technique controversée de l’algorithme, qui permet le traitement automatisé des données de connexion pour détecter les menaces, tout en l’étendant aux adresses web (“URL”).

Il élargit la possibilité d’obtenir le concours des opérateurs de communications électroniques et porte à deux mois la durée d’autorisation de la technique de recueil de données informatiques. Il autorise aussi la conservation de renseignements à des fins de recherche et facilite l’interception des correspondances échangées par voie satellitaire.

Ce volet inquiète particulièrement les associations de défense des libertés publiques qui dénoncent une surveillance de masse.

“Nous n’avons aucune garantie, aucun texte, aucune information, aucune transparence sur ce que feront les algorithmes, alors même que l’Union européenne a dit que la loi française en matière de surveillance de masse était contraire aux libertés fondamentales garanties par l’Union européenne”, affirme Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net, une association de défense et de promotion des droits et liberté sur Internet, fondée en 2008.

Mais pour le gouvernement, l’objectif est de pouvoir identifier des personnes isolées, qui passent sous les radars des services de renseignement mais qui laissent des traces numériques de leur radicalisation.

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mercredi, 28 avril 2021 12:24

Moscou expulse sept Diplomates Européens

La Russie a annoncé mercredi l’expulsion de sept diplomates de quatre pays de l’Union européenne ayant récemment expulsé des diplomates russes en solidarité avec la République tchèque dans une affaire d’espionnage.

Dans deux communiqués, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que trois diplomates slovaques, deux Lituaniens, un Estonien et un Letton, dont les Etats sont aussi membres de l’Otan, devront quitter prochainement la Russie.

Moscou précise que les ambassadeurs lituanien, letton et slovaque, ainsi qu’un mandataire de l’ambassade estonienne ont été informés de cette décision lors d’une convocation mercredi au siège de la diplomatie russe.

Cette dernière a accusé les pays baltes de poursuivre “une ligne ouvertement hostile” à la Russie, en faisant preuve dans le cas présent d’une “pseudo-solidarité” avec Prague. Elle a exigé que leurs diplomates quittent le pays d’ici sept jours.

Moscou a par ailleurs reproché à Bratislava une “fausse solidarité avec la campagne de provocations anti-russes de la République tchèque” et a demandé que les trois diplomates slovaques concernés quittent la Russie d’ici le 5 mai.

Le gouvernement tchèque a accusé la semaine dernière les services secrets russes d’avoir causé l’explosion en 2014 d’un dépôt de munitions, provoquant la mort de deux personnes. Prague a ensuite expulsé 18 diplomates russes présentés comme des espions.

Moscou a riposté en demandant à 20 diplomates tchèques de quitter son territoire, tandis que la Slovaquie, la Roumanie et les pays baltes ont annoncé l’expulsion de diplomates russes, en solidarité avec Prague.

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Directeur d’une école confessionnelle, il porte aussi la casquette de président d’une ong islamique à Yamoussoukro. Pour la première année de ses activités, M. Bakary Fofana comble déjà apprenants et parents d’élèves par la qualité de son enseignement. Récemment, de passage dans la capitale politique de la côte d’ivoire, nous l’avons rencontré et interrogé. Dans cet entretien, il présente son école et son organisation caritative à allo police.

Bonjour Monsieur le directeur, présentez-vous à nos lecteurs ?

M. Bakary Fofana, anciennement professeur de cafop à Yamoussoukro de 1981 à 2004. Je suis à la retraite. Je suis le directeur général du groupe scolaire Mariam Fofana Al Maarifa (le temple du savoir en arabe) de Yamoussoukro. Ce groupe scolaire a été construit par mon petit frère Lancina Fofana, inspecteur général de l’enseignement professionnel et technique. Je suis aussi président de l’ong amaloul atfal qui prend en charge les enfants démunis dans la communauté musulmane.

Qu’est-ce qui fait la particularité de cette école ?

