Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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La première édition du Cyber Africa Forum, organisée par l’expert en cybersécurité Franck Kié - en partenariats avec des acteurs tels que Huawei, Deloitte, MTN ou encore Ecobank, s’est tenue le lundi 7 juin à Abidjan. L’événement avait pour objectif de mettre la sécurité informatique au cœur des enjeux de l’Afrique, et d’aboutir à des avancées concrètes tant en matière de régulation qu’en matière de stratégie des entreprises.

« Pour garantir à ses écosystèmes économiques une croissance sécurisée, la Côte d'Ivoire s'est très rapidement saisie des enjeux de cybersécurité, en mettant en place un cadre législatif adéquat. Dans cette veine, une loi sur la protection des données personnelles a été votée en 2013, ainsi qu’une autre sur les transactions numériques, tandis que l'Ecole Africaine des Technologies forme chaque année – depuis 2007 - 170 ingénieurs. C’est dans cet esprit que les autorités ivoiriennes, que je représente, ont tout naturellement soutenu la tenue du Cyber Africa Forum. Un événement moteur, qui favorise l'indispensable identification et compréhension des risques économiques liés à la cybersécurité ». C’est par ces mots forts que le parrain de l’événement, Roger Adom, Ministre de l’Economie Numérique et de l’Innovation de Côte d’Ivoire, a introduit le Cyber Africa Forum.

A ses côtés, des intervenants prestigieux, parmi lesquels, Said Oumar Koulibaly, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique de la République de Guinée, le Dr Zouli Bonkoungou, Commissaire des Télécommunications et des Technologies de l’Information de la CEDEAO, Philippe Wang, Vice-président exécutif de Huawei Northern Africa, Stanislas Zeze, Président Directeur Général de Bloomfield Investment Corporation, Fabrice Sawegnon, Directeur Général de Voodoo 2 Group, Said Oumar Koulibaly, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economique Numérique de la République de Guinée, Tomisin Fashina, Directeur Exécutif en charge des Opérations et Technologies du Groupe Ecobank, et Eloge Beonao, Directeur des Systèmes d’Information de MTN Côte d’Ivoire.

La journée a été marquée par de nombreux échanges, mettant en avant les principales dynamiques, pratiques et engagements en matière de cybersécurité sur le continent : la transformation digitale des économies à l’heure de la menace cyber, l’affirmation de stratégies nationales et sous régionales en matière de cybersécurité, ainsi que l’éclosion de dispositifs de prévention et de protection chaque jour plus novateurs.

« Face aux risques induits par les nombreux projets de transformation digitale amorcés par plusieurs pays d’Afrique, les problématiques de sécurité informatique sont plus que jamais une priorité de sécurité nationale. Il est en ce sens important de développer un modèle africain en matière de cybersécurité. Les initiatives en la matière doivent découler d’une réelle volonté politique, susceptibles d’impulser le déblocage de budgets d’ampleur qui, en atteignant les organisations publiques comme privées, favorisent la naissance d’écosystèmes informatiques plus sûrs » a déclaré Said Oumar Koulibaly, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique de la République de Guinée.

Pour lutter contre ces menaces d’un genre nouveau, la coopération intra-africaine est clé. C’est en ce sens que le Docteur Zouli Bonkoungou, Commissaire des Télécommunications et des Technologies de l’Information de la CEDEAO, a affirmé : "La CEDEAO a mis en place un agenda de la cybersécurité qui reflète l’importance que revêtent ces enjeux pour les pays membres de la communauté.  Cette initiative va contribuer à sécuriser le processus de transformation digitale sur le continent, et aider les Etats membres de la CEDEAO à sécuriser leur cyber espace."

Pour Philippe Wang, Vice-président exécutif de Huawei Northern Africail est primordial d’accompagner le continent dans sa transformation digitale avec tous les défis que cela engendre.  « C’est avec fierté et sans hésitation aucune que Huawei s’est investi dans le projet qu’est le Cyber Africa Forum. Nous accompagnons et conseillons les nations d’Afrique de l’Ouest dans le développement et la sécurisation de leurs écosystèmes numériques, en restant fidèle aux règlementations édictées par ces dernières, leur garantissant ainsi une indépendance totale ».

