Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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La France accueille de mercredi à vendredi, sous format hybride en présentiel et en ligne un forum de l’ONU destiné à faire progresser la cause des femmes.

L’événement, coprésidé par la France et le Mexique sous l’égide d’ONU femmes, en partenariat avec les jeunes et la société civile, a commencé en mars à Mexico pour clore ses travaux à Paris, du 30 juin au 2 juillet.

Le forum, qui réunira des milliers de délégués d’États et d’ONG, devra déboucher sur des “engagements concrets” pour faire progresser la cause des femmes, mise à mal par la pandémie de Covid-19.

Ce “Forum Génération Égalité”, la plus importante convention de l’ONU sur ce sujet depuis la Conférence de Pékin de 1995, devra lancer “une série d’actions concrètes, ambitieuses et transformatrices pour réaliser des progrès immédiats et irréversibles en faveur de l’égalité hommes-femmes”.

Il doit contribuer à faire “progresser les droits des femmes et des jeunes filles partout dans le monde” et répondre ainsi à une situation “très préoccupante”, a résumé le président français Emmanuel Macron, qui doit lancer lui-même l’événement mercredi après-midi lors d’une cérémonie au Carrousel du Louvre, à Paris.

L’événement doit accueillir des personnalités comme la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris (à distance) ou l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton (à Paris).

Il doit déboucher sur un “plan mondial d’accélération” vers l’égalité, autour de plusieurs thématiques comme les violences envers les femmes, le droit à disposer de son corps, ou encore l’égalité économique.

L’augmentation de l’aide au développement et des financements spécifiques dévolus à l’égalité de genre sera également l’un des enjeux de la conférence.

fm

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L’Assemblée générale de l’ONU n’est toujours pas parvenue à un accord sur le budget annuel des missions onusiennes de maintien de la paix, au risque de voir ces dernières contraintes de geler leurs opérations sur le terrain dès le mois prochain, a indiqué lundi un haut responsable des Nations-Unies.

Lors d’une conférence de presse, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a estimé que cette situation était “préoccupante”, surtout dans le contexte où la plupart des missions “opèrent dans des conditions très difficiles et dans des environnements très dangereux”.

Dans l’absence d’un accord au niveau de l’Assemblée générale sur le budget annuel des opérations de paix, qui s’élève aux alentours de 6,5 milliards de dollars, les missions onusiennes se retrouveront “limitées strictement à la mise en œuvre de mesures pour protéger leurs personnels et les biens des Nations-Unies”, a expliqué M. Lacroix, précisant que ceci “exclut toute autre action résultant des mandats” de ces missions, y compris la protection des populations civiles dans les zones de conflit.

Le budget actuel des opérations de paix, qui fait l’objet de discussions annuelles avant son adoption au niveau de l’Assemblée générale, devra expirer le 30 juin.
A ce propos, le Secrétaire général adjoint de l’ONU a rappelé que l’année dernière “une situation comparable” s’était produite avant d’être “résolue à temps” suite à une décision de l’Assemblée générale, “et c’est ce que nous espérons maintenant”.

Il a toutefois ajouté que les missions onusiennes de maintien de la paix, qui sont au nombre d’une vingtaine, doivent être “notifiées” de cette situation afin de mettre en place des plans de contingence jusqu’au déblocage des négociations au niveau de l’Assemblée générale.

hn

 
 

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mardi, 29 juin 2021 20:13

Cessez-le-feu unilatéral au Tigré

Un cessez-le-feu « unilatéral et inconditionnel » a été décrété à compter de ce lundi jusqu’à la fin de la saison des cultures au Tigré dans le nord de l’Ethiopie, a annoncé lundi soir le gouvernement éthiopien dans un communiqué.

«Afin que les agriculteurs puissent cultiver paisiblement, que l’aide humanitaire puisse être distribuée en dehors de toute activité militaire, que les forces résiduelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) puissent reprendre le chemin de la paix (…), un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel a été décrété à compter d’aujourd’hui, 28 juin, jusqu’à la fin de la saison des cultures», précise le communiqué relayé par les médias locaux.

Cette décision intervient après un appel lancé par l’Administration provisoire de l’Etat régional du Tigré, pour un cessez-le-feu en vue de favoriser les activités agricoles à l’approche de la saison des pluies et aussi humanitaires, selon la télévision éthiopienne FBC.
Mardi dernier, un raid aérien mené dans la localité Togoga du Tigré dans le nord de l’Ethiopie contre des troupes loyales à l’ancien parti au pouvoir dans cet Etat régional, le TPLF, avait fait 64 morts et 180 blessés.