La particularité est que c’est l’une des rares écoles confessionnelles islamiques de Côte d’Ivoire. C’est une nouveauté. Habituellement, ce sont les enfants musulmans qui fréquentaient les écoles confessionnelles chrétiennes. Avec notre école, vous trouvez des écoliers de confession islamique, chrétienne et autres dans les salles de classe.

Quel programme scolaire appliquez-vous ici ?

Ce groupe scolaire est lune des rares écoles confessionnelles musulmanes de Côte dIvoire.

Nous appliquons le programme scolaire national d’enseignement. Ce programme est ensuite renforcé avec des cours d’initiation à la pratique de l’islam en arabe pour les élèves musulmans. Il y a aussi l’apprentissage de l’anglais et de l’informatique à tous les élèves.

C’est quoi votre objectif principal ?

C’est de faire de notre groupe scolaire une école d’excellence et aussi former des cadres musulmans de demain. Ils doivent savoir lire le coran et le mémoriser. Ils doivent savoir bien pratiquer leur religion et en tant qu’intellectuels, savoir faire la promotion quand ils en sortent.

                           

Quand les élèves musulmans font leur cours d’arabe que font les élèves d’autres confessions ?

Ils font soit leur cours d’anglais ou d’informatique.

Combien de classes compte le groupe scolaire ?

Nous avons en projet 36 classes dont 12 classes maternelles et 24 classes primaires. Nous attendons l’autorisation pour ouvrir le collège l’année prochaine. Les bâtiments sont fin prêts. Cette année, nous avons ouvert l’école avec 3 classes maternelles (petite et grande section) avec un effectif de 155 élèves et 6 classes primaires du cp1 au cm2. Le 1/3 des élèves est de confession chrétienne. Leurs parents nous ont fait confiance parce que nous appliquons le programme national d’enseignement. Et nous avons des enseignants chevronnés. Nous respectons la foi de chaque élève. Nous respectons la diversité.

Quel est le niveau des élèves que vous recrutez chez vous ?

Nous recevons des élèves qui nous viennent d’autres écoles surtout publiques avec un niveau très faible. Comment comprendre que des élèves au niveau CM ne puissent pas écrire leur nom ? C’est impossible. Mais avec la qualité de nos enseignants, ces élèves ont de bonnes moyennes en quelques mois d’étude.

A qui la faute si le niveau des élèves est si bas dans les écoles publiques ?

On ne va pas jeter la pierre à quelqu’un sans chercher à savoir qui a fait quoi ? Je crois qu’il faut mener une véritable enquête pour mieux comprendre afin de mieux situer les responsabilités. Mais déjà, il faut qu’on se dise la vérité. C’est surprenant qu’on laisse ses enfants en classe de CM2 passer en sixième avec ces faiblesses académiques. Une fois au collège, ils sont tous renvoyés parce que ne faisant pas le poids.

C’est quoi la réalité chez vous concernant les effectifs ?

Chez nous on prend en compte les effectifs des élèves par classe. Si vous donnez plus de 90 élèves à un enseignant, quel miracle voulez- vous qu’il réalise? Voilà pourquoi, nos effectifs n’excèdent guère 40 élèves.

La réussite des apprenants est en partie due à l’environnement dans lequel ils évoluent. Respectez-vous cela ?

Notre groupe scolaire est situé à la sortie de la ville de Yamoussoukro sur la route de oumé. Le cadre est propice parce qu’apaisant, grand et propre. Nous disposons aussi de deux cars de ramassage pour les élèves. Une libraire et une bibliothèque. Pour les tout-petits, nous avons aménagé une crèche et tout ce dont un enfant de la maternelle a besoin pour mieux s’épanouir.

A quoi ressemble une journée au groupe scolaire Mariam Fofana Al Maarifa ?

Ici, les cours commencent à 7h30 et à midi, enseignants et élèves mangent à la cantine. Après quoi, ils se reposent pour reprendre à 14h. Les enseignants et élèves musulmans prient ensemble à 13h30 avant d’aller en classe. Les cours reprennent jusqu’à 15h30 puis on arrête tout. Les musulmans font les ablutions pour prier et à 16h, les cars ramassent tout le monde pour regagner les domiciles.

