Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Les 30 chefs d’État et de gouvernement de l’Otan, réunis jeudi 24 mars 2024 en sommet extraordinaire à Bruxelles, ont décidé de proroger le mandat du Secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, jusqu’au 30 septembre 2023 en raison de la guerre en Ukraine.

“Honoré par la décision des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN de prolonger mon mandat de secrétaire général jusqu’au 30 septembre 2023”, a annoncé le Norvégien sur Twitter.

Jens Stoltenberg devait quitter son poste à l’automne pour prendre à la date du 1er décembre la tête de la banque centrale norvégienne, mais la guerre en Ukraine a chamboulé le plan initial.

“Alors que nous sommes confrontés à la plus grande crise de sécurité depuis une génération, nous sommes unis pour maintenir notre Alliance forte et nos citoyens en sécurité”, a-t-il souligné.

Avant de prendre la tête de l’OTAN, Stoltenberg a été Premier ministre en Norvège en 2000-2001 puis entre 2005 et 2013.

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La tension semble persister dans la péninsule coréenne depuis l’augmentation des tirs d’essai de missiles par la Corée du Nord, menaçant un équilibre fragile dans cette partie si névralgique du monde.

Vendredi matin, Pyongyang a confirmé avoir effectué jeudi 24 mars 2024 un tir d’essai d’un missile balistique intercontinental (ICBM), sur ordre de son leader Kim Jong-un, rapportent les médias sud-coréens citant l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

« Le tir d’essai d’un nouveau type de missile balistique Hwasongpho-17 des forces stratégiques de la RPDC (République populaire démocratique de Corée) a été mené le 24 mars sous l’ordre direct de Kim Jong-un, secrétaire général du Parti du travail de Corée, président de la Commission des affaires de l’État et commandant suprême des forces armées de la RPDC », indique KCNA.

Le tir a pour objectif de « faire connaître au monde entier la puissance de nos forces armées stratégiques » a ajouté l’agence.

Le leader nord-coréen a menacé que « toute force qui cherche à porter atteinte à la sécurité » de son pays « devra payer un prix très cher ».

Le tir de jeudi, le 13è effectué par le Nord depuis le début de l’année a aggravé les craintes et la tension dans la péninsule coréenne.

Jeudi, le président sortant sud-coréen, Moon Jae-in, convoqué une réunion du Conseil de sécurité nationale (NSC) de son pays. Il a mis en garde que le lancement de tirs par la Corée du Nord représente l’abandon du moratoire auto-imposé sur les tests d’ICBM que Kim Jong-un avait promis à la communauté internationale et une violation claire des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Réagissant à cette escalade, le Conseil de sécurité onusien a convoqué une réunion vendredi pour discuter de cette affaire.

Les États-Unis et cinq autres pays membres du Conseil de sécurité, dont le Royaume-Uni et la France, ont appelé à organiser cette réunion d’urgence du Conseil.

Les États-Unis avaient demandé à plusieurs reprises à l’organe décisionnel de l’Onu d’imposer de nouvelles sanctions à la Corée du Nord.

La tension dans la péninsule coréenne devra, d’autre part, faire l’objet de discussions lors d’un entretien téléphonique vendredi entre le président élu sud-coréen, Yoon Suk-yeol, et le président chinois Xi Jinping, a annoncé jeudi le porte-parole de Yoon.

Les entretiens seront organisés à la lumière de l’escalade de la tension suite aux menaces nucléaires de la Corée du Nord, a dit le porte-parole.

Rappelons que les forces armées sud-coréennes ont effectué jeudi un exercice conjoint de tir réel impliquant certains de leurs principaux missiles, en réponse au nouveau tir de missile par la Corée du Nord.

HN

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Le gouvernement fédéral éthiopien a annoncé jeudi 24 mars 2024 une trêve humanitaire illimitée et immédiate pour accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin dans la région du Tigray dans le nord du pays, a indiqué le Service de Communication du gouvernement.

Dans un communiqué, le Service de Communication du gouvernement a souligné que les autorités fédérales ont augmenté le nombre de vols humanitaires des Nations Unies et accéléré la livraison de carburant et d’espèces pour les paiements par les organisations humanitaires.