Une solidarité de bonne augure, renforcée par la tenue de cette première édition du Cyber Africa Forum, regroupant plus de 300 participants, à la hauteur des enjeux adressés : « La marche vers le développement qu’a adopté le continent ne pourra aboutir si les enjeux de sécurité informatique ne sont pas pris en compte. Le Cyber Africa forum s’est ainsi consacré à apporter sa pierre à l’édifice, en réunissant les acteurs qui font les économies africaines autour des problématiques de cybersécurité, le temps d’une journée. Nous sommes particulièrement fiers par le succès rencontré par cette première édition, qui sera sans doute aucun reconduite en 2022. Nous en sommes convaincus : en protégeant les écosystèmes économiques du continent, la sécurité informatique peut l’accompagner vers l’avenir prospère qui lui est assurément promis », a concluFranck Kié, Commissaire Général de l’événement.

Mohamed Compaoré

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Le colonel Assimi Goïta a prêté serment, lundi 7 juin 2021 à 10H (GMT et locale), comme président de la transition au Mali, après deux coups d’État en moins d’un an, rapporte la presse internationale.

La cérémonie d’investiture qui s’est tenue au Centre international de conférence de Bamako (CICB) intervient alors que des pays partenaires exigent des garanties sur la nomination d’un nouveau Premier ministre civil et la tenue en février 2022, des élections présidentielles en vue d’un retour des civils au pouvoir.

Lors de cette investiture, le nouveau président a juré d'”honorer l’ensemble de ses engagements” et de “préserver en toute fidélité, le régime Républicain et les acquis démocratiques”.

Le colonel d’Assimi Goïta, un officier âgé de de 37 ans, a été à l’origine deux coups d’Etat. Le premier, le 18 août 2020, a vu la chute du Président Ibrahim Boubacar Keïta, affaibli par la contestation menée sur plusieurs mois par le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP), un collectif d’opposants, de religieux de membres de la société civile.

Après ce coup d’Etat, la junte s’était alors engagée, sous la pression internationale, à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.

Le 24 mai, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort, a foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président Bah Ndaw et le Premier ministre de transition, Moctar Ouanes. L’officier s’est depuis fait déclarer président de la transition par la Cour constitutionnelle.

Suite à ce nouveau coup d’État, la France a annoncé la suspension de ses opérations communes avec l’armée malienne, après huit ans de coopération étroite contre les jihadistes. De même pour la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est élevée contre.

Toutefois, le pays reste en proie aux jihadistes. Au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi 3 juin par des inconnus près de Ménaka (Nord-Est).

(AIP)

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Le ministère ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle a signé, vendredi 4 juin 2021 à Abidjan, un mémorandum d’entente avec l’entreprise mondiale de soins de santé, Novo Nordisk, en vue d’améliorer les soins à des enfants et adultes vulnérables vivant avec le diabète.

Cette signature s’est déroulée à l’hôtel Azalaï, à Marcory, au cours d’une cérémonie marquant également le lancement de l’initiative iCARE dans le pays. L’accord a été paraphé par le ministre Pierre N’Gou Dimba, pour le compte de la Côte d’Ivoire, et par Ibrahim Bakayoko, directeur Afrique francophone de Novo Nordisk, entreprise basée au Danemark, en présence de l’ambassadrice adjointe du Royaume du Danemark pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, Birgit la Cour Madsen.

Ce projet vise à améliorer l’accès aux soins du diabète et à l’insuline de qualité aux diabétiques vivant dans les pays en développement ou à revenu faible/intermédiaire. Il porte également sur la formation de 450 professionnels de la santé dans la gestion du diabète ainsi que l’éducation des patients et la sensibilisation de la communauté d’ici 2023.

D’après Ibrahim Bakayoko, l’initiative iCARE est axée sur quatre piliers à savoir la capacité (formation de professionnels de la santé), l’accessibilité du traitement à coût réduit, l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement et l’autonomisation (de patients).

Quant au ministre de la Santé, il a salué cet appui consistant de Novo Nordisk en faveur de la Côte d’Ivoire, tout en annonçant qu’un comité de suivi sera installé en vue de suivre l’évolution, de façon constante, du projet. Pierre Dimba a en outre rassuré de l’utilisation judicieuse et à bon escient des moyens qui seront mis à disposition, et souligné que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour que ce partenariat réponde aux attentes de toutes les parties.

Cette cérémonie, retransmise en direct par visioconférence, a été suivie par des responsables de l’entreprise dont le vice-président chargé du département des affaires pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Emil Kongshoj Larsen. Il s’est employé à présenter cette entreprise fondée en 1923 et forte de quelque 45 000 employés à travers le monde.