Pendant que les élèves musulmans prient, que font les autres élèves d’autres confessions ?

Les autres élèves restent en classe avec leur professeur pour étudier.

Comment les élèves musulmans rattrapent les cours manqués au moment de leurs prières ?

Les emplois du temps sont faits de sorte à ce que les enseignants aient des plages de révisions du même cours. Alors au moment où les élèves non musulmans révisent, les élèves musulmans se rattrapent.

Avez-vous des retours satisfaisants de la part des parents d’élèves?

Oui, nous avons assez de bons retours. Des parents d’élèves satisfaits du niveau de leurs enfants viennent nous faire de la nourriture pour la cantine. C’est encourageant et ça fait chaud au cœur. Nous avons deux agréments d’ouverture de ce groupe scolaire ; l’un pour la maternelle et l’autre pour le primaire. Officiellement nous sommes reconnus par l’Etat. L’inspection de l’enseignement nous rend régulièrement visite. La progression est bonne.

Quelle différence entre les madersa et votre groupe scolaire ?

Dans les madersa, ou écoles coraniques, après la formation, on maitrise la religion mais sans débouchés. Chez nous, on veut former des hauts cadres musulmans qui puissent s’engager en politique ; ils peuvent être économistes, philosophes, journalistes mais ils doivent maitriser leur religion, savoir lire l’arabe, maitriser l’anglais et l’informatique. Ils auront des débouchés partout où ils iront.

Quelle est votre vision ?

Nous comptons agrandir notre groupe scolaire et en faire une école d’excellence. A présent, une infirmerie est en construction. Nous comptons lancer les activités de notre l’ong « amaloul atfal ». L’objectif est de scolariser les enfants musulmans en milieu défavorisé. Pour la première année, nous avons inscrit en 2021, 20 enfants qui sont pris en charge de la maternelle jusqu’à la terminale. Ils sont scolarisés, nourris et transportés. Avec le temps, nous comptons augmenter ce nombre. Par ailleurs, nous primons déjà les meilleurs élèves lors des compositions en présence de leurs parents. Cela les motive à faire mieux. La meilleure chose à donner à un enfant, c’est une bonne éducation.

source : allo police

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Les Etats-Unis ont appelé, lundi au niveau des Nations-Unies, à investir dans la capacité mondiale à prévenir et répondre efficacement aux menaces de maladies infectieuses, estimant que les pays du monde devraient être prêts pour “la prochaine pandémie”.

“La leçon à trier de l’année écoulée est claire : le monde a à peine résisté à cette pandémie. Nous devons être prêts pour la prochaine”, a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors d’un dialogue virtuel fermé organisé à l’initiative des Etats-Unis et d’autres pays sur les préparatifs et l’intervention en cas de pandémie.

“Nous ne pouvons pas continuer à sous-investir (…) dans notre capacité à prévenir, détecter et répondre aux menaces de maladies infectieuses. C’est pourquoi nous avons invité des experts, des parties prenantes externes et des dirigeants de premier plan à discuter avec nous aujourd’hui”, a-t-elle indiqué lors de cette réunion.

Selon l’ambassadrice US, cette rencontre devait être l’occasion d’écouter des “idées audacieuses” afin d’explorer par la suite les prochaines étapes spécifiques, et définir “une feuille de route claire pour le reste de 2021” en matière de préparation et de lutte contre les pandémies.

“Nous devrons nous attaquer à des problèmes, comme l’établissement d’un financement durable de la sécurité sanitaire au-delà de l’aide étrangère au développement, la mise en place de mécanismes de responsabilisation pour la surveillance (…), afin que nous puissions mettre en œuvre une réponse rapide si – et quand – la prochaine pandémie frappe”, a-t-elle encore plaidé.

Mme Thomas-Greenfield a aussi fait savoir que les Etats-Unis comptent lancer un nouvel appel à l’action dans ce sens, à l’occasion de la réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens prévue plus tard cette semaine.

mc

 
 

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Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a présenté lundi au Parlement son plan de relance de 222,1 milliards d’euros qui met selon lui en jeu “la crédibilité” du pays, au moment où les bars, restaurants, cinémas et salles de spectacles rouvraient partiellement.