Des vols du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de l’OMS et l’Union européenne ont été facilités pour acheminer l’aide humanitaire, précise la même source.

« Cependant, des milliers de personnes de la région du Tigray se rendent actuellement dans les régions voisines à la recherche d’une assistance. Bien qu’il soit réconfortant de voir le lien fraternel et la solidarité manifestés par les communautés qui reçoivent et aident les personnes dans le besoin, le gouvernement estime que la situation justifie des mesures urgentes pour garantir que les personnes dans le besoin puissent recevoir de l’aide dans leurs localités », note le communiqué.

L’engagement pris par le gouvernement éthiopien ne pourrait avoir le résultat souhaité d’améliorer la situation humanitaire sur le terrain que dans la mesure où il serait réciproque de la part de l’autre partie, allusion faite aux rebelles du front de libération du peuple du Tigray.

L’Etat régional du Tigray était en proie à un conflit depuis novembre 2020, lorsque l’armée fédérale éthiopienne avait mené une offensive contre les dissidents du TPLF, après avoir attaqué le Commandement Nord de l’armée éthiopienne et pris en otage plusieurs officiers supérieurs.

En mai dernier, la Chambre des Représentants du peuple (Chambre basse du parlement éthiopien) avait approuvé à la majorité la désignation du TPLF comme “organisation terroriste”.

Après une présence de huit mois au Tigray, le gouvernement fédéral avait décrété fin juin dernier, un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel au Tigray et décidé de retirer ses troupes de la région après une présence de huit mois.

Depuis cette date, le gouvernement éthiopien ne cesse de dénoncer les atrocités et les attaques commises par les rebelles du TPLF notamment dans les Etats régionaux voisins du Tigray, Amhara et Afar.

Son l’ONU, le conflit dans le nord de l’Ethiopie aurait fait plusieurs milliers de morts et plus de deux millions de déplacés qui vivent dans des conditions précaires.

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uite à sa participation à la neuvième édition du Forum Mondial de l'Eau - le plus grand événement mondial dédié aux enjeux de l'eau - le Fonds saoudien pour le développement (SFD) a appelé les dirigeants et les organisations mondiales à travailler ensemble pour préserver l'avenir de l'eau.

Le Fonds a été rejoint par des experts et des personnalités du monde entier lors du Forum Mondial de l'Eau 2022, où il a mis en évidence ses contributions à l'amélioration du secteur mondial de l'eau et souligné son engagement à soutenir les communautés les moins fortunées  en leur offrant les moyens nécéssaires à la réalisation de leur potentiel.

Le forum, premier rassemblement du genre organisé en Afrique subsaharienne, s'est déroulé du 21 au 26 mars à Dakar, au Sénégal. L’événement a réuni la communauté internationale de l'eau pour discuter des défis mondiaux de l'eau, du changement climatique et de la durabilité.

Dans le cadre de sa stratégie pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, le SFD a participé à l'événement en vue de souligner  l'importance de développer des projets d'eau potable dans le monde entier.

Le SFD a aussi réitéré son engagement à financer ces initiatives et programmes pour opérer un changement durable en offrant aux personnes défavorisées l'accès aux ressources vitales et en améliorant leur qualité de vie.

Le SFD vise à promouvoir une croissance sociale et économique durable. À ce jour, le Fonds a lancé et mis en place avec succès des projets dans le secteur de l'eau et de l'énergie dans 38 pays à travers le monde.

Le programme saoudien de forage de puits et de développement rural en Afrique, par exemple, a contribué à réduire les effets de la sécheresse dans 18 pays africains. Le programme a servi plus de 5 millions de personnes, avec plus de 8 800 installations d'eau en cours de forage et d'équipement, dont la plupart dépendent de l'énergie solaire pour pomper l'eau.

Le SFD était représenté au Forum Mondial de l'Eau par le Dr Abdullah Alsakran - son directeur de la stratégie - et Eid bin Saleh bin Eid, son conseiller économique.

Dr Abdullah Alsakran était sur place pour prêter sa voix à un changement durable lors du forum, parlant de la vision, des valeurs et des objectifs du SFD. Il a participé à une table ronde organisée pour fournir une plate-forme de dialogue sur le financement.