La conférence a été une occasion pour le directeur coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles, Dr Valery Katché Adoueni, de présenter la stratégie de la lutte contre le diabète en Côte d’Ivoire. Quant à Dr Amos Ankotche, chef de la clinique du diabète du CHU de Treichville, coordonnateur du projet “Changing diabetes in children (CDiC)” exécuté par Novo Nordisk depuis 2017 dans le pays, il en a présenté des résultats et plaidé pour l’extension du délai d’exécution.

Dans le cadre de l’initiative iCARE, Novo Nordisk ambitionne d’atteindre 100 000 enfants à travers le monde, d’ici 2030. Plus de 330 millions de personnes vivent avec le diabète dans le monde. En 2019, le taux de prévalence en Côte d’Ivoire est situé entre 5,19 et 10% de la population estimée à 25 millions d’habitants.

(AIP)

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La candidate de droite Keiko Fujimori arrive en tête des résultats partiels officiels du second tour de l’élection présidentielle, tenue dimanche au Pérou, avec 52,43% des voix contre 47,56% pour son rival de gauche Pedro Castillo, selon les résultats du dépouillement de 61,20% des bulletins de vote annoncés par la Commission nationale des opérations électorales.

Vu l’écart serré entre les deux candidats, il est peu probable que l’on déclare le vainqueur avant le décompte total des voix, qui peut prendre plusieurs jours.

Dans la campagne électorale polarisée qui a divisé le Pérou en deux, Fujimori a réussi à réduire le désavantage notable qu’il avait au début du second tour, selon les sondages.

Keiko Fujimori, la fille de l’ancien président Alberto Fujimori, qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité, représente la continuité d’une économie libérale et promotrice de l’initiative privée qui a permis au Pérou de réaliser un développement soutenu ces dernières années.

Pour sa part, Castillo, enseignant et syndicaliste, s’est engagé pour un profond réformisme avec une nouvelle Constitution qui permet la nationalisation des ressources naturelles, parce que, selon lui, la prospérité des dernières décennies n’a pas résolu les écarts sociaux ni les inégalités.

Si Fujimori bénéficie d’un grand soutien dans la capitale, Lima, les zones rurales intérieures sont considérées comme acquises à Castillo.

Le nouveau président va devoir sortir le pays d’une récession économique et de sa crise sanitaire liée au coronavirus. Il prendra ses fonctions le 28 juillet, en succession au président intérimaire Francisco Sagasti.

hn

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Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mahamat Saleh Annadif, a condamné l’attaque terroriste “abjecte” perpétrée dans la nuit de vendredi contre des civils innocents à Solhan, dans la province de la Yagha, dans le nord du pays, et qui aurait fait une centaine de mort et plusieurs blessés.

Dans un communiqué, M. Annadif a présenté ses sincères condoléances et exprimé sa profonde sympathie aux familles des victimes ainsi qu’au Gouvernement et au peuple du Burkina Faso, en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

Le Représentant spécial a aussi demandé au Gouvernement de faire tout son possible pour appréhender et traduire les auteurs de ce crime en justice.

Il a ensuite réaffirmé le soutien des Nations Unies au Gouvernement et au peuple Burkinabè dans leurs efforts inlassables pour lutter contre le terrorisme et consolider la paix et le développement.

Plus d’une centaine de personnes ont été tuées dans une attaque meurtrière ayant ciblé, dans la nuit de vendredi à samedi, une localité du Nord du Burkina Faso, a-t-on indiqué de sources officielles.

Cette attaque a été commise dans la zone dite “des trois frontières” entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de jihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique contre des civils et des militaires.

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Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 134 millions de dollars, dont la moitié sous forme de don de l'Association internationale de développement (IDA), pour un accès équitable, fiable et abordable aux vaccins COVID-19, et leur déploiement au Sénégal. Le Projet de réponse à la COVID-19 contribuera à renforcer les systèmes nationaux de santé publique et de préparation aux pandémies au Sénégal.

Selon M. Abdoulaye Diouf Sarr, ministre sénégalais de la Santé et de l'Action sociale, « ce financement additionnel de 134 millions de dollars permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour l'acquisition de vaccins, en améliorer la disponibilité et renforcer l'accessibilité géographique aux populations. Nous nous réjouissons de la réaction de la Banque mondiale suite à la soumission de la requête pour l’octroi de ressources supplémentaires pour soutenir davantage la riposte contre la COVID-19 ».

