Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le Président de la Commission de l'Union Africaine, Moussa Faki Mahamat suit avec vive préoccupation la situation très grave au Burkina Faso.

Il condamne fermement la tentative de coup d’État contre le président démocratiquement élu.

Il appelle l’armée nationale et les forces de sécurité du pays à s’en tenir strictement à leur vocation républicaine, à savoir la défense de la sécurité intérieure et extérieure du pays.

Il les appelle à assurer l’intégrité physique du Président de la République ainsi que tous les membres de son Gouvernement.

Il encourage le gouvernement et tous acteurs civiles et militaires à privilégier le dialogue politique comme voix de solution des problèmes du Burkina Faso.

Agissant déjà étroitement avec la CEDEAO, le Président de la Commission déclare poursuivre sans relâche les efforts conjugués avec l’organisation régionale pour une solution rapide de cette crise.

hn

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A l'occasion de la rentrée solennelle 2022 du secrétariat d'État chargé de la Modernisation de l’Administration, le lundi 24 janvier 2022 à Abidjan, le secrétaire d'État chargé de la Modernisation de l'Administration, Brice Kouassi, a annoncé de nombreux chantiers pour 2022, non sans rappeler quelques acquis en 2021, afin d'accroître la célérité dans le traitement des dossiers et de renforcer la sécurité des documents administratifs.
 
Cette rentrée solennelle a été marquée par la remise de lettres de mission à 11 directeurs et responsables de service du Secrétariat d’État, ce en présence de la ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto qui présidait ladite cérémonie.
 
Au titre des grands chantiers pour l’année 2022, Brice Kouassi a annoncé l’extension du Système électronique des courriers (SYGEC) et de la signature électronique ’’SIGNÉ’’ à toute l’administration et l’accélération de la dématérialisation des procédures administratives dans le cadre du projet "e-démarches administratives".
 
Le secrétaire d’État prévoit la mise en œuvre de la phase 2 du Programme d’appui aux réformes institutionnelles et à la modernisation de l’État (PRIME) et l’implémentation du dispositif d’accueil des usagers-clients dans les services publics avec la Caisse générale de retraite des agents de l’État (CGRAE) comme site de démarrage.
 
Le déploiement de "La Maison du citoyen" sur cinq sites, l’organisation des Journées des initiatives de modernisation de l’administration (JIMA) et l’intensification de la promotion des actions de modernisation de l’administration figurent parmi ces grands chantiers.
 
Enfin, l’on compte le renforcement et la poursuite de la déconcentration de l’Observatoire du Service public (Osep) et du projet de Profilage et Codification des postes (PCP).
 
Pour ce qui des acquis de son département en 2021, Brice Kouassi est revenu sur l’élaboration et la validation du Cadre stratégique de la Modernisation de l’État (CSME) et la conception de ’’SIGNÉ’’ qui est une solution de signature électronique.
 
Il s’est également félicité de la conception du Système de gestion électronique des courriers (SYGEC) et de son installation à titre pilote au sein du Secrétariat d’État.
 
La mise en ligne de 36 procédures administratives sur la plateforme www.servicepublic.gouv.ci dans le cadre de la version virtuelle de ’’La Maison du citoyen’’ et la déconcentration de l’Observatoire du Service public (Osep) avec l’installation de 26 points relais dans le District autonome d’Abidjan font partie des points de satisfaction. "L’utilisation de ces services en ligne par les usagers a permis de délivrer, à ce jour, plus de 1 500 actes administratifs (Rendez-vous médicaux au CHU de Cocody, des diplômes, etc.)", a indiqué Brice Kouassi.
 
