Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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L’Union européenne a annoncé mercredi 2 mars 2022 l’exclusion des principales banques russes de SWIFT, le système de messagerie financière dominant dans le monde.

Cette mesure, qui vient en riposte à l’opération militaire russe en Ukraine, empêchera ces banques d’effectuer leurs transactions financières dans le monde entier de manière rapide et efficace, indique le Conseil de l’UE, qui représente les États membres, relevant que la décision a été étroitement coordonnée avec les partenaires internationaux de l’UE, tels que les États-Unis et le Royaume-Uni.

La liste des banques ciblées, publiée au Journal officiel, concernent Bank Otkritie, Novikombank, Promsvyazbank, Rossiya Bank, Sovcombank, Vnesheconombank (VEB) et VTB Bank.

“À la vitesse de la lumière, l’Union européenne a adopté trois vagues de lourdes sanctions contre le système financier russe, ses industries de haute technologie et son élite’’, a commenté la présidente de l’Exécutif européen, Ursula Von der Leyen.

Il s’agit du ‘’plus grand train de sanctions de l’histoire de notre Union’’, a-t-elle soutenu, notant que la décision de déconnecter les principales banques russes du réseau SWIFT enverra un autre signal ‘’très clair’’ à la Russie.

Les banques visées par cette mesure ont été choisies, car ces banques font déjà l’objet de sanctions de la part de l’UE et d’autres pays du G7.

Elle prendra effet dans les dix jours. Cela donnera à SWIFT et aux autres opérateurs une brève période de transition pour mettre en œuvre la mesure, atténuant ainsi tout impact négatif éventuel pour les entreprises et les marchés financiers de l’UE.

La Commission indique qu’en fonction du comportement de la Russie, elle est prête à ajouter d’autres banques russes dans un bref délai.

En outre, l’UE a interdit d’investir dans des projets cofinancés par le Fonds d’investissement direct russe. La fourniture de billets libellés en euros à la Russie a également été interdite.

hn

 
 

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobénan Kouassi Adjoumani, a invité les fabricants d’une boisson à base de cacao à venir s’installer en Côte d’Ivoire, à l’occasion d’une visite de stands des pays frères qu’il a effectuée, le lundi 28 février 2022, en marge de la 58ème édition du Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA 2022).

Kobénan Kouassi Adjoumani a exprimé sa joie de découvrir ce produit de « luxe » à base de cacao, une boisson pétillante (type champagne) alcoolisée et sans alcool.

Il a émis le souhait que les fabricants de ce produit viennent s’installer en Côte d’Ivoire afin de se rapprocher de la matière première de base.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a également visité le stand de la Tunisie. Principalement dédié à l’huile d’olive sous diverses formes, les animateurs de ce stand ont réservé un accueil chaleureux au ministre d’Etat ivoirien à qui ils ont fait une présentation détaillée de leurs produits.

La participation de la Côte d’Ivoire, leader agricole, à la 58ème édition du Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA 2022), vise à promouvoir les acquis du secteur sur la scène internationale.  

mc

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A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2022, l’initiative TSARA – Transformer les Systèmes Alimentaires et l’Agriculture par la Recherche en partenariat avec l’Afrique – vient d’être lancée. Initiée par deux instituts de recherche français– Cirad et INRAE – et conjointement construite avec une vingtaine de partenaires africains (des universités et instituts de recherche), l’initiative TSARA a pour ambition de renforcer les coopérations afin de promouvoir une agriculture, des systèmes alimentaires et des paysages agricoles, pastoraux et forestiers durable qui contribuent à la sécurité alimentaire, à la lutte contre le réchauffement climatique, au renforcement de la biodiversité, à la santé des hommes, des animaux et des écosystèmes ainsi qu’à l’emploi des jeunes et l’équité femmes-hommes. L’initiative a été présentée à plusieurs organisations internationales comme la Banque Mondiale, le FIDA et l’AFD.

L’Europe et l’Afrique sont confrontées à des défis majeurs dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, dans un contexte de changement climatique. Aussi les Etats des deux continents se sont-ils engagés sur les 17 Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies et sur les objectifs de l’accord de Paris sur le changement climatique. Ces défis lient le futur de l’Europe et celui de l’Afrique. Leur résolution conditionne aussi celle d’autres grands défis globaux, comme celui de la transition vers des systèmes alimentaires réellement durables. La recherche et la formation sont des leviers essentiels pour faire face à ces enjeux.  

