Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Pour le gouvernement ivoirien, le secteur privé doit porter cette forte ambition contenue dans la vision 2030, dont fait partie le programme "Une Côte d’Ivoire Solidaire" qui, dans sa mise en œuvre, favorisera la création de 8 millions d’emplois pour 19 millions de personnes en âge de travailler sur 35 millions habitants. Et contribuera à réduire le taux de pauvreté en le ramenant de 39% à 20%, à doubler le revenu par habitant sur dix ans (de 1721 à 3440 dollars) et à accroître le taux d’investissement global de 22% à 40%.

Dans la vision 2030 du Président de la République, la transformation structurelle de l’économie occupe une place importante.

Au cours des années à venir, le gouvernement entend œuvrer au renforcement du partenariat Etat/secteur privé et faire en sorte que le secteur privé puisse s’épanouir pour réaliser encore plus de progrès.

Pour y arriver, il s’agira d’amener le secteur privé à contribuer à l’investissement à hauteur de 25% du Produit intérieur (PIB) et créer plus de 90% des emplois projetés à l’horizon 2030

Afin de redynamiser le secteur privé, il est prévu le lancement d’un programme d’accompagnement et de financement des PME, d’un programme de champions nationaux visant à la création d’entreprises à haut potentiel et du programme de développement d’écosystème d’affaires.

Mieux, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara a annoncé, dans son adresse à la Nation le 31 décembre 2021, que pour l’année 2022, le secteur privé fera l’objet d’une attention particulière. « … Nous allons intensifier son développement par la promotion et l’émergence de champions nationaux. Nous mettrons en place un programme pour accompagner et promouvoir le financement de nos PME, de nos startups et de nos jeunes entrepreneurs. Nous travaillerons avec le secteur privé pour réduire les délais de paiements aux entreprises », a indiqué le Président de la République.

Dans la matérialisation de ces objectifs, le Premier Ministre, Patrick Achi, a lancé, le samedi 02 avril 2022 à Aboisso (Sud-Comoé), le Projet des chaînes des valeurs compétitives pour l’emploi et la transformation économique (PCCET) prévu pour s’étendre à toutes les régions de la Côte d’Ivoire.

Évalué à 200 millions de dollars, soit plus de 118,755 milliards de FCFA, le PCCET qui vise à améliorer la compétitivité des chaînes des valeurs du palmier à huile, de l’hévéa, de l’ananas, de la mangue et du plastique, s’inscrit dans le programme stratégique Côte d’Ivoire 2030. 

Depuis 2011, le gouvernement ivoirien a fait du secteur privé, premier employeur et principal contributeur avec 80% aux recettes de l'Etat, l’acteur privilégié de la croissance économique. Il a fait d'importantes réformes pour améliorer l'environnement des affaires et ainsi favoriser le développement d’un secteur privé dynamique et compétitif à l’échelle internationale, afin d’en faire un pourvoyeur d’emplois.

Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique à travers la réalisation de l’ambitieux programme Côte d’Ivoire 2030 qui place le bien-être du citoyen au cœur de l’action gouvernementale.

mc

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A l’occasion d’une visite terrain dans des boulangeries et centres commerciaux des communes de Treichville et Marcory, le lundi 04 avril 2022, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a constaté que les prix des produits de grande consommation plafonnés par le gouvernement sont affichés et respectés.

« Nous avons pu constater la disponibilité des stocks sur 30 jours pour certains produits et 2 à 6 mois pour d’autres. Il n’y a donc pas de risque de pénuries. Les prix sont également affichés et à la portée des consommateurs. Mieux, les prix plafonnés, il y a quelques semaines par le gouvernement, sont affichés et respectés par les acteurs du commerce des points de vente visités », a reconnu Souleymane Diarrassouba.

Cette série de visites inopinées, selon le ministre, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de vérifier dans les espaces commerciaux, le respect de toutes les différentes mesures prises, en vue de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs mis à rude épreuve par une tendance inflationniste.

 Souleymane Diarrassouba a invité l’ensemble des commerçants sur le territoire national à respecter strictement les prix arrêtés par le gouvernement, notamment les prix plafonnés du riz, du sucre, des pâtes alimentaires, de l’huile, du lait, de la viande de bœuf et de la tomate concentrée, afin d’éviter de s’exposer aux sanctions administratives et financières. Car, les services du ministère du Commerce s’inscrivent désormais dans la démarche de "Tolérance Zéro".