Il a déclaré: “Le SFD est depuis longtemps fier de s'associer à des personnes et des organisations partageant les mêmes valeurs à travers le monde pour apporter un changement durable et positif. Le Forum Mondial de l'Eau nous offre une occasion unique et opportune de faire exactement cela, en réunissant des experts partageant une passion commune pour l'innovation afin de relever les défis d'aujourd'hui et de demain.

Présenté sur un panel d'experts, Eid bin Saleh bin Eid a pris part à une session soulignant l’importance des technologies innovantes et des eaux productives dans l’autonomisation  des communautés rurales.

Il a déclaré : “Le SFD a contribué à la réalisation des ODD de l'ONU en développant des projets d'eau potable percutants qui renforcent les économies des communautés et des pays du monde entier. Ces projets ont contribué à améliorer le niveau de vie des personnes défavorisées, en particulier dans les pays en développement. Engagés à changer la vie des gens pour le mieux, mes collègues du SFD et moi-même valorisons participer à des événements comme le Forum Mondial de l'Eau pour partager notre expérience, nos idées et notre expertise. Nous croyons que cela contribue énormément à bâtir un avenir meilleur pour ceux qui en ont besoin.

Depuis sa création en 1975, le SFD a financé 100 projets de l’eau d’un montant collectif de 2,7 milliards de dollars, soit 14,7 % du total des prêts accordés par le SFD.

Le SFD a joué un rôle important dans le financement et la mise en œuvre de projets d'irrigation, ainsi que dans le forage des puits et la construction des barrages. Ceci a eu un impact positif sur l'activité agricole et le développement du reboisement, ainsi que sur la préservation des réserves d'eau et de l'environnement, la lutte contre la désertification et la conservation de l'énergie.

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 À la suite du Conseil d’administration de Ecobank Côte d’Ivoire, réuni le 2 mars 2022 sous la présidence de M. Michel Aka-Anghui et au cours duquel les états financiers de l’année 2021 ont été examinés et arrêtés, Ecobank Côte d’Ivoire annonce de bonnes performances, dans un contexte de reprise économique à la suite de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Ecobank Côte d’ivoire affiche un total bilan de 1 677,7 milliards FCFA en 2021, soit une progression de 5% par rapport à l’année précédente. Les dépôts de la clientèle qui s’élèvent à 1 087,7 milliards FCFA en 2021, soit une progression de 11%, ont pris une part importante dans l’augmentation du total bilan. Les prêts qui se portent à 753,3 milliards FCFA en 2021, représentent un accroissement de 21% en glissement annuel. Le produit net bancaire a atteint 90,5 milliards FCFA, en hausse de 5% par rapport à 2020. Les évolutions positives des revenus et des charges permettent d’afficher une progression de 10% sur le résultat avant impôt, de 35,6 milliards FCFA en 2021, et un accroissement de 14% sur le résultat net, de 34,3 milliards FCFA en 2021.

Ces bons résultats ont été possible grâce à l’exécution du plan intitulé « Réussir Ensemble » et la poursuite de la stratégie de la banque reposant sur trois axes : 

-          Ecobank Côte d’Ivoire a poursuivi sa croissance en 2021, illustrée par une augmentation de son total bilan de 5%, de son PNB de 5%, et de son résultat brut de 10%,

-          Ecobank Côte d’Ivoire a diversifié ses activités à travers une part plus importante des revenus issus des commissions avec près de 34% en 2021 contre 32% en 2020. Le renforcement des activités de la banque des particuliers et de la banque commerciale (PME et Entreprise Locales) reste une priorité de la banque dans sa volonté de diversification,

-          Ecobank Côte d’ivoire a, dans la continuité des deux dernières années, réussi à réduire son niveau de charges d’exploitation, entrainant également la baisse de son coefficient d’exploitation qui est passé de 50,04 % en 2020 à 47,1% en 2021. 

La mise en place de ces trois axes stratégiques s’est donc traduite par une amélioration de la performance opérationnelle de Ecobank Côte d’ivoire.

Aussi, Ecobank Côte d’Ivoire a occupé en 2021 une place importante dans le financement des états de la zone UEMOA. Le volume des titres de placement représente près de 34% du total bilan de la banque. Ce niveau élevé illustre l’engagement de Ecobank Côte d’Ivoire dans le développement économique de la sous-région. 

