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Abidjan, le mercredi 24 septembre 2025(LDA)-Des millions de personnes supplémentaires à risque de contracter le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI) auront désormais accès à une nouvelle option de prévention puissante : une version générique et abordable du lénacapavir, premier traitement injectable de prophylaxie pré-exposition (PrEP) administré seulement deux fois par an, selon un communiqué de presse de la Fondation Gates, rapporté par African Media Agency.
Pour ce faire, un partenariat annoncé entre la Fondation Gates et le fabricant indien Hetero Labs (Hetero)- soutenu par des financements initiaux et des garanties de volumes — permettra à l’entreprise de produire du lénacapavir générique pour environ 40 dollars par patient et par an (après une courte phase orale d’induction). Ce tarif a été conçu pour rendre ce traitement révolutionnaire accessible aux systèmes de santé nationaux.
« Hetero est fier de collaborer avec la Fondation Gates afin d’ouvrir la voie à une offre durable et abordable de lénacapavir », a déclaré le Dr Vamsi Krishna, directeur général de Hetero Group of Companies, ajoutant que ce partenariat reflète notre engagement à garantir l’accès à des traitements innovants contre le VIH pour les patients en Inde et dans d’autres pays à revenu faible et intermédiaire.
Parallèlement, Unitaid, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) et Wits RHI ont annoncé de nouveaux engagements avec Dr. Reddy’s Laboratories Ltd. (DRL), un autre fabricant indien, renforçant ainsi les efforts visant à bâtir un écosystème concurrentiel de génériques. La mise en place rapide d’une production de lénacapavir générique à grande échelle, attendue dès 2027 sous réserve d’approbations réglementaires, réduira le délai d’accès aux traitements et permettra de les diffuser plus largement. Cette avancée pourrait transformer la lutte contre le VIH et accélérer l’éradication de l’épidémie de manière plus équitable.
Ces nouvelles collaborations viennent compléter les accords déjà en place entre le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Gilead Sciences, et le département d’État américain via PEPFAR, avec le soutien de la Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), visant à déployer les premiers lots de lénacapavir dans les PRFI, potentiellement dès la fin de 2025.
Une nouvelle ère pour la prévention du VIH
Le lénacapavir en PrEP — approuvé par la FDA américaine en juin et par la Commission européenne en août — offre six mois de protection avec une seule injection. Il représente une nouvelle option déterminante pour les communautés mal desservies par les méthodes existantes. Les experts en santé publique y voient une innovation majeure pour les personnes confrontées à des obstacles à la PrEP orale quotidienne : stigmatisation, difficultés d’observance ou accès irrégulier aux médicaments.
La Fondation Gates souligne que, malgré les progrès accomplis depuis 2000 dans la réduction des infections au VIH et des décès liés au sida, 1,3 million de personnes ont été contaminées en 2024, et seules 18 % des personnes susceptibles de bénéficier de la PrEP y ont actuellement accès. Les modèles montrent que l’introduction du lénacapavir pourrait prévenir un nombre significatif de nouvelles infections : une étude indique qu’un accès élargi, même limité à 4 % de la population dans les pays les plus touchés, permettrait d’éviter jusqu’à 20 % des nouvelles infections. Cette perspective justifie l’urgence de l’investissement.
Cet accord s’inscrit dans la continuité du soutien de longue date de la Fondation Gates au Fonds mondial, qui a contribué à réduire de 82 % les taux de VIH dans les pays bénéficiaires. Plus tôt cette semaine, le président Bill Gates a annoncé un engagement de 912 millions de dollars de la fondation pour la campagne de reconstitution des ressources 2026-2028 du Fonds mondial, visant à sauver 23 millions de vies du VIH, du paludisme et de la tuberculose entre 2027 et 2029. Les nouveaux accords avec Hetero et DRL permettront d’accroître l’impact du Fonds mondial en réduisant les coûts à grande échelle.