« Le Sénégal a été considéré comme un modèle dans la gestion de la pandémie de COVID-19 et ce projet vient renforcer les efforts du gouvernement en fournissant le financement nécessaire pour soutenir l'acquisition de vaccins et accélérer les efforts de déploiement dans le pays » a déclaré Nathan Belete, directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. "Nous sommes conscients qu'il s'agit d'un énorme défi, mais nous pensons que le Sénégal y parviendra en s'engageant dans une campagne de communication efficace et inclusive, et en assurant la disponibilité des vaccins dans tous les centres de santé du pays », a-t-il ajouté.

Plus précisément, le projet contribuera à la vaccination de près de 9 500 000 personnes, soit environ 55 % de la population du pays. Cela comprendra les coûts de déploiement des vaccins entièrement subventionnés par la facilité de garantie de marché avancée (AMC) COVID-19 Vaccines Global Access (COVAX) pour 20% de la population, ainsi que l'achat et le déploiement de vaccins pour 35% supplémentaires par le biais de la facilité COVAX, directement auprès des fabricants et d'autres mécanismes.

« Le projet soutiendra une campagne de communication à multiples facettes qui s'inscrira dans une stratégie plus large d'engagement social et de mobilisation visant à lutter contre la résistance aux vaccins. Le contenu sera adapté et ciblé vers des groupes prioritaires spécifiques afin d'accroître l'acceptation du vaccin au sein de la population », a précisé Djibrilla Karamoko, chargé du projet au sein de la Banque mondiale.

La Banque mondiale a été parmi les premiers partenaires de développement à apporter un soutien au gouvernement du Sénégal dans sa réponse à la pandémie de COVID-19, qui comprenait une assistance technique pour la mise en œuvre du Plan national de réponse d'urgence à la COVID-19. Le 2 avril 2020, le Projet de réponse à la COVID-19 au Sénégal, d'un montant de 20 millions de dollars, a été approuvé dans le cadre du Programme stratégique de préparation et de réponse. Le pays a également reçu 4 millions de dollars de REDISSE 1, et 1,5 million de dollars de la Facilité d'urgence pandémique. Au 1er juin 2021, environ 454 304 personnes avaient reçu au minimum leur première dose de vaccin.

La Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la pandémie de COVID-19. Une enveloppe de 12 milliards de dollars est notamment destinée à aider les pays à revenu faible et intermédiaire à assurer l’achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements anti-COVID et à renforcer leurs systèmes de vaccination. Ces financements s’inscrivent dans le cadre plus large de la réponse déployée par le Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie, qui aide actuellement plus de 100 pays à renforcer leurs systèmes de santé, protéger les ménages les plus pauvres et installer les conditions propices à la préservation des moyens de subsistance et de l’emploi pour les populations les plus durement touchées.

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Le Président de la République Togolaise, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé, dimanche 6 juin 2021, à l’inauguration de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).

La réalisation de ce fleuron de la politique agro-industrielle du pays s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement 2018-2022 (PND) et de la Feuille de Route Gouvernementale Togo 2025. Fruit d’un partenariat public-privé, cet écosystème intégré réparti sur 400 hectares et implanté à 15km au nord de la capitale jouera un rôle de catalyseur pour soutenir la croissance économique et l’intégration régionale.

Alimentée à 90% par des énergies renouvelables, cette zone industrielle intégrée va favoriser la transformation locale des matières premières notamment agricoles destinées à l’exportation, comme le coton, la noix de cajou, le soja. La PIA va accélérer l’intégration des filières et accélérer l’émergence de nouvelles industries à fort potentiel, dans les domaines de l’agro-alimentaire, du textile, de la pharmacie, des cosmétiques, de l’automobile et du recyclage. La PIA permettra à terme la création d’au moins 30 000 emplois et une montée en gamme de l’économie togolaise. 

Le chef de l’État, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, a affirmé : « La PIA témoigne une fois de plus de l’engagement du Togo pour l’industrialisation. Malgré le contexte difficile lié à la pandémie, le projet a démarré dans les temps. Il a été livré rapidement et est désormais opérationnel. La plateforme capitalisera sur les ressources naturelles abondantes de notre pays. Elle garantira que le Togo obtienne une meilleure part de la valeur ajoutée grâce au développement de l’industrie locale pour une croissance inclusive et créatrice d’emplois. Ce projet n’est qu’un exemple de ce qui peut être réalisé au Togo engagé dans une stratégie de développement solide combinant politique publique, investissements privés et soutien des bailleurs internationaux. »

Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre, Madame Victoire Tomégah-Dogbé, a déclaré : « Avec cette plateforme industrielle et le partenariat stratégique avec le groupe Arise IIP, nous allons engager une mutation structurelle de notre économie, qui va nous permettre d’atteindre nos objectifs en matière d’inclusion, de distribution équitable des bénéfices de la croissance et d’une meilleure protection sociale. »    