« Ces bons résultats de Ecobank Côte d’Ivoire démontrent le fort développement de nos activités opérationnelles et commerciales dans un contexte de sortie de la pandémie de la Covid-19 qui continue de doper l’activité économique du pays. En ce début d’année 2022, nous restons vigilants face aux risques accrus liés à la hausse de l’inflation, du niveau sécuritaire régional et de la scène géopolitique internationale. Dans cet environnement économique porteur mais avec une visibilité réduite, nous souhaitons conserver la stratégie « Réussir Ensemble » axée sur la croissance, la diversification et l’efficience, et qui place le capital humain au cœur de la croissance de l’entreprise. Nous souhaitons continuer à nous positionner comme étant une banque résolument africaine qui participe au développement économique de la Côte d’Ivoire et de l’ensemble de la sous-région. » explique M. Paul-Harry Aithnard, Directeur général de Ecobank Côte d’ivoire et Directeur régional Exécutif UEMOA.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), M. Akinwumi A. Adesina, a promis le soutien de son institution à l’Afrique du Sud, annonçant une enveloppe de 2,8 milliards de dollars pour le pays au cours des cinq prochaines années. Quelque 400 millions de dollars (6 milliards de ZAR) seront consacrés à Eskom et à la transition énergétique en Afrique du Sud.

Adesina s’exprimait aujourd’hui à Johannesburg à l’ouverture de la Conférence sur l’investissement en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa a ouvert la Conférence sur l’investissement en Afrique du Sud — la première à se tenir en présentiel depuis 2019 — par un message d’optimisme et de détermination face à une pandémie mondiale, à des vents contraires économiques et à des millions de pertes d’emplois. 

Le président Ramaphosa a déclaré : « Nous nous réunissons à un moment où notre pays est confronté à d’énormes défis, mais aussi à de grandes opportunités et promesses. Notre économie a été gravement saignée par la perte de deux millions d’emplois. Je suis ici pour partager avec vous ce qui a été fait et ce que nous faisons. »

Il a exposé les mesures arrêtées par son gouvernement, notamment les mesures d’aide sociale et économique, les décrivant comme des « réformes difficiles mais nécessaires » dans les secteurs de l’énergie, des entreprises publiques, de la fiscalité et des impôts, pour stimuler la croissance économique. 

Selon Ramaphosa, « aucune économie ne peut fonctionner sans un approvisionnement fiable en électricité ». Il a indiqué que les réformes en cours dans le secteur de l’énergie comprenaient des changements au niveau d’Eskom, le fournisseur d’énergie du pays et l’ajout de nouvelles capacités de production, principalement grâce aux sources d’énergie éolienne et solaire. Il a annoncé que la création d’un groupe de travail présidentiel pour faire progresser la transition énergétique du pays vers une économie de transmission à faible émission de carbone était en bonne voie. « Nous vous invitons à faire partie de l’épopée de la croissance sud-africaine », a-t-il lancé. 

Adesina a promis 400 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour soutenir le pays au cours des trois prochaines années, en particulier pour Eskom, dans le cadre de sa transition vers les énergies renouvelables. Il a déclaré que la Banque travaillait avec les partenaires internationaux, en particulier les pays du G7, pour établir une facilité de transition énergétique juste qui aidera l’Afrique du Sud à lever au moins 27 milliards de dollars.  

« Nous le ferons, sans que l’Afrique du Sud ne s’endette, a promis Adesina. J’applaudis les pays du G7 pour leur engagement de 8,5 milliards de dollars en faveur de la transition énergétique juste de l’Afrique du Sud. » 

En promettant de mobiliser 2,8 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud au cours des cinq prochaines années, Adesina a indiqué que « ce financement soutiendra les investissements des secteurs public et privé dans les domaines prioritaires que sont l’agriculture, les énergies renouvelables, le transport, l’emploi des jeunes, la santé, la fabrication de vaccins, entre autres... Nous savons que l’Afrique du Sud est bancable. »

Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement en Afrique du Sud comprend 23 opérations pour un engagement total d’environ 4,5 milliards de dollars de financement. Depuis 1997, la Banque a investi dans le pays près de 7 milliards de dollars dans l’énergie et les infrastructures.

