Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le bilan des inondations et des glissements de terrain après les pluies torrentielles qui ont frappé la ville portuaire sud-africaine de Durban et ses environs dans la province du KwaZulu-Natal s’est aggravé à plus de 60 morts, ont annoncé mercredi 13 avril 2022 les autorités.

“De nombreuses personnes ont perdu la vie dans la région d’Ethekwini qui en a signalé à elle seule 45, tandis que dans le district d’iLembe, plus de 14 personnes ont tragiquement perdu la vie”, a indiqué le gouvernement provincial dans un communiqué.

Il a souligné que «la catastrophe a causé des ravages et provoqué des dommages aux vies et aux infrastructures affectant toutes les classes des zones rurales, des cantons aux propriétés de luxe».

Des torrents ont détruit plusieurs ponts, submergé des voitures et effondré des maisons. Un réservoir de carburant flottait en mer après avoir été jeté hors de la route.

Les pluies ont inondé les autoroutes de la province, détruit des ponts, submergé des voitures et effondré des maisons. Plusieurs conteneurs maritimes empilés gisaient sur une cour, tandis que certains se sont déversés sur une route principale de la ville de Durban, l’une des plus grandes portes régionales d’Afrique australe vers la mer.

Suite à ces inondations, le département de gestion des catastrophes de la province du KwaZulu-Natal (KZN) a exhorté les gens à rester chez eux et a ordonné à ceux qui résident dans les zones basses de se déplacer vers des terrains plus élevés.

Le président du comité sur la gouvernance coopérative, l’eau et l’assainissement, China Dodovu, a exhorté les gouvernements national et provincial à déclarer l’état de catastrophe dans la province de KwaZulu-Natal afin de débloquer des fonds pour aider les communautés à se reconstruire.

«Nous espérons que les gouvernements local, provincial et national agiront rapidement dans l’esprit de la gouvernance coopérative, tel qu’il est énoncé dans la Constitution, pour lancer le processus de déblocage des fonds nécessaires pour aider les habitants de KZN. Nous appelons également à la réparation rapide des infrastructures essentielles pour garantir que les personnes reçoivent de l’eau et des installations sanitaires dans les zones touchées», a-t-il déclaré.

Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a lui aussi évoqué «un bilan tragique de la force de la nature». Cette situation appelle une réponse efficace du gouvernement, a-t-il dit.

Les régions de l’est du pays le plus industrialisé du continent subissent ces dernières années le poids du changement climatique, souffrant d’inondations et de pluies torrentielles récurrentes et de plus en plus graves. Les inondations ont tué environ 70 personnes en avril 2019.

NG

 
 

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Le président de la transition du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s’est entretenu, mardi 12 avril 2022, avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Saleh Annadif, qui lui a réaffirmé le soutien de l’ONU à la transition, a indiqué la présidence burkinabé dans un communiqué.

“Notre mission de façon globale et les échanges que nous avons eus avec le président de la transition partent du principe que depuis qu’il y a eu le changement au Burkina Faso, les Nations Unies avec les autres partenaires, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), se sont mis dans une logique d’accompagner la transition”, a déclaré le diplomate onusien au terme de l’audience, cité par le communiqué.

La même source a ajouté que Mohamed Saleh Annadif a indiqué que le séjour de son équipe au Burkina Faso s’inscrit dans la suite logique de la dernière mission de la CEDEAO qui était venue échanger avec les autorités burkinabè sur la conduite de la transition.

Le diplomate onusien s’est réjoui de la “libération” de l’ancien chef de l’Etat burkinabé et a déclaré avoir remercié le président de la transition “pour le fait que désormais le président Kaboré est libre, ce qui était l’une des exigences de la CEDEAO”, selon la présidence burkinabé.

Les Nations Unies ont réaffirmé leur disponibilité “d’être à côté des autorités de la transition, à côté des Burkinabè pour que la transition puisse se passer dans les meilleures conditions possibles”, conclut le communiqué.

HN

 
 

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Au moins 23 personnes ont été tuées dans des attaques armées contre deux communautés dans l’Etat de Benue dans le centre du Nigeria, a indiqué mardi 12 avril 2022 un responsable gouvernemental.

Des hommes armés se sont infiltrés dans la nuit dans deux communautés de cet Etat, la communauté de Mbadwem dans la circonscription locale de Guma et celle de Tiortyu dans la circonscription de Tarka, respectivement.