A travers ce plan financé par l’Union européenne, l’Italie joue son “destin”, sa “crédibilité” et sa “réputation” en “tant que fondateur de l’Union européenne et protagoniste du monde occidental”, a-t-il déclaré solennellement.

“Nous sommes convaincus que nous réussirons à mettre en oeuvre ce plan!”, a-t-il lancé sous les applaudissements des députés. “Je suis certain que l’honnêteté, l’intelligence et le goût de l’avenir l’emporteront sur la corruption, la bêtise et les intérêts particuliers”.

Alors que le plan de relance italien doit être présenté à Bruxelles d’ici vendredi, la péninsule se déconfine et espère retrouver un semblant de normalité après des mois d’alternance entre fermetures drastiques et timides ouvertures.

Une grande majorité de la vingtaine de régions sont désormais classées en jaune, le niveau le plus bas de risque face à la pandémie. Les bars et restaurants y sont autorisés à servir en terrasse, et aussi le soir, pour la première fois depuis six mois, même si le couvre-feu débutant à 22H00 reste toujours en vigueur.

Au total, près de 140.000 bars, restaurants, pizzerias et gîtes ruraux devaient rouvrir lundi, selon le syndicat agricole Coldiretti.

Les cinémas, théâtres et salles de concert peuvent accueillir du public à hauteur de 50% de leurs capacités. Viendront ensuite les piscines, salles de gym et parcs de divertissement d’ici le 1er juillet.

“J’ai un carnet de bal bien rempli, avec des visites de musées, des restaurants et des bars, des fêtes!”, s’est réjoui Ottavio Rosati, réalisateur de 71 ans, attablé en terrasse d’un restaurant romain.

Plus sceptique, Maria Malatesta, enseignante de 63 ans, juge que les Italiens “sont un peu légers” mais se dit “favorable à ces réouvertures parce que l’économie doit reprendre”.

Fermé depuis six mois, le cinéma Beltrade à Milan (Nord) a été le premier du pays à ouvrir ses portes dès 6h00 (04H00 GMT), accueillant 82 clients qui ont commencé à faire la queue dès 5h20 pour voir “Journal intime” de Nanni Moretti.

“Ce sont des fous bien sympathiques. Regarder un film sur grand écran c’est autre chose que de le voir depuis son canapé”, a commenté sa propriétaire, Monica Naldi.

M. Draghi a subi les pressions des dirigeants des régions et de plusieurs manifestations en faveur d’un assouplissement des restrictions anti-Covid.

L’ex-président de la Banque centrale européenne a reconnu qu’il prenait un “risque calculé” alors que l’Italie continue d’enregistrer en moyenne plus de 300 morts chaque jour, même si les contagions et le nombre d’admissions en réanimation diminuent.

La campagne vaccinale a atteint un rythme de croisière avec environ 350.000 doses administrées chaque jour.

“Il est clair que si la réouverture progressive est interprétée comme un +retour à la vie d’avant+, un nouveau pic de contagions pourrait compromettre la saison estivale”, a mis en garde Nino Cartabellotta, spécialiste des questions de santé publique.

L’Italie, premier pays européen durement frappé par la pandémie début 2020, a perdu près d’un million d’emplois et subi une chute de son PIB de 8,9% en 2020.

La troisième économie de la zone euro compte sur le méga-plan de relance européen doté de 750 milliards d’euros pour revigorer son économie.

L’Italie en est le principal bénéficiaire avec 191,5 milliards d’euros de prêts et subventions. A ce montant s’ajoute un fonds complémentaire de 30,6 milliards d’euros programmé par l’Italie sur six ans.

Un premier “feu vert” de Bruxelles au plan italien est intervenu samedi, a annoncé Mario Draghi après un entretien téléphonique avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Parmi les priorités affichées figurent la rénovation d’infrastructures vieillissantes (autoroutes, voies ferrées…), les énergies renouvelables (hydrogène…), l’internet à haut débit et la numérisation des entreprises et des administrations.