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La 1ere édition du Sommet de la Cybersécurité de Lomé, co-organisée par la République du Togo et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), s’est achevée ce jeudi 24 mars 2022. Ces deux journées d’échanges et de rencontres de haut niveau ont abouti à une déclaration conjointe, dite « Déclaration de Lomé » des chefs d’États et de gouvernement. Ce document-cadre identifie les pistes de coopération et de coordination entre les parties prenantes, tout en marquant un engagement renouvelé en faveur de la lutte contre les cybermenaces.

« La cybersécurité est l’un des enjeux majeurs de notre temps ». Dans son discours d’ouverture, le Président de la République togolaise, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, a rappelé les nombreux défis posés aux États africains : « Au Togo (...), se pose en particulier l’épineuse question de la protection des usagers – et donc de la sécurité – en plus des repères classiques de l’accessibilité et de la disponibilité à un prix abordable ». Il s’est ainsi fait l’écho d’une approche concertée des ministres du numérique, en insistant sur la « mise en place de structures opérationnelles nationales en matière de cybersécurité, ouvrant la voie à une coopération active avec les pays africains et avec tous les acteurs de l’écosystème numérique ».

Alors que les gains associés à l’économie numérique en Afrique sont estimés à 180 milliards de dollars à l’horizon 2025, soit près de 5% du PIB du continent, les enjeux de cybersécurité sont toujours plus nombreux : encadrement de l’identité numérique et des données, utilisation de la biométrie, résilience des systèmes informatiques face aux attaques... Or la cybercriminalité aurait réduit le PIB de l'Afrique de plus de 10 %, pour un coût estimé à 4,12 milliards de dollars en 2021. Les répercussions sur les entreprises sont tout aussi importantes, puisque 70% des attaques subies par ces dernières relèvent de tentatives d’hameçonnage. Néanmoins, il est estimé que 12% des entreprises africaines abordent les thématiques liées à la cybersécurité au sein de leur comité exécutif, contre 50% au niveau mondial.

Le Sommet de la Cybersécurité, qui s’est tenu les 23 et 24 mars au Centre International des Conférences de Lomé en présence de 700 participants de 28 nationalités différentes, dont 17 chefs d’État et de gouvernement, a été l’occasion d’identifier les risques liés à la cybercriminalité. Durant ces deux jours, qui ont alterné prises de parole officielles, panels ministériels et moments d’échanges informels, plusieurs thématiques-clés ont été abordées à l’instar du financement et de l’opérationnalisation des stratégies de cybersécurité, de la mise en place de politiques publiques adaptées, ou encore de la nécessité d’une coopération régionale pour appréhender les cybermenaces.

Le Président de la République togolaise, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, s’est vu décerner le prix du Champion d’Afrique de la cybersécurité par Mme Vera Songwe, Secrétaire-générale adjointe de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). « L’Afrique offre une multitude d'opportunités économiques dans pratiquement tous les secteurs. Et l'économie numérique représente un atout essentiel pour débloquer ces opportunités (...). Toutefois, la cybersécurité est un pilier important pour toute transformation numérique », a-t- elle rappelé lors de son allocution.

Cette récompense prestigieuse vise à saluer le modèle togolais de partenariat public-privé que le pays s’applique à mettre en œuvre. En témoigne la création, début 2019, de l’Agence nationale de la Cybersécurité (ANCy), l’inauguration du premier Datacenter au Togo baptisé « Carrier Hotel » de fiabilité Tier III+ en juin 2021, ainsi que l’inauguration, ce mois-ci au Port autonome de Lomé, du câble sous-marin de fibre optique « Equiano » opéré par Google et Csquared Woezon. La tenue de ce Sommet à Lomé s’inscrit également dans la volonté de renforcer les infrastructures de télécommunications sur le territoire national togolais et d’accélérer la transformation numérique, conformément à la stratégie « Togo Digital 2025 ».

« Avec Internet, nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Nous, en tant que gouvernements, devons assurer que les enjeux de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité soient abordés de manière collaborative: une collaboration entre les Gouvernements, la société civile et le secteur privé d’une part, mais aussi une collaboration entre les experts de différents champs de compétence (...) » a précisé Madame Cina Lawson, ministre togolaise de l’Économie numérique et de la Transformation digitale.