Abidjan, le mercredi 24 septembre 2025(LDA)-Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont rencontré le président de la Commission africaine pour renouer concrètement le dialogue, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies marquant un tournant dans les relations entre l’Union Africaine et l’AES, le lundi 22 septembre 2025, au siège de l'ONU. Cette rencontre arrive deux mois après la désignation du Burundais Évariste Ndayishimiye, envoyé spécial de l’UA pour le Sahel, selon un communiqué officiel rapporté par le ministère burkinabé des Affaires étrangères.
« Après une période marquée par des incompréhensions et un déficit de dialogue », souligne le communiqué, et s’inscrit dans la dynamique de la médiation initiée en juillet par le président de l’UA João Lourenço avec la nomination du président burundais comme médiateur pour renouer avec les pays sahéliens.
Concrétisation de la médiation angolaise
Les ministres Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso) ont exprimé « dans une parfaite convergence de vue » leurs attentes face à la crise sécuritaire sahélienne, lors de l’entretien avec Mahmoud Ali Youssouf. Cette rencontre au siège de l’ONU constitue une étape importante de la dynamique de rapprochement initiée par l’Angola avec les pays de l’AES, suspendus par l’UA après des coups d’État, mais confrontés à une urgence sécuritaire majeure.
La désignation d’Évariste Ndayishimiye en juillet dernier s’inscrit dans cette médiation angolaise plus large. João Lourenço s’était déjà entretenu le 4 juillet par téléphone avec le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP du Niger, faisant suite à la mission de son ministre des Affaires étrangères Tete António, qui avait visité en juin les capitales sahéliennes. Ce dernier avait alors souligné que la situation constitue une « véritable urgence continentale » nécessitant une mobilisation africaine collective.
Drapeau malien vert-jaune-rouge autour du cou, marchant légèrement incliné vers l’avant, micro à la main pointé vers la bouche : c’est ainsi qu’Enfant Noir faisait son entrée fracassante, vendredi 19 septembre 2025, sur la grande scène du Palais de la Culture d’Abidjan. Dès ses premiers mots scandés, la salle de Treichville se transforme en marée humaine vibrante, conquise par l’énergie brute de ce jeune drilleur venu de Bamako.
L’ambiance, d’abord perçue comme un pari risqué, a rapidement basculé en un succès retentissant. Enfant Noir a enchaîné ses morceaux phares, de Camarala Drill à Waraba Kouma, électrisant un public hétéroclite de jeunes Ivoiriens et de Maliens de la diaspora. Les refrains repris en chœur, essentiellement en bambara, témoignaient d’une communion inattendue : les barrières linguistiques s’effaçaient aindi devant la puissance du flow et du rythme.
Le spectacle prend une dimension collective grâce au soutien d’autres artistes maliens. Malakey, valeur montante du rap de Bamako, offre quant à lui une prestation tout aussi époustouflante : confirmattion de l’émergence d’une scène urbaine malienne audacieuse et inventive. Puis arrive le message de Sidiki Diabaté, star confirmée et aîné respecté. Ce cernier apporte des mots d’encouragement à son cadet mais aussi de renforcement des liens fraternels entre Ivoiriens et Maliens.
Entre jeux de lumière, projections visuelles et chorégraphies énergiques, la scénographie rivalisait avec l’intensité de la performance devant un pub;lic en extase. « Je ne connaissais pas bien Enfant Noir, mais ce soir il a prouvé qu’il pouvait remplir n’importe quelle salle », confie Oumou, une étudiante ivoirienne encore secouée par l’énergie du show. Amadou, Malien installé à Abidjan, y voyait une immense fierté d’entendre ce "bambara poétique" résonner, quand l'artsite brandit également à un moment de sa prestation le drapeau orange-blanc-vert ivoirien.
Ce qui aurait pu n’être qu’une tentative incertaine s’est transformé en une soirée inoubliable. Car au-delà de la ferveur populaire et la communion artistique, ce spectacle au Palais de la Culture d'Abidjan pourrait certainement marquer un tournant : le véritable lancement d’une carrière prometteuse pour Enfant Noir, désormais incontournable figure de la drill ouest-africaine.