Selon la ministre Anne Ouloto, toutes ces actions s’inscrivent "dans une démarche de résultats en faveur des usagers clients. "Des efforts ont été consentis depuis l’avènement du Président de la République Alassane Ouattara au pouvoir. Nous avons pour mission d’accélérer le processus de modernisation de l’administration publique. Nous voulons engager davantage les acteurs du Secrétariat d’État autour des défis à relever ensemble", a insisté Anne Ouloto.
mc

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A l'initiative du ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, Beugré Mambé, 30 chefs d'équipe issus de l'institution et en fonction à la Direction de la Santé et de l'Hygiène publique, ont bénéficié d'un renforcement de capacité, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le mardi 18 janvier 2022.
 
Ce renforcement de capacité a porté sur deux principales thématiques : « Les variables de base d'une communication efficace pour le changement durable de comportement » et « La pandémie de la Covid-19 et la vaccination ».
 
Dispensée par un médecin spécialiste en santé publique et en virologie, cette formation a été effectuée en préparation d'une campagne de sensibilisation de proximité à l'endroit des populations fréquentant les marchés et les centres commerciaux.
 
Les apprenants (auditeurs) ont saisi cette occasion pour poser toutes sortes de questions dans l'optique de dissiper tout doute très souvent consolidé par les fakenews.
 
A mi-parcours de leur mission de sensibilisation de proximité, les chefs d'équipe, conduisant en moyenne cinq agents, ont pu distribuer 15 000 prospectus expliquant les mesures barrières et incitant à se faire vacciner.
 
Pour cette campagne de sensibilisation contre la propagation de la Covid-19, le District autonome d'Abidjan a bénéficié du soutien financier de Bloomberg Philanthropies et de l'assistance technique de Vital Stratégies dans le cadre de la mise en œuvre du programme "Partenariat pour des villes santé".
 
Le virus de la Covid-19 circule toujours. La population est invitée à se protéger et protéger les autres en adoptant les gestes barrières dont le lavage régulier des mains, l'observance de la distanciation physique. Et surtout à se faire vacciner.
 MC

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Le Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi, a indiqué le 24 janvier 2022 à Ebimpé (Anyama), la volonté du gouvernement de voir éclore une main-d’œuvre compétente, en vue de participer à l’avènement d’une Côte d’Ivoire plus industrielle. C'était lors de la cérémonie de pose de première pierre pour la construction de sept (7) lycées professionnels.
 
Pour le Premier Ministre, il s’agit pour le pays de disposer d’une main-d’œuvre bien formée, en vue de la transformation de l’économie. Tout comme pour créer plus de valeur ajoutée et des emplois durables, notamment dans les secteurs du bâtiment, des mines et l’énergie, de la mécanisation, de l’économie numérique et de la culture.
 
Sont également ciblés l’électricité, l’électronique, la maintenance véhicule, la chaudronnerie, etc. Toute chose qui permettra à l’administration publique et surtout au secteur privé de disposer d’ouvriers qualifiés et de techniciens supérieurs talentueux
mc

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Paul-Henri Sandaogo Damiba est présenté dans les communiqués lus sur la RTB comme le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), qui assure désormais le pouvoir au Burkina Faso. Que sait-on de lui ?

Paul-Henri Sandaogo Damiba est un lieutenant-colonel d’infanterie de l’armée burkinabè. Il était devenu, le 3 décembre dernier, commandant de la troisième région militaire du pays, qui est notamment responsable du dispositif antiterroriste dans la zone est du Burkina ainsi que de la sécurité de la capitale Ouagadougou.

             

Il avait été nommé à ce poste par un décret signé de la main de Roch Marc Christian Kaboré, qui avait procédé à un vaste réaménagement dans la hiérarchie militaire au lendemain de l’attaque d’Inata, qui avait fait 57 morts, dont 53 gendarmes, il y a trois mois, et suscité une onde de choc dans le pays. Des manifestations avaient été organisées pour demander davantage de moyens pour les militaires, la gestion du président Kaborè avait déjà été vivement contestée.

Un « boys »

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, comme un grand nombre des chefs militaires nommés début décembre, est de ceux que l’ancien Président de transition Michel Kafando avait surnommé « les boys », parce qu’ils s’étaient opposés au coup d’État de 2015 mené par des éléments de l’ex-RSP, le régiment de sécurité présidentielle, dissout par la suite.