INRAE, le Cirad et leurs partenaires africains ont voulu allier leurs forces et leurs moyens afin de renforcer les collaborations scientifiques entre les deux continents et accroître l’impact de la recherche agronomique pour faire face à ces défis. Cette initiative s’inscrit dans le contexte de consolidation des coopérations entre les pays européens et les pays africains, consolidation particulièrement encouragée par l’Union européenne (UE) et l’Union africaine et récemment réaffirmée par la présidence française de l’UE.

Un programme de recherche opérationnel dès 2022


L’initiative TSARA a pour objectif de produire un programme de recherche et d’innovation co- construit entre institutions africaines et françaises, qui soit à la fois de haute qualité et tourné vers l’impact, la formation, le transfert auprès des acteurs du monde rural et urbain et l’appui aux politiques publiques.  Elle s’appuie sur une coordination étroite entre INRAE, le Cirad et un ensemble d’institutions africaines ayant participé à diverses réunions virtuelles en 2021 et 2022*. 

Cette initiative s’appuiera sur le renforcement de dispositifs de coopération existants, tel que les laboratoires internationaux, les observatoires, les réseaux, les plateformes de partenariat, ainsi que sur des mobilités accrues. Elle prévoit la construction d’un portefeuille de projets de recherche, de formation et d’accompagnement de l’innovation, sur la base d’un agenda scientifique de moyen-long terme défini autour de huit axes prioritaires. Ceux-ci couvrent les enjeux qui portent sur les sols, l’eau et la forêt sous contrainte de changement climatique ; la transition agroécologique de l’agriculture et de l’élevage ; la durabilité des systèmes alimentaires ; la santé des hommes, des animaux et des paysages ; le travail et l’emploi.  

TSARA contribuera à faire progresser des initiatives internationales de grande importance comme le partenariat Union européenne-Union africaine (UE-UA) en Recherche et Innovation, l’initiative UE-UA Protéines végétales, l’initiative 4 pour 1000, PREZODE ou la Grande Muraille Verte.

mc

 

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La Banque africaine de développement a organisé du 21 au 24 février dernier, à Douala (Cameroun), un atelier de formation au profit d’une cinquantaine d’acteurs sur la finance climatique.

L’atelier qui a également permis une consultation des acteurs sur un projet relatif à l’agriculture résiliente au changement climatique avait pour objectif de renforcer les capacités en finance climatique des acteurs issus des institutions nationales du secteur public et privé, ainsi que des organisations de la société civile.

Les thématiques abordées au cours de l’atelier ont porté entre autres sur : les généralités sur les changements climatiques, les spécificités d’un projet climatique, les sources de financements climatiques au niveau national et international, le Fonds vert pour le climat (présentation générale, processus d’accréditation, processus de montage et de développement d’un projet recevable par le Fonds), les sauvegardes sociales et environnementales et le genre dans un projet soumis aux fonds climatiques.

La première mouture d’un projet sur l’agriculture résiliente face au climat a fait l’objet d’échanges et de contributions afin d’en améliorer le contenu.

Les participants ont également identifié une trentaine de projets en lien avec le climat. Ils ont entamé le processus de renseignement du formulaire de la note conceptuelle du Fonds vert pour le climat, mettant ainsi en pratique les connaissances acquises sur les modalités d’accès à ce fonds.

Le secrétaire général du ministère camerounais de l’Environnement, Prof. Paul Tchawa, a remercié la Banque africaine de développement et le Fonds pour les changements climatiques en Afrique, pour avoir financé et soutenu l’organisation de l’atelier dont les résultats permettront de renforcer la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Cameroun. Prof. Tchawa a invité les participants à poursuivre l’identification de projets, pour qu’à court terme, le Cameroun dispose, au moins d’une dizaine de grands projets climatiques susceptibles d’être acceptés par les différents partenaires financiers.

« Nous ferons bon usage des connaissances acquises, surtout pour le développement des projets climatiques avec les femmes comme principales bénéficiaires, en tant que groupe le plus vulnérable au phénomène du changement climatique », a déclaré Mme Rose Pélagie Masso, de l’antenne du Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts au Cameroun, au nom des participants.