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Abidjan, 22 septembre 2025 (LDA)– La formation de 900 gestionnaires de crédits à l’utilisation du module « entrée des biens » du Système intégré de gestion de la comptabilité des matières (SIGESCOM), ouverte ce 22 septembre à Abidjan, dépasse le simple cadre technique. Elle illustre une étape majeure dans la quête de transparence et de rigueur dans la gestion du patrimoine de l’État.
Derrière cet atelier se dessine une volonté politique plus large : aligner la Côte d’Ivoire sur les standards internationaux en matière de finances publiques, comme le prescrit la directive de l’UEMOA sur la comptabilité des matières. L’enjeu est considérable. En intégrant systématiquement les biens acquis, donnés ou légués, l’État se dote d’un outil de suivi inédit, permettant de réduire les zones d’ombre longtemps associées à l’administration du patrimoine public.
Le SIGESCOM, articulé autour de trois modules (entrée, suivi et sortie des biens), introduit une logique de traçabilité qui peut transformer en profondeur la relation entre les citoyens et leurs institutions. Car au-delà de l’aspect administratif, il s’agit de restaurer la confiance : chaque bien enregistré devient le symbole d’un État responsable, comptable de ses actifs face à la collectivité.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de réforme des finances publiques entamée depuis plus d’une décennie. Elle vient combler un vide souvent pointé par les partenaires au développement : l’absence de données fiables et centralisées sur le patrimoine de l’État. À terme, la maîtrise de ce patrimoine pourrait devenir un levier de meilleure gouvernance, mais aussi de rationalisation budgétaire dans un contexte où chaque ressource compte.
Ainsi, la formation ouverte à Abidjan apparaît moins comme une étape technique que comme une avancée stratégique : celle d’un État qui veut rendre visible et traçable ce qui lui appartient, pour mieux en rendre compte à ses citoyens.
La réforme de la comptabilité des matières, engagée par la Direction générale du Budget et des Finances, révèle une ambition claire : imposer à l’administration ivoirienne une nouvelle discipline dans la gestion du patrimoine public. Derrière les procédures et les textes, l’enjeu central est désormais identifié : la responsabilité des gestionnaires de crédits.
Car il ne s’agit plus seulement de savoir enregistrer les biens de l’État, de contrôler leur entrée ou leur sortie, mais bien d’en assurer un usage responsable. Les recommandations adressées aux gestionnaires lors de la dernière session de formation traduisent une volonté politique : responsabiliser les acteurs qui, au quotidien, manipulent les ressources matérielles publiques.
L’accent mis sur cette responsabilité marque une évolution dans la culture administrative. Trop souvent, la gestion des biens de l’État est perçue comme un domaine secondaire, relégué derrière les arbitrages budgétaires. Or, c’est précisément dans ces « détails » que se joue la crédibilité de la gouvernance publique : véhicules, mobiliers, équipements ou infrastructures constituent autant de symboles visibles de l’efficacité – ou des dérives – de l’action publique.
En insistant sur la responsabilité, l’État tente de déplacer le débat de la règle vers la pratique. Les outils existent, mais sans une appropriation réelle, la réforme resterait une coquille vide. Pour les spécialistes, cette démarche ouvre une brèche intéressante : faire de la comptabilité des matières non plus un exercice bureaucratique, mais un levier de transparence et de confiance.
Dans une Côte d’Ivoire en quête de crédibilité budgétaire et de modernisation de son administration, la réussite de cette réforme ne se mesurera pas à la tenue des registres, mais à la rigueur avec laquelle les gestionnaires appliqueront le principe de responsabilité. C’est à ce prix que la comptabilité des matières pourra devenir un véritable instrument de gouvernance et non une formalité de plus.
Abidjan, le samedi 20 septembre 2025(LDA)-Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire auprès de la République de São Tomé-et-Principe, Kouadio Konan Bertin, a officiellement présenté ses lettres de créance à Carlos Vila Nova, président de la République de São Tomé-et-Principe, le jeudi 18 septembre 2025 à São Tomé, la capitale du pays, selon une note d’information, rapportée par Top News Africa.