Selon un porte-parole de l’armée fédérale éthiopienne, la frappe a visé «des troupes résiduelles du TPLF réunis dans le village de Togoga pour célébrer ce qu’ils appellent la fête des martyrs”.
Début novembre 2020, l’armée fédérale éthiopienne a mené une offensive contre les dissidents du TPLF, après avoir attaqué le Commandement Nord de l’armée éthiopienne et pris en otage plusieurs officiers supérieurs.

De hauts responsables du TPLF, dont un ancien chef de la diplomatie éthiopienne, ont été tués lors d’opérations menées par l’armée et la police fédérales dans cette région et plusieurs autres dirigeants et officiers supérieurs ont été arrêtés et déférés devant la justice.

En mai dernier, la Chambre des Représentants du peuple (Chambre basse du parlement éthiopien), avait approuvé à la majorité la désignation du TPLF et du groupe armé Shene comme organisation terroriste.
Selon le gouvernement, les deux groupes ont commis ces trois dernières années des crimes qui pourraient être considérés comme des actes de terrorisme. Ils ont joué un rôle dans l’organisation, le financement, la formation et le soutien aux attaques contre les civils au cours des trois dernières années, ajoute-t-on

hn

 
 

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Un intervalle de plusieurs mois entre la première et la deuxième dose de vaccin AstraZeneca/Oxford améliore la protection contre le Covid-19, selon une étude publiée lundi par l’université d’Oxford, qui y voit un élément “rassurant” pour les pays ayant des problèmes d’approvisionnement.
Les chercheurs ont montré que, loin de nuire à l’efficacité du vaccin, un intervalle allant jusqu’à 45 semaines entre les deux doses améliorait la réponse immunitaire face au virus.
“Cela devrait être une nouvelle rassurante pour les pays disposant d’un moindre approvisionnement en vaccin, qui pourraient s’inquiéter des retards dans l’approvisionnement de deuxième doses à leurs populations. Il y a une excellente réponse à une deuxième dose, même après un délai de 10 mois par rapport à la première”, a commenté le professeur Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin avec le groupe pharmaceutique anglo-suédois.

En février, une étude de l’université d’Oxford publiée dans The Lancet avait déjà indiqué que l’efficacité du vaccin était plus grande avec un intervalle de 3 mois entre les doses (81%), qu’après un intervalle de 6 semaines (55%).

Dans leur étude publiée lundi, les chercheurs ont aussi montré qu’une troisième dose injectée plus de six mois après la deuxième entraîne une “augmentation importante” des anticorps et provoque une “forte hausse” de la réponse immunitaire contre le Covid-19, y compris contre les variants.
“On ne sait pas si des injections de rappel seront nécessaires en raison de la diminution de l’immunité ou pour augmenter l’immunité contre les variants préoccupants”, a déclaré Teresa Lambe, autrice principale de ces études.

Mais cette professeure relève que les recherches montrent qu’une troisième dose de vaccin “est bien tolérée et augmente considérablement la réponse en anticorps. C’est une nouvelle très encourageante, si nous devions constater qu’une troisième dose est nécessaire”.

Les chercheurs relèvent en effet que le vaccin a eu “moins de cas d’effets secondaires après les deuxième et troisième doses qu’après les premières”.
Le vaccin AstraZeneca, qui utilise la technologie dite “à vecteur viral” (adénovirus), a suscité de nombreuses inquiétudes après qu’un lien a été établi entre le sérum et des caillots sanguins très rares mais souvent mortels.

De nombreux pays ont du coup restreint son utilisation aux personnes âgées et certains ont arrêté de l’utiliser.
Dans une autre étude publiée lundi, l’université d’Oxford indique qu’un schéma vaccinal mixte combinant une dose de vaccin AstraZeneca/Oxford et une dose de vaccin Pfizer/BioNTech injectées à quatre semaines d’intervalles “génère une forte réponse immunitaire” contre le Covid-19.