Le lieutenant-colonel Damiba avait d’ailleurs témoigné en 2019 lors du procès du Général Diendéré. On en trouve trace dans la presse burkinabè (lefaso.net, Burkina24) : à l’époque, selon les articles relatant ce procès, Paul-Henri Damiba était commandant d’une unité antiterroriste, en poste à Dori. Lui-même ancien du RSP, il expliquait avoir reçu, en 2015, un appel téléphonique du général Djibril Bassolé, qui lui demandait s’il venait en renfort à Ouagadougou. Ce à quoi Paul-Henri Damiba avait répondu par la négative.

Le lieutenant-colonel Damiba, selon plusieurs sources, aurait côtoyé, durant sa formation au sein de l’armée nationale, le colonel Zoungrana, arrêté il y a deux semaines, justement parce qu’il était soupçonné de préparer un coup d’État.

École de guerre de Paris

Le lieutenant-colonel Damiba est aussi l’auteur d’un livre, un « essai sur le terrorisme » publié en juin dernier et intitulé Armées ouest-africaines et terrorisme : Réponses incertaines ?, dans lequel il analyse les stratégies antiterroristes au Sahel et leurs limites.

Sa maison d’édition, les Trois colonnes, indique que Paul-Henri Sandaogo Damiba est diplômé de l’école militaire de Paris – son nom figure en effet au Journal officiel parmi les officiers étrangers diplômés de la 24e promotion de l’école de Guerre, en 2017, qu’il est titulaire d’un master 2 en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (le CNAM) de Paris, et qu’il a également une certification d’expert de la Défense en management, commandement et stratégie. Toujours selon sa maison d’édition, le lieutenant-colonel Damiba a été engagé dans plusieurs opérations antiterroristes entre 2015 et 2019 « pendant qu’il assumait des responsabilités opérationnelles dans les régions du Sahel et du Nord. »

RFI

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Une équipe libyenne du nom de Binary Brains a remporté ce jour la troisième place du concours Tech4Good de Huawei. Cette compétition est un élément clé du programme de Huawei en matière de RSE, dit Seeds for the Future.

Au total, 79 équipes se disputaient le podium. Le programme Seeds for the Future de Huawei a été lancé partout dans le monde en 2008, dans l’objectif de développer des talents locaux qualifiés dans le domaine des TIC et de combler les écarts structurels entre les différents pays et cultures.

Dans le cadre de cette initiative, des jeunes du monde entier sont formés aux technologies les plus avancées et participent à des concours leur permettant d’acquérir une expertise et des compétences indispensables dans le monde d’aujourd’hui.

Le programme 2021 a ainsi enregistré un nombre record de 3 500 participants issus de 117 pays, ce qui porte le nombre total d’inscrits au cours des 13 dernières années à 9 000 étudiants, représentant 131 pays et régions.

Lors de son discours d'ouverture de la cérémonie de remise des prix, Catherine Chen, Vice-Présidente et Directrice du Conseil d’Administration de Huawei, a évoqué les raisons pour lesquelles l’édition 2021 a constitué un succès particulier :

"En plus de nos classes virtuelles de qualité et des échanges noués par des experts de premier plan, nous avons pu ajouter une nouvelle section au programme Seeds for the Future : le concours mondial Tech4Good. A travers cette compétition, les participants ont été encouragés à faire équipe et à répondre, par une solution technologique, à une problématique sociale ».

L'équipe libyenne, qui a remporté la troisième place, a choisi d'axer son projet autour d’une technologie de la santé qui assiste les bébés nés prématurément. Dans le cadre de ce prix, les membres de l’équipe ont remporté des produits de leur choix à hauteur de 10000 USD, une session de coaching en développement de carrière professionnelle par des experts en RH de Huawei, ainsi que l’accès à des sessions de mentorat après le concours d'une valeur de 10 000 USD.

