Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Annoncée par le gouvernement au Conseil des ministres, le mercredi 26 janvier 2022 à Abidjan, l’Unité flottante de production d’électricité (POWERSHIP = bateau qui produit de l'électricité), d’une capacité de production d’environ 202 MW, prévue pour être installée sur la lagune, en zone portuaire, en face de la centrale d’Azito (Yopougon) est en cours de réalisation.

 Selon le directeur général de Côte d'Ivoire Énergies, Noumory Sidibé, cette unité qualifiée de centrale réserve, est appelée à renforcer la capacité de production nationale en énergie et faire face à la forte demande en électricité.

« Les travaux avancent très bien. Depuis deux semaines, les équipes de la société Karpower, en liaison avec les équipes de Côte d'Ivoire Énergies et de CIE, ont commencé à faire des pylônes, à construire toutes les infrastructures nécessaires pour le raccordement du bateau », s’est félicité Noumory Sidibé, le mercredi 23 mars 2022.

Selon le DG de Côte d'Ivoire Énergies, les travaux de raccordement au réseau national vont se poursuivre pendant environ trois semaines et cela permettra de fournir de l'énergie au profit de l'ensemble des consommateurs ivoiriens.

Cette unité flottante, dont la fin des travaux de raccordement et l'entrée en service sont prévues pour mi-avril prochain, permettra à la Côte d'Ivoire de faire face aux aléas qui pourraient survenir dans l'exploitation du réseau. 

L’énergie produite sera évacuée, à travers une ligne de 225 KV d’environ 800m raccordée au poste 225 d’Azito qui a une puissance actuelle installée de 441 MW. 

Sa mise en service combinée à la fin des travaux d'extension de la centrale d'Azito (avec la centrale électrique au gaz naturel) permettra d'accroître la puissance installée sur le réseau national de 380 nouveaux MW. 

Grâce aux nombreux efforts d’investissements du gouvernement depuis 2011 dans les infrastructures énergétiques, la capacité de production en électricité du pays a augmenté de 60 % entre 2011 et 2019 pour atteindre 2229 MW.

Aujourd’hui, plus de 80% des zones habitées sont électrifiées et près de 92% de concitoyens ont accès à l’électricité.

Concernant le projet d’électricité, près de 1 900 milliards de FCFA de chantiers électriques sont en cours de réalisation dans le pays.

Toutes ces infrastructures en cours, une fois opérationnelles, viendront conforter l’ambition du gouvernement d’atteindre une puissance électrique installée de 4 000 MW à l’horizon 2030 et de transformer la Côte d’Ivoire en un hub énergétique du sous-continent.

mc

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A l’occasion de la 10ème édition de la Global Money Week (GMW) - la Semaine Mondiale de l’Argent (SMA), placée sous le thème : « Construisez votre avenir, soyez intelligent avec l'argent !», les acteurs nationaux, panafricains et internationaux de la finance ; Visa, Ecobank Côte d’Ivoire et le Programme Economique et Financier de la Côte d’Ivoire s’engagent en faveur de l’éducation financière des jeunes ivoiriens.

VisaEcobank Côte d’Ivoire et le Programme Economique et Financier de la Côte d’Ivoire, organisent du 21 au 27 mars 2022 dans la ville de Adzopé en Côte d’Ivoire, la « Semaine Mondiale de l’Argent » et soutiennent l’éducation financière de la jeunesse au travers d’une initiative annuelle de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE).

L’édition 2022 de la Semaine Mondiale de l’Argent, qui se déroule du 21 au 27 mars dans la ville d’Adzopé située à plus de 100km de la capitale ivoirienne, va voir la participation de plus de 300 personnes qui vont participer aux ateliers, activités et panels d’échanges. Ces journées seront l’occasion pour le PEF accompagner de Visa et Ecobank Côte d’Ivoire de former les éducateurs, les jeunes et étudiants de la région aux règles de base de la finance et également de découvrir les métiers, l’activité et les produits bancaires.