L’efficacité varie selon l’ordre d’immunisation, indique cette étude, une dose d’AstraZeneca/Oxford suivie d’une dose de Pfizer/BioNTech générant une “meilleure réponse immunitaire” que l’inverse.
Les résultats portant sur un intervalle de 12 semaines entre les deux doses seront bientôt connus et “auront un rôle déterminant à jouer dans les décisions concernant l’avenir du programme de vaccination du Royaume-Uni”, a souligné le professeur Jonathan Van-Tam, médecin-chef adjoint pour l’Angleterre.
Combiner deux sérums différents “pourrait nous offrir encore plus de flexibilité”, a-t-il noté.

Au Royaume-Uni, 84,1% de la population adulte a reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 et 61,6% a reçu deux doses.

Mohamed Compaoré

 
 

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Le Liberia demeure engagé à continuer de soutenir la proposition d’autonomie présentée par le Maroc pour ses provinces du sud ainsi que l’intégrité territoriale du Royaume, a souligné, jeudi à Rabat, le ministre libérien des Affaires étrangères, Dee-Maxwell Saah Kemayah Sr.

“Nous avons réaffirmé notre engagement à continuer de soutenir les droits légitimes du Maroc en ce qui concerne le Sahara marocain,” a indiqué le ministre libérien dans une déclaration à la presse à l’issue d’entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

“Nous continuerons à nous prononcer en faveur du rôle joué par l’ONU en tant que cadre exclusif et consensuel pour parvenir à une solution durable à ce différend régional,” a-t-il ajouté, notant que son pays soutient pleinement la décision 693 adoptée par le Sommet de l’Union Africaine (UA) à Nouakchott en 2018 au sujet de la question du Sahara.

Le ministre libérien a également salué “le rôle constructif” du Royaume dans la recherche d’une solution durable à la situation actuelle en Libye en accueillant de nouveaux rounds du dialogue libyen à Bouznika et à Tanger.

“Nous soutenons tous les efforts visant à créer un environnement pacifique en Libye qui permettra aux Libyens de vivre dans le cadre d’institutions unifiées”, a-t-il indiqué.

S’agissant des relations entre Rabat et Monrovia, le chef de la diplomatie du Liberia a affirmé que les relations entre les deux pays ont évolué de manière dynamique et constructive.

“Nous sommes intéressés non seulement à maintenir cette dynamique, mais aussi à élargir la coopération mutuellement bénéfique dans les domaines de l’agriculture, des mines, de l’énergie, du tourisme, de l’éducation et de la formation professionnelle ainsi que dans tous les domaines d’intérêt mutuel,” a ajouté le ministre.

Les entretiens avec M. Bourita ont porté sur les aspects des relations bilatérales et ont permis d’échanger sur des questions régionales et internationales, a-t-il dit.

“Nous avons aussi discuté de la mise en œuvre des accords conclus lors de la deuxième session de la Commission mixte de coopération tenue en 2019,” a poursuivi le ministre, notant que les services concernés travaillent à la tenue de la troisième réunion de la Commission dans les mois à venir.

“Nous avons confirmé la nécessité de promouvoir nos relations économiques et d’élargir nos échanges commerciaux. A cette fin, nous avons convenu de stimuler les contacts entre les agences économiques et d’encourager les communautés d’affaires et les investisseurs des deux pays à explorer pleinement les possibilités offertes par nos marchés en croissance,” a-t-il expliqué.

“Dans ce contexte, nous considérons l’ouverture, en 2020, du Consulat général du Liberia à Dakhla comme une étape importante vers le renforcement de nos relations économiques avec le Royaume,” a indiqué le ministre.

“Cela permettra également au Liberia de saisir les opportunités futures offertes par la position unique du Maroc en tant que plaque tournante régionale entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient,” a-t-il ajouté.

Le ministre libérien s’est également félicité de la disponibilité du Maroc à soutenir ‘Liberia Vision 2030’, un plan qui vise à promouvoir le développement socio-économique soutenu du Liberia.

Une attention considérable a été consacrée au gazoduc Nigeria-Maroc, qui reliera le gaz nigérian à tous les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, jusqu’au rivage méditerranéen, a affirmé le ministre.

“Nous avons examiné les progrès du projet et exprimé notre satisfaction du début des activités de construction. Nous sommes convaincus que ce projet énergétique à grande échelle va énormément dynamiser l’intégration économique de la région et profiter à tous les pays concernés en libérant leur potentiel industriel et en réduisant leur déficit énergétique,” a-t-il dit.