Un autre objectif sera de combler le fossé entre le Nord et le Sud de la péninsule, tout en venant au secours des jeunes et des femmes, particulièrement affectés par la crise.

Mario Draghi met aussi l’accent sur l’importance de s’attaquer à des problèmes déjà présents avant la pandémie, comme la lourdeur de la bureaucratie italienne ou la lenteur légendaire de la justice du pays.

mc

 
 

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Le premier acte en vue de la Coupe arabe de la FIFA 2021™ (https://fr.fifa.com) se tiendra ce mardi 27 avril à 21h00 (heure locale) à l’Opéra de Doha.

Au total, 23 équipes participeront à la compétition : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Comores, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Oman, Palestine, Qatar (hôte), Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie, Tunisie et Yémen.

Les 14 équipes les moins bien classées au regard de l’édition d’avril du Classement mondial FIFA/Coca-Cola (https://fifa.fans/3aGLqc3) disputeront sept matches à élimination directe. La répartition est la suivante :

  • Oman – Somalie
  • Liban – Djibouti
  • Jordanie – Soudan du Sud
  • Bahreïn – Koweït
  • Mauritanie – Yémen
  • Palestine – Comores
  • Libye – Soudan


Les sept vainqueurs rejoindront les neuf équipes les mieux classées, notamment le pays hôte, dans la compétition finale. La procédure de tirage au sort de la compétition finale est disponible ici (https://fifa.fans/2R5wPQ8).

La compétition finale se déroulera sous la forme d’une phase de groupes suivie d’une phase à élimination directe. La phase de groupes verra les 16 équipes participantes réparties en quatre groupes de quatre. Les premiers et deuxièmes de chaque groupe se qualifieront pour la phase à élimination directe, qui comprendra des quarts de finale, des demi‑finales, le match pour la troisième place et la finale.

Wael Gomaa (Égypte), Nawaf Al Temyat (Arabie saoudite), Haytham Mustafa (Soudan) et Younus Mahmood (Irak) et sont les quatre FIFA Legends qui assisteront Manolo Zubiria, directeur de la sous-division Compétitions de la FIFA, lors de la cérémonie du tirage au sort.

De plus amples informations sur la retransmission de la cérémonie seront communiquées ce 27 avril.

Considérée comme l’occasion idéale de tester les opérations et les installations avant Qatar 2022, la Coupe arabe se déroulera à la même période de l’année que la Coupe du Monde de la FIFA. Les finales des deux compétitions auront d’ailleurs lieu très exactement à un an d’intervalle – le 18 décembre, jour de la fête nationale du Qatar.

La cérémonie du tirage au sort se déroulera en présence d’un nombre limité d’officiels, conformément aux protocoles qatariens de lutte contre le Covid-19.

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Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a déclaré que le continent africain offrait de vastes opportunités en termes de croissance verte, apportant ainsi un message d’optimisme lors du Forum Union européenne-Afrique sur les investissements verts organisé le 23 avril à l’initiative du Portugal et de la Banque européenne d’investissement.

« L’Afrique est un marché énorme qui offre des possibilités incroyables. Le processus de reprise économique offre de vastes possibilités. La reprise doit être verte, elle doit stimuler et renforcer la résilience au changement climatique et les investissements verts », a déclaré le président Adesina.

Ce forum organisé en visioconférence par le Portugal et la Banque européenne d’investissement visait à mobiliser des capitaux privés et publics en faveur de la transition verte en Afrique. Il a réuni des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé et des représentants d’institutions financières internationales et de développement, de la société civile et du monde universitaire.

