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Abidjan, le mercredi 17 septembre 2025(LDA)-Le Prix africain pour la promotion de la paix, décerné par le Forum d’Abu Dhabi pour la Paix, en reconnaissance de son engagement constant en faveur de la stabilité et du dialogue, a été remis au président de la République, Alassane Ouattara, le mardi 16 septembre 2025 à Abidjan.
Le prix a été remis au chef de l’État par le secrétaire général du Forum, Sheick Al-Mahfoudh Ben Bayyah, au cours d’une cérémonie officielle, rapporte AIP. Désigné grand lauréat en janvier, lors de la 5e Conférence africaine pour la promotion de la paix tenue à Nouakchott (Mauritanie), le président ivoirien devient ainsi le quatrième chef d’État africain à recevoir ce prix, après Mohamed Bazoum du Niger (2022), Muhammadu Buhari du Nigeria (2023) et Adama Barrow de Gambie (2024).
« C’est avec honneur et fierté que j’accepte, au nom de mon pays, la Côte d’Ivoire, et de tous mes concitoyens, cette prestigieuse récompense qui célèbre chaque année la contribution notable d’un chef d’État au maintien de la paix sur notre continent », a déclaré Alassane Ouattara, promettant de poursuivre son action pour la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Pour le Forum d’Abu Dhabi pour la Paix, cette distinction se justifie par la stabilité que connaît la Côte d’Ivoire depuis 2011, dans une sous-région marquée par des crises multiformes.
Le jury, composé de personnalités internationales, d’universitaires et de spécialistes des droits humains, a retenu la candidature du président ivoirien au terme d’un processus de délibération approfondi.
Créé en 2014, le Forum d’Abu Dhabi pour la Paix œuvre au renforcement du dialogue et de la tolérance entre les peuples et les religions. Son Prix africain pour la promotion de la paix, lancé en 2022, distingue chaque année une personnalité ou institution dont l’action contribue de manière significative au maintien de la paix sur le continent.
Abidjan, le mardi 16 septembre 2025(LDA)-Le président ivoirien Alassane Ouattara a reçu les lettres de créance de six ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, ce mardi, lors d’une cérémonie de présentation des Lettres de créance au Palais présidentiel à Abidjan, selon une publication sur la page facebook de la présidence ivoirienne.
Il s’agit des Ambassadeurs :
Oliveira Francisco Joaquim Encoge(Angola),
Magida Karaki(Liban),
Sandra Choufani(Canada),
Alfari Sita Sahida Badamassi Djariri(Niger),
Magida Karaki de l'Union Européenne
Simon-Clément Seroussi d'Israël.
Ces diplomates ont exprimé leur volonté de renforcer et de diversifier davantage les relations bilatérales entre leur pays et le nôtre, en vue d'améliorer les conditions de vie des populations respectives.
Abidjan, le lundi 18 septembre 2025(LDA)-La personne élue président·e de la Côte d’Ivoire doit saisir l’occasion de son mandat pour donner la priorité aux droits humains de tous les habitant·e·s du pays, soutient Amnesty International dans un manifeste, listant six priorités clés pour le prochain gouvernement en date du lundi 15 septembre, transmis à la rédaction.
« Au cours des cinq prochaines années, le ou la président·e devrait s’attaquer aux violations des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. La personne élue devrait mettre fin aux expulsions forcées et soutenir les personnes affectées, faire respecter le droit à la vérité, à la justice et aux réparations pour les victimes des violences électorales, protéger les droits des femmes et des enfants et le droit à un environnement sain », déclare Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, dans le document.
Garantir et protéger les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique
Le Code pénal criminalise la diffusion de « fausses nouvelles » et prévoit des peines d’emprisonnement pour les organisateurs ou participants à des manifestations non déclarées. Ces dispositions sont souvent utilisées pour les museler les voix critiques. Par ailleurs, les autorités peuvent actuellement dissoudre des organisations par simple décret, sans mécanisme d’appel.
Il est essentiel de modifier la loi relative à l’organisation de la société civile pour garantir le droit à la liberté d’association, et de réviser le Code pénal pour alléger les sanctions prévues pour la diffusion de fausses nouvelles et garantir sa conformité avec les normes internationales en matière de droits humains.