Outre la jeunesse, Visa, Ecobank Côte d’Ivoire et le Programme Economique et Financier de la Côte d’Ivoire apporteront leur expertise aux parents d’élèves, au corps professoral et aux encadreurs en charge de l’éducation afin d’échanger sur la thématique de l’édition de cette année.

"L'engagement de Visa en faveur de la l’éducation financière pour tous, partout, s'étend sur plus de deux décennies, et ce que nous avons appris au cours de notre quête, c'est que combler le fossé des connaissances ne peut être la seule responsabilité des éducateurs. Les dirigeants financiers, en tant qu'agrégateurs de connaissances de l'industrie, doivent travailler ensemble pour s'assurer que les jeunes générations acquièrent des compétences pratiques et fondamentales de gestion de l'argent.” a déclaré Ismahill DIABY, Directeur Général Afrique de l'Ouest et Centrale Visa.

« Dans un pays ou 77,3% des habitants est constitué de jeunes âgés de moins de 35 ans, Ecobank Côte d’Ivoire dans le cadre de ses actions en faveur des populations s’engage à la construction d’une jeunesse citoyenne autonome et avertie. En prenant part à ce type de manifestation, nous marquons ainsi notre engagement à la construction d’un monde dans lequel l’accès aux services bancaires est simplifié et à la portée de tous.  Pour cela, notre institution s’associe à des initiatives telles que la Global Money Week » explique Paul-Harry Aithnard, Directeur général de Ecobank Côte d’Ivoire et Directeur régional Exécutif UEMOA.

MC

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Pfizer fournira jusqu’à 4 millions de doses de son traitement oral contre le Covid-19 à des dizaines de pays pauvres dans le cadre d’un accord avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a annoncé mardi 22 mars 2022 le laboratoire pharmaceutique.

Pfizer prévoit de commencer à fournir à l’Unicef les pilules antivirales, Paxlovid, à partir d’avril prochain et jusqu’à la fin de l’année, selon la société. Des dizaines de pays à faible revenu recevront les pilules à un prix réduit, tandis que les pays à revenu moyen supérieur paieront davantage dans le cadre d’un système de prix différenciés, selon Pfizer.

“L’approvisionnement de l’Unicef est un élément important de notre stratégie globale visant à accélérer l’accès au Paxlovid pour traiter l’infection à Covid-19 aussi rapidement que possible et à un prix abordable”, a déclaré dans un communiqué le PDG de Pfizer, Albert Bourla.

Pfizer a précisé qu’elle commencerait à expédier des pilules en avril dans les pays où Paxlovid est autorisé, et qu’elle s’attend à ce que d’autres approvisionnements soient disponibles tout au long de l’année. La société a fait savoir qu’elle prévoit de produire 120 millions de traitements d’ici la fin de 2022.

Pfizer a accordé une licence pour le Paxlovid par l’intermédiaire du Medicines Patent Pool, une organisation de santé publique soutenue par les Nations unies, qui permettra à d’autres entreprises de produire une version générique à faible coût du traitement Covid afin de stimuler l’offre dans les pays à faible revenu du monde entier.

mc

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Quelque 6,8 millions de personnes ont été affectées par la sécheresse en Ethiopie, a indiqué le Programme alimentaire mondial (PAM) dans son dernier bulletin publié mardi.

«Les pénuries d’eau et de pâturages sont dévastatrices pour les moyens de subsistance, contraignant des familles à quitter leur foyer partout dans les régions du sud et du sud-est de l’Ethiopie», a précisé le PAM.

Le PAM a souligné la nécessité d’une action anticipée pour éviter une catastrophe humanitaire dans le pays, notant que « le bétail meurt, les récoltes sont détruites, et près de 5,7 millions de personnes se réveillent affamées chaque jour dans le sud et le sud-est de l’Ethiopie tandis que la Corne de l’Afrique est aux prises avec sa sécheresse la plus grave depuis 1981».

Le PAM a noté que 130 millions de dollars étaient nécessaires d’urgence pour apporter une assistance sur les quatre prochains mois, en répondant aux besoins de 3,5 millions de personnes les plus affectées par la sécheresse.