Cette formation fait partie d’une série prévue par la Banque, pour accompagner les pays membres régionaux dans leurs objectifs de mobilisation de la finance climatique pour la mise en œuvre des CDN. Ceci, en plus de l’engagement de la Banque africaine de développement à accroitre sa contribution à la finance climatique en Afrique.

hn

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L’administrateur représentant la Côte d’Ivoire auprès du Conseil de la Banque mondiale, Alphonse Ibi Kouagou, a indiqué le 02 mars 2022 à Abidjan, que l’institution est venue s’imprégner de la vision et des priorités de développement de la Côte d’Ivoire. C’était au sortir d’une séance de travail que la délégation d’administrateurs a eue avec le Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi. 
 
« La réunion avec le Premier Ministre visait à introduire mes collègues auprès du Premier Ministre, tout comme de nous imprégner de la vision et des priorités de développement du pays, sur lesquelles le groupe de la Banque mondiale pourrait renforcer ses interventions ».
 
Et d’ajouter que dans cette optique, le Plan National de Développement (PND 2021-2025) est une feuille de route très importante pour la Côte d’Ivoire. « Le Premier Ministre nous a donné le détail des priorités du pays et nous allons accompagner la Côte d’Ivoire jusqu’au bout », a-t-il dit.
mc

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L’ONG américaine Mighty Earth présente devant la presse ivorienne mercredi 16 février 2022, a annoncé la perte de 19 421 hectares (ha) de forêts de 2019 à janvier 2022 selon son rapport publié dans la mi-février 2022 et a noté que le secteur du chocolat n'a pas tenu sa promesse à mettre fin à la déforestation.

À en croire ce rapport,  l’ONG Mighty Earth estime que les entreprises de chocolat ont failli à leur promesse de faire face à la déforestation en Côte et au Ghana, « Le secteur du chocolat n'a pas tenu sa promesse à mettre fin à la déforestation dans ses chaînes d'approvisionnement en cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana », indique l’ONG.

Selon le Dr Julian Oram, directeur Afrique de Mighty Earth, au regarde des données satellites, des visites de terrains et la collaboration étroite avec les coopératives, recueillies les multinationaux du chocolat n’ont pas tenu leur engagement.

« Le constat principal est que l'industrie du cacao, de façon générale ne tient pas ses promesses dans la lutte contre la déforestation et la préservation de l'environnement", a fait savoir Dr Julian Oram , via visioconférence au siège de l'ONG à Cocody-Angré, Regroupement des acteurs des droits humains (RAIDH).

Le rapport révèle que le cacao contribue encore à la destruction d’aires protégées et de l’habitat des chimpanzés et des éléphants. Malgré les promesses faites, plus de quatre ans après le lancement de l’Initiative Cacao et Forêts (ICF).

Les principaux pays africains producteurs de cacao sont toujours confrontés à la destruction de vastes zones forestières au profit des plantations de cacao, indique cette nouvelle analyse de données réalisée par l'ONG Mighty Earth.

Le texte révèle que même après la publication des plans de mise en œuvre par le secteur, la Côte d’Ivoire a perdu 19 421 hectares de forêt au sein des régions productrices de cacao, et le Ghana 39 497 hectares.

En additionnant ces chiffres, on obtient une superficie équivalente à celle des villes de Madrid, Séoul ou Chicago.

"Ce rapport dévoile une dimension peu ragoûtante du secteur du cacao et montre qu’il est urgent de rompre le lien unissant les produits chocolatés à la déforestation", a déclaré Glenn Hurowitz, directeur général de Mighty Earth.

Selon l'ONG : "les fabricants de chocolat tels que Nestlé, Hershey’s, Mondelēz et Mars doivent cesser de faire de vaines promesses et collaborer dès maintenant avec les gouvernements signataires de l’ICF pour mettre en place cette année un mécanisme conjoint ouvert et efficace de surveillance de la déforestation".

La Côte d’Ivoire et le Ghana, deux pays cumulant plus de 60% de la production mondiale de cacao, ont perdu 80 à 90 % de leur surface forestière au cours des dernières décennies, en grande partie pour céder la place aux exploitations de cacao.