Il a également appelé à la vigilance des consommateurs, de sorte que tous les manquements soient signalés aux directions régionales ou au numéro vert du ministère : 1 343.

mc

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Le président tunisien, Kaïs Saïed, a annoncé, mercredi 30 mars 2022, qu’il avait décidé de dissoudre le Parlement, suspendu depuis l’été dernier.

“J’annonce aujourd’hui en ce moment historique la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple pour préserver l’Etat et ses institutions et pour préserver le peuple tunisien”, a déclaré M. Saied dans une vidéo diffusée par la présidence.

Cette annonce, faite lors d’une réunion du “Conseil de sécurité nationale”, intervient après la tenue dans la journée d’une session virtuelle par des députés pour rejeter des mesures exceptionnelles prises le 25 juillet par le chef de l’Etat tunisien.

Cette annonce est survenue après que le ministre de la Justice a ordonné l’ouverture d’une enquête contre des membres du Parlement, accusant ceux-ci de “conspirer contre la sécurité de l’Etat”.

Cent-vingt députés tunisiens ont bravé mercredi la suspension du Parlement en organisant une séance virtuelle au cours de laquelle ils ont voté pour annuler les mesures exceptionnelles décidées par M. Saied depuis le 25 juillet.

Les députés, dont des élus d’Ennahdha et des indépendants, ont appelé en outre à l’organisation d’élections législatives et présidentielle anticipées pour sortir de la crise politique et socio-économique.

NG

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La Chine et l’Union européenne (UE) tiendront, vendredi, leur 23è sommet par visio-conférence, a annoncé mercredi 30 mars 2022 Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Comme convenu, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, tiendra vendredi par visio-conférence, la 23è réunion des dirigeants Chine-UE avec le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit le porte-parole.

Les réunions des dirigeants Chine-UE se sont toujours déroulées « avec succès », a-t-il indiqué, ajoutant que ces réunions jouent « un rôle d’orientation stratégique vital » dans le développement des relations, du dialogue et de la coopération entre les deux parties.

La Chine et l’UE sont « deux forces importantes » dans le maintien de la paix mondiale et deux marchés importants pour promouvoir le développement commun, a dit M. Wang.

Il a noté que les deux parties devraient renforcer la communication stratégique, renforcer la confiance mutuelle, établir un consensus et mener un dialogue et une coopération basés sur le respect et les avantages mutuels.

Les deux parties devraient également promouvoir un développement durable et sain des relations Chine-UE afin d’injecter stabilité et énergie positive dans la situation internationale.

Selon les médias, le sommet sera principalement axé sur la guerre en Ukraine et la mobilisation de la communauté internationale pour venir en aide à l’Ukraine.

Les dirigeants débattront également de l’état des relations bilatérales, de domaines d’intérêt commun tels que le changement climatique, la biodiversité et la santé, ainsi que de moyens permettant d’assurer des relations commerciales plus équilibrées et davantage fondées sur la réciprocité, ajoutent les médias.

Le 22è sommet UE-Chine s’est tenu le 22 juin 2020 et une réunion des dirigeants UE-Chine a eu lieu le 30 décembre 2020.

hn

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La présidentielle se resserre en France à 12 jours du scrutin, l’avance du sortant Emmanuel Macron, toujours favori, s’étant effondrée face à sa principale rivale, la ténor d’extrême droite Marine Le Pen, au second tour, selon un sondage publié mercredi 30 mars 2022.

D’après l’enquête d’opinion réalisée par Elabe, M. Macron engrangerait 28% des intentions de vote (+0,5 point) au premier tour, pour lequel il terminerait en tête. Mais l’écart avec Mme Le Pen se réduit de sept points au second tour, à 52,5% face à 47,5%.

Les deux candidats étaient donnés respectivement à 56% et 44% la semaine passée, soit douze points d’avance en faveur du chef de l’État.

Le duel Macron-Le Pen, annoncé depuis un an, semble plus serré que jamais.

Marine Le Pen, portée par une campagne axée sur le pouvoir d’achat, la préoccupation numéro 1 des Français, confirme sa tendance à la hausse dès le premier tour (21%, +1 point), déjà observée dans les différentes études au long du mois de mars.

