Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Des experts et responsables gouvernementaux ont échangé, lundi, sur les stratégies de mobilisation des ressources internes pour faire face à l’accroissement de la dette des pays africains et permettre au continent de mieux se relever après la pandémie de Covid‑19.

Le webinaire intitulé « Explorer le lien entre les politiques fiscales et la gestion de la dette », est le deuxième d’une série consacrée à la gestion de la dette africaine, organisée par la Banque africaine de développement avec le soutien du gouvernement du Japon. Il visait à explorer des solutions adaptées pour l'Afrique post Covid-19. Cette rencontre a regroupé un panel de haut niveau d’experts gouvernementaux, de spécialistes institutionnels et des acteurs de la société civile, et a enregistré 285 participants.

La Banque africaine de développement estime que le ratio moyen dette/PIB du continent devrait substantiellement augmenter pour atteindre 71% en 2020, contre 61% en 2019 et 48% en 2015. Le nombre de pays africains, en situation ou à haut risque de surendettement, a presque doublé en dix ans, de 11 en 2010 à 20 en 2020. Face à cette situation, la Banque estime qu’il est essentiel de s'attaquer à cette tendance et d'amener les pays sur la voie d'une dette plus soutenable.

Selon le directeur du Département de la gouvernance et de la gestion des finances publiques à la Banque africaine de développement, Abdoulaye Coulibaly, il est nécessaire « d’engager une discussion sur la manière de réduire la dépendance à l'égard de la dette, mais aussi sur la manière dont les politiques budgétaires et les politiques fiscales en particulier peuvent contribuer à éviter une situation de surendettement. »

Dr Nara Monkam, directrice de recherche du Forum sur l'administration fiscale africaine a estimé que pour améliorer les ressources fiscales, il faudrait entre autres solutions, améliorer l’efficacité et l’efficience de l’administration fiscale, rationnaliser les dépenses fiscales, informatiser l’administration fiscale, lutter efficacement contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites et faire face à la corruption et à la fraude. Les gouvernements pourraient aussi accroître l’assiette fiscale en relevant l’imposition dans certains secteurs : foncier, télécoms, banques, assurances, immobilier, secteur minier, l’économie bleue et surtout dans le nouveau secteur du numérique.

Philippe K. Tchodie, commissaire général de l'Office togolais des recettes et président du Conseil du Forum sur l’administration fiscale africaine, a indiqué que son pays travaillait sur une stratégie pour réduire sa dette publique, classée actuellement à « risque moyen à élevé », pour la ramener à « risque moyen à faible ». Le gouvernement togolais entend à cet égard : augmenter l’impôt sur le foncier et les automobiles, rationaliser les dépenses fiscales, renforcer la surveillance des grandes entreprises et prendre des mesures incitatives pour les investissements directs étrangers.

Le Togo est considéré comme un exemple en Afrique en matière de mobilisation des ressources internes. Avec le soutien de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires du développement, le taux de mobilisation des recettes fiscales est passé de 15,7 % en 2005 à 19,5 % en 2019 ce qui a contribué à réduire le déficit budgétaire de 9,6 % du PIB en 2016 à 2,2 % en 2019.

Pays riche en ressources minières non pétrolières, la Namibie essaie d'équilibrer les impôts et la dette qui croît en raison de la fluctuation des prix des matières premières. Selon Penda Ithindi, conseiller technique économique principal du ministre namibien des Finances, il faut avoir une croissance économique durable et inclusive pour réduire la dette publique sur le long terme. « Pour que nous puissions réduire la dette sur le long terme, la croissance économique doit être renforcée, partagée et durable. La dette est un mal nécessaire, c’est utile tant qu’elle peut avoir un impact sur les dépenses sur les infrastructures et autres. »

Selon Alexandra Readhead, chef de file fiscalité et industries extractives à l’Institut international du développement durable, les prêts adossés aux ressources minières contribuent au surendettement de certains pays, d’où la nécessité de rendre transparents ces types d’accords et de réformer la taxation minière.  