Monsieur Gagan Gupta, PDG d’ARISE IIP, le développeur du projet PIA, a commenté : « Le succès de cette plateforme industrielle illustre un partenariat réussi avec la République togolaise, laquelle a mis en place le cadre réglementaire nécessaire pour promouvoir l’industrialisation. Très peu de pays parviennent à transformer une vision en réalité, comme ici. Fin 2023, plus aucune balle de coton togolais ne sera exportée sans avoir été préalablement transformée, et la valeur des exportations textiles du Togo sera multipliée par 12 d’ici 2025, pour atteindre un milliard de dollars. Dans le domaine industriel, 600 motos électriques seront produites quotidiennement sur le site de la PIA dès le second semestre 2022, et une usine de recyclage sera également installée. »

L’inauguration de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé intervient après celle, fin avril, de la centrale électrique de Kékéli, à Lomé-Port, opéré par le Groupe Eranove. Fruit, là aussi, d’une démarche partenariale, cet autre grand projet structurant va permettre d’augmenter de 50% la capacité de production électrique du pays ainsi que l’électrification de plus de 250 000 foyers (1,5 million de personnes).

Le Chef de l’État a également inauguré, vendredi 4 juin, le Lomé Data Centre, un hub technologique pour stocker et administrer des serveurs et des équipements informatiques d’entreprises et de l’administration. Ce nouvel équipement unique dans la sous-région, instrument indispensable à la consolidation de la souveraineté numérique de la République Togolaise, marque un jalon supplémentaire de la stratégie de transformation digitale du pays à l’horizon 2025.  

Toutes ces infrastructures contribueront à dynamiser l’économie et l’emploi au Togo, et exerceront un effet d’entraînement sur l’ensemble des secteurs. Confrontée à un choc d’une intensité exceptionnelle, avec la pandémie de Covid-19, l’économie togolaise a fait preuve d’une résilience remarquable en 2020, en réalisant 1,8% de croissance en dépit d’un contexte très dégradé. Le rebond de l’activité s’élèvera à 4,8% en 2021, selon les dernières prévisions gouvernementales, un chiffre appelé à progresser encore à l’horizon 2025. Reconnu parmi les pays les plus réformateurs du continent africain, le Togo a impulsé de profondes réformes pour augmenter l’attractivité du climat des affaires, la compétitivité du secteur privé et stimuler la création d’entreprises. Ces réformes lui ont permis de réaliser une progression de 59 places en deux ans au classement Doing Business de la Banque Mondiale.

Garantissant à la fois la sécurité physique et juridique aux investisseurs, le Togo est une plateforme financière et logistique de premier ordre, comptant notamment les sièges de plusieurs groupes bancaires panafricains et disposant à Lomé du seul port en eaux profondes de la région qui a vu son fret augmenter en 2020.

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La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, a appelé à un engagement mondial pour éradiquer la corruption et promouvoir l’État de droit dans tous ses aspects, affirmant que le statu quo n’était plus acceptable.

Dans une intervention lors de la session spéciale de l’Assemblée générale convoquée pour galvaniser la volonté politique de lutter contre ce fléau (2-4 juin), la numéro deux de l’ONU a pointé du doigt un manque de surveillance qui a conduit à des flux financiers illicites, notant que les gens en ont assez des institutions publiques qui refusent de rendre des comptes et favorisent l’impunité.

Mme Mohammed a déclaré que la corruption aggrave les injustices et les inégalités. « La corruption a un impact disproportionné sur les femmes en limitant l’accès aux ressources publiques, à l’information et à la prise de décision », a-t-elle souligné, ajoutant qu’elle « facilite le crime organisé et l’exploitation non durable des ressources naturelles, et permet les flux financiers illicites et les paradis fiscaux ».

La Vice-Secrétaire générale a affirmé que cet événement pourrait rétablir un niveau de confiance plus élevé de la part du public, ainsi que contribuer à renforcer le contrat social et maintenir à portée de main les objectifs de la Décennie d’action.

De son côté, le président de l’Assemblée générale des Nations-Unies a souligné que les effets de la corruption sont « préjudiciables à l’ensemble de la société ».

« Nous ne pouvons pas prétendre qu’il n’y avait pas de problèmes avant la pandémie de Covid-19 », a déclaré Volkan Bozkir. « La criminalité financière transnationale et la corruption sont malheureusement monnaie courante dans notre monde interconnecté et interdépendant », a-t-il dit.