Le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon affermit de son côté sa position de troisième homme (15,5%, +0,5 point) devant l’autre candidat d’extrême droite Eric Zemmour (10,5%, +0,5 point) et la candidate de la droite traditionnelle, Valérie Pécresse, toujours 5e dans le sondage (9,5%, -0,5 point).

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Le sondage a été réalisé par internet du 28 au 30 mars, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1.531 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1.416 inscrits sur les listes électorales. La marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 3,1 points.

Le premier tour est prévu le 10 avril, le deuxième le 24, pendant les vacances scolaires.

ng

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Les Iles Salomon ont annoncé jeudi 31 mars 2022 avoir paraphé un cadre de coopération bilatérale en matière de sécurité avec la Chine.

“Les autorités des Iles Salomon et de la République populaire de Chine ont paraphé aujourd’hui les éléments d’un cadre de coopération bilatérale en matière de sécurité entre les deux pays”, a indiqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre salomonien.

Il doit désormais être signé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Cet accord prévoyait notamment la possibilité pour “des navires chinois de se rendre dans les Iles Salomon, pour y effectuer des réapprovisionnements logistiques et des escales avec l’aval” de l’archipel, selon des médias.

En vertu de ce pacte, la police armée chinoise pourra être déployée à la demande des Iles Salomon afin d’y assurer le maintien de l'”ordre social”, précise la même source.

De même, les “forces chinoises” seront autorisées à protéger “la sécurité du personnel chinois” et “les principaux projet” de l’archipel.

Le chef des opérations conjointes australiennes, le lieutenant-général Greg Bilton, a déclaré jeudi que ce pacte, qui n’a pas encore été signé, entraînerait un changement des interventions de son pays dans le Pacifique.

ng

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Le Comité technique en charge de la filière blé farine boulangère a permis, en accord avec tous les acteurs du secteur, de définir désormais pour la Côte d'Ivoire deux poids fixes de la baguette de pain, notamment le pain standard devant garder le prix initial de 150 FCFA pour 174 g et une autre baguette qui tend vers la baguette haute évaluée à 232 g pour 200 FCFA.

L'annonce a été faite, le mercredi 30 mars 2022 à Abidjan, par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, au terme du Conseil des ministres.

''La définition de ce poids fixe permettra de rendre le contrôle plus aisé et contraindra les boulangers à s'en tenir aux prix fixés'', a expliqué Amadou Coulibaly.

Afin d'assurer l'approvisionnement régulier du marché ivoirien et de préserver l'outil de production et le pouvoir d'achat des consommateurs, a-t-il poursuivi, un ensemble de mesures additionnelles a été adopté, allant de l'exonération des droits de douane sur l'importation du blé à un appui au secteur de la production de la farine blé. 

A court terme, a annoncé le porte-parole du gouvernement, le Conseil prévoit de créer une ligne garantie dédiée au secteur de la boulangerie pâtisserie au sein du Fonds de soutien aux petites et moyennes entreprises (FSPME) ou apporter une subvention à travers le Fonds d'appui au secteur informel (FASI), en vue de l'émergence de champignons nationaux.

Il est prévu le lancement d'une étude pour la mise en place d'une fiscalité adaptée à la boulangerie au regard de la spécificité de ce secteur qui est liée au caractère social du pain.

Amadou Coulibaly a aussi annoncé la mise à niveau de l'école de boulangerie de Yamoussoukro pour assurer une formation qualitative aux métiers de la boulangerie et encourager les initiatives privées d'investissement dans les écoles de formation aux métiers de la boulangerie.

Ces mesures ont été arrêtées en vue de maintenir l'équilibre du secteur et d'atténuer les effets de la hausse du cours du blé provoqué par le conflit en Europe de l'Est (russo-ukrainien).

Dans les années 2000, le sac de 50 kg de blé était à 11 500. En 2022, il est passé à 22 000 FCFA et depuis la crise russo-ukrainienne, ce même sac avoisine 30 000 FCFA, a rappelé le porte-parole.

mc

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La validité des Cartes nationales d'identité (CNI) produites en 2009 expire le 31 mars 2022 et ne sera pas prorogée, a confirmé le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le mercredi 30 mars 2022 à Abidjan, au terme du Conseil des ministres.