Il ressort des discussions, que l'Afrique a un potentiel et une capacité d'imposition beaucoup plus larges, des marchés intérieurs relativement plus importants et de meilleures options d'emprunt sur les marchés extérieurs. Bien qu'encore faible, la gouvernance s'est également améliorée. L’idée est d’aider les gouvernements africains à découvrir leur potentiel et leur capacité à financer leurs propres besoins à travers des politiques adéquates de mobilisation des ressources nationales, renforcées par la promotion de l'engagement des citoyens pour une plus forte appropriation des politiques. Dans ce contexte, explorer les liens entre les politiques fiscales et la gestion de la dette dans l'Afrique post-Covid-19 comme moyen d'atteindre la viabilité de la dette devient très pertinent.

Leila Mokaddem, directrice générale du Bureau régional de la Banque africaine de développement en Afrique australe concluant le webinaire, a relevé l’impérieuse nécessité de mobiliser les ressources intérieures pour limiter une hausse de la dette à travers différents mécanismes comme la taxation des ressources naturelles et l’élargissement de l’assiette fiscale.

hn

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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, entend plaider lors du sommet des dirigeants du G7 à Cornwall (11-13 juin), pour un plan de vaccination mondial contre la Covid-19.

Le message principal de M. Guterres à cette réunion du groupe des sept pays les plus industrialisés sera que “nous avons besoin d’un saut quantique dans notre capacité à relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, notamment la pandémie de COVID-19 et, bien sûr, le changement climatique”, a indiqué son porte-parole à New York.

Concernant la lutte contre la pandémie, le chef de l’ONU fera ainsi pression pour un plan de vaccination mondial “qui devrait nous conduire à doubler la production de vaccins et la distribution équitable du vaccin pour garantir que tout le monde, partout, y ait accès”, a-t-il précisé.

Le chef de l’ONU plaidera également pour “des engagements plus ambitieux et concrets de la part des membres du G7 sur le financement public de la lutte contre les changements climatiques”.

M. Guterres appellera ainsi les pays du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis) de réaliser l’objectif de fournir 100 milliards de dollars par an en doublant leurs engagements globaux de financement public pour le climat pour la période 2021-2025 et de proposer de nouveaux engagements individuels de financement public plus ambitieux.

Il appellera également les dirigeants du G7 à augmenter la part du financement climat allouée à l’adaptation et à la résilience à au moins 50 % du financement climatique, étant donné l’aggravation de l’impact du changement climatique constaté dans les pays en développement.

Mohamed Compaoré

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La mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dépêchée à Bamako, a été “rassurée” mercredi des engagements du nouveau président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, au sujet d’un retour des civils au pouvoir début 2022, selon un membre de la délégation ouest-africaine.

“Sur les points clés, nous avons été rassurés par le président de la transition et le Premier ministre”, en particulier la tenue en février 2022 d’élections censées ramener les civils à la tête du pays, a déclaré à la presse le président de la commission de la CEDEAO, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou.

La délégation de la CEDEAO a également été rassurée de la part du président et du Premier ministre de transition, qu’ils ne vont pas se présenter à l’élection présidentielle, comme exigé par la CEDEAO lors de son sommet extraordinaire du 30 mai sur le Mali, a-t-il ajouté.

Quant à la levée de la suspension du Mali par la CEDEAO, “il s’agira de voir rapidement comment on revient dans l’ordre constitutionnel normal, et à partir de là les chefs d’Etat évalueront la situation”, a conclu le président de la commission de la CEDEAO.

 Mohamed Compaoré
 

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Organisé par InformaTech et co-animé par Huawei, le webinaire sur les TIC vertes a été un succès. Le thème de ce webinaire en ligne était "Construire une Afrique verte, pour Combler le Fossé Énergétique". Des experts du monde entier ont partagé leurs expériences et exploré comment utiliser les innovations technologiques pour aider les grandes économies mondiales à atteindre efficacement la neutralité carbone.

La neutralité carbone est un sujet très important pour notre planète aujourd'hui, et elle représente un objectif commun pour toute l'humanité. 28 pays dans le monde se sont officiellement engagés à atteindre des objectifs de neutralité carbone.