Dans une allocution préenregistrée, le président de la Banque africaine de développement a cité l’énergie, l’agriculture et les infrastructures comme domaines clés présentant des possibilités d’investissement dans le cadre d’un relèvement post-Covid-19 en Afrique. « Avec d’abondantes ressources en énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique, la transition énergétique de l’Afrique présente, à elle seule, un potentiel d’investissement de 100 milliards de dollars américains par an, a souligné Akinwumi A. Adesina. L’agriculture offre des possibilités d’investissements considérables dans des cultures adaptées au changement climatique permettant de bâtir des systèmes alimentaires plus résilients. Les infrastructures résilientes au changement climatique offrent un potentiel d’investissement compris entre 130 et 170 milliards de dollars. »

Selon les autres intervenants au forum, il est nécessaire de reconstruire « plus vert » de façon collective. Certains ont salué l’engagement du président américain Joe Biden lors du Sommet des dirigeants sur le climat de réduire, d’ici à 2030, les émissions de carbone des États-Unis de 50 à 52 % par rapport à leur niveau de 2005.

« Nous devons faire participer tout le monde », a insisté la commissaire de l’Union africaine pour l’Économie rurale et l’Agriculture, Josefa Sako, appelant à une transition équitable tenant compte de la « responsabilité historique » des pays développés dans le changement climatique. « Les mesures prises ne doivent pas plonger les populations vulnérables dans une plus grande pauvreté », a-t-elle plaidé.

Le président de la Banque européenne d’investissement, Werner Hoyer, a estimé que les partenariats constitués pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 devaient désormais être utilisés pour la lutte contre le changement climatique. « L’Afrique est peut-être le continent le plus vulnérable aux effets immédiats du changement climatique, mais aussi celui où sont notées certaines des plus faibles émissions de gaz à effet de serre par habitant. C’est également le continent où les erreurs commises ailleurs peuvent être évitées. L’Afrique peut investir dans des technologies innovantes et faire les bons choix pour un avenir durable et inclusif. »

Dans un message préenregistré, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a estimé que cette rencontre était l’occasion de renforcer les partenariats et de stimuler les investissements en Afrique au bénéfice de tous. « Je vois des programmes converger vers le financement d’une transition verte et d’une plus grande résilience. Les pays d’Afrique sont en train de développer rapidement des sources d’énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne », a-t-il relevé.

Rappelant que le changement climatique représente un défi gigantesque pour l’Afrique, le président Adesina a appelé les investisseurs à saisir de toute urgence les opportunités qu’il offre, dont la valeur s’élèvera à 3 000 milliards de dollars d’ici à 2030. « La Banque africaine de développement est à l’avant-garde des investissements dans l’adaptation au changement climatique, a-t-il affirmé, mais plus de 70 % des financements nécessaires devront provenir du secteur privé pour compléter les investissements publics. »

« Le secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises, joue un rôle essentiel dans l’atténuation des effets du changement climatique et la mise en œuvre de méthodes d’adaptation. Cela nécessite des approches innovantes pour attirer et orienter les flux financiers vers un développement à faible émission de carbone et résilient au changement climatique », a poursuivi Akinwumi A. Adesina.

« Une Afrique plus verte doit également s’appuyer sur l’économie circulaire, dans laquelle les déchets peuvent être recyclés pour créer de la richesse. Par exemple, une nouvelle usine de recyclage de plastique au Ghana a déjà créé 2 300 emplois verts tandis que la conversion des déchets alimentaires en engrais organiques augmentera la circularité des systèmes alimentaires », a-t-il cité en exemple.

Saluant le plan d’investissement extérieur de la Commission européenne, le président Adesina a déclaré que la Banque africaine de développement attendait avec intérêt l’établissement d’un partenariat solide avec la Commission afin de disposer de plus de moyens dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’UE avec l’Afrique.

« L’Afrique est déjà verte. L’Afrique a simplement besoin de devenir encore plus verte. Ce qu’il faut à présent, c’est davantage de financements pour soutenir la croissance verte de l’Afrique. Pensez aux formidables possibilités d’investissement vert qui se présentent aujourd’hui et aux nombreuses autres qui apparaîtront à l’avenir. Pensez différemment, pensez Afrique », a-t-il plaidé avec force.

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L’armée américaine a commencé son retrait total d’Afghanistan, deux semaines après l’annonce faite dans ce sens par le président Joe Biden, a déclaré dimanche le général Austin Miller, chef de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

“Nous procéderons à un retrait ordonné d’Afghanistan, ce qui signifie la transition des bases et du matériel vers les forces de sécurité afghanes”, a dit le général Miller lors d’une conférence de presse à Kaboul, selon les médias US.