“Naturellement, le Maroc peut compter sur la coopération et le soutien du Liberia pour atteindre les objectifs escomptés et accélérer la mise en œuvre de cette initiative,” a assuré le ministre.

Le chef de la diplomatie libérienne s’est félicité de l’échange soutenu des contacts et des visites entre les deux pays.

“Nous avons réaffirmé notre intention mutuelle de poursuivre une interaction et une coordination étroites de nos positions au sein de l’ONU, de l’Union africaine et dans d’autres instances internationales,” a affirmé le ministre, ajoutant que les deux pays apportent un soutien mutuel aux candidatures déposées par les deux nations au niveau des mécanismes de coopération régionale et internationale.

“Nous nous félicitons de la décision du Royaume du Maroc de soumettre sa candidature en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2028-2029 et nous allons évidemment soutenir cette candidature,” a-t-il indiqué à cet égard.

fm

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Les Etats-Unis pensent qu’un accord est toujours possible sur le nucléaire iranien, bien que les pourparlers en cours n’aient pas encore permis de rapprocher les positions, a déclaré jeudi un responsable du département d’Etat.
“Nous avons toujours des différends importants, qui n’ont pas été surmontés” lors du dernier cycle de négociations, a déclaré ce diplomate sous couvert d’anonymat.
“Mais nous n’aurions pas accepté un septième round si nous ne pensions pas qu’un accord est possible”, a-t-il ajouté, alors que l’élection de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi à la présidence de la république islamique a jeté une ombre sur ces pourparlers.

Son élection “n’affecte pas notre détermination à conclure un accord”, a assuré le reponsable. “Les Iraniens ont discuté sérieusement jusqu’ici”, a-t-il noté, tout en soulignant que “le processus ne pourrait pas s’étendre indéfiniment”.

Ebrahim Raïssi, qui prendra ses fonctions en août, a déclaré lundi qu’il n’autoriserait pas des “négociations pour le plaisir” sur le dossier nucléaire. Mais “toutes négociations garantissant les intérêts nationaux de l’Iran seront certainement soutenues”, a-t-il ajouté.

Après de longues et âpres négociations, l’Iran, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie avaient conclu, en 2015 à Vienne, un accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

Il offrait à l’Iran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme atomique, et d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l’ONU.

Mais cet accord a été torpillé en 2018 par la décision de l’ex-président américain Donald Trump de s’en retirer et de rétablir les sanctions américaines. En riposte, l’Iran a renoncé à une partie de ses engagements.

A son arrivée à la Maison Blanche en janvier, Joe Biden a annoncé son intention de revenir dans cet accord et des négociations ont repris en avril dans la capitale autrichienne entre les pays signataires pour définir le cadre de ce retour.

Le dernier round de discussions s’est achevé dimanche. Le négociateur de l’Union européenne, Enrique Mora, a assuré que les parties étaient “plus proches” de sauver l’accord, mais que des points d’achoppement demeuraient.

hn

 
 

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La Russie a dit soutenir, jeudi, une proposition franco-allemande en vue de reprendre les contacts directs au niveau européen avec Moscou, notamment pour traiter des sujets d’intérêt majeur.

Dans une déclaration à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskova indiqué que le président russe Vladimir Poutine “est partisan de la création d’un mécanisme pour un dialogue et des contacts entre Bruxelles et Moscou”.

“Nous percevons positivement cette initiative” (franco-allemande), a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron avaient jugé nécessaire d’organiser des rencontres avec le président russe pour traiter des sujets d’intérêt majeur pour l’Union européenne (UE), selon des sources européennes.

Pour le porte-parole du Kremlin, Bruxelles et Moscou “ont besoin de ce dialogue”.

Réunis en sommet à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE discuteront, jeudi soir, de leurs relations avec la Russie et décideront du format du dialogue à engager avec Moscou.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avait déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue du Guatemala, Pedro Brolo Vila, que “nos collègues” à l’UE doivent donner plus de précisions sur cette initiative.

Le porte Parole du Kremlin riposte : “L’initiative de Merkel est soutenue par le président Macron. Mais la discussion (à Bruxelles) aura lieu avec d’autres pays et nous devons savoir s’il y aura un accord à ce sujet ou non”.

hn

 
 

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vendredi, 25 juin 2021 15:37

Niger : plusieurs morts dans une attaque

Une dizaine de personnes ont été tuées jeudi au Niger lors d’attaques dans la région ouest de Tillabéri, où les civils sont de plus en plus ciblés par des jihadistes présumés, ont indiqué des élus locaux.