De grands défis subsistent pour réaliser cet objectif. Premièrement, l'énergie fossile représente plus de 70 % de la production d'électricité. Nous devons augmenter la proportion d'énergie propre, comme l'énergie solaire, afin de réduire les émissions de carbone dans la production d'électricité. Deuxièmement, avec le développement rapide d’un monde connecté, l'énergie consommée par les centres et sites de données mondiaux atteindra 1600 milliards de kilowattheures d'ici 2025. La technologie profite à l'humanité, mais au prix d'une consommation massive d'énergie. Trouver des moyens de construire un monde connecté plus vert est une mission importante pour nous. Par ailleurs, 800 millions de personnes dans le monde sont toujours privées d'électricité, et le manque d'énergie les empêche de profiter des avantages du monde numérique.

Au cœur de la neutralité carbone, il y a trois voies importantes à suivre : l'énergie à faible teneur en carbone, l'électrification et la gestion intelligente de l'énergie”, a déclaré James LI, membre du conseil de surveillance de Huawei, et Président du département Global Marketing, Sales and Service pour Huawei Digital Power. Il a souligné que “plus précisément, nous devons augmenter la production d'énergie verte, améliorer l'efficacité énergétique de toutes les industries, élaborer des politiques de soutien et réduire les OPEX en réduisant les émissions. Nous aimerions proposer un réseau cible d'énergie numérique pour aider à ouvrir la voie à une Afrique verte et à faible émission de carbone. L'essence de l'énergie numérique consiste à intégrer le cloud, l'IA et la technologie des bits à la technologie de production d'électricité, thermique et de stockage d'énergie. Nous sommes prêts et désireux d'apporter notre plein soutien à la construction d'une Afrique verte et à la réduction de la fracture énergétique”.

Les grands opérateurs du monde entier prennent des mesures importantes en faveur de la neutralité carbone. Par exemple, Orange s'est engagé à utiliser 50% d'énergies renouvelables d'ici 2025 et à atteindre la neutralité carbone d'ici 2040.

Nat-Sy Missamou, Senior Vice President d’Orange Energy a souligné que “le numérique est un outil puissant pour améliorer l'inclusion dans une société. Nous voulons utiliser la technologie numérique pour réduire les inégalités d'accès à l'énergie et avoir un impact sur la vie quotidienne de la population. Comment les opérateurs télécoms peuvent-ils devenir des partenaires stratégiques des producteurs d'énergie pour réduire les obstacles à l'accès à l'énergie en Afrique subsaharienne ? Orange pense qu'il est très important d'investir dans des solutions numériques pour réduire les inégalités sur le terrain. L'accès à l'énergie est un défi majeur qui peut accélérer le développement économique de toute une région. Il est important de rassembler les efforts de toutes les parties prenantes pour atteindre cet objectif. Les opérateurs télécoms peuvent jouer un rôle essentiel, en tant que partenaires des producteurs d'énergie. La transformation numérique et l'utilisation d'une plus grande quantité d'énergie verte ne contribuent pas uniquement à l'économie de l'Afrique, mais apportent également d'excellents avantages environnementaux et une amélioration du cadre de vie des Africains”.

Les technologies innovantes accélèrent le développement du monde numérique, apportent de nouvelles idées, de nouveaux modèles et de nouvelles pratiques à toutes les industries, et changent également la façon dont les gens vivent. Les solutions d'énergie numérique innovantes de Huawei créeront des valeurs non seulement à visée commerciale, mais aussi en faveur du développement durable. Huawei s'engage à construire une Afrique verte et à combler le fossé énergétique. Grâce à des sites sans carbone, des centres de données sans carbone, des solutions photovoltaïques intelligentes, nous construirons ensemble une Afrique verte, connectée et intelligente.

hn

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La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU sera observée le jeudi 27 mai 2021 au siège de l’Organisation, à New York. Le Secrétaire général, AntónioGuterres, déposera une gerbe en l’honneur des plus de 4 000 Casques bleus tombés sous le drapeau de l’ONU depuis la première mission de paix en 1948.  Il prsidera également une cérémonie de remise de la Médaille Dag Hammarskjöld décernée à titre posthume aux 129 militaires, policiers et personnels civils qui ont perdu la vie en 2020 et au début de cette année.

Les militaires de Côte d’Ivoire qui seront honorés à titre posthume sont : le Sergent Ouattara Kouassi, C/C Moustapha Bamba, S/C Jean Bernard Guieguy, l’Adjudant Adama Bakayoko et l’Adjudant Yacouba Doumbia qui servaient au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La Côte d’Ivoire est le 24e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de paix de l’ONU. Plus de 900 soldats et policiers ivoiriens sont actuellement déployés dans les missions de l’ONU en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Haïti, au Mali et au Sahara occidental.