« La personne qui sera élue doit s’engager à mettre fin aux procédures judiciaires abusives et à toutes les formes d’intimidation, de harcèlement ou de violence à l’encontre des personnes physiques et morales qui exercent simplement leurs droits humains », souligne Marceau Sivieude.
Mettre un terme aux expulsions forcées et accorder une compensation aux victimes
Bien que des mesures de soutien aient été annoncées pour les dizaines de milliers de victimes d’expulsions forcées, elles restent insuffisantes et n’ont pas été mises en œuvre pour toutes les victimes.Amnesty International appelle le ou la prochain.e président·e à mettre fin aux expulsions forcées, conformément aux obligations du pays en vertu de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, ratifiés par la Côte d’Ivoire en 1992. Toutes les victimes devraient se voir garantir une indemnisation équitable et un relogement adéquat et sûr.
Garantir le droit à la vérité, à la justice et aux réparations
La loi d’amnistie de 2018 a bénéficié à des centaines de personnes poursuivies ou condamnées pour des infractions liées aux violences postélectorales de 2010-2011. Lors des violences qui ont suivi les élections de 2020, 85 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées. Des victimes et leurs familles attendent toujours que justice soit faite et d’obtenir réparation. Depuis 2020, les individus et organisations non gouvernementales ne peuvent plus saisir directement la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples car les autorités ont retiré la déclaration qui le permettait.
Pour Marceau Sivieude, les efforts en faveur de la réconciliation nationale ne doivent pas compromettre les droits des victimes et des familles des victimes de violences électorales. « Les mécanismes judiciaires nationaux doivent être renforcés et la compétence de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples pour recevoir les plaintes doit être rétablie », insiste M. Sivieude,
S’attaquer aux violences basées sur le genre
Malgré des progrès, les survivantes de violences sexuelles continuent de rencontrer des obstacles pour accéder à la justice et aux services de soutien. Par exemple, un certificat médical payant est toujours demandé lors de l’enregistrement des plaintes pour viol, et le Code pénal institue une présomption de consentement des époux.
Il est urgent de veiller à l’application des lois contre les violences basées sur le genre et de garantir aux survivantes l’accès sans délai et sans obstacles financiers à des soins médicaux et examens médico-légaux, conseils psychologiques et centres d’hébergement.
Les droits des enfants doivent être protégés
Le ou la président·e devrait prioriser la lutte contre le travail des enfants, dont, malgré certains progrès, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage a relevé la persistance. Les autorités devraient mener des enquêtes, traduire les auteurs présumés en justice et garantir aux victimes l’accès à la justice et à des recours efficaces.
Il est également essentiel de faciliter l’accès à l’enregistrement civil pour tous les enfants afin de garantir leurs droits humains.
Assurer et garantir le droit à un environnement sain
Les communautés rurales déjà vulnérables voient leurs terres réduites ou accaparées, parfois sans consultation adéquate ni juste compensation, du fait de l’expansion des terres agricoles et de l’exploitation forestière illégale. Les produits chimiques utilisés pour l’extraction de l’or rendent des sources d’eau impropres à la consommation et l’agriculture.
Il est urgent de faire respecter les lois contre la déforestation illégale, l’exploitation forestière non durable et l’accaparement des terres, de mettre en place des mécanismes de consultation et d’indemnisation, et de faciliter l’accès des communautés à l’information et aux recours lorsque leurs droits humains sont violés par la dégradation de l’environnement, y compris du fait du changement climatique. Les initiatives des communautés doivent être soutenues et intégrées aux politiques publiques.
« Les recommandations de notre manifeste ne sont pas exhaustives mais elles fournissent une feuille de route au futur ou à la future président·e. Ces élections offrent l’occasion de renforcer le respect des droits humains en Côte d’Ivoire. Nous appelons tous les candidat·e·s à s’engager en ce sens », a fait savoir Marceau Sivieude.
Abidjan, le lundi 15 septembre 2025(LDA)-Plusieurs spécialistes ont jugé que la Côte d’Ivoire est la meilleure destination mondiale pour l’édification d’exploitations aurifères, lors de l’édition 2025 de la conférence Africa Down Under, tenue du 3 au 5 septembre à Perth, en Australie, informe un communiqué rapporté par l’AIP.
De nombreux dirigeants de sociétés minières australiennes ont salué les atouts de notre pays, au cours d’un panel animé par le consultant Peter Ledwidge.