Grâce à l’analyse de données satellitaires complétées par des enquêtes sur le terrain, Mighty Earth a pu démontrer que le défrichement des forêts tropicales pour la culture du cacao se poursuit.

 Il s’agit notamment de la déforestation dans des zones dites protégées qui constituent des habitats vitaux pour la faune sauvage menacée, notamment pour les chimpanzés et les hippopotames nains, souligne le rapport. Ces forêts sont également des puits de carbone indispensables pour freiner la crise climatique et la perte de biodiversité, fait observer l'organisation qui préconise, entre autres, comme conclusion principales une surveillance plus large des forêts par le gouvernement.

Pour Mighty Earth, quatre ans et demi après l’engagement pris dans le cadre de l’ICF par les fabricants de chocolat, le gouvernement doit "interdire la création de nouvelles exploitations de cacao", car on peut produire plus sur des petites surfaces.

La Côte d’Ivoire a perdu 19 421 hectares (ha) de forêts, soit 2 % de ses forêts, depuis que le plan d’action de l’ICF a été publié en janvier 2019, tandis que le Ghana a perdu une surface conséquente de 39 497 ha de forêts, avec un taux de déforestation vertigineux de 3,9 %. Pour la Côte d’Ivoire, la perte moyenne du couvert forestier a été 230 % plus élevée depuis janvier 2019 qu’elle ne l’a été entre 2001 et 2017, et 340 % plus élevée que la perte moyenne enregistrée au cours des années 2000.

La déforestation se poursuit dans l’ensemble des aires protégées de Côte d’Ivoire et du Ghana, et l’analyse des données satellitaires et les observations sur le terrain en Côte d’Ivoire menées par Mighty Earth révèlent que l’expansion de la culture du cacao joue un rôle majeur dans cet empiètement.

En termes de recommandations, l'ONG appelle en cette année 2022 à "un mécanisme commun ouvert et transparent de surveillance de la déforestation" qui doit être mis en place par les fabricants de chocolat.

 En outre, les négociants en cacao et les gouvernements doivent mettre leurs informations sur les chaînes d’approvisionnement en cacao en commun et en les associant aux données d’imagerie satellitaires. Un tel mécanisme permettrait d’agir collectivement pour empêcher l’empiètement des forêts par l’expansion des plantations de cacao et de cibler les initiatives visant à améliorer les moyens de subsistance des petits exploitants au Ghana et en Côte d’Ivoire, mentionne le rapport.

Par ailleurs, l'ONG estime que les principaux chocolatiers et négociants en cacao devraient participer activement à la restauration des forêts dégradées et de la biodiversité, et s’engager à s’approvisionner d’ici 2025 en cacao issu de l’agroforesterie à hauteur d’au moins 50 %. 

Mighty Earth exhorte le gouvernement de la Côte d’Ivoire à valider rapidement les limites des aires protégées et stopper toute nouvelle déforestation en associant de manière transparente, les communautés et les organisations de la société civile à leur suivi.

L'ONG américaine invite l’Union européenne, le Japon et les États-Unis à adopter une législation obligeant les entreprises à effectuer des contrôles de vigilance approfondis pour prévenir l’importation de cacao ou de produits dérivés du cacao liés à la déforestation sur leurs marchés respectifs.

mc

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Désormais, les prix de cession de la poche de sang et des produits sanguins sont uniformisés à 3 000 FCFA aussi bien dans le secteur public que privé, en vue d’éradiquer la spéculation et stopper l’inflation pour un accès plus accessible au citoyen lambda, a décidé le gouvernement.

Cette mesure prise par le gouvernement ivoirien au cours du Conseil des ministres, le mercredi 23 février 2022 à Abidjan, est une réponse à la surenchère dans le milieu sanitaire, surtout dans le privé. Selon une idée reçue, le sang des établissements publics serait moins sûr que celui des établissements privés. Ce qui a occasionné des flambées de prix pour les poches de sang au grand dam du plus grand nombre des citoyens.

Il est à noter que la qualité de la poche de sang vendue dans un établissement sanitaire privé ne peut être plus sûre que celle vendue dans les structures publiques, dans la mesure où le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) qui ravitaille, à la fois les établissements sanitaires publics et privés, est le seul service qui collecte et fournit du sang en Côte d’Ivoire. C’est donc le même sang qui est vendu aussi bien dans le public que dans le privé.