Les attaques ont eu lieu “aux environs de 15h30 locales (14h30 GMT), les assaillants à moto ont tué au moins quinze personnes, dont quatre dans le village de Danga-Zouani, et quatre à Korombara, un village tout proche. Les autres personnes ont été abattues dans leur champ”, a affirmé un élu local, cité par des médias. Un responsable municipal a affirmé “qu’au moins dix personnes ont été tuées dans ces attaques” évoquant “un bilan encore provisoire”.

Les assaillants “sont venus à motos” et “certains paysans ont été tués dans leur champs où ils semaient” des céréales en ce début de la saison des pluies au Niger, a expliqué ce responsable municipal. “On nous a annoncé également que des greniers à céréales et des cases ont été brûlés”, a-t-il déploré, assurant que “les Forces de défense et de sécurité (FSD) ont déjà été envoyées sur place pour sécuriser le secteur”. Un ex-maire de Tondikiwindi dans la même région, a “confirmé” les attaques, sans donner de bilan précis.

Le territoire de cette commune rurale de Tondikiwindi avait été la cible en janvier d’attaques particulièrement meurtrières sur les villages de Tchoma Bangou et Zaroumadereye, au cours desquelles 100 civils avaient été tués par des hommes armés venus à moto qui avaient fui vers le Mali voisin. Le territoire de la commune de Tondikiwindi avait déjà été le théâtre en 2017 d’une embuscade qui avait tué 4 membres des forces spéciales américaines et cinq soldats nigériens à Tongo Tongo. La région de Tillabéri se situe dans la zone dite des “trois frontières” entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

Le 15 mars, dans la même région, des jihadistes présumés avaient mené plusieurs attaques contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou. Ils avaient également pris pour cible un village, massacrant des habitants et incendiant des véhicules et des greniers à céréales. Au total 66 personnes avaient été tuées. Le Niger est confronté à ses frontières ouest avec le Mali et le Burkina, à de fréquentes attaques des groupes jihadistes sahéliens dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et dans le sud-est, aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et de l’Iswap, issu d’une scission de Boko Haram

Mohamed Compaoré

 
 

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Le parlement du Burkina Faso a voté jeudi la prorogation de l’état d’urgence en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces de ce pays qui connaît une recrudescence des attaques jihadistes.
D’une durée de 12 mois, cette prorogation qui prend effet à compter du 13 juillet, concerne quatorze provinces sur 45 réparties dans six régions sur les treize que compte le pays, notamment celles de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, de l’Est, des Hauts-Bassins, du Nord et du Sahel, en proie à des attaques jihadistes de plus en plus meurtrières.

Dans la nuit du 4 au 5 juin des hommes armés – dont “des jeunes âgés de 12 à 14 ans”, selon le porte-parole du gouvernement Ousséni Tamboura – ont attaqué la localité de Solhan dans le nord-est, tuant au moins 132 personnes selon le gouvernement, 160 selon des sources locales.

C’est l’attaque la plus meurtrière depuis le début des actions jihadistes au Burkina en 2015.
Défendant le projet de loi, la ministre de la Justice Victoria Kibora a assuré que “l’état d’urgence a permis l’arrestation de 800 personnes et les procès vont s’ouvrir dans les jours à venir”.
Il est nécessaire, que “les autorités administratives puissent poursuivre la prise des mesures adaptées à leurs zones de compétence pendant une période assez longue, afin de lutter efficacement contre les terroristes et restaurer la présence et l’autorité de l’Etat dans les zones occupées” pour “permettre progressivement le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine”, a-t-elle justifié.

Décrété par le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré en décembre 2018, l’état d’urgence, prorogé à plusieurs reprises, accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui de procéder à des perquisitions à domicile, de jour et de nuit.

Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou de rassemblement.
Pays pauvre d’Afrique de l’ouest, le Burkina Faso est en proie depuis six ans à des attaques jihadistes régulières, comme ses voisins le Mali et le Niger.
Ces attaques attribuées aux groupes jihadistes ont fait plus de 1.400 morts et plus d’un million de déplacés fuyant leurs foyers. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

ng

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