Dans la note d’information, souligne l'agence de presse, avant la présentation, l’ambassadeur Kouadio Konan Bertin a remis à la ministre d'État des Affaires étrangères, de la Coopération et des Communautés de Sao Tomé-et-Principe, Ilza Maria dos Santos Amado Vaz, les copies figurées de ses lettres de créance, en accord avec les usages diplomatiques.
SEM Konan Kouadio Bertin a été nommé, le 18 juin 2025, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire près la République Démocratique de São Tomé-et-Principe, avec résidence à Libreville, au Gabon.
Les compétences du diplomate ivoirien couvrent à la fois le Gabon, pays d'Afrique centrale situé sur la côte atlantique et la République Démocratique de Sao Tomé-et-Principe, un Etat insulaire d'Afrique centrale.
C'est en juin 2024 que KKB a été nommé ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Gabon. Un an plus tard, c'est-à-dire en juin 2025, le chef de l'Etat Alassane Ouattara lui renouvelle sa confiance en élargissant son champ de compétence à Sao Tomé-et-Principe.
Abidjan, le vendredi 19 septembre 2025(LDA)-Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a procédé, jeudi, à l’inauguration et à la visite de plusieurs projets d’envergure inscrits dans le cadre de la restructuration et du développement du Complexe portuaire de Casablanca, visant à conforter le rayonnement économique et touristique de cette métropole. Ils ont pour vocation de consacrer la métropole de Casablanca en tant que pôle économique et financier de premier plan à l’échelle du continent, pleinement ouvert sur l’international.
Mobilisant des investissements de l’ordre de 5 milliards de dirhams, ces projets ont porté sur l’aménagement d’un port de pêche, la construction d’un nouveau chantier naval, le développement d’un terminal de croisières et l’édification d’un complexe administratif regroupant l’ensemble des intervenants du port de Casablanca.
Ces projets, réalisés par l'Agence nationale des ports, traduisent la volonté constante de Sa Majesté le Roi de doter la capitale économique du Royaume d’infrastructures modernes, aux normes internationales, en mesure de donner un souffle durable au renouveau de la métropole et de répondre aux aspirations légitimes de ses habitants.
Ainsi, le Souverain a inauguré le nouveau port de pêche (1,2 milliard DH) qui devra participer à l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie et de travail des pêcheurs de la ville, à la création d’un environnement meilleur de commercialisation et de valorisation des produits de la mer, à l’organisation du secteur de la pêche côtière et artisanale et au développement d’activités connexes.
Ce port, destiné à recevoir plus de 260 barques de pêche artisanale et près de 100 bateaux de pêche côtière, est équipé d’une infrastructure intégrée d'accueil et de commercialisation des produits de la pêche, notamment une halle au poisson de nouvelle génération à proximité des lieux de débarquement, une unité de gestion des contenants normalisés, trois unités de fabrication de glace, des locaux pour armateurs, mareyeurs et canotiers, et un foyer pour marins.
SM le Roi S’est ensuite rendu au nouveau chantier naval du port de Casablanca qui ambitionne de restructurer et de développer le secteur de la construction et de la réparation des navires au Maroc, d’attirer davantage d’investissements dans ce domaine, de répondre à la demande nationale en la matière et à une partie de la demande internationale, et de conforter la place du Royaume sur le marché mondial.
Mobilisant un investissement de l’ordre de 2,5 milliards DH, ce projet a porté sur la réalisation d’une cale sèche de 240m de longueur, 40 m de largeur, et de 8,10 m de profondeur pouvant accueillir des bateaux de 220 m de longueur et 32 m de largeur, l’aménagement d’une plate-forme élévatrice de dimensions 150m x 28m et d’une capacité de 9.700 T, ainsi que d’une darse de 60m de longueur, de 13m de largeur et de 8,7 m de profondeur, équipée d’un élévateur à sangles d’une capacité de 450 T.
Ce chantier, qui a concerne également l’aménagement de terre-pleins de 21 Ha et de quais d’armement de 660 m de longueur, s’inscrit en droite ligne de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur du développement d’une industrie navale nationale.