Le Secrétaire général remettra par ailleurs le prix du « Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » à la Commandante Steplyne Buyaki Nyaboga, une officière de l’armée kenyane qui a servi au sein de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d'un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Dans un message à l’occasion de la Journée, le Secrétaire général a déclaré à propos des soldats de la paix tombés au combat: «Leur service et leurs contributions ne seront jamais oubliés ». Il a ajouté: «J’exprime ma profonde gratitude aux 85 000 personnels civils, policiers et militaires actuellement déployés dans certaines zones de conflit les plus difficiles du monde pour protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, ainsi que le risque d'infection, ces hommes et femmes ont poursuivi leur mission tout en soutenant également les autorités locales dans la lutte contre le COVID-19. J'offre mes sincères condoléances aux familles des soldats de la paix qui ont été victimes de cette terrible maladie ».

Le thème de la célébration de cette année est «Le chemin vers une paix durable: tirer parti du pouvoir des jeunes pour la paix et la sécurité». Des dizaines de milliers de jeunes soldats de la paix déployés à travers le monde jouent un rôle clé en aidant les missions des Nations Unies à mettre en œuvre les activités qui leur sont confiées, avec la participation active des jeunes des communautés d'accueil.

Dans toutes nos missions, les soldats de la paix collaborent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) et de réduction de la violence communautaire.

                                                          

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré : « Nous saluons le dévouement et le courage de nos soldats de la paix, qui servent et agissent admirablement dans des environnements difficiles, aggravés par la pandémie en cours. Je rends également hommage à nos jeunes soldats de la paix qui apportent énergie et innovation et servent de modèles aux populations de jeunes qui travaillent sans relâche pour assurer une représentation et une participation significatives aux processus politiques.

Il a ajouté : « Nos soldats de la paix méritent notre plein soutien et nous devons continuer à travailler ensemble pour faire tout ce que nous pouvons pour améliorer leur sûreté et leur sécurité et leur donner les outils nécessaires pour réussir».

 

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été établie par l'Assemblée générale en 2002 pour rendre hommage à tous les hommes et femmes servant dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU et pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la cause de la paix. L’Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, car c’est à cette date, en 1948, que la première mission onusienne de maintien de la paix - l’ONUST- a commencé ses opérations en Palestine.

Depuis lors, plus d'un million de femmes et d'hommes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix des Nations Unies, affectant directement des millions de personnes et sauvant d'innombrables vies. Aujourd'hui, le maintien de la paix de l'ONU déploie plus de 89 000 militaires, policiers et civils dans 12 opérations.

mohamed Compaoré

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L’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR) et le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar organisent à l’intention des professionnels des médias africains, un séminaire de renforcement des capacités sur le thème : «Gestion de la pandémie de Covid19 dans et par les médias africains ».

Ledit séminaire aura lieu du 27 au 28 juillet 2021, à l’hôtel Good Rade de Dakar, dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur au Sénégal : test préalable, distanciation, port de masque, etc.

Il intervient dans un contexte marqué par de nombreux soubresauts nés des conséquences négatives du corona virus sur la vie des femmes et des hommes de ce continent.

A ce jour, le corona virus a déjà fait plus de trois millions sept cent cinquante mille (3 750 000) morts à travers le monde et la situation appelle à plus de vigilance.

Au-delà des pertes en vies humaines, nous sommes tous témoins des impacts socio-économiques catastrophiques de la pandémie sur nos communautés, malgré les efforts consentis par nos gouvernements.

Au fronton de la lutte contre cette pandémie se trouvent les journalistes dont le rôle dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations en temps réel n’est plus à démontrer. Il faut dire que les professionnels des médias africains font face à de nombreux défis liés à la propagation des fausses nouvelles et les théories conspirationistes qui altèrent et diminue l’impact de leur travail sur le grand public. 

Bien plus, les journalistes qui vont à la rencontre du public sont eux-mêmes exposés au virus et oublient la nécessité de se protéger. Ce qui occasionne de nombreux décès dans les salles de rédaction à travers le continent.