Le président Biden avait officiellement annoncé que les États-Unis exécuteraient un retrait complet d’Afghanistan et “mettraient effectivement fin à la plus longue guerre américaine”. Il avait annoncé à partir du 1er mai, avec une date limite de retrait total fixée au 11 septembre.

M. Biden, qui avait promis de mettre fin à la guerre des Etats-Unis en Afghanistan, veut retirer les troupes du pays tout en veillant à ce qu’un retrait précipité n’efface pas le travail accompli par l’armée américaine au cours des 20 dernières années.

En plus des 3.500 soldats américains qui quitteront le pays à la mi-septembre, bon nombre des 7.000 soldats de l’OTAN stationnés en Afghanistan se retireront également, rapporte le New York Times.

De nombreux contractants privés opérant en Afghanistan partiront également, bien que Miller ait noté que certains contrats seront ajustés pour continuer à soutenir les forces de sécurité afghanes.

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Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a annoncé dimanche qu’il démissionnait tout en continuant d’exercer ses fonctions par intérim jusqu’aux législatives anticipées de juin, qui visent à sortir ce pays du Caucase de la crise politique.

“Je démissionne aujourd’hui de mon poste de Premier ministre” avant les élections, a annoncé le chef du gouvernement, 45 ans, sur sa page Facebook.

“Je rends aux citoyens d’Arménie le pouvoir qu’ils m’ont donné pour qu’ils décident du sort du gouvernement lors d’élections libres et honnêtes”, a expliqué cet ancien journaliste qui a été porté au pouvoir par une révolution pacifique en 2018.

Ancienne république soviétique très pauvre, l’Arménie est dans une impasse politique depuis sa défaite cinglante dans le conflit qui l’a opposée à l’Azerbaïdjan à l’automne 2020 pour le contrôle de l’enclave du Nagorny Karabakh.

L’opposition a réclamé pendant des mois le départ de M. Pachinian, qu’elle dénonce comme un “traître” pour avoir accepté un cessez-le-feu jugé humiliant pour le pays.

Après cette annonce, tous les membres du son gouvernement ont présenté à leur tour leur démission, comme l’exige la loi en Arménie.

Le Premier ministre a cependant indiqué qu’il continuerait d’exercer ses fonctions par intérim jusqu’aux législatives anticipées du 20 juin.

Son annonce intervient au lendemain de la reconnaissance du génocide arménien, dont le 106e anniversaire a été commémoré samedi en Arménie, par Joe Biden qui est devenu le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915.

Saluée par l’Arménie, cette décision de M. Biden a été vivement dénoncée par la Turquie, allié indéfectible de l’Azerbaïdjan.

Nikol Pachinian est très critiqué pour avoir signé en novembre un accord de cessation des hostilités avec l’Azerbaïdjan, très défavorable à son pays.

Ce cessez-le-feu avait été négocié sous l’égide de la Russie alors que la situation était catastrophique pour l’Arménie, acculée et poussée à la retraite sur plusieurs fronts tandis que l’armée azerbaïdjanaise menaçait la capitale du Nagorny Karabakh.

La débâcle de leur armée a profondément marqué les Arméniens, victorieux d’un premier conflit peu après la chute de l’Union soviétique. La Russie, qui a parrainé l’accord de cessation des hostilités, a déployé des troupes de maintien de la paix au Nagorny Karabakh.

Les combats ont fait près de 6.000 morts dans les deux camps.

Arrivé au pouvoir en dénonçant la corruption des élites post-soviétiques, M. Pachinian, un opposant historique passé par la prison, a accentué la colère fin février en décidant de limoger plusieurs hauts responsables militaires, les accusant d’avoir voulu fomenter un coup d’Etat.

Après de multiples manifestations des deux camps, pouvoir et opposition se sont accordés pour organiser des élections législatives anticipées le 20 juin.

hn

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