Les assaillants ont tué pas moins de 23 personnes, a précisé Nathaniel Ikyur, porte-parole du gouvernement de l’Etat de Benue, dans un communiqué publié mardi.

Un grand nombre de villageois ont été blessés dans des attaques et ils reçoivent actuellement des soins dans un hôpital de cet Etat, a ajouté M. Ikyur.

Le gouverneur de Benue a condamné ces meurtres, appelant les agences de sécurité à faire plus pour lutter contre la criminalité et pour protéger les vies et les biens des habitants de l’Etat.

Le président Muhammadu Buhari a dénoncé mardi des massacres “odieux”, appelant à une réponse “sans pitié” contre les assaillants.

“Ils ne doivent être ni épargnés ni pardonnés”, a dit le président cité dans un communiqué.

Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont depuis des années le théâtre de conflits entre pasteurs nomades majoritairement musulmans et cultivateurs chrétiens, au sujet du contrôle de l’eau et des terres.

HN

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Un projet d’Implication des médias numériques dans la prévention des conflits et des tensions (Impact), financé par l’Union européenne (UE), a été lancé mardi 12 avril 2022 à Abidjan.

Il est mis en œuvre par un consortium d'organisations mené par Avocats Sans Frontières France (ASF France), comprenant la Ligue africaine des blogueurs et cyber-activistes pour la démocratie dénommée AfricTivistes, l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) et le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI).

Il s’exécutera sur deux ans dans plusieurs régions ivoiriennes et guinéennes.

Ce projet d’un montant de 1,110 millions d'euros (environ 727 534 000 FCFA), financé par la délégation de l’Union européenne a pour objectif de contribuer à consolider une paix durable en Afrique de l’Ouest et entend se concentrer sur le rôle positif que peut jouer la société civile, en particulier les médias numériques dans la prévention et la réduction des conflits et tensions.

Les activités qui seront mise en œuvre pour ce projet vont permettre de renforcer également les capacités des médias en les dotant d’outils pour maximiser leur potentiel et aussi de mobiliser médias et acteurs de la société civile contre les discours de haine.

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Pour le responsable des appuis en matière de Droits de l'Homme, gouvernance démocratique et société civile auprès de la Délégation de l'UE en Côte d'Ivoire, Antonio Dal Borgo, « ce projet est très important, car il s’inscrit dans le cadre du projet de soutien de l’UE à la protection et à la promotion des Droits de l’Homme ».

Il a ajouté que la lutte contre la désinformation et l’accès à l’information crédible et objective font partie des Droits de l’Homme et de la défense de la démocratie que l’UE mène et soutient dans ses pays partenaires.

S’exprimant au lancement du projet, le président du REPPRELCI, Lassina Sermé, a appelé tous les acteurs, à savoir, les organisations de la presse, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les autorités politiques et administratives de l’Etat à adhérer audit projet.

Non sans oublier de souligner que ce projet permettra de mieux élargir le dispositif d’entrée en contact avec les acteurs et la jeunesse dans les établissements publics et privés sur le territoire national ivoirien pour promouvoir une information de qualité.

« Je voudrais inviter tous les acteurs de la presse numérique de Côte d’Ivoire à s’impliquer dans l’exécution de ce projet afin qu’il soit couronné de succès », a appelé Sermé pour qui cette adhésion ne saurait être obtenue sans aucune implication de tous les acteurs dès le lancement de ce projet.

Présent a cette cérémonie, le président de l’Autorité national de la presse (ANP), Samba Koné, a salué la mise en place de ce projet qui, selon lui, s’inscrit dans l’objectif premier de l’ANP, qui est de réguler l’information.

mc

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La Conférence Nationale des Directeurs de Publication de Côte d’Ivoire (Cndpci), en partenariat avec la Fondation Internationale pour la Paix, la presse et pour le Développement Durable en Afrique (Fipdda,) ont organisé une rupture collective dans le cadre de la célébration du dialogue inter religieux, de la confraternité.

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Cette première édition s’est tenue ce dimanche 10 avril 2022 en présence de plusieurs directeurs de publication, de journalistes et invités avec pour thème principal « la Cndpci face aux défis du dialogue inter religieux, dans la confraternité et dans la fraternité à travers les médias en Côte d’Ivoire ».

Thème animé par Bamba Alex Souleymane, journaliste, directeur général du cabinet Dunuya Communication. par ailleurs, expert en stratégie de communication politique.