Lundi, le gouvernement éthiopien a indiqué que l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux personnes touchées par la sécheresse dans certaines parties du pays était «en bonne voie».

hn

 
 

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Au moins 36 terroristes ont été neutralisés au Burkina Faso par des interventions militaires terrestres et aériennes, indique un communiqué de la direction de la communication et des relations publiques des armées.

«Dans le cadre de la sécurisation du territoire, les Forces armées nationales conduisent depuis plusieurs jours une opération militaire dans la région de l’Est», précise le communiqué, relayé par l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB).

Le communiqué ajoute qu’au cours de cet engagement «particulièrement intense, les unités ont réussi à neutraliser au moins 36 terroristes par des interventions terrestres et aériennes».

Cependant, l’armée déplore «dans la journée du 20 mars 2022, deux incidents majeurs (…) au cours de la progression des unités : Un accrochage à 20 kilomètres de Natiaboani qui a coûté la vie à 13 soldats et causé 9 blessés, et une attaque complexe dans les environs de Napadé au cours de laquelle, 11 soldats sont tombés», fait savoir la même source.

Le chef d’Etat-major général des Armées a salué «la mémoire des soldats tombés (…)» et appelé l’ensemble des forces déployées à garder la même détermination dans l’accomplissement des missions de sécurisation, poursuit le communiqué.

hn

 
 

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La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement en charge de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford se rendra au Maroc en visite de travail, du 24 au 29 mars.

« Le Maroc est un membre fondateur et un actionnaire important de la Banque. Il est aussi notre premier partenaire, a souligné la vice-présidente Beth Dunford. Son nouveau modèle de développement traduit de fortes ambitions dans des secteurs stratégiques comme l’eau et l’agriculture. Nous venons de soutenir pour plus de 230 millions de dollars américains ces secteurs afin de renforcer l’accès à l’eau potable et consolider la résilience climatique de l’agriculture dans un contexte de sécheresse sans précédent ».

Durant son séjour, Mme Beth Dunford rencontrera des hauts responsables marocains dont notamment Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, ainsi que Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget. Ces entretiens devraient permettre de tracer les perspectives de développement du partenariat entre le Groupe de la Banque et le Royaume du Maroc.

La vice-présidente effectuera également une visite de terrain pour s’enquérir de l’impact des opérations financées par la Banque. Elle se rendra notamment à une station de traitement d’eau desservant la population de Marrakech.

Cette visite de la vice-présidente Dunford au Maroc s’inscrit dans le cadre de l’engagement constant de la Banque d’appuyer une croissance tout à la fois plus durable et inclusive pour les populations en Afrique.

Le Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement entretiennent plus de cinquante années de partenariat. L’institution a alloué plus de 12 milliards de dollars américains de financements au Royaume.

À mars 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque totalise près de 4 milliards de dollars répartis dans les secteurs du développement social et humain, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’énergie, des transports et du secteur privé.

mc

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La date du Samedi 12 Mars 2022, sera marquée encore pour longtemps dans la mémoire collective des ‘’Toubakas’’. Et ce, au regard de la grande mobilisation des populations qui n’ont pas voulu se faire conter la cérémonie d’hommage au Maire de la ville de Touba à la place « Cibouè ». Qui pour l’occasion, a refusé du monde.

Ils sont venus des 23 quartiers et de toutes les contrées de l’espace communal pour exprimer leur gratitude et leurs encouragements à Monsieur Doumbia Adama, baptisé pour ses nombreuses actions de développement, « Le bâtisseur du Touba nouveau » tant il a marqué de son empreinte au cours des trois dernières années, la transformation totale du visage de sa Cité.

L’homme é été célébré dans une ferveur quasi inédite entretenue par les danses traditionnelles du pays Mahouka (ethnie autochtone locale) qui ont apporté à la fête la note gaieté à la forte coloration du riche patrimoine culturelle de la région du Bafing. Rien n’a été laissé au hasard par le comité d’organisation pour faire de l’instant, un moment historique.