« Il n’existe pas de meilleur endroit au monde pour construire une mine d’or », a indiqué le PDG de Turaco Gold, Justin Tremain.
Jacob Ricciardone (Perseus Mining) et Caigen Wang (Aurum Resources) soulignent la stabilité politique, l’attractivité du cadre légal, la rapidité des procédures administratives, la réactivité des institutions et la vision claire des autorités ivoiriennes; autant de valeurs qui permettent au pays de faire de l’or un moteur de croissance.
Adam Oehlman, dirigeant d’African Gold, a relevé la rapidité des découvertes, citant le projet de Didiévi où près d’un million d’onces ont été identifiées en dix mois.
Seydou Coulibaly, directeur général des Mines et de la Géologie, a rappelé la richesse du sous-sol ivoirien, l’existence d’infrastructures modernes, un climat des affaires en amélioration constante, ainsi que la volonté du gouvernement d’accroître la production, de diversifier les ressources et de renforcer la transparence et la gouvernance du secteur.
La production aurifère de la Côte d’Ivoire a triplé en dix ans, passant de 18 à 58 T entre 2014 et 2024. Cette dynamique a hissé le pays au rang de première juridiction minière d’Afrique de l’Ouest, selon le classement du Fraser Institute en 2023. Le FMI prévoit par ailleurs une croissance économique de 6 % en 2025, dont près de 14 % portée par le secteur minier.
Dans cette dynamique, le gouvernement a relevé de deux points le taux de la redevance minière et engagé la révision du code minier, afin de garantir une redistribution plus équitable des richesses.
Abidjan, le samedi 13 septembre 2025(LDA)-Deux présumés trafiquants opérant dans le commerce illégal de l’ivoire ont été interpellés, le mardi 09 septembre 2025 à Divo, localité située au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, précise une note d’informations transmise à la rédaction.
La première personne a été interpellée au moment où elle marchandait une pointe d’ivoire de 32 kg dans l’enceinte d’un commerce de la ville. La seconde personne a été interpellée quelques heures plus tard à la gare de taxis communaux de Divo. Les arrestations ont été possibles grâce au fruit de la collaboration entre l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT), la Direction de la police forestière et de l’Eau du ministère des Eaux et Forêts (DPFE-MINEF) et EAGLE-Côte d’Ivoire, dont ils ont bénéficié de l’assistance technique.
Pour passer inaperçu, le premier interpellé a pris le soin de scinder en deux la pointe d’ivoire appartenant probablement à un éléphant de plus de 4 tonnes puis l’a dissimulée dans deux sacs de riz de 100 kg chacun. Il l’a ensuite transportée pour la vendre.
L’interpellation faite, les informations ont permis de mettre la main sur le second individu une heure plus tard. Ce complice attendait patiemment à la gare des taxis de la ville située à 4 km du lieu de la transaction pour récupérer son dû. L’enquête révèle que ce dernier a obtenu illégalement l’ivoire au Libéria, pays frontalier du côté ouest de la Côte d’Ivoire et l’a acheminé à Divo pour une valeur marchande plus grande.
Arrêtés, pour flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale de produits fauniques, les prévenus ont été placés dans la foulée en garde à vue au commissariat du 1er arrondissement de Divo, puis conduits à l’UCT à Abidjan, le mercredi 10 septembre 2025. Ils ont été déférés, le vendredi 12 septembre 2025. L’affaire a été mise en instruction et les suspects ont été placés sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, ex-Maca.
Si les deux (02) contrebandiers sont reconnus coupables, ils risquent une peine d’emprisonnement allant de dix (10) ans à vingt (20) ans et d’une amende de 10 millions à 100 millions de francs CFA, selon la loi N°2024-364 du 11 juin 2024 portant gestion de la faune.
Le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroitre. Chaque année 20.000 à 30.000 éléphants sont tués pour leurs ivoires, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF) ; équivalent de 50 à 80 individus par jour.
Le rapport 2016 de l’'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur le statut des éléphants africains, indique que la population d’éléphants en Afrique de l’ouest oscillerait entre 2500 et 11.000 individus et entre 200 et 600 en Côte d’Ivoire, dont une centaine dans le parc National de la Comoé, une population encore très fragile qui aura besoin de plusieurs années pour se reconstituer.