Au terme de cette séquence de haut niveau, les chefs d’État et de gouvernement ont adopté une déclaration conjointe, la Déclaration de Lomé sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, visant à formaliser l’ensemble de leurs engagements. Les parties prenantes se sont accordées sur :

  • la signature et la ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel – dite « Convention de Malabo » – afin de « permettre l’essor d’un cyberespace africain sûr » ;

  • la mise en place d’un cadre légal et réglementaire spécifique à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité ainsi que les organes de régulation, permettant notamment de « susciter la confiance des investisseurs, de favoriser l’adoption des activités et services numériques par les utilisateurs et, plus généralement, d’accélérer la transformation numérique » ;

  • le développement de stratégies et politiques de cybersécurité à travers des actions de sensibilisation, de nouvelles formations et des partenariats adéquats dans le cadre de l’élaboration des politiques publiques ;

  • le renforcement de la coopération africaine, au moyen de la promotion auprès des sous-régions de la création d’un « Organe de coopération régionale et d’assistance mutuelle en matière de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité ».

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Avec la baisse importante du nombre de nouveaux cas de COVID-19, de nombreux pays allègent de plus en plus les mesures de surveillance et de quarantaine prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Même s’il est important pour les pays de rouvrir leur économie et de reprendre une vie sociale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un appel à la prudence et à la prise en compte des risques que comporte une telle décision.

La recherche de cas contacts est une stratégie essentielle pour freiner la propagation du virus et réduire la mortalité. En août 2020, vingt-trois des 54 pays du continent africain effectuaient une recherche de l’ensemble des cas contacts, ce qui implique de répertorier et de suivre tous les contacts d’un cas confirmé. Avec l’évolution de la pandémie, les pays se sont tournés vers une recherche des cas contacts prioritaires, ce qui implique de ne suivre que les personnes présentant un risque élevé d’infection ou développant une forme grave de la maladie. Sur la base de l’analyse de données en accès libre, l’OMS constate qu’au 15 mars 2022, treize pays effectuaient une surveillance de l’ensemble des cas, alors que 19 pays procédaient à une recherche des cas contacts jugés prioritaires. Vingt-deux pays africains n’effectuaient plus aucune recherche des cas contacts.

« Il est inquiétant de constater que près de la moitié des pays d’Afrique ont cessé de procéder à la recherche des cas contacts », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Cela constitue pourtant, avec un dépistage robuste, l’épine dorsale de toute riposte à une pandémie. Sans ces informations critiques, il est difficile de suivre la propagation du virus et d’identifier les foyers de nouveaux cas de COVID-19 qui peuvent être causés par des variants connus ou émergents. »

En plus de la recherche des cas contacts, le dépistage constitue une stratégie de surveillance essentielle. L’OMS estime que les pays qui réalisent au moins 10 tests pour 10 000 habitants par semaine ont un taux de dépistage satisfaisant. Lors du premier trimestre 2022, seuls 27 % des pays ont atteint cet objectif hebdomadaire, ce qui traduit une baisse préoccupante des taux de dépistage par rapport à 2021, année au cours de laquelle 40 % des pays avaient atteint le seuil de référence. En plus des tests par amplification génique (PCR) et des tests de diagnostic rapide basés sur la détection des antigènes, l’OMS recommande également l’auto-dépistage à l’aide de tests de détection rapide des antigènes, afin d’élargir l’accès aux produits de diagnostic. L’OMS a par ailleurs déjà publié des orientations sur le sujet.

Alors que le nombre de cas de COVID-19 a diminué sur tout le continent depuis le pic de la quatrième vague induite par le variant Omicron début janvier 2022, la couverture vaccinale reste néanmoins largement inférieure à celle du reste du monde. Environ 201 millions de personnes, soit 15,6 % de la population, sont entièrement vaccinées en Afrique, par rapport à la moyenne mondiale de 57 %.

Toutefois, avec le nombre peu élevé de nouveaux cas et la pression qui s’accentue pour l’ouverture de leur économie, les pays ne relâchent pas seulement la surveillance des cas mais toute une panoplie d’autres mesures de prévention. Une enquête menée par l’OMS en mars 2022 révèle, en effet, que sept pays sur les 21 qui ont rapporté des données n’imposent plus de quarantaine aux personnes exposées au virus. Un pays n’impose plus l’isolement des cas confirmés, tandis que quatre pays n’exigent plus l’isolement que pour les cas symptomatiques.