Cette réflexion a été l’occasion pour le conférencier de présenter le bilan de santé de toute la presse ivoirienne actuelle. il a profondément regretté la qualité des informations souvent relayées auprès des populations, avant de rappeler à tous les directeurs de publication présents, l’urgence d’arrêter ici et maintenant cette saignée de légèreté dans le traitement des informations car dira-t-il, les risques liées à cette dérive informationnelle peuvent plonger le pays dans un chaos similaire à celui dont la Côte d’Ivoire a connu il y a peu longtemps.

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En plus des directeurs de publication, des religieux, pasteurs, prêtres et imams ont répondu présents à ce temps de partage. Ibrahima Koné, imam de la mosquée d’Abobo Sogefia a profité pour prodiguer des conseils pour vivre un bon temps de ramadan.

« Nous sommes en période de ramadan et il faut dire qu'avant l'islam, le jeune a existé. Dieu à travers le coran a imposé le jeune aux musulmans. Le jeune d'abord c'est l'intention. Il faut prendre l'intention de se priver de boire de manger d'avoir tous ses besoins du lever du soleil jusqu'au coucher. Pendant le jeune, tous tes organes doivent jeûner. Les yeux les oreilles. Tes pieds ne doivent pas t'envoyer vers où Dieu n'aime. C'est une abstinence totale durant toute la journée. Ce qui est recommandé au musulman, c'est de lire le coran, de faire des invocations », a-t-il expliqué.

Cette cérémonie œcuménique de rupture du jeûne a été présidée également par le berger Robert Manawa de la Communauté Catholique Mère de l'Amour Divin qui a intercédé auprès de Dieu afin qu’Il ouvre les cieux et que sa paix ainsi que sa miséricorde surabondent les cœurs des directeurs de publication.

L’occasion était ainsi donnée à Touré Youssouf, le président de la Cndpci, de définir l’objectif de cet événement, qui selon lui «  s'inscrit dans le cadre du dialogue interreligieux , traduit l'ambition de l'association d'amener chacun à la culture de la paix et de la réconciliation, gage d'un développement harmonieux de la Côte d'Ivoire », a-t-il fait savoir. Non sans oublier de revenir sur la déontologie et l’éthique qui caractérisent la profession du journalisme.

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Pour lui, la plume du journaliste n’est ni musulman ni chrétien. C’est pourquoi il a plaidé le renforcement de la solidarité en cette période du jeûne du Ramadan afin que ceux qui exercent réellement le journalisme, ne soient influencés par aucune croyance religieuse pour rendre compte des faits.

Quant au président du conseil d’administration du Cndpci Aimé Narcisse Boli, il a précisé qu’en réalité, les dénominations que l’on se fait souvent de Dieu ou Allah, ne se réfèrent qu’à une seule et unique entité divine. C’est pourquoi, il a attiré l’attention de tous les directeurs de publication présents, qu’ils ne doivent être influencés dans leur métier par aucune croyance philosophico-religieuse. D’où l’importance selon lui, de toujours « filtrer l’information, de la vérifier ensuite avant de mettre à la disposition du grand public ».

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Il faut rappeler que cette toute 1ère édition de la rupture collective du jeûne du ramadan de tous les directeurs de publication et dans le cadre de la célébration du dialogue interreligieux a connu la présence effective de plusieurs figures de la presse nationale qui font autorité, à l’exemple de Alafé Wakili, président directeur général du groupe l’Intelligent d’Abidjan, de Lacina Sermé, et Jean-Claude Coulibaly, respectivement président du réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci) et président actuel de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) et bien d’autres.

Mohamed COMPAORE

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Les diasporas africaines représentent un fort potentiel d’innovation et de développement économique : selon la Banque Mondiale, les transferts de fonds en leur provenance sont estimés à quelque 42 milliards de dollars par an (2020).

Au Sénégal par exemple, ces transferts représentent 12 % du PIB officiel, et presque 20 % du PIB réel (DER/FJ, 2021). Au-delà de ces transactions, de plus en plus de membres issus de diasporas africaines s’installent dans leurs pays d’origine contribuant par là même au phénomène dit de « repatriation », tandis que d’autres, sans émigrer, orientent depuis la France leurs projets entrepreneuriaux vers les marchés africains.