Le présent séminaire va mettre en synergie des journalistes et responsables de programmes venus de toute l’Afrique.

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Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas, explique ce rejet par le fait que l’aide financière proposée par son pays sur la base du volontariat n’est pas fondée sur une base légale.

Le chef de la diplomatie allemande ajoute que le texte paraphé avec le gouvernement namibien ne prévoit pas de réparations, mais une aide au développement. « L’accord trouvé se fait sur une base exclusivement volontaire et il n’y aucun fondement légal au paiement. Il n’est donc pas comparable à des réparations », a-t-il déclaré.

L’Allemagne a reconnu pour la première fois en mai dernier, avoir commis un génocide sur les peuples autochtones Herero et Nama entre 1904 et 1908.

A ce titre, Berlin a conclu un accord avec les négociateurs namibiens en proposant un programme financier de 1,1 milliard d’euros sur 30 ans pour l’acquisition de terres, la construction de routes ou l’adduction d’eau.

Mais quelques jours après l’annonce de cet accord, l’opposition namibienne et un groupe de chefs traditionnels représentant les tribus Herero et Nama de Namibie ont dénoncé un « accord au rabais » comparé aux « 75 milliards d’euros de pensions et de prestations sociales payées aux Juifs » par le régime nazi depuis 1949 quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale.

APA

 
 

Les chefs namibiens veulent des réparations d’au moins 580 millions de dollars US annuel versées sur 40 ans.

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Le conseil des ministres a adopté mercredi 09 juin 2021 à Abidjan, un décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’université de San-Pedro qui ouvre en octobre 2021, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.

Cet établissement universitaire a été créé dans le cadre de la mise en œuvre de la carte universitaire qui se traduit par la création d’Universités publiques dans les grandes régions de la Côte d’Ivoire, rappelle-t-on.

L’université de San-Pedro est notamment chargée d’assurer la formation initiale et continue ainsi que la recherche scientifique et technologique dans plusieurs domaines. Il s’agit des Sciences de la Mer et de la Construction navale, l’Agriculture, des Ressources halieutiques et de l’Agro-industrie, du Bâtiment et des Travaux publics, du Tourisme et de l’Hôtellerie, des Transports et de la Logistique et des Sciences de la médecine.

« Cette université publique permettra d’augmenter la capacité d’accueil des universités publiques pour faire face au nombre de plus en plus croissant de bacheliers, de développer des offres de formation adaptées aux besoins de l’économie nationale et plus spécifiquement de valoriser les potentialités économiques régionales », a déclaré Amadou Coulibaly.

Source : AIP

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Le Commissaire de police de Bonoua Gérard Gbato en compagnie d’une délégation a échangé ce mardi 8 juin 2021 avec les responsables des syndicats du secteur des transports Publics des Personnes et des marchandises.

Cette initiative du commissaire Gbato s’inscrit dans le cadre de son programme d’activité. Cette rencontre avait pour objet le lancement de l'opération " grandes rencontres de sécurité à Bonoua" qui  vise à recueillir les préoccupations de la population et apporter des solutions nécessaires pour plus d’efficacité en matière de lutte contre l’insécurité dans le secteur du transport. Toute chose qui contribue à la cohésion sociale dans la région du sud- Comoé.

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Au cours  des échanges avec ses hôtes du jour, plusieurs pistes de réflexions et une série d'actions ont été dégagés  en vue de réduire les AVP et autres cas d'insécurité pour les usagers de la voie publique.

Les responsables des transporteurs ont exprimé leur grande satisfaction au premier responsable  de la Police de leur localité pour ses initiatives de concertation à leur égard.  Et se sont engagés à l’accompagner dans la mise en œuvre effective des recommandations.

Toute fois, le Commissaire a mis l’accent sur la collaboration.

hn

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Africa Centres for Disease Control et la Fondation Mastercard ont annoncé conjointement le lancement de l'initiative « Saving lives and livelihoods », dotée de 1,3 milliard de dollars sur trois ans pour accélérer la vaccination contre le Covid-19 en Afrique.

L'Afrique est le continent où la vaccination contre le Covid-19 est le plus en retard , avec moins de 2 % des 1,22 milliard d'Africains immunisés. L'Afrique a bénéficié d'à peine un centième des doses  déjà administrées dans le monde alors qu'elle concentre presque un cinquième de l'humanité.