 A l’initiative des jeunes, la journée d’hommage a été pour Diomandé Brahima Kader, Président de la jeunesse communale, de justifier ce grand rassemblement. « Le rêve de toute jeunesse est de se prendre en charge et de s’affirmer comme locomotive de tout développement.

A cet effet, Monsieur le Maire, vous avez contribué à l’autonomisation de cette jeunesse par l’octroi de centaines de permis de conduire. Ayant perçu ce rêve, vous avez accompagné la jeunesse à travers des fonds d’appui pour mener à bien ses activités. Vous avez participé à sa formation dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Soucieux du développement physique de vos jeunes, vous avez boosté leur épanouissement à travers l’organisation d’activités sportive et culturelle. Et pour faire une symphonie parfaitement orchestrée, vous avez créé les conditions d’encadrement de nos activités en nous octroyant un stade et un bureau savamment et élégamment équipé en matériels divers », dira le porte-parole des jeunes. Et de conclure : « Monsieur le Maire, les jeunes de la commune de Touba par ma voix, voudraient vous dire merci. Et profiter de l’occasion pour vous dire qu’ils sont entièrement à votre disposition ».

Monsieur Bamba Moussa (Impôt), Co-Parrain, abondant dans son sens, a exalté les qualités humaines du Maire Doumbia Adama. « Humble, sobre, discret, ouvert, attentif, courageux, travailleur acharné, accompli, appliqué et doté d’une grande générosité ; Doum Fils, vous êtes un modèle pour la jeunesse du Bafing. Merci pour les valeurs humaines que vous incarnez », a-t-il soutenu. Avant de saluer le bilan élogieux de gestion des trois années de gestion. « Au-delà de ces valeurs, la cérémonie de cet après-midi, est aussi la présentation d’un bilan à mi-parcours. En effet, de nombreux projets ont été engagés. Il me plait, entre autres de citer : la création de la toute première radio municipale, les travaux de construction d’écoles, l’installation de feux tricolores, la construction d’un abattoir moderne, l’instauration d’un système de recouvrement électronique qui a décuplé les recettes municipales… », a insisté Bamba Moussa.

Il a fait un don de 2 millions en son nom et en celui de son homologue Parrain, l’Honorable, Docteur Soumahoro Youssouf, Député de Koro.

Dosso Youssouf, représentant le Ministre Mamadou Sanogo, Président du Conseil Régional du Bafing, a salué le comité d’organisation pour la mobilisation exceptionnelle. Il a fait savoir que les prochaines élections municipales, ne seront qu’une simple formalité pour le Maire Doumbia Adama dont le bilan est inattaquable.

Il a surtout affirmé que tous les élus qui marchent dans l’ombre du Ministre Mamadou Sanogo, « sont tous des travailleurs ». C’est pour quoi pour lui en « 2023, il n’y aura pas match » sous les cris approbateurs du nombreux public.

Hamza de Bamba

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Seize soldats maliens ont été tués lundi dans le centre et l’est du pays dans deux attaques distinctes imputées aux jihadistes, dont une a été revendiquée par l’organisation Etat islamique, selon un nouveau bilan de l’armée publié dans la nuit de mardi 22 mars  à mercredi 23 mars 2022.

Un précédent bilan faisait état de quatre soldats maliens tués au total à Tessit (est) et Boni (centre). L’armée a indiqué tard mardi soir dans son communiqué avoir “neutralisé” 37 “terroristes”.

L’organisation Etat islamique a assuré pour sa part avoir tué et blessé des dizaines de soldats au cours de l’attaque de Tessit, dans un communiqué publié par son agence Amaq et authentifié par l’organisme spécialisé américain SITE.

L’Etat islamique y utilise une nouvelle dénomination de “province du Sahel” de l’EI, dans laquelle il place le Mali.

L’organisation Etat islamique inscrivait jusqu’alors le Mali, le Burkina Faso et l’est nigérien voisins dans sa “province d’Afrique de l’Ouest”.

hn

 
 

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Un centre de recherche et de développement de vaccins du groupe dit du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vient de voir le jour avec pour mission de promouvoir la recherche sur le développement de vaccins anti-Covid-19.