Il a prévenu qu'à compter du 1er avril, ceux qui n'auront pas la nouvelle CNI ne pourront plus faire d'opération et seront considérés comme en situation irrégulière.

Concernant le bilan de l'opération d'identification, Amadou Coulibaly a indiqué que le tableau cumulatif, à la date du 28 mars 2022, affiche 4 649 777 enrôlements, dont 3 015 241 au titre des renouvellements et 1 634 536 nouvelles demandes, pour une cible prévisionnelle totale de 10 500 000.

A ce jour, 3 213 213 cartes ont été produites et 2 599 778 cartes retirées.

Selon Amadou Coulibaly, 219 526 dossiers sont en cours de traitement dans le système central dont 29 322 demandes de renouvellement et 190 204 nouvelles demandes nécessitant, pour certains, la mise à disposition d’informations complémentaires et, pour d’autres, l’authentification des documents justificatifs fournis à l’enrôlement.

Il a rappelé que le renforcement du dispositif actuel de l’Office national de l'état civil et de l'identification (ONECI) permet le renouvellement de la CNI en moins de quatorze jours. "Ce dispositif a facilité l’apurement à plus de 92% des demandes en instance au 31 décembre 2021 et la production de plus de 3 millions de CNI", a soutenu le porte-parole du gouvernement.

mc

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Alors que de multiples groupes armés rebelles continuent de commettre « de graves violations des droits de l’homme » en République centrafricaine, la Cheffe des droits de l’homme de l’ONU et un Expert indépendant onusien ont critiqué, mercredi, les forces nationales centrafricaines, ainsi que leurs soutiens étrangers, faisant référence au groupe paramilitaire russe Wagner.

Les opérations militaires menées contre les groupes armés d’opposition par les forces de sécurité du gouvernement, soutenues par divers éléments armés et des entrepreneurs privés étrangers, auraient également donné lieu à de graves violations des droits de l’homme, a dénoncé la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet. Des meurtres, des violences sexuelles liées au conflit, ainsi que de graves violations et abus à l’encontre des enfants ont été allégués contre toutes les parties.

Au cours des trois derniers mois de 2021, la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) a documenté 363 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international - dont beaucoup sont extrêmement graves. 848 victimes ont été enregistrées.

Quelque 59% de ces incidents ont été attribués aux groupes armés signataires de l’Accord de paix de février 2019.

Les forces de sécurité nationales et leurs alliés étaient responsables de 40% des incidents - une forte augmentation par rapport aux 23% enregistrés en janvier 2021.

Les « forces bilatérales russes » accusées de racket, torture ou menace

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Mme Bachelet s’est inquiétée du fait que la réponse du gouvernement aux groupes armés passe de plus en plus par des arrestations arbitraires de membres de communautés déjà vulnérables, comme les musulmans et les Peuls, qu’ils associent à des groupes armés. « Ce schéma de violations touchant les communautés minoritaires est profondément inquiétant », a-t-elle déploré.

D’une manière générale, les droits de nombreuses personnes sont violés - et la discrimination et les mauvais traitements ciblés risquent une fois de plus de « déclencher un nouveau cycle de violence le long des lignes communautaires, religieuses et ethniques ». « Les revers pour la paix et la réconciliation d’une telle évolution seraient profonds », a-t-elle fait valoir.

De son côté, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Yao Agbetse, a indiqué avoir reçu « plusieurs témoignages concordants faisant état d’exactions commises par les forces bilatérales russes sur des populations civiles ». Il s’agit notamment « des violences sexuelles, des actes d’intimidation, des destructions d’habitations, des menaces, de racket ».

« Les forces bilatérales russes sont également accusées des actes de torture, de traitements cruels, humiliants, inhumains et dégradants, y compris sur des dépositaires locaux de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays, en occurrence dans les localités de Aigbando, Bambari, Beloko, Bossangoa, Boyo, Bria et Mouka », a déclaré Yao Agbetse.

Le groupe Wagner accusé « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs »

Par ailleurs, l’Expert indépendant onusien a également accusé le groupe Wagner « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs ». « Les forces bilatérales russes font parfois obstruction à la conduite d’enquêtes dans certains endroits où des violations des droits de l’homme auraient été commises », a-t-il dit.