De plus, leurs noms seront affichés sur le site web de Huawei, de même qu’ils auront la possibilité d'être invités à prendre la parole lors d'un événement régional de Huawei.

Catherine Chen a également présenté l'objectif du programme, qui est de favoriser l'unité et la coopération dans un environnement international complexe en répondant, grâce à la tech, à des problématiques sociales d’envergure.

« Dans le programme Seeds for the Future de cette année, plus de la moitié des participants sont des femmes. Une preuve que la technologie n'a pas de genre, et qu’un monde diversifié, inclusif et Press Release innovant a besoin des perspectives et de la force des femmes. Nous sommes ainsi impatients de voir davantage de femmes participer aux avancées de la science et la technologie dans les années à venir. »

Cette annonce fait suite à la nouvelle initiative Women in Tech de Huawei, qui a été lancée pour encourager davantage de femmes à rejoindre l'industrie technologique et à occuper des postes de direction.

bk

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Le très controversé “pass vaccinal”, dispositif mis en place par le gouvernement français pour lutter contre la pandémie du Covid-19, est entré en vigueur ce lundi 24 janvier 2022.

Le “pass vaccinal” remplace ainsi le “pass sanitaire” et devient obligatoire pour les personnes de plus de 16 ans souhaitant se rendre au restaurant ou prendre le train pour des déplacements interrégionaux.

Adopté définitivement le 16 janvier par le Parlement au terme de plusieurs semaines de débats, son entrée en vigueur intervient après le feu vert vendredi du Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par une soixantaine de parlementaires de l’opposition qui dénonçaient un dispositif portant atteinte aux libertés fondamentales et qui n’avait pas prouvé son efficacité pour freiner la propagation de la pandémie du Covid-19.

Le Conseil a validé la plupart des dispositions du projet de loi, à l’exception de la possibilité d’exiger un pass sanitaire lors de meetings politiques.

Dès ce lundi, il faut justifier désormais pour les plus de 16 ans d’un statut vaccinal contre le Covid-19 afin d’avoir accès aux activités de loisirs, restaurants et bars (sauf restauration collective), foires ou transports publics interrégionaux (avions, trains, cars).

Un test négatif n’est plus suffisant sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

En dévoilant jeudi dernier le calendrier de “levée progressive” des mesures restrictives prises pour contenir la propagation de l’épidémie du Covid-19, le Premier ministre français Jean Castex a annoncé que le dispositif du “pass vaccinal” pourrait être levé, en fonction de la pression hospitalière.

Samedi, de nouvelles manifestations contre ce dispositif ont été organisées dans plusieurs villes de France, réunissant des milliers de personnes notamment à Paris.

hn

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Emmanuel Macron, qui n’a toujours pas officialisé sa candidature pour les prochaines élections présidentielles en France, reste en tête des intentions de vote au premier tour prévu le 10 avril prochain, selon un nouveau sondage publié samedi 22 janvier 2022.

Le sondage, conduit par Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean-Jaurès et le Cevipof (le centre de recherches politiques de Sciences Po), auprès d’un panel fort de 12.500 personnes montre qu’Emmanuel Macron arriverait largement en tête du premier tour du scrutin, avec 25% des intentions de vote, devant Valérie Pécresse, la candidate des Républicains (LR), et Marine Le Pen, celle du Rassemblement National (RN), qui se trouvent à égalité à 15,5%.

Au second tour, le président sortant l’emporterait face à Valérie Pécresse (54% contre 46%), et plus largement contre Marine Le Pen (57% contre 43%), toujours selon ce sondage.

Le polémiste Eric Zemmour obtiendrait quant à lui 13% des intentions de vote au premier tour.

À gauche, aucun candidat n’atteindrait la barre des 10% des voix. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon (LFI) arriverait en tête des intentions de vote avec 8%, devant Yannick Jadot (EELV, 7%), Christiane Taubira (5%) et Anne Hidalgo (PS, 3,5%).