S’il est pour l’heure difficile de quantifier l’apport économique de ces départs et investissements, force est de constater qu’il s’agit d’une dynamique prometteuse lorsque appréhendée au prisme des femmes. Nous avons jugé utile de poser deux grandes interrogations à Audrey NGOH DAD, collaboratrice du Sénat français sur cette thématique qui se veut être d’actualité. Entretien. 

Dans quelle mesure les femmes peuvent-elles renforcer ce processus ?  

Le renouvellement de la relation entre l’Afrique et la France, tout comme la création de ponts entre les deux espaces, sont autant d’approches qui pourraient être enrichies si appréhendées au prisme des femmes issues des diasporas. Ces dernières, qui entretiennent pour beaucoup des parcours imprégnés d’échanges entre les deux bords de la Méditerranée, peuvent contribuer tant au développement des pays d’origine de leurs parents qu’au rayonnement de la France.

photo Audrey NGOH DAD in

En effet, l’entrepreneuriat à destination de l’Afrique s’est, à de nombreuses reprises, avéré être un accélérateur de réussite pour de nombreuses françaises d’origine africaine. La trajectoire de Diana Brondel, fondatrice de la néo banque Xaalys, illustre ce propos : inspirée par le wolof « Xaalis », qui signifie « argent », cette française d’origine sénégalaise emploie à travers l’entreprise qu’elle pilote depuis Paris une majorité d’hommes et de femmes sénégalaises, basés à Dakar. Un exemple s’il en est de projet entrepreneurial qui constitue un pont entre l’Afrique et la France, en contribuant notamment à la réussite d’une française issue des diasporas, et en créant de l’emploi à destination de femmes africaines.

Que mettent en place les pouvoirs publics africains et français pour encourager et dynamiser les initiatives des femmes issues des diasporas ?

Les gouvernements africains se mobilisent vis-à-vis de ces dynamiques, à l’image de la Côte d’Ivoire qui vient de lancer un outil destiné à renforcer l’employabilité des ivoiriens issus des diasporas. Au Sénégal, un fonds doté de 3 milliards de francs CFA par an a été mis en place par la Délégation à l’Entrepreneuriat des Femmes et des Jeunes (DER/FJ, 2021), afin de financer les projets des entrepreneurs de la diaspora sénégalaise, et plus particulièrement ceux des femmes. Ambassadrices des deux rives, ces dernières ont le pouvoir de créer un nouveau narratif des relations entre la France et l’Afrique, fondé sur des valeurs communes et intangibles d’égalité, de liberté, de dignité et de respect.

Il est par ailleurs important de souligner le fait que l’Afrique est aujourd’hui le premier continent de l’entrepreneuriat féminin, en ce que 27 % des femmes y dirigent une entreprise, soit le taux le plus important à l’échelle mondiale. Ces mêmes femmes, qui représentent entre autres la moitié de la population, y produisent non moins de 62 % des recettes économiques (Women In Africa, 2020). Un phénomène unique au monde, qui intéresse de plus en plus d’investisseurs occidentaux, et qui pourrait encore renforcer le socle d’une relation économique de proximité entre les femmes issues des diasporas et les femmes africaines. C’est en ce sens que le gouvernement français a évoqué la création prochaine d’une maison des mondes africains et des diasporas au cœur de Paris, ainsi que le lancement d’un fonds d’innovation pour la démocratie en Afrique doté de 30 millions d’euros – afin de soutenir les actrices et acteurs du changement. 

Source : elle.ci 

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Admirez cette femme de 1m87. Elle est belle, non ? Mais ce qui est à l’intérieur de sa tête est encore plus beau. Lisez l’histoire de Sonia Kissi Ndri, une jeune Ivoirienne qui travaille dans la célébrissime Silicone Vallée, en Californie aux Etats-Unis, où elle a une solide réputation. Je répète : à la mythique Silicone Vallée.

Elle est Experte en Opérations Financières et externalisation des Affaires Cliniques et Scientifiques en Biotechnologies/ Produits pharmaceutiques.

En 2010, elle est Analyste Financier Senior et de Contrats, puis Chef d'Equipe à Abbott Laboratories à Alpharetta, Georgia.

De 2010 à 2012, elle est Consultante Senior à American Cancer Society en charge des subventions, des contrats et de la gestion financière de la collaboration avec la fondation du milliardaire Bill Gates, la Gates Foundation et Autotrader, Inc. en tant que consultante de haute direction chargée de l’évaluation des risques financiers et de la gestion des contrats d'acquisitions à Atlanta, Georgia.