A ce sujet, il a rappelé que la Commission d’enquête spéciale du gouvernement centrafricain avait conclu à des violations commises par les forces bilatérales russes.

« Au regard de la nature des relations contractuelles entre la RCA, sujet de droit international, et les forces bilatérales russes, entité n’ayant pas de reconnaissance au regard du droit international, et en absence de toutes autres informations publiques relatives aux stipulations contractuelles, la responsabilité des violations documentées incombe à l’Etat centrafricain qui doit prendre diligemment toutes les mesures nécessaires pour que justice soit rendue aux victimes », a-t-il indiqué.

Dans ces conditions, il juge urgent que des mesures appropriés soient prises, « à bref délai ». Le but est de mettre un terme à ces violations des droits des populations civiles, à des tensions latentes ou ouvertes entre les alliés russes et les forces de défense et de sécurité centrafricaines, et à toutes les entraves aux opérations de la MINUSCA et du travail des humanitaires.

Sur un autre plan, la « baisse de la capacité de nuisance des groupes armés, notamment UPC, 3R, ex-seleka, anti-balaka », ne les a pas empêchés de continuer à faire peser sur la population des menaces et des exactions. Ces groupes rebelles ont ainsi poursuivi les violations des droits des populations civiles, les incursions expéditives de jour et de nuit dans les villages et les collectes illégales de taxes sur les routes.

La RCA entend faire la lumière sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme

La délégation centrafricaine a rappelé les mesures prises par Bangui pour lutter contre l’impunité, sans se prononcer directement sur les allégations portées contre Wagner. « Des actions multiples sont en cours d’exécution afin de rendre la justice plus accessible et équitable pour tous les Centrafricains », a affirmé Arnaud Djoubaye Abazene, ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la République centrafricaine.

Aussi, une suite judiciaire est en cours, au sujet du rapport de la Commission d’enquête spéciale à l’effet de « faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme révélées l’année dernière par la Division des droits de l’homme de la MINUSCA ». De même, Bangui a instruit l’ouverture des enquêtes judiciaires suite à de nombreux cas présumés de violations des droits de l’homme perpétrés à l’intérieur du pays.

Selon l’ONU, la conséquence directe de ces violences est que plus de 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer et que 3,1 millions de personnes - 63% de la population - ont besoin de protection et d’assistance humanitaire. « Jamais, au cours des cinq dernières années, il n’y a eu autant de personnes en situation de besoin aigu en République centrafricaine », a conclu la Haute-Commissaire  Michelle Bachelet.

ng

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 Les autorités tchadiennes et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont entamé des discussions pour la première revue du programme soutenu par la FEC approuvé le 10 décembre. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours. La situation économique et financière du Tchad a été plus faible que prévu en 2021. La production pétrolière a été nettement inférieure aux prévisions, tandis que l'insuffisance des précipitations a entraîné une mauvaise production agricole et des pressions sur les prix des céréales. Ces pressions devraient être amplifiées par la guerre en Ukraine et accroître sensiblement l'insécurité alimentaire. Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables, avec un croissance prévue de 2.3 %, mais sujettes à une forte incertitude. La hausse des prix du pétrole, si elle se maintenait, créerait des opportunités pour reconstituer des réserves et améliorer la composition du financement du déficit non pétrolier, tandis que la montée de l'insécurité alimentaire nécessite une coordination renforcée avec la communauté des donateurs sur des programmes de soutien. Outre l'engagement continu des autorités en faveur de politiques et de réformes saines, la finalisation rapide d'un traitement de la dette au titre du Cadre Commun du G20 et un soutien important des donateurs sont essentiels au rétablissement de la viabilité de la dette.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Édouard Martin s'est rendue à N'Djamena du 16 au 30 mars 2022 pour mener des discussions au titre de la première revue du programme appuyé par l'accord FEC approuvé par le Conseil d'administration du FMI le 10 décembre 2021. Le nouvel accord FEC d'une durée de 36 mois, d'un montant de 392,56 millions de DTS (environ 570,75 millions de dollars ou 280 % de la quote-part), aidera à répondre aux importants besoins budgétaires et de la balance des paiements du Tchad, notamment en catalysant le soutien financier des donateurs officiels.