M. Bozkir a ajouté que la corruption affecte les processus décisionnels et « reste l’un des défis les plus critiques pour les États, les institutions et les communautés ».

De l’érosion de la confiance publique à l’affaiblissement de l’État de droit, en passant par la déstabilisation des efforts de consolidation de la paix et l’atteinte aux droits de l’homme, le président de l’Assemblée générale a énuméré les répercussions négatives de la corruption.

Elle frappe plus durement les personnes pauvres, marginalisées et vulnérables et « entrave les progrès » vers l’égalité des sexes et la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), a-t-il relevé.

« Nous ne pouvons pas permettre que la corruption se poursuive. Nous ne le ferons pas », a-t-il affirmé.

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vendredi, 04 juin 2021 15:42

L’UE condamne les attaques en RDC

L’Union européenne (UE) a condamné fermement les récentes attaques perpétrées en République démocratique du Congo (RDC), en particulier dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu

“L’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté les massacres de civils commis ces derniers jours en République démocratique du Congo, en particulier dans les Provinces de l’Ituri et du Nord Kivu”, soulignent dans une déclaration le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, et le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarčič.

“L’UE réitère sa préoccupation sur les activités persistantes des groupes armés, accusés de crimes de guerre et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire dans ces provinces. Les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice par les autorités”, note la déclaration.

Tout en renouvelant l’attachement de l’UE au respect du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes, MM. Borrell et Lenarčič invitent les autorités congolaises et les forces de sécurité engagées à renforcer la protection des populations civiles.

Par ailleurs, relève la déclaration, “l’UE réaffirme son soutien à tous ceux qui sont engagés au plus près des populations pour faire face aux conséquences de l’éruption du volcan Nyiragongo et venir en aide aux populations déplacées soit en raison de l’insécurité persistance, soit en raison des calamités naturelles”.

“La sécurité des travailleurs humanitaires et leur libre accès aux zones sinistrées sont des conditions indispensables pour assurer la protection et le soutien aux populations affectées”, ajoute-t-on.

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L’Union européenne a décidé vendredi d’interdire l’accès de son espace aérien aux compagnies du Bélarus et finalise de nouvelles sanctions économiques contre le régime du président Alexandre Loukachenko, ont indiqué  plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles.

La mesure, réclamée fin mai par les dirigeants européens, a été formalisée juridiquement vendredi par les 27 pays membres.

L’interdiction doit entrer en vigueur samedi, a-t-on précisé de mêmes sources.

Elle concerne en premier chef la compagnie nationale Belavia et cette mesure constitue une puissante sanction économique contre le Bélarus, a expliqué un diplomate.

La sanction découle de la décision des autorités bélarusses de dérouter sur Minsk un avion de la compagnie européenne Ryanair reliant Athènes à Vilnius pour arrêter deux de ses passagers, le journaliste dissident bélarusse Roman Protassevitch et son amie russe Sofia Sapega.

Les compagnies européennes ont en outre reçu consigne de ne plus survoler l’espace aérien du Bélarus.

Les dirigeants européens ont par ailleurs demandé des sanctions individuelles contre les responsables du déroutement fin mai du vol de la compagnie Ryanair et des sanctions économiques sectorielles pour frapper le régime au portefeuille.

Deux séries de sanctions individuelles sont en cours de finalisation et devraient être approuvées la semaine prochaine, ont expliqué les mêmes sources.

La première série comprend huit noms de responsables ou d’entités impliqués dans la décision de dérouter l’avion de Ryanair le 23 mai.

La seconde compte “plusieurs dizaines de noms de personnes ou d’entités” impliquées dans la répression de l’opposition.

L’idée de fusionner les deux listes est envisagée, a-t-on indiqué. Les sanctions consistent en une interdiction de visa et le gel de avoirs détenus dans l’UE.

L’UE a déjà sanctionné de cette manière 88 membres du régime dont le président Loukachenko et son fils.

Plusieurs sanctions économiques sectorielles sont par ailleurs en discussion. Les exportations de potasse et le transit du gaz russe, deux importantes sources de revenus pour le Bélarus, sont deux pistes, avait expliqué la semaine dernière le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Des options pourraient être soumises aux ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept lors de leur prochaine réunion le 21 juin à Luxembourg, a précisé Josep Borrell. Plusieurs états membres ont toutefois mis en garde contre “l’impact sur la population”. L’unanimité est requise pour l’adoption des sanctions européennes.

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