De 2012 à 2014, elle est Directrice de l'Assurance des Revenus dans la gestion des finances et des unités d'affaires chez Orange Business Services à Atlanta, Georgia.

De 2014 à 2018, Responsable des Contrats Cliniques et des Finances à Gilead Sciences et Directrice et chef de département multifonctionnelle à Pfizer chargée des contrats cliniques, des paiements et des finances dans la Silicone Vallée en Californie.

2018 à 2021, elle est Directrice Senior et chef de département de l'approvisionnement stratégique, des contrats cliniques, de finance et de l’externalisation des études cliniques globales à Dermira et à Intercept Pharmaceuticals dans la Silicone Vallée en Californie.

Elle est aujourd’hui Directrice Exécutive et chef du département des opérations d’entreprises cliniques et des finances a FibroGen, Inc. en Californie.

Une belle femme ? Surtout une belle tête :

Elle a obtenu son Bachelor en Sciences, Finance et Management en 2009 à Kaplan University (aujourd’hui Purdue University), puis un MBA (Master en Business Administration) en Finance et Management en 2012.

Son parcours est sanctionné par de brillantes notes. Elle a été honorée de la Médaille d’Or pour avoir obtenu la plus haute note à South University avec « a perfect GPA ».

Malgré ses distinctions, elle se perfectionne en accumulant des certificats en Business Process Improvement (BPM) de Univesity of Californa, Berkeley et de Lean Six Sigma Black Belt de Villanova University. Et un certificat en Contracts management and negociations and clinical research conduct and management de l’University of California à Berkeley.

A la Silicone Vallée, la réputation de son travail, de son sérieux et de son haut niveau de performance fait écho. Elle y reçoit en Février 2015 le premier Prix de la CLINICAL STAR AWARD à Gilead Sciences pour l'amélioration des processus qui ont soutenu l'organisation dans son objectif stratégique de cette société de devenir le sponsor de choix à l'échelle mondiale des essais cliniques.

Après ce prix, elle reçoit toujours à la Silicone Vallée plusieurs prix et reconnaissances dans son domaine de travail.

Sonia N’Dri Kissi a une autre vie. Elle a été sportive de haut niveau. Elle arrive à ce haut niveau au hasard aux Etats-Unis.

A Abidjan, elle jouait souvent au Basket Ball sur les petits trains. Son oncle, journaliste sportif Félix Brou, lui offre ses premières baskets en 1990. Elle est repérée par Coach Coulibaly Siaka lors d’un jeu à Treichville vers Biafra et recrutée à l’ASEC d’Abidjan Cadets à 11 ans, puis en Junior à 14 ans, puis Sénior. Elle fait la haute compétition quand elle passe à ABC (Abidjan Basket Club), recrutée par Feh Kessé et Commandant Fally du Port. Elle participe à des compétitions internationales. A 16 ans, elle est appelée en sélection nationale ivoirienne de Basket Ball. Puis elle arrête de jouer pour se consacrer à ses études en Côte d’Ivoire.

Quand elle arrive aux Etats-Unis, elle poursuit sa priorité : les études.

Un Dimanche de Février 2000, pour se distraire, elle joue au basket avec l’équipe masculine de l’Université du Texas à Arlington. Le coach est impressionné par son jeu, contacte le coach d’une Université de 1ere division NCAA pour la recruter. Le coach arrive le lendemain, la met en test et est séduit. Le lendemain, il l’invite à Tulsa, Oklahoma où elle se voit offrir une bourse complète d’étude à Oral Roberts University. Elle renoue avec la haute compétition, elle fait sport-étude dans un pays à tradition sportive de basket où les enjeux sont grands.

Elle fait très vite ses preuves et la presse locale se passionne pour elle et les points qu’elle marque. Tour à tour, elle rejoint la Golden Eagles of Oral University, Tulsa, Oklahoma de 2000 à 2001 où elle remporte la NCAA Division 1 Mid-Continent Conference et participe à la Western Final Four.

Puis, elle rejoint The Lions of Vanguard University, Costa Mesa, California, qui remporte la Conference Championship.

En raison de sa forte corpulence, elle occupe le poste de Pivot fort (6'2" and Center en anglais) et subit donc la pression des adversaires. Lors d’un match officiel, elle se blesse par une dislocation complète de l’épaule, des blessures graves aux genoux et des commotions cérébrales, qui mettent fin à sa carrière sportive en 2002. Elle sombre dans la déprime, plus de sport, plus d’argent pour les études, plus de perspectives de carrière dans la WNBA aux Etats-Unis. Mais elle a le précieux soutien de son grand frère Ndri Franck, basé à Abidjan.