À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités tchadiennes et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont entamé des discussions pour la première revue du programme appuyé par la FEC approuvé le 10 décembre. Ces discussions se poursuivront dans les prochains jours afin de parvenir à un accord qui pourrait être soumis à approbation au Conseil d'administration du FMI.

« Les évolutions macroéconomiques en 2021 ont été moins favorables que prévu. La production pétrolière s'est contractée, en raison des difficultés de production rencontrées par une grande compagnie pétrolière, tandis que l'activité non pétrolière a été contrainte par les effets cicatriciels de la pandémie de COVID-19, ainsi que par des conditions météorologiques défavorables dues au changement climatique. Dans l'ensemble, le PIB réel s'est contracté de 0.3 %, sous l'effet d'une réduction de 3 % de la production pétrolière. Alors que l'inflation annuelle moyenne était limitée à -0,8 % en 2021, la mauvaise récolte 2021/22 a alimenté les pressions inflationnistes, les prix des denrées alimentaires ayant augmenté de 6 % en glissement annuel en janvier. Ces pressions devraient être aggravées par la guerre en Ukraine.

« La performance dans le cadre du programme a été mitigée. Deux des trois critères de réalisation quantitatifs à fin décembre 2021 ont été respectés, le critère relatif au solde primaire hors pétrole n'ayant pas été atteint en raison de dépassements de dépenses en équipements militaires et en masse salariale, reflétant des tensions sécuritaires et sociales. Des progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, deux repères structurels ayant été atteints, tandis que les réformes couvertes par les trois autres devrait être finalisées dans les semaines à venir.

« Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables mais soumises à des risques importants. Après s'être contractée au cours des deux dernières années, l'activité économique devrait croître de 2,3 % en 2022, tirée par une reprise des productions pétrolière et non pétrolière. Poussée par les prix alimentaires, l'inflation devrait atteindre environ 4 % en moyenne. Les risques pesant sur les perspectives comprennent : une éventuelle résurgence de la pandémie et de nouveaux retards dans la vaccination ; les problèmes de sécurité; les risques de refinancement de la dette intérieure ; et les retards éventuels dans la mise en œuvre des réformes.

« Dans ce contexte, les discussions ont porté sur les mesures visant à renforcer les finances publiques. Les efforts pour accroître la mobilisation des recettes intérieures doivent s’intensifier. Si les dépenses totales, y compris la masse salariale, doivent être contenues, les dépenses sociales doivent être protégées. Compte tenu de la forte volatilité des prix du pétrole, les recettes pétrolières supplémentaires seront utilisées pour reconstituer les réserves de liquidités et réduire la dépendance du gouvernement à l'égard des emprunts intérieurs auprès d’un système bancaire contraint.

« L'équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités des réformes structurelles supplémentaires à mettre en œuvre en 2022-23. Ces réformes porteront notamment sur le renforcement de la gestion des finances publiques et la mobilisation des recettes intérieures, l'amélioration de la gouvernance et de la transparence, et l'amélioration de l'environnement des affaires.

« Les discussions ont également porté sur l'insécurité alimentaire. Dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2022, les autorités ont préparé un cadre pour apporter une assistance aux plus vulnérables jusqu'à la période de soudure. Parallèlement à l'assistance déjà fournie par le Programme alimentaire mondial et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'utilisation de l'allocation de DTS contribuera à la mise en œuvre de ce plan en permettant aux autorités de reconstituer un stock de céréales suffisant.

« Les autorités poursuivent les discussions sur un traitement de la dette avec leurs créanciers extérieurs dans le cadre du cadre commun du G20. Ces discussions devront être finalisées préalablement la revue à venir du programme.

« L'équipe du FMI tient à remercier les autorités tchadiennes et les autres homologues pour leur hospitalité, leur excellente coopération et des discussions franches et constructives.

La mission a été reçue par M. Haroun Kabadi, président du Conseil national de transition. Elle a rencontré M. Tahir Hamid Nguilin, Ministre des Finances et du Budget, M. Mahamat Hamid Koua, Ministre de l'Economie, de la Planification du Développement et de la Coopération Internationale, M. Haliki Choua, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, M. Mahamat Ahmat Alhabo, Ministre de la Justice, M. Ali Djadda Kampard, Ministre du Commerce et de l'Industrie, M. Idriss Ahmat Idriss, le Directeur National de la BEAC, et d'autres hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires internationaux au développement.

hn

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