Le Souverain a, ensuite, inauguré le nouveau terminal de croisières du port de Casablanca (720 millions DH), une infrastructure aux normes internationales qui tend à renforcer l’attractivité de la métropole et à accompagner le développement du secteur touristique, notamment le tourisme de croisière.
Avec une capacité annuelle d’accueil de 450.000 croisiéristes, ce projet, destiné à recevoir des navires allant jusqu’à 350m de longueur et 45m de largeur, avec une profondeur de 9m, a consisté en la construction d’une gare maritime, l’aménagement d’un quai de débarquement d’une longueur totale d’environ 650 m, la mise en place de trois passerelles (une passerelle fixe et deux mobiles), outre l’aménagement d’une aire de stationnement d’une capacité de 44 autocars.
Quant au nouveau complexe administratif (500 millions DH), qui regroupe l’ensemble des intervenants du port de Casablanca, il a pour objectif d’optimiser les espaces portuaires par le regroupement de services jusqu’alors dispersés sur le port (autorité portuaire, douanes, district, opérateurs, consignataires, manutentionnaires…), d’améliorer la qualité de service aux usagers du port, et d’assurer une meilleure intégration du port dans son environnement urbain.
Ces projets d’envergure, qui contribuent à la modernisation profonde du complexe portuaire de Casablanca tout en diversifiant ses vocations, viennent conforter la dynamique dans laquelle s’est engagé le Royaume, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et ayant permis de redessiner le paysage portuaire national, grâce notamment au grand port à conteneurs de Tanger-Med et des futurs ports de Nador West-Med et de Dakhla Atlantique.
Ils visent à hisser la métropole du Royaume au rang de destination touristique d’excellence, à renforcer ses atouts en matière de tourisme d’affaires et de croisière, ainsi qu’à accompagner harmonieusement le développement économique, urbain et démographique de l’ensemble de la région.
Abidjan, le jeudi 18 septembre 2025( LDA)-L’Association des Journalistes scientifiques de Côte d’Ivoire, dénommée Médias pour la Science et le Développement (MSD), en partenariat avec la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM), organise vendredi 19 septembre 2025, une immersion scientifique au Centre régional de médecine aéronautique et aéroportuaire (CERMA) d’Abidjan.
Selon le président de MSD, Mamadou Traoré, cette initiative vise à renforcer les capacités des journalistes, afin qu’ils puissent mieux vulgariser le rôle de la médecine aéronautique auprès du grand public. « La santé aéronautique n’est pas seulement une affaire de pilotes ou de contrôleurs, elle concerne aussi les passagers et les communautés qui évoluent dans l’environnement aéroportuaire. Comprendre comment le CERMA garantit la sécurité des vols et la prise en charge des urgences permet de sensibiliser les citoyens sur l’importance de ce dispositif pour leur propre sécurité », indique-t-il.
Une trentaine de journalistes et professionnels des médias prendront part à cette activité qui prévoit des visites guidées des installations, ainsi que des échanges avec les équipes techniques et médicales.
Le CERMA joue un rôle central dans la sécurité aérienne en assurant le suivi médical des personnels navigants, contrôleurs aériens et pompiers d’aérodrome, mais aussi dans la santé publique aéroportuaire à travers la prise en charge des urgences et le suivi sanitaire des usagers.
Selon la SODEXAM, renforcer la visibilité et la compréhension de ce dispositif par les médias, c’est contribuer à une meilleure sensibilisation du public sur l’importance de la médecine aéronautique pour la sûreté du transport aérien et le développement du secteur.
Abidjan, le mercredi 18 septembre 2025(LDA)-Le 19 septembre prochain, Casablanca Finance City (CFC) et le Financial Times, avec le soutien de la région Casablanca-Settat, co-organisent la première édition du Casablanca Business Forum au Four Seasons Hôtel Casablanca. Placé sous le thème “Positioning Africa's companies for growth in a changing global economy”, ce rendez-vous d’envergure internationale réunira plus de 400 participants, parmi lesquels des dirigeants économiques, décideurs politiques, acteurs financiers, et experts internationaux, pour réfléchir aux moyens de renforcer la résilience des économies africaines et de saisir de nouvelles opportunités de croissance dans un monde en pleine recomposition.