Elle bénéficie également des précieux conseils d’un ami, lui aussi champion d’athlétisme, qui venait lui remonter le moral, ayant lui aussi connu ces périodes difficiles. Cet ami s’appelle… Serges Doh.

Après sa guérison, elle est à court d’argent pour poursuivre ses études et fait de petits boulots dans les magasins et des maquillages pour des entreprises cosmétiques. Un jour, elle rencontre une Ivoirienne à Rich’s Macys à Atlanta qui lui lance : « les voilà, elles font malin à Abidjan, c’est pour venir faire maquillage ici aux Etats-Unis ». Cette remarque la blesse. Mais elle continue.

Le 19 Juillet 2004, une Américaine Noire, qui organise une dédicace de son livre dans le store demande à se faire maquiller par la meilleure maquilleuse de peau noire du magasin ; le manager la désigne. Cette Américaine n’est autre que la chanteuse et actrice Nancy Wilson, la tante de Whitney Houston. 2 mois plus tard, elle reçoit un coup de fil d’une personne inconnue lui demandant de venir maquiller une personne dont la maquilleuse est indisponible. Elle se rend à l’adresse indiquée, qui l’amène à Buckhead, un quartier huppé d’Atlanta, GA. Elle se retrouve nez à nez avec Whitney Houston, qu’elle maquille.

Un jour en 2005, elle est invitée au store à maquiller une Autorité ivoirienne de passage à Atlanta. Le protocole est le même, on ne désigne jamais le nom du client. Elle arrive rapidement dans le magasin et découvre que la cliente n’est autre que Mme Gbagbo, alors Première Dame de la République de Côte d’Ivoire. Elle maquille ainsi plusieurs célébrités dont Erykah Badu.

Grâce à l’argent épargné, elle reprend les études et abandonne le maquillage. Elle obtient les Diplômes mentionnés ci-dessus.

Quand elle se lance dans sa carrière administrative et privée, elle gravit vite les hautes marches. Le fighting spirit du terrain de jeu, elle le déporte sur sa carrière.

Tous les titres égrenés ci-dessus pourraient faire oublier que Sonia N’Dri Kissi n’a pas toujours eu une vie facile. En réalité, elle a grandi dans la difficulté et l’austérité pour parvenir à son niveau social aujourd’hui.

Son cursus primaire et scolaire est marqué par une extrême mobilité : EPP Cité des Arts au CP1, puis CP2 et CE1 au CSP de Cocody, Ne pouvant plus payer la location de l’appartement à la cité des arts, sa mère déménage à M'pouto, village Ebrié où elle fait l’EPP M’Pouto en classes CE2 jusqu’au CM2.

Elle rentre en 6eme au CSP de Cocody, puis en 5eme et 4eme à Victor Schoelcher de la Riviera, lorsque la famille emménage à Attoban. De nouvelles difficultés financières dans la famille l’amènent à poursuivre la 3eme au Collège Moderne Nangui Abrogoua d'Adjamé, pour finir au lycée Lemania de la 2nde à la terminale.

Soit 7 établissements au total pour le Primaire et le Secondaire, là où la moyenne des élèves ne font que 2 établissements !!!

Mais elle obtient avec brio son Bac D et rentre à l’Universite Nangui-Abrogoua d’Abobo-Adjame.

Elle vivait à Attoban, dans une maison de deux chambres salon où elle est la seule fille d’une famille de 6 enfants et vit au milieu de ses frères.

Pendant son cursus secondaire et universitaire, comme sa mère est Secrétaire à la RTI, Sonia Ndri vend des oranges devant la cantine de la télévision nationale . Puis, elle vend des chemises et cravates aux journalistes et animateurs dont Levy Niamkey, Thomas Bayintchi, et François Kouakou, qui la surnomment « la petite go anango ». Parallèlement, elle vend aussi à l’espace RFK de la RTI de l'alloco, des brochettes, du lait caillé, du gnamankoudji, du bissap.

Avant cela, encore jeune, elle passe dans des publicités de Wax, Nido, Nestlé et 3A Assurance. Les sommes payées lui permettent de financer ses études.