Avant l’uniformisation des prix, la poche de sang était accessible dans les Hôpitaux généraux et formations sanitaires publics au prix de 2 000 FCFA contre 6 000 FCFA dans les Centres hospitaliers universitaires (CHU). Dans les cliniques privées, la poche de sang revenait à 25 000 FCFA.

Grâce à la subvention de l’Etat, les usagers pouvaient se procurer la poche de sang ainsi que les produits sanguins aux différents prix cités plus haut. Là où normalement, ils devraient débourser plus de 50 000 FCFA pour se les procurer.

L’uniformisation des prix de la poche de sang et des produits sanguins est une action de haute portée sociale que vient de réaliser le gouvernement. Cette mesure permet à l’ensemble de la population et, plus particulièrement les plus défavorisées, d’avoir désormais accès à la poche de sang et aux produits sanguins à moindre coût.

Afin de renforcer l’activité transfusionnelle et pérenniser les acquis, le gouvernement a aussi arrêté d’importantes mesures pour renforcer les capacités de production de sang des différentes structures du CNTS, de façon à couvrir entièrement les besoins estimés à 250 000 unités de poches de sang par an.

Pour ce faire, après le budget complémentaire accordé au CNTS, dans le cadre du deuxième Programme social du gouvernement (PSGouv 2), à hauteur de 2,5 milliards de FCFA pour financer l’achat d’intrants, notamment les poches à sang, les réactifs de dépistage et de confirmation, la collation et la prime des donneurs, le gouvernement vient d’accorder à nouveau au CNTS une rallonge budgétaire de 2,5 milliards de FCFA pour soutenir les activités de collecte de sang et pérenniser les acquis de l’activité transfusionnelle nationale.

Ce financement permettra, plus précisément, d’investir dans l’acquisition de véhicules de collecte mobile de sang, d’équipements de prélèvement, de laboratoires, de froid et de conservation et la réhabilitation des bâtiments des structures de production.  

mc

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Jean-Marc FEH, cadre de la région de Danané, dans une déclaration dont « LDA »,  interpelle le ministre Albert Mabri Toikeuse suite à ses propos « irresponsables » lors de la cérémonie de reconnaissance aux populations tenue par les cadres de l’Udpci, le samedi 19 Février 2022 à Danané.

Alors que rien n’est encore décidé pour les municipales, et que les populations DAN après des débriefings psychologiques consentent à s’inscrire dans une dynamique de cohésion sociale et du vivre ensemble, valeur sans quoi rien de beau et de grand  ne peut se faire pour notre pays et particulièrement pour la région de Danané.

                                                                    

C’est cette belle période, pleine de joie et d’entente cordiales entre les peuples vivants à Danané que le sieur Mabri Toikeuse choisit pour déverser et distiller insidieusement sa campagne de fabrication de l’ennemi, de division et d’implantation de la haine dans le cœurs des DAN.

                   

  • les DAN s’attendaient à des messages d’espérance centrés sur le développement de notre région,
  • la jeunesse de Danané espère voir son employabilité s’accroître,
  • les femmes espèrent voir leur autonomisation se consolider, les routes villageoises reprofilées par le conseil régional afin de faciliter l’écoulement des vivriers qu’elles mettent du cœur et de l’amour à produire,

Malheureusement, rien ne dessine à l’horizon et pourtant un puissant outil de développement est entre les mains du sieur Mabri Toikeuse président du conseil régional.

Au regard de ce qui précède, jeune cadre et natif de Danané  voudrais-je faire les observations suivantes :

-   Sous l’impulsion de SEM Alassane Ouattara, le Gouvernement n’a ménagé aucun effort pour en garantir la cohésion sociale et l’inclusivité ;

-   Pour mémoire, personne ne reconnait, ni estime que les DAN sont un peuple xénophobe renfermé sur lui-même, belliqueux. Au contraire l’hospitalité légendaire des Ivoiriens est perceptible en région Dan.

Malheureusement, toutes ces valeurs qui ne demandent qu’à être renforcées, sont la cible du Sieur Mabri Toikeuse pour déstabiliser notre si riche région en potentialités socio-économiques. Cette démarche ambivalente est assez caractéristique de la mauvaise foi de Mr Mabri Toikeuse qui réclame à la fois une chose et son contraire.