Vingt-deux pays interdisent les rassemblements de masse, contre 41 pays il y a un an, selon les données reçues sur le portail de l’OMS qui lui permet de suivre les mesures de santé publique mises en œuvre par les pays. Néanmoins, le port du masque reste obligatoire dans la majorité des pays. Quarante-trois pays maintiennent le port du masque, même si cette mesure a été assouplie dans quatre pays où les masques restent obligatoires uniquement dans les transports publics ou dans les espaces fermés.

« Depuis plus de deux ans, la pandémie exerce une emprise douloureuse sur nos vies, et l’on comprend aisément le besoin impérieux pour les pays de relancer leur économie et les moyens de subsistance. Cependant, la pandémie n’est pas encore terminée et les mesures de prévention devraient être assouplies avec prudence, avec une évaluation par les autorités sanitaires des risques par rapport aux bienfaits attendus. Alléger les mesures de santé publique ne signifie pas relâcher les efforts de vigilance pandémique », a souligné la Dre Moeti.

L’OMS a fourni aux pays des orientations claires sur la manière d’appliquer et d’ajuster les mesures de santé publique et les mesures sociales dans différents contextes et situations à mesure que la pandémie de COVID-19 évolue. Dans ces orientations, il est recommandé aux pays d’adopter une approche globale qui évalue les risques et les bienfaits escomptés lorsqu’ils décident d’assouplir ou non les mesures barrières. Chaque pays doit prendre en compte la capacité de son système de santé, l’immunité de sa population face à la COVID-19 et ses priorités socioéconomiques. Si les mesures sont assouplies, un système devrait être mis en place pour les rétablir rapidement dans le cas où la situation sanitaire se dégraderait dans le pays.

Par ailleurs, à mesure que les pays lèvent ou ajustent les mesures de santé publique, il est essentiel de s’assurer que des systèmes sont mis en place pour suivre de près les tendances de l’infection, permettre une détection et un traitement diligents des personnes infectées, ainsi qu’une riposte rapide en cas d’émergence de nouveaux variants préoccupants. Les pays devraient également généraliser la vaccination afin d’accroître le nombre de personnes protégées contre les effets néfastes du virus.

La Dre Moeti s’est exprimée aujourd’hui à l’occasion d’une conférence de presse en ligne organisée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Elle était accompagnée par le Dr Norbert Ndjeka, Directeur du contrôle et de la gestion de la tuberculose au Département de la Santé d’Afrique du Sud, et le Dr Ifedayo Adetifa, Directeur général du Centre de contrôle des maladies du Nigéria.

Étaient également présents pour répondre aux questions les experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique : le Dr Richard Mihigo, Coordonnateur du Programme de vaccination et de mise au point des vaccins, le Dr Thierno Baldé, Responsable des opérations de riposte à la COVID-19, et le Dr Michel Gasana, Spécialiste de la tuberculose, ainsi que le Dr Randy Mungwira, Responsable adjoint des opérations de riposte à la polio au bureau de l’OMS au Malawi.

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Ce vendredi 25 mars 2022, en début de matinée, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a accordé une audience à l'ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union européenne (UE) au Burkina Faso, Wolfram Vetter. Le diplomate a réaffirmé l'engagement des Etats membres de l'UE d'accompagner la Transition burkinabè.

"Les Etats membres de l'Union européenne sont disposés à accompagner la Transition burkinabè", c'est l'information majeure à retenir des échanges entre le Premier ministre, Albert Ouédraogo et l'ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union européenne (UE) au Burkina  Faso, Wolfram Vetter, ce vendredi 25 mars 2022.

A écouter le diplomate Wolfram Vetter, l'UE s'aligne sur les positions de la CEDEAO pour ce qui concerne cette Transition

Lors de cette entrevue, l'ambassadeur, chef de la Délégation de l'UE au Burkina Faso, a aussi exprimé le besoin d'avoir un chronogramme et une feuille de route "solides et ambitieux" qui ciblent les réformes prioritaires à  entreprendre au cours de cette Transition. Sur cette question, l'ambassadeur Vetter a soutenu avoir reçu l'assurance du Chef du Gouvernement.