Le Casablanca Business Forum : une plateforme de dialogue stratégique
L’Afrique traverse aujourd’hui une phase décisive de son développement économique. La montée des tensions géopolitiques, la fragmentation des échanges commerciaux, les bouleversements technologiques et l’instabilité climatique redessinent les flux d’investissements et reconfigurent la manière dont les économies africaines interagissent avec le reste du monde. Ces défis, bien que majeurs, ouvrent parallèlement la voie à une transformation profonde : entreprises et gouvernements africains sont appelés à unir leurs efforts autour de stratégies ambitieuses et coordonnées pour bâtir des économies plus résilientes, inclusives et durables, capables de tirer parti des mutations globales.
« A travers cette première édition du Casablanca Business Forum, nous voulons créer une plateforme de dialogue et d’action au service de l’Afrique. Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude, il est crucial de donner aux entreprises opérant en Afrique les moyens de renforcer leur résilience, de capter de nouveaux flux d’investissement et de s’imposer comme des acteurs de premier plan dans l’économie mondiale. Casablanca Finance City entend pleinement jouer son rôle de hub stratégique et de catalyseur de cette dynamique. », a déclaré Saïd Ibrahimi, CEO de Casablanca Finance City Authority.
De son côté, le Président du Conseil de la Région Casablanca-Settat, Abdellatif Mâzouz, a souligné : “Soutenir le Casablanca Business Forum s’inscrit pleinement dans notre ambition de positionner Casablanca comme un carrefour économique continental. Cet événement vient renforcer le rôle central de Casablanca Finance City comme catalyseur des discussions stratégiques au service du rayonnement économique de la Région Casablanca-Settat.”
Un agenda centré sur l’avenir économique de l’Afrique
Le Forum articulera ses échanges autour de quatre grands axes. Le premier portera sur l’impact des bouleversements géopolitiques sur les investissements en Afrique, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité et la reconfiguration des échanges. Le deuxième explorera le rôle de la finance durable dans la transition verte, en mettant l’accent sur la mobilisation des capitaux pour les infrastructures, les énergies propres et l’agriculture climato-intelligente, ainsi que sur les stratégies permettant d’aligner durabilité et ambitions économiques de long terme. Un troisième débat sera consacré aux mécanismes de financement innovants, essentiels pour permettre aux entreprises africaines d’accéder aux capitaux nécessaires à leur expansion régionale et internationale. Enfin, un panel abordera la technologie comme catalyseur de développement, en examinant comment les solutions numériques peuvent stimuler l’inclusion et libérer le potentiel de l’économie digitale africaine.
Trois keynotes viendront enrichir le programme. La première, animée par Charlie Robertson, économiste et auteur deThe Time Travelling Economist, portera sur la capacité de l’Afrique à transformer la reprise actuelle en prospérité durable. Alors que les capitaux reviennent sur le continent et que la confiance des investisseurs se renforce, il s’agira d’identifier les leviers politiques, financiers et industriels capables de convertir cette dynamique cyclique en croissance de long terme. La seconde sera délivrée par Ian Goldin, Professeur en mondialisation et développement à l’Université d’Oxford, et ancien Vice-président de la Banque Mondiale, qui s’attachera à analyser la résilience de l’Afrique face aux chocs systémiques – qu’ils soient climatiques, technologiques, géopolitiques ou liés au découplage économique – et à montrer comment ces perturbations peuvent devenir des moteurs d’innovation, de réformes et de résilience durable. Enfin, Omobola Johnson, Senior Partner chez TLcom Capital, et précédemment toute première Ministre des Technologies de la communication au Nigéria, explorera la construction d’écosystèmes numériques durables en Afrique, en mettant en lumière le rôle de la fintech, des plateformes inclusives et de la coopération régionale dans l’essor d’une économie digitale génératrice de croissance et d’inclusion.