En 2ème année d’Universite, elle se voit offrir une opportunité pour poursuivre ses études aux États-Unis. La suite , on la connaît.

Sonia N’dri Kissi a 42 ans aujourd’hui. Elle entend s’installer en Côte d’Ivoire un de ces jours, pour mettre son expérience au profit de son pays. De vendeuse d’alloco à Abidjan, maquilleuse dans un store, à référence à la Silicone Vallée, en Californie. La vie est un combat. Sonia Ndri Kissi, un modèle de courage pour les jeunes de Côte d’Ivoire et d’Afrique.

MORALITE : Seul le Ciel est votre limite dans votre désir de réussir.

Jeune fille, jeune homme, Sonia N’Dri Kissi te dit : prends toujours du bonheur à faire ce que tu fais. L’énergie de ta vie est dans ton corps. L’espoir de ton avenir est en DIEU. Bats-toi.

Jeune fille, Sonia Ndri Kissi te dit : ta beauté ne sert à rien si tu ne te rends pas utile dans la vie, si tu n’utilises pas ton intelligence et ta combativité.

Vincent Toh Bi Irié,

Ex préfet d’Abidjan

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La Commission européenne a annoncé avoir ajouté 20 compagnies aériennes russes à sa liste noire, qui comprend les transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation dans l’Union européenne, parce qu’ils ne respectent pas les normes internationales de sécurité.

À la suite de cette mise à jour, 21 compagnies aériennes certifiées en Russie sont désormais inscrites sur la liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE.

D’après l’Exécutif européen, cette inscription traduit de ”graves préoccupations en matière de sécurité qui résultent de la réimmatriculation forcée, par la Russie, d’aéronefs appartenant à des entreprises étrangères, autorisant sciemment leur exploitation sans certificats de navigabilité en cours de validité”.

“L’Agence fédérale russe du transport aérien a autorisé les compagnies aériennes russes à exploiter des centaines d’aéronefs appartenant à des entreprises étrangères sans certificat de navigabilité en cours de validité. Les compagnies aériennes russes concernées ont sciemment agi en violation des normes de sécurité internationales applicables’’, a commenté la commissaire européenne aux transports, Adina Vălean.

Ce n’est pas seulement une violation manifeste de la convention relative à l’aviation civile internationale (convention de Chicago) dont il est question, mais aussi une menace immédiate pour la sécurité, a-t-elle insisté.

La responsable a toutefois tenu à préciser que “cette décision ne constitue pas une sanction supplémentaire à l’encontre de la Russie. Elle a été prise uniquement pour des raisons techniques et de sécurité. Nous ne mélangeons pas sécurité et politique”.

Par suite de la mise à jour, 117 compagnies aériennes au total font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne. Il s’agit de 90 compagnies aériennes certifiées dans 15 pays différents, en raison d’une surveillance inadéquate en matière de sécurité de la part des autorités de l’aviation de ces pays, de 21 compagnies aériennes certifiées en Russie, ainsi que 6 compagnies aériennes originaires d’autres États, sur la base de graves manquements ayant été constatés en matière de sécurité : Avior Airlines (Venezuela), Blue Wing Airlines (Suriname), Iran Aseman Airlines (Iran), Iraqi Airways (Iraq), Med-View Airlines (Nigeria) et Air Zimbabwe (Zimbabwe).

Deux autres compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation et ne peuvent effectuer de vols à destination de l’UE que si elles utilisent des types d’aéronefs particuliers : Iran Air (Iran) et Air Koryo (Corée du Nord).

La mise à jour de la liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE est fondée sur l’avis unanime des experts en matière de sécurité aérienne des États membres, qui se sont réunis par visioconférence, le 5 avril 2022, sous les auspices du comité de la sécurité aérienne de l’UE. Ce comité est présidé par la Commission, assistée de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne.

ng

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Le Maroc a appelé, lundi 11 avril 2022 à Addis-Abeba, à une réflexion prospective en faveur d’une Afrique plus forte et plus résistante aux changements et évolutions de l’ordre mondial.

“Notre continent est plus que jamais confronté à une nouvelle réalité économique amère à laquelle il faut s’adapter”, a souligné l’ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors de la 2è réunion du sous-Comité des Représentants permanents de l’UA (COREP), tenue sous la présidence du Maroc.