S’exprimant lors de la cérémonie de lancement du centre, tenue en ligne, le ministre chinois des Sciences et des Technologies, Wang Zhigang, a indiqué que la Chine va travailler avec les autres pays du BRICS pour renforcer la recherche dans le domaine du développement de vaccins.

La Chine œuvrera avec les membres du groupe pour mettre en place conjointement des usines de fabrication de vaccins afin de renforcer la défense contre la COVID-19 et donner espoir pour la reprise économique mondiale, a dit Wang.

Lors de la cérémonie, les cinq pays du BRICS ont proposé une initiative visant à renforcer la coopération en matière de vaccins afin d’assurer l’accessibilité aux vaccins à des prix abordables pour les pays en voie de développement.

L’initiative vise également à renforcer la capacité des pays du BRICS à contrôler les maladies infectieuses et à répondre aux menaces à la santé publique.

Des responsables et des représentants des cinq pays du BRICS ont assisté à la cérémonie de lancement du centre.

hn

 
 

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Un approvisionnement en eau potable, des toilettes décentes et de bonnes pratiques d'hygiène sont des éléments fondamentaux et essentiels pour tous. Malheureusement, tous ces éléments ne sont que des concepts théoriques, surtout en 2022, et encore plus en Afrique où seul un Africain sur quatre bénéficie d'une source d'eau potable, où plus de 200 millions de personnes ne disposent pas de toilettes et où plus de 80 % des excréments humains sont déversés dans l'environnement sans aucun traitement.

                  

L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est à la fois un droit humain fondamental reconnu par les Nations unies et amplifié par l'objectif 6 des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

Par conséquent, le rôle du plaidoyer est essentiel pour tenir les gouvernements responsables et orienter leurs politiques, augmenter la visibilité de l’assainissement tout en mettant en exergue quatre composantes clés : le développement de partenariats, la construction d'infrastructures durables, le financement et enfin l'aspect humain. Bien que l'assainissement ait ses composantes techniques et politiques, il demeure fondamentalement une question humaine.

L'absence actuelle de politiques nationales cohérentes et inclusives en matière d'assainissement est un obstacle actif à la gestion de l'assainissement sur le continent. La mise en place de lois, de politiques et de réglementations est une première étape, mais elle prend du temps - et le temps ne joue pas en faveur de l'Afrique.

L'accès à l'eau et à l'assainissement est une question extrêmement dynamique pour les populations d'Afrique. Le processus d'amélioration des politiques africaines en matière d'accès à l'eau et à l'assainissement doit refléter ce dynamisme. L'élaboration des politiques et leur mise en œuvre doivent se faire simultanément dans tous les domaines en encourageant la participation des communautés à chaque niveau de la société.

Le chemin à parcourir est encore long. La question centrale est que tous les pays africains n'ont pas encore reconnu l’assainissement comme un droit humain fondamental. Dans certains pays, il est donc difficile de faire respecter le droit des populations à l'assainissement. Dans d'autres pays, le droit à l'assainissement a été " constitutionnalisé ", rendant sa mise en œuvre beaucoup plus facile. Toutefois, même lorsque le droit à l'assainissement est légiféré, il reste à créer des politiques cohérentes, dynamiques, actualisées et inclusives. Les politiques d'assainissement sont en effet complexes, et les pays africains en sont à des stades différents d'élaboration ou de mise en œuvre de leurs politiques et réglementations, de construction d'infrastructures et d'implication du secteur privé. Cette complexité a été accentuée par une faible implication des parlements nationaux qui devraient contrôler le processus.

Ce qu'il convient de faire

En ce qui concerne la résolution de ces distorsions, l'important est de développer des plans nationaux, de renforcer les capacités, de créer des synergies, d'allouer des budgets pour la mise en œuvre et de renforcer le plaidoyer. Le Conseil des ministres africains de l'eau (AMCOW) a élaboré des Lignes directrices pour les politiques d'assainissement en Afrique, qui peuvent être facilement adaptées à chaque pays africain. L'idée d'avoir un ensemble de lignes directrices uniformes pour tous les pays étant née, les parlementaires, par exemple, ont un rôle clé à jouer dans le contrôle de l’action gouvernementale et le vote de lois telle que le budget.