Casablanca, un hub stratégique au coeur des dynamiques africaines
Au cœur de ces dynamiques, Casablanca s’affirme comme un pôle régional majeur, structurant les flux d’investissement, d’innovation et de coopération internationale. Avec ce Forum, Casablanca Finance City confirme son rôle de plateforme continentale, pensée pour accompagner la transformation des économies africaines et soutenir les entreprises dans leur expansion sur des marchés diversifiés. Régulièrement classée première place financière du continent par le Global Financial Centres Index depuis 2016, CFC rassemble aujourd’hui plus de 250 entreprises issues de 25 pays, offrant un cadre compétitif et stable pour bâtir l’avenir économique de l’Afrique.
Informations pratiques :
Le Casablanca Business Forum se tiendra sous un format hybride :
- En présentiel au Four Seasons Hotel Casablanca (inscription obligatoire :
https://event-registration.ft.com/register/8d026adc-0347-4620-bde1-925b047fd5db/account-details ) ; - En ligne via une retransmission en direct, nécessitant la création d’un pass numérique ici.
Istanbul s’apprête à devenir, le temps de deux jours, l’épicentre du dialogue économique entre la Türkiye et l’Afrique. Le Forum d’Affaires et Économique Türkiye-Afrique (TABEF) se tiendra les 16 et 17 octobre 2025 au Centre des Congrès d’Istanbul, sous l’égide du Conseil des Relations Économiques Extérieures (DEİK) et du ministère turc du Commerce, en coordination avec l’Union africaine.
Cette cinquième édition rassemblera plus de 4 000 participants venus des 54 pays africains et de Türkiye, parmi lesquels des chefs d’État, des ministres, des responsables d’institutions financières internationales ainsi qu’un grand nombre d’opérateurs économiques.
Une rencontre de haut niveau politique et économique
Le forum sera marqué par la participation du président turc Recep Tayyip Erdoğan et de son homologue angolais, João Gonçalves Lourenço, actuel président de l’Union africaine. Y prendront également part le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, Francisca Tatchouop Belobe, et plusieurs ministres africains en charge de l’Économie et du Commerce.
La présence des Premières Dames de Türkiye et d’Angola, Emine Erdoğan et Ana Afonso Dias Lourenço, illustrera par ailleurs l’importance accordée au rôle des femmes entrepreneures dans le développement économique.
Des thématiques stratégiques pour l’Afrique et la Türkiye
Placée sous le thème « Renforcer les relations Türkiye-Afrique pour des gains mutuels », la rencontre abordera des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, l’exploitation minière, le transport, la logistique, le textile, la construction, la défense et le numérique.
Des panels thématiques sont prévus autour de la sécurité alimentaire, de la coopération en aviation civile, de la production pharmaceutique, des chaînes de valeur textiles et du commerce numérique. Parallèlement, des rencontres B2B et G2B favoriseront le rapprochement direct entre investisseurs turcs et africains.

La montée en puissance des relations Türkiye-Afrique
En deux décennies, les échanges commerciaux entre la Türkiye et l’Afrique ont connu une croissance exponentielle, passant de 5,4 milliards USD en 2003 à 32,8 milliards USD en 2024. Ankara affiche désormais l’ambition de porter ce volume à 75 milliards USD dans les prochaines années.
Les exportations turques vers le continent ont atteint 21,5 milliards USD en 2024, tandis que les importations africaines se sont établies à 11,3 milliards USD. Cette dynamique illustre la stratégie de la Türkiye, qui cherche à diversifier ses partenariats économiques en Afrique dans une logique de coopération gagnant-gagnant.
Un forum attendu
Au-delà des chiffres, le TABEF 2025 s’annonce comme un moment clé de la diplomatie économique turque en Afrique, offrant aux États comme aux entreprises un espace de dialogue et de partenariat. Pour le continent africain, c’est une opportunité d’attirer des investissements dans des secteurs stratégiques et de renforcer son intégration économique.
Mamadou Traoré