Deux grands facteurs sont considérés comme étant la cause de cette baisse drastique de l’effectif des éléphants : d’une part, l’accroissement du trafic illégal d’animaux lié à la forte demande internationale de l’ivoire et d’autre part, l’exploitation abusive des ressources naturelles nécessaires aux éléphants du fait de l’agriculture industrielle et des occupations anarchiques de leur habitat.
Abidjan, le vendredi 12 septembre 2025(LDA)-Lors de la célébration du 75ᵉ anniversaire du Port autonome d’Abidjan (PAA), le directeur général, Yacouba Hien Sié, a confié que le chiffre d’affaires de l’entité a triplé en 13 ans pour atteindre 153 milliards de Francs CFA (environ 233 millions d’euros) en 2024 contre 51 milliards en 2011, le jeudi 11 septembre 2025, à Abidjan.
Selon lui, en 2024, le trafic global s’est établi à 40,2 millions de tonnes (+16%) dont 8,2 millions en transbordement. Spécifiquement, rapporte AIP, le trafic conteneurs a progressé de 30%, pour atteindre 1,6 million d’unités.
M . Sié a souligné que ces performances ont valu au port d’Abidjan la reconnaissance de l’Etat, à travers un Prix d’excellence et un Prix de la performance financière des sociétés d’État en 2023, ainsi que trois distinctions décernées par ses pairs lors du Sommet annuel des ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre tenu à Conakry en 2024.
En outre, il a rendu hommage « au sacrifice des précurseurs, au labeur des pionniers et aux efforts des générations de travailleurs » qui ont contribué à ces résultats, précisant également les investissements massifs consentis depuis 2013 sous la présidence d’Alassane Ouattara.
Le PAA, ce sont 75% des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire et 78% des recettes douanières du pays. Il est certifié ISO 9001:2015, ISO 14001:2015, ISO 27001:2022 et répond au code ISPS sur la sûreté maritime.
Ouverte en présence du Premier ministre, Robert Beugré Mambé, et du ministre des Transports, Amadou Koné, les festivités de la célébration de cet anniversaire prennent fin ce vendredi .
Abidjan, le jeudi 11 septembre 2025(LDA)-Abdelhak Najib explore dans son dernier essai, « L’Histoire est un aller simple », les cycles de la connaissance, les héritages oubliés et retrouvés, tout en interrogeant notre rapport au temps. Un essai qui allie histoire, philosophie et spiritualité pour comprendre la grande aventure humaine.
Dans son dernier essai, L’Histoire est un aller simple (Éditions Orion), le penseur Abdelhak Najib propose une plongée fascinante au cœur de l’histoire de l’humanité, depuis les premières civilisations jusqu’à notre ère technologique contemporaine. Un ouvrage dense, érudit, mais accessible, qui interroge autant le passé que le futur de l’humanité.
Najib adopte d’emblée un regard rigoureux et critique. Il nous invite à retracer la genèse de la civilisation, depuis les rives du Tigre et de l’Euphrate, où les Sumériens, il y a près de 7000 ans, inventèrent l’écriture, l’agriculture, les systèmes de calcul et les structures sociales qui fondent encore notre monde. Pour Najib, ces premiers hommes n’ont pas émergé du néant : ils ont été les héritiers d’un savoir ancestral, transmis par des civilisations antérieures, dont les traces se retrouvent dans des sites comme Göbekli Tepe, l’île de Pâques ou Cusco.
Le livre explore avec minutie le cycle de l’histoire : l’émergence, la transmission, l’oubli et la renaissance des connaissances humaines. Chaque civilisation s’inscrit dans une continuité complexe, mêlant guerres, conquêtes, échanges et héritages culturels. Des Pharaons d’Égypte aux empires coloniaux, de la Grèce antique aux sociétés thermo-industrielles contemporaines, Najib montre que notre présent est le produit de multiples strates historiques, souvent oubliées ou réinterprétées.
Ce qui distingue particulièrement L’Histoire est un aller simple, c’est sa dimension universelle et ésotérique. L’auteur rapproche mythes, traditions et textes anciens du monde entier pour révéler un fil conducteur : la quête humaine de connaissance et de sagesse, souvent secrète et initiatique, que l’on retrouve chez Hermès Trismégiste, dans les textes védiques ou dans les traditions mésopotamiennes. Najib démontre que l’histoire est un cycle perpétuel, où le savoir se perd et se retrouve, où la fin annonce toujours un recommencement.