Face à un contexte géopolitique instable, le diplomate marocain a insisté sur l’impératif d’avancer le pas et réfléchir sur un mode innové de fonctionnement des économies africaine afin d’accélérer l’industrialisation, renforcer les chaînes de valeurs régionales et améliorer le climat d’affaires, l’attractivité des investissements directs étrangers et l’autosuffisance.

L’impact de la crise surgie en Ukraine a compliqué la reprise économique post-covid du continent africain, a-t-il fait observer, relevant dans ce sens que l’Afrique est, plus que jamais, confrontée à une nouvelle réalité économique amère à laquelle il faut s’adapter et engager une réflexion prospective.

“Notre continent regorge de potentialités et de ressources qu’il faut seulement en optimiser l’exploitation dans le cadre d’une approche globale, et pragmatique au sein d’un bloc uni et intégré”, a enchainé M. Arrouchi, plaidant pour une solidarité agissante fondée sur le principe fondamental de la coopération sud-sud et des stratégies qui tiennent compte des avantages comparatifs de chaque pays africain.

Pour réduire la dépendance du continent à l’extérieur, notamment en matière d’énergie, il a souligné que cet objectif passe par des investissements supplémentaires et massifs, l’exploitation complète des ressources en pétrole et en gaz naturel et la diversification des sources d’énergie à travers la promotion des énergies solaire, éolienne, marine, hydroélectrique et géothermique

Par ailleurs, le diplomate marocain a fait constater que l’Afrique, en tant qu’acteur clé sur la scène mondiale dans le futur, dispose d’outils pertinents pour se tailler une place sur la scène internationale, citant particulièrement la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

“Ce projet phare de l’Agenda 2063 constituera un outil efficient pour surmonter cette difficulté économique structurelle, notamment à travers la reconfiguration de nos économies, la production transformée, l’approvisionnement de notre marché continental avec des biens et des services compétitifs sur le marché mondial, l’industrialisation et la réalisation de la croissance économique”, a-t-il détaillé.

Cette réunion devra éclairer sur la piste à suivre dans le contexte socio-économique difficile actuel et futur, a dit M. Arrouchi, ajoutant que la présidence du Royaume reflète l’engagement du Maroc à insuffler une dynamique nouvelle et accélérée aux actions de ce comité afin qu’il soit en phase avec les développements récents qui ont marqué le monde en général et le continent africain en particulier.

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La situation en Somalie se détériore depuis des mois alors que la sécheresse extrême sévissant dans le pays l’amène au bord d’une catastrophe humanitaire, a averti mardi 12 avril 2022 le Programme alimentaire mondial (PAM).

“Les dernières données montrent l’aggravation de la situation, avec 6 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir et un risque réel de famine dans certaines régions”, a prévenu Lara Fossi, directrice adjointe du PAM en Somalie, lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève.

Selon Mme Fossi, “les familles ont du mal à faire face aux effets de la sécheresse, qui, combinée à des prix record des denrées alimentaires et du carburant et à une baisse du pouvoir d’achat, crée une situation absolument catastrophique pour des millions de personnes”.

“Nous devons agir maintenant pour éviter une famine”, a-t-elle dit.

“Nous avons mis en garde contre une situation comme celle-ci depuis l’année dernière et averti qu’une aide humanitaire accrue est nécessaire. Pourtant, l’écart entre la crise de la faim croissante en Somalie et les ressources dont nous disposons pour y faire face s’élargit”, a-t-elle fait remarquer.

Sur la base des derniers chiffres de l’insécurité alimentaire, “nous allons prendre encore plus de retard par rapport aux besoins qui augmentent rapidement”, a ajouté la même responsable.

Selon le PAM, la menace de famine peut pousser les gens à adopter des stratégies d’adaptation négatives, comme la vente de bétail et d’autres biens, qui saperont leur résilience à long terme.

Le PAM s’inquiète également pour la multiplication des camps pour personnes déplacées au cours des derniers mois. “Des milliers de ménages y ont afflué depuis les zones les plus durement touchées par la sécheresse, cherchant désespérément de l’aide (…). Beaucoup de ces personnes sont des femmes et des enfants, et il est impossible de les voir sans être choqué par les signes visibles d’une malnutrition potentiellement mortelle”, a indiqué Mme Fossé.

“Si nous n’agissons pas maintenant pour éviter cette catastrophe imminente, non seulement des vies seront perdues, mais des moyens de subsistance seront également détruits, aggravant davantage la situation des Somaliens vulnérables à des crises récurrentes comme la sécheresse”, a-t-elle dit.

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