Ce sondage a été réalisé du 14 au 17 janvier auprès d’un échantillon de 12.542 personnes inscrites sur les listes électorales. Sa marge d’erreur est comprise entre 0,2 et 0,9 point.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage, tiennent à souligner les auteurs du sondage.

hn

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Malgré les nouvelles maladies qui agitent l’arène de la santé publique, la Côte d’Ivoire ne perd pas de vue son objectif d’éradiquer le paludisme d’ici à 2030.

En Côte d’Ivoire, le nombre de décès dus au paludisme est passé de 3 222 en 2017 à 1 316 en 2020. Soit un taux de mortalité en baisse d’environ 50%. En dépit de cette régression, le paludisme reste un défi majeur de santé publique. En effet, cette infection demeure la première cause des consultations dans le pays.

Cette maladie, perçue comme bénigne, parce que trop familière, tue chaque jour en Côte d’Ivoire quatre personnes, dont trois enfants de moins de 05 ans.

Alors, les autorités sanitaires sont en première ligne de cette lutte. Mieux, la lutte s’intensifie. Au Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), les initiatives se multiplient.

Ainsi, le directeur du PNLP, Antoine Méa Tanoh, a annoncé, en août 2021, que la lutte contre le paludisme sera intensifiée dans neuf zones endémiques, notamment dans les régions du Moronou, de l’Indénié-Djuablin, du N’Zi, du Bélier, du Bounkani, du Folon, du Cavally, du Guémon et du Bafing.

Les recommandations de l’OMS et les directives nationales de prise en charge correcte du paludisme sont régulièrement rappelées aux responsables des districts sanitaires, aux médecins des hôpitaux de référence et aux pédiatres des zones les plus endémiques.

La stratégie nationale de prévention du paludisme pendant la grossesse, par exemple, prévoit la fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticides, lors de la première consultation prénatale et un traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes.

Dans le cadre du programme de la gratuité ciblée retenu dans le premier Programme social du gouvernement (PSGouv 2019-2020), 1 957 719 divers produits ont été distribués pour la prise en charge des cas de paludisme grave entre janvier 2019 et juin 2020.

En Côte d’Ivoire, la lutte contre le paludisme combine l’efficience de la prise en charge dans les centres de santé et la prévention.

La politique préventive repose sur la lutte antivectorielle, à travers la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (MILDA). Faisant le bilan de la 4ème campagne de distribution MILDA, le mardi 15 juin 2021, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a indiqué que près de 19 millions de moustiquaires imprégnées ont été gratuitement distribuées aux ménages, soit un taux de couverture de 97%. Il a relevé une bonne prise de conscience de la population. Selon le ministre en charge de la Santé, le taux d’utilisation est passé de 33% en 2012 à 63% en 2020. « Il nous faut atteindre, au moins, un taux de 80% d’utilisation des moustiquaires, pour mieux maîtriser cette maladie », a-t-il dit.

En plus de la distribution de moustiquaires, on note aussi la pulvérisation intra domiciliaire d’insecticides dans les zones les plus endémiques. Une technique qui fait ses preuves dans plusieurs pays africains.

Au nombre des initiatives, le ministère en charge de la Santé a lancé, le jeudi 23 septembre 2021 à Kossihouen (localité située sur l’autoroute du Nord), le projet "Stop Djekoidjo" pour éradiquer le paludisme en Côte d’Ivoire, d’ici à 2030.

Le projet aura pour avantage l’extension du renforcement des capacités techniques des prestataires en matière de diagnostic, de prise en charge des cas et de prévention du paludisme, notamment chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans. Il permettra également le renforcement de la prise en charge intégrée des cas de paludisme, de diarrhée et de pneumonie chez les enfants de moins de 05 ans.