Au-delà de la simple chronologie des événements, l’essai questionne notre rapport au temps, à la mémoire et à la civilisation. Najib insiste sur l’importance de revisiter le passé pour réinventer le futur : comprendre ce que nos prédécesseurs ont découvert, perdu et retrouvé permet de mieux saisir les enjeux de notre monde contemporain et de ses possibles avenirs.
L’Histoire est un aller simple est donc un ouvrage qui allie érudition et réflexion philosophique, histoire et spiritualité, pour offrir au lecteur une lecture enrichissante et stimulante. Un texte qui invite à la contemplation des cycles de l’humanité et à une meilleure compréhension de notre rôle dans cette grande aventure collective.
Source: Lavieeco
Abidjan, le mardi 09 septembre 2025 (LDA)-Le gouvernement ivoirien a adopté un décret fixant les modalités d’accès des candidats aux médias publics, aux supports officiels de communication, ainsi qu’aux productions numériques et publicitaires en prélude à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, rapporte le site AIP.
Selon le décret, consulté par AIP, il s'agit d'instaurer des conditions uniformes pour tous les concurrents à l’échéance électorale, en assurant transparence et égalité de traitement dans la diffusion des messages de campagne dans les médias de service public.
Il y a trois autorités spécialisées intervenant dans l’application du décret, et chacune dans son domaine de compétence, sous la supervision de la Commission électorale indépendante (CEI), organe chargé de veiller à l’organisation des mesures garantissant l’équité entre les candidats.
Il s’agit de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA), de l’Autorité nationale de la presse (ANP) et du Conseil supérieur de la publicité (CSP). "Leur mission consiste à contrôler la conformité des pratiques médiatiques et publicitaires au principe d’égalité.", explique le décret.
"À partir de l’ouverture officielle de la campagne électorale et jusqu’à la veille du scrutin, l’équilibre entre les candidats doit être respecté dans toutes les productions médiatiques à caractère électoral. Cela inclut les déclarations et soutiens, les commentaires, les reportages, les comptes rendus d’activités, ainsi que la publicité institutionnelle ou électorale", insiste le gouvernement.
Pour l’audiovisuel, la HACA détermine la répartition des temps d’antenne et les conditions de diffusion, sur proposition des directions de la Radiodiffusion et de la télévision ivoirienne (RTI). En ce qui concerne la presse écrite, c’est l’ANP qui fixe les règles de publication applicables aux organes concernés.
Le texte prévoit par ailleurs plusieurs garde-fous. Il interdit notamment toute déclaration à caractère électoral émanant de responsables publics dans l’exercice de leurs fonctions. L’utilisation d’archives audiovisuelles de personnalités publiques reste possible, mais sous réserve d’une diffusion intégrale, sans montage susceptible d’en altérer le sens, et avec la mention explicite « image d’archives » accompagnée de la date d’enregistrement.
"Afin d’assurer une traçabilité et un contrôle rigoureux, les productions électorales, qu’elles soient audio, vidéo ou écrites, devront être déposées auprès de la HACA, de l’ANP et du CSP avant leur diffusion, selon des délais réglementaires. Les décisions prises par la HACA et l’ANP pourront être contestées devant le Conseil d’État, sans effet suspensif sur leur application immédiate, recommande-t-il.
Par ce décret , le gouvernement entend garantir un déroulement équitable et transparent de la campagne présidentielle. Il réaffirme enfin que ces principes s’exercent dans le respect des règles générales en matière de communication publicitaire, placée sous la surveillance du CSP.
Abidjan, le samedi 6 septembre 2025(LDA)-Le président du Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA), Vusithemba Ndima , et le parrain du Fonds, le Professeur Khalid El-Enany , se sont rencontrés au Caire le 2 septembre 2025 pour réaffirmer leur engagement à faire progresser la protection, la conservation et le développement durable du patrimoine culturel et naturel de l'Afrique.
Au nom du Conseil des gouverneurs, le président a exprimé sa profonde gratitude au Professeur El-Enany pour avoir gracieusement accepté l'invitation à devenir le parrain du FPMA. Son profil distingué et son leadership indéfectible sur la scène internationale du patrimoine constituent un atout précieux pour amplifier la voix de l'Afrique dans la diplomatie mondiale du patrimoine.