En effet, président d’un parti politique, dont l’emblème est l’arc-en-ciel symbolisant l’harmonie, son parti proclame le dialogue et se rend adepte de la violence politique le  boycott des présidentielles 2020 ayant occasionné  près d’une centaine de morts atroces et de nombreuses victimes marquées à vie avec un nombre incalculable de dégâts matériels.

Comment comprendre que lui Mabri Toikeuse, se disant docteur n’a jamais pensé ni œuvré pour la construction d’un hôpital régional à Danané qui aurait été un maillon de l’attractivité de notre région? Alors que le tourisme médical à une dimension économique.

Devant cette fuite en avant et le refus délibéré et persistant du sieur Mabri Toikeuse de s’inscrire résolument sur le chemin de la démocratie vraie,

-   je  voudrais exprimer ma plus vive indignation face aux dérives langagières  répétées d’un ex-ministre, cadre de la région, président du conseil régional qui veut obtenir un fauteuil municipal dans le sang de ses concitoyens.

-   Je condamne avec force et sans réserve, la sortie hasardeuse ainsi que les propos irresponsables de M. Mabri Toikeuse, de surcroît ancien ministre qui multiplie les déclarations incendiaires publiques et sournoises, verse dans la provocation inutile, défie les Institutions de la République, incite à la haine et à la violence politique.

-  L’opinion nationale et internationale devrait tenir pour responsable toutes celles et tous ceux qui s’adonnent à des appels à la haine, à la violence et à l’instauration d’un climat de chaos, en l’occurrence le sieur Mabri Toikeuse.

-   je  m’oblige à demander pardon à toutes celles et ceux dont les propos du sieur Mabri Toikesuse à bien pu choquer, sachez que ces propos ne reflètent aucunement l’état d’esprit des populations autochtones DAN,

-   je  voudrais, à l’endroit de la jeunesse toutes tendances confondues, genre, politiques, religieuse à se départir  de ce type de langage, à garder et préserver la dynamique du vivre ensemble. Des jours meilleurs s’annoncent pour nous jeunes de DANANE.

Approprions nous la devise de notre pays, unissons-nous, soyons et restons disciplinés afin de travailler pour un DANANE NOUVEAU, un DANANE DE PAIX.

Fait à Abidjan, le 22 Fevrier 2022

Jean-Marc  FEH  

JEUNE CADRE DE DANANE


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Pour sa 7e édition, Orange Fab propose un programme de développement et de renforcement aux startups matures de Côte d’Ivoire, disposant d’une bonne structure organisationnelle et d’une capacité à délivrer des services de qualité en toute efficacité. Le Manager d’Orange Fab Cote d’Ivoire, Didier Any, a affirmé : « pour une collaboration rapide et efficace nous recherchons des partenaires aptes à répondre rapidement aux attentes et exigences de la multinationale qu’est Orange ».

Ce programme concerne toute startup inscrite dans les domaines de l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la E santé, la Fin Tech, l’environnement, la cyber sécurité, les data analytics, ainsi que la solution RH. Les candidatures restent ouvertes jusqu’au Lundi 28 février 2022 sur la page Facebook « Orange Digital Center Cote d’Ivoire ».

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 L’Africa Investment Forum organise le mois prochain par visioconférence, des sessions en boardrooms (salles de transactions), une des composantes clés de l’initiative, ont annoncé jeudi ses représentants. L’événement avait connu un report l’année dernière.

Les sessions en boardrooms se tiendront du 15 au 17 mars prochain, pour des discussions visant à faire avancer les transactions dans le pipeline depuis 2021. La troisième édition de l’Africa Investment Forum devait se tenir en format hybride à Abidjan en décembre 2021, mais a été reportée en raison de l’émergence du variant Omicron du Covid-19. Quarante-cinq transactions d’une valeur de 57,4 milliards de dollars ont été sélectionnées pour les discussions en boardrooms.

L’annonce de l’événement du mois de mars a été faite suite à une réunion des partenaires fondateurs d’Africa Investment Forum, une plateforme multipartite et multidisciplinaire qui fait avancer des projets de partenariat public-privé et privé jusqu’au stade de la bancabilité, en mobilisant des capitaux et en accélérant les ententes vers le bouclage financier des transactions.