Devant ce constat, la Fondation Mastercard et Africa CDC (Centres for Disease Control and Prevention) ont annoncé conjointement ce mardi l'initiative « Saving lives and livelihoods » (sauver des vies et des moyens de vivre) pour contribuer à accélérer la campagne de vaccination et sauver la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes en Afrique. Accélérer la reprise économique du continent.

L'initiative Sauver des vies et protéger les moyens de subsistance permettra d'acquérir des vaccins pour au moins 50 millions de personnes, de soutenir l'administration de vaccins à des millions d'autres personnes sur le continent, de poser les bases de la fabrication de vaccins en Afrique en mettant l'accent sur le développement du capital humain et de renforcer le CDC Afrique.

« Il est urgent de garantir un accès et une distribution équitables des vaccins en Afrique. Cette initiative vise à valoriser toutes les vies et à accélérer la reprise économique du continent », a déclaré Reeta Roy, présidente et directrice générale de la Fondation Mastercard. Et d’ajouter que : « Cette initiative créera aussi des emplois dans le secteur de la santé, entre autres, dans le cadre de notre stratégie Young Africa Works ».

L'objectif de l'Union africaine, tel qu'énoncé dans la Stratégie africaine de développement et d'accès aux vaccins contre la COVID-19, est de vacciner au moins 60 % de sa population, soit environ 750 millions de personnes ou la totalité de la population adulte du continent d'ici la fin de 2022.

À ce jour, moins de deux pour cent des Africains ont reçu au moins une dose du vaccin. Le nouveau partenariat se fonde sur les efforts du Mécanisme pour un accès mondial aux vaccins contre la COVID-19 (Mécanisme COVAX), de l'équipe spéciale d'acquisition de vaccins contre la COVID-19 en Afrique (AVATT) et de la communauté internationale pour élargir l'accès aux vaccins en Afrique.

Le nombre de vaccins disponibles en Afrique ne représente qu'une faible proportion de l'offre mondiale, et les coûts financiers liés à l'achat, à la livraison et à l'administration des vaccins demeurent importants. Le CDC Afrique fait appel aux gouvernements, aux bailleurs de fonds internationaux, au secteur privé et à d'autres acteurs à contribuer à la réalisation de cet objectif.

« Garantir l'inclusion dans l'accès aux vaccins, et renforcer la capacité de l'Afrique à fabriquer ses propres vaccins, n'est pas seulement bon pour le continent ; c'est la seule voie durable pour sortir de la pandémie et pour garantir un avenir sûr sur le plan sanitaire », a déclaré le Dr John Nkengasong, directeur du CDC Afrique. « Ce partenariat avec la Fondation Mastercard est une étape audacieuse vers l'établissement d'un nouvel ordre de santé publique pour l'Afrique, et nous invitons d'autres acteurs à se joindre à ce voyage historique ».

En 2020, l'Afrique a été confrontée à sa première récession économique en 25 ans à cause de la pandémie. La Banque africaine de développement estime que la COVID-19 pourrait annuler les gains durement acquis en matière de réduction de la pauvreté au cours des deux dernières décennies et enfoncer 39 millions de personnes dans l'extrême pauvreté en 2021.

La vaccination généralisée est essentielle pour la reprise économique des pays africains. L'initiative s'appuie sur une collaboration antérieure entre la Fondation Mastercard et le CDC Afrique pour élargir l'accès aux trousses de dépistage et pour renforcer la capacité de surveillance en Afrique.

Grâce au soutien de la Fondation, le Partenariat pour l'accélération du dépistage de la COVID-19 (PACT) du CDC Afrique a permis de déployer près de deux millions de tests COVID-19 et de former plus de 12 000 travailleurs de la santé et intervenants rapides à travers l'Afrique.

Au total, le PACT a permis de réaliser plus de 47 millions de tests COVID-19 sur le continent. À propos de la Fondation Mastercard La Fondation Mastercard est une fondation canadienne et l'une des plus importantes au monde avec plus de 39 milliards de dollars d'actifs. La Fondation a été créée en 2006 grâce à la générosité de Mastercard lorsque celle-ci est devenue une société publique.

Source : Africa CDC

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