En plus des questions humanitaires où elle est impliquée, l'UE a également pris l'engagement de renforcer sa coopération dans certains secteurs, notamment celui de la sécurité

"Nous voudrions aussi faire une contribution à la stabilisation dans cette crise sécuritaire", a-t-il expliqué.

En perspective, a fait savoir Wolfram Vetter, l'Union européenne prévoit une visite de haut niveau au Burkina Faso, pour discuter de ces questions.

A l'occasion de cette audience, Wolfram Vetter a félicité Albert Ouédraogo pour sa nomination au poste de Premier ministre de la Transition burkinabè et lui a souhaité pleins succès dans sa mission de conduire l'action gouvernementale.

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La nouvelle loi promulguée par le président Kaïs Saïed dans le cadre de ce qu’il a décrit comme une campagne contre les spéculateurs sur les marchandises représente une menace sérieuse pour la liberté d’expression, a déclaré Amnesty International le 24 mars 2022. Le décret-loi 2022-14, entré en vigueur le 21 mars 2022, contient des dispositions formulées en termes vagues qui pourraient donner lieu à des peines de prison comprises entre 10 années et la perpétuité y compris pour avoir débattu publiquement de l’économie.

Ce décret-loi criminalise la diffusion délibérée de « nouvelles ou d’informations fausses ou inexactes », qui pousseraient les consommateurs à ne pas acheter des produits ou perturberaient l’approvisionnement du marché, engendrant ainsi une hausse des prix. Si les actes visant à influencer les marchés par le biais de moyens frauduleux sont des motifs légitimes de préoccupation, les lois de grande portée comme le décret-loi 2022-14 ouvrent la voie à des poursuites iniques et abusives.

La Tunisie fait face à des pénuries accrues de denrées, notamment d’aliments de base comme les céréales et le sucre. L’acheminement des denrées alimentaires est encore plus sous pression depuis la guerre qui fait rage en Ukraine, pays d’où la Tunisie importe la majeure partie de son blé.

« La Tunisie souffre déjà d’une crise économique et financière depuis longtemps. Il est plus important que jamais que les citoyen·ne·s dans le pays soient libres de discuter et de débattre des questions qui les touchent, notamment la sécurité alimentaire et l’acheminement des marchandises, sans craindre des poursuites », a déclaré Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

« Au lieu de chercher à criminaliser ceux qui s’expriment librement sur l’approvisionnement des denrées, les autorités devraient redoubler d’efforts pour diffuser des informations fiables, accessibles et dignes de confiance, ce qui est le meilleur moyen de contrer la désinformation et de protéger les droits humains. »

L’article 19 du Pacte international relative aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la Tunisie est partie, garantit le droit à la liberté d’expression. Si les gouvernements peuvent restreindre ce doit pour protéger des intérêts publics précis, ces restrictions doivent être fixées par une loi formulée avec une précision suffisante pour permettre aux individus de réguler leur conduite en conséquence et doivent être manifestement nécessaires et proportionnées au but recherché.

La prohibition générale de la diffusion d’informations en vertu de concepts vagues et ambigus, tels que la propagation de nouvelles fausses ou inexactes, ne répond pas à cette exigence et est donc incompatible avec le droit international relatif aux droits humains. Ces mesures mettent en péril le droit à la liberté d’expression et n’entrent pas dans la catégorie des moyens les moins restrictifs pour parvenir à l’objectif visé.

« Le décret-loi 2022-14 risque d’engendrer un effet dissuasif qui empêchera les gens de débattre ouvertement de l’acheminement des vivres et de la sécurité alimentaire, par crainte de représailles. Ce nouveau texte s’inscrit dans le cadre d’une série de coups portés aux droits fondamentaux depuis que le président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement en juillet dernier et a commencé à concentrer les pouvoirs dans l’exécutif », a déclaré Amna Guellali.

"Le décret-loi 2022-14 risque d’engendrer un effet dissuasif qui empêchera les gens de débattre ouvertement de l’acheminement des vivres et de la sécurité alimentaire, par crainte de représailles," mentionné Amna Guellali, Amnesty International.

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