Lors d’une session publique, l’Africa Investment Forum a fait le point sur les progrès accomplis et a présenté en avant-première cinq transactions. Parmi ces transactions figurent notamment un investissement pour développer plus de 220 kilomètres de lignes de transmission électriques dans le cadre d’un accord de partenariat public-privé à long terme, un projet dont l’objectif sur dix ans, est de déployer une infrastructure à haut débit pour plus de 800 000 clients résidentiels et des petites entreprises, et un projet de création de centre biomédical et pharmaceutique.

Les 45 transactions qui seront examinées en boardrooms recèlent un potentiel total de 3,8 millions d’emplois, à la fois directs et indirects dont un million destiné aux femmes et entrepreneures africaines, et un autre million aux jeunes.

À l’issue de la présentation, la directrice d’Africa Investment Forum, Chinelo Anohu, a déclaré : « Il y a un engagement énergique à faire avancer l’Africa Investment Forum ». Elle a ajouté qu’au-delà de favoriser les investissements, Africa Investment Forum s’emploie à promouvoir un environnement favorable aux affaires dans les pays africains. « Les bonnes politiques font les bons investissements », a-t-elle souligné.

Parmi les 160 participants à la réunion, qui représentaient des investisseurs et des organismes de préparation de projets, figuraient Sarah Whitten, de l’Agence américaine pour le commerce et le développement, Preeti Sinha, secrétaire exécutive du Fonds d’équipement des Nations unies et Omar Ezzat, du Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement.

Cette présentation s’inscrivait dans le cadre d’une réunion de deux jours des partenaires fondateurs de l’Africa Investment Forum. Les dirigeants des partenaires fondateurs se sont réunis un peu plus tôt jeudi, pour discuter des avancées et des domaines stratégiques à privilégier pour l’année à venir. Les huit partenaires fondateurs sont : la Banque africaine de développement, qui héberge également l’Africa Investment Forum, Africa 50, Africa Finance Corporation, la Banque africaine d’import-export, la Banque de commerce et de développement de l’Afrique orientale et australe, la Banque européenne d’investissement ; et la Banque islamique de développement.

Le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, a souligné l’importance de donner la priorité à la sécurité et à la souveraineté de l’Afrique en matière de soins de santé, en s’appuyant sur trois piliers : la construction d’infrastructures de santé de qualité, le développement de l’industrie pharmaceutique du continent et l’augmentation de la capacité de fabrication de vaccins.

Dr Adesina a déclaré qu’il espérait voir un grand nombre des partenaires fondateurs de l’Africa Investment Forum jouer un rôle dans l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique, une initiative de la Banque africaine de développement, de la Banque africaine d’import-export, de la Commission de l’Union africaine et de l’AUDA-NEPAD. Ce partenariat, qui a été annoncé le 18 février lors du sommet Union européenne‑Union africaine, permettra de lever jusqu’à 500 millions de dollars de capitaux pour le développement et la préparation de projets à un stade précoce, afin de catalyser des projets d’infrastructure bancables plus écologiques et à grande échelle, et rapidement.

Le président de la Banque africaine de développement a salué les dirigeants des institutions partenaires pour s’être réunis rapidement en 2020 afin d’apporter une réponse unifiée à la pandémie de Covid-19, qui avait été annoncée lors de la dernière réunion des partenaires fondateurs.

« À l’avenir, nous devons collaborer plus étroitement pour accélérer le rythme des investissements dans les infrastructures », a insisté Dr Adesina.

Alain Ebobissé, dirigeant d’Africa 50, a fait état d’une accélération de la fuite des capitaux pendant la pandémie et a réitéré la nécessité de dynamiser la mobilisation des ressources domestiques.

Parmi les autres sujets de discussion, figurait le rôle de la Zone de libre‑échange continentale africaine dans le développement des marchés régionaux et la transition énergétique de l’Afrique.  

L’Africa Investment Forum a bouclé 10 transactions pour une valeur de 3,1 milliards de dollars et compte actuellement en portefeuille 136 transactions pour une valeur totale de 87,52 milliards de dollars.

km

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