La réunion a rappelé le rôle essentiel du Pr El-Enany dans l'organisation d'un événement parallèle de haut niveau, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial au siège de l'UNESCO à Paris (juillet 2025). Cette initiative a considérablement renforcé la sensibilisation internationale aux priorités patrimoniales de l'Afrique et mobilisé de nouveaux partenaires pour soutenir la mission du Fonds de sauvegarde et de promotion du patrimoine mondial sur tout le continent.
Le président a également salué la vision convaincante exprimée par le Pr El-Enany dans sa candidature au poste de Directeur général de l'UNESCO, approuvée par l'Union africaine, soulignant que l'accent qu'il met sur le renforcement des capacités, le financement du patrimoine et l'autonomisation des peuples et des institutions africains correspond parfaitement au mandat du Fonds. À cet égard, il a réaffirmé que l'Afrique du Sud, pays hôte du FPMA, soutient pleinement la candidature du Pr El-Enany, reconnaissant la valeur de sa vision de l'avenir de l'UNESCO et son adéquation avec les priorités de l'Afrique en matière de patrimoine et de développement.
Il a aussi souligné l’impact remarquable du FPMA au cours des deux dernières décennies, qui comprend la mobilisation de plus de 20 millions de dollars pour le renforcement des capacités et la conservation du patrimoine mondial en Afrique ; la formation de plus de 1 500 professionnels du patrimoine africain ; le soutien direct à l’inscription de quarante-deux (42) nouveaux sites africains sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ; et le retrait de douze (12) sites africains de la liste du patrimoine mondial en péril, garantissant ainsi l’avenir de biens autrefois au bord d’une perte irréparable.
Au-delà de ces résultats tangibles, le Fonds a placé l'humain au cœur de son action en mobilisant les jeunes et les communautés locales grâce à des initiatives innovantes telles que l'entrepreneuriat patrimonial et des bourses de recherche et d'éducation. Il a amplifié la voix collective de l'Afrique dans la diplomatie mondiale du patrimoine et forgé des partenariats stratégiques avec l'Union africaine, l'UNESCO, les gouvernements nationaux, les partenaires de développement et la société civile. Ensemble, ces efforts ont placé le FPMA à l'avant-garde de la sauvegarde du précieux patrimoine africain, démontrant ainsi son rôle essentiel de moteur d'identité, d'unité et de développement durable.
Abidjan, le mercredi 3 septembre 2025 (LDA)-Le Mauritanien Sidi Ould Tah, élu président de la Banque africaine de développement (BAD) en mai dernier avec 76 % des voix, a prêté serment le lundi 1er septembre 2025, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Il succède à ce poste le Nigérian Akinwumi Adesina. A 60 ans, Le Mauritanien est le neuvième président de l’intuition, depuis sa création le 4 août 1963 à Khartoum (Soudan).
Sidi Ould Tah a dévoilé la feuille de route de son mandat autour de quatre axes prioritaires, à savoir être à l’écoute et à proximité avec les gouvernements, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, afin de mieux cibler les besoins ; adopter des réformes accélérées pour simplifier les procédures et accroître la réactivité de la Banque face aux urgences du développement ; opérer un renforcement des partenariats en élargissant la coopération à de nouveaux acteurs comme les fonds souverains, les fonds de pension et les investisseurs privés et apporter des solutions concrètes et rapides, notamment avec l’intégration d’un pilier « investissement dans la paix » dans les modèles financiers.
« Nous serons la banque qui comblera les fossés entre les régions, entre l’ambition et la mise en œuvre, entre le public et le privé », a-t-il promis.
Sidi Ould Tah hérite d’une institution disposant de solides fondamentaux constitués de 318 milliards de dollars de capital, d’une notation AAA maintenue depuis dix ans et plus de 102 milliards de financements approuvés au cours de la dernière décennie. Toutefois, la Banque doit répondre à des attentes croissantes en matière de financement des infrastructures, d’adaptation au changement climatique et de réduction des inégalités.
La cérémonie a été présidée par le Conseil des gouverneurs de la Banque, en présence des présidents ivoirien, Alassane Ouattara, et mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ainsi que des anciens dirigeants de la BAD, Donald Kaberuka et Akinwumi Adesina.