Le projet "Stop Djekoidjo", d’un coût de 10 milliards de FCFA prévu pour une durée de cinq ans, est le principal programme du gouvernement américain pour soutenir les efforts de la Côte d’Ivoire.

Transmis par les moustiques, le paludisme est endémique dans 96 autres pays dans le monde.  

mc

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Le Premier ministre, chef du gouvernement, Patrick Achi a procédé, le 22 janvier 2022 à Tougbo dans la région du Bounkani, au lancement d'un programme d'appui à l'insertion des jeunes des zones frontalières du nord, partie intégrante de l’axe 1 du Programme Social du Gouvernement relatif à la « Lutte contre la fragilité des zones frontalières du Nord ».
 
Ce Programme Spécial, a expliqué le ministre de la promotion de la jeunesse, de l'emploi jeunes et du Service civique, Touré Mamadou, vise à amplifier les interventions de l’Etat en matière d’insertion et d’emploi des jeunes des Régions du Bounkani, du Tchologo, du Poro, de la Bagoué, du Kabadougou et du Folon. 
 
Ce Programme Spécial, dont le coût global est de 8 602 216 030 de FCFA, permettra d’offrir des opportunités de formation et d’insertion à 19 812 jeunes. Ainsi, 1 800 jeunes seront recrutés pour les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) pour un coût de 1,035 milliards de FCFA. 3 350 autres bénéficieront de formations qualifiantes complémentaires, d’apprentissage et de permis de conduire pour un coût de 1,341 milliards de FCFA.
 
Le programme prévoit également que 6 362 jeunes bénéficient de financements d’Activités Génératrices de Revenus et de Micros et Petites Entreprises pour un coût de 4,070 milliards de FCFA.
 
8 000 jeunes issues des 6 régions concernées par le programme se verront octroyer des subventions à travers le Fonds d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel pour une enveloppe globale de 2 milliards de FCFA. Dans la mise en œuvre du programme, 300 jeunes volontaires communautaires seront mis en mission et bénéficieront d'un montant de 158 millions de FCFA. 
 
Le Premier ministre Patrick Achi s'est félicité du lancement de ce programme spécial, qui consacre le démarrage de la mise en œuvre de la phase 2 du Programme Social du Gouvernement (PSGouv2).
 
Le Chef du gouvernement a expliqué que le PsGouv2 incarne la vision et la volonté du Président de la République d'une Côte d'Ivoire toujours plus solidaire. La phase 2 du Programme social du Gouvernement, a fait savoir Patrick Achi, s'articule autour de 5 axes stratégiques. Notamment la lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord ; l'amélioration des conditions d'études au primaire, au secondaire et au supérieur ; l'amélioration des conditions de vie des ménages ; l'insertion professionnelle des jeunes et le service civique ; et enfin, la couverture sociale des populations fragiles.
 
La phase 2 du Programme Social du Gouvernement, qui s'étend sur 2022, 2023 et 2024, s'élève à 3.200 milliards de FCFA, soit près de 3 fois plus que pour la première édition. C'est la matérialisation de l'ambition du Président de la République de mettre l'homme au centre de "la Côte d'Ivoire solidaire", avec un accent particulier sur le social, a signifié le Premier ministre Patrick Achi.
 
"Si l'ambition humaine comme le budget consacré sont si élevés, c'est pour atteindre des objectifs clairs, forts, concrets, notamment celui de l'insertion des jeunes, avec le renforcement du service civique et de l'école de la seconde chance, et qui rapprochera notre jeunesse des valeurs de notre devise - Union, Discipline, Travail", a fait savoir le chef du gouvernement.
 
Le programme spécial d'appui à l'insertion des jeunes des zones frontalières du Nord est une réponse du gouvernement à la menace terroriste dans la zone. Selon le député de Téhini, Ouattara Oumar, les groupes terroristes proposent une moto ou la somme de 100.000 FCFA aux jeunes pour les rallier à leur cause.
 mc

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