L'ASPG fournit une plateforme pour que les ODD de l'Afrique en matière d'assainissement soient enfin atteints. La cause première de ce retard est que l'assainissement n'est pas encore pleinement compris par de nombreux gouvernements, dont certains n'ont même pas de ministère dédié à l'assainissement. Si les gouvernements ne voient pas de potentielles synergies avec les autres secteurs et le secteur privé, ils resteront aveugles à la rentabilité inhérente du secteur de l’assainissement.

Niyel mène une initiative de plaidoyer sur l'assainissement depuis 2017 afin de persuader les principaux décideurs des gouvernements nationaux du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali et du Sénégal. L'objectif de notre plaidoyer est de collaborer avec les gouvernements pour qu'ils accordent une plus grande priorité à l'assainissement et augmentent l'utilisation de l'assainissement autonome

par opposition à l'assainissement connecté qui nécessite des infrastructures coûteuses, améliorant ainsi les résultats en matière de santé, d'économie et d'égalité des sexes pour les populations mal desservies de la région.

Pour ce faire, nous invitons par exemple les décideurs à rencontrer les communautés dans un forum ouvert pour répondre aux questions de la communauté et vice versa lors du Forum mondial de l’eau à Dakar. L'objectif est de briser la perception d'une hiérarchie et de faire naître l'idée que les dirigeants répondent à leur population et d'établir un cadre de compréhension de ce que le gouvernement peut et ne peut pas faire et le rôle de la population. Pour les décideurs, ces personnes ne sont plus des numéros sans visage, mais leurs voisins et des personnes qu'ils connaissent désormais.

Dans le cadre des insuffisances des politiques qui ne relèvent pas uniquement de la responsabilité de nos décideurs, nous avons créé un outil permettant de tester les connaissances des parties prenantes en matière d'assainissement, de mettre en évidence les problèmes liés à la chaîne de valeur, aux politiques et aux systèmes en place, mais surtout de fournir des recommandations pour un meilleur assainissement : Le championnat africain de l'assainissement. Ce championnat se décline en deux versions, une version en ligne plus populaire appelée Poop Trivia et une version hors ligne. La deuxième édition de la version hors ligne se tiendra pendant le forum mondial de l'eau à Dakar où 6 groupes d'acteurs du secteur de l'assainissement s'affronteront : parlementaires, ministères, offices nationaux, vidangeurs, jeunes professionnels de l'eau et société civile.

À la suite d’un webinaire que nous avons organisé avec le réseau africain de parlementaires pour l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement autour des ASPG et du rôle des parlementaires pour assurer leur mise en œuvre, les parlementaires burkinabè présents ont demandé au ministre burkinabè d'intégrer ces lignes directrices dans une stratégie sur les eaux usées et les excréta qui était en cours d'élaboration. Cette initiative témoigne de l'affirmation croissante des parlementaires sur les questions d'eau, d’assainissement et d'hygiène. Sur cette base, nous organisons une réunion des parlementaires pendant le Forum mondial de l'eau à Dakar afin de réfléchir au rôle qu'ils jouent et de définir les actions futures pour assurer le développement et la mise en œuvre de politiques inclusives au niveau national dans les différents pays. De cette manière, nous souhaitons introduire une politique nationale plus nuancée que les grandes lignes de l'ASPG.

Nous appelons tous les gouvernements africains, en plus de la mise en œuvre de politiques inclusives, à garantir un environnement favorable où le secteur privé, les communautés et les médias contribuent pleinement à faire en sorte que chaque Africain ait accès à l'eau potable, à des toilettes décentes et à une bonne hygiène.

Laetitia Sadiya Delaunay/Badolo

Responsable de la planification et de la réalisation de projets de plaidoyer et d'affaires publiques, Niyel

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