Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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La Russie a annoncé mercredi qu’elle expulsait un total de 85 membres du personnel des ambassades de France, d’Espagne et d’Italie, en représailles à des mesures similaires prises par ces pays.

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’il expulsait 34 membres du personnel diplomatique de France, 27 d’Espagne et 24 d’Italie.

Ces trois pays font partie des nations européennes qui ont collectivement mis à la porte plus de 300 diplomates russes depuis le début de l’opération militaire de la Russie en Ukraine le 24 février. Dans de nombreux cas, ils ont accusé les diplomates russes d’espionnage, ce que Moscou a nié.

La Russie a notamment renvoyé 45 Polonais et 40 Allemands le mois dernier. Elle a également annoncé des mesures de rétorsion contre la Finlande, la Roumanie, le Danemark, la Suède, la Norvège et le Japon, entre autres.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié l’annonce faite mercredi par Moscou d'”acte hostile” et a déclaré que les canaux diplomatiques ne devaient pas être interrompus.

L’Italie a également déclaré que son personnel avait toujours agi conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

La France a déclaré qu’elle déplorait la décision russe, qu’elle considérait comme une réponse injustifiée à la décision prise par Paris en avril d’expulser “plusieurs dizaines d’agents russes agissant sur notre territoire sous statut diplomatique et travaillant contre nos intérêts de sécurité”.

L’Espagne a rejeté la décision russe, estimant qu’elle n’était pas fondée sur le principe de réciprocité, citant des “raisons de sécurité dûment justifiées” pour l’expulsion du personnel de l’ambassade russe de Madrid le mois dernier.

hn

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La Chine poursuit les efforts pour juguler l’impact de l’envolée des infections au Covid-19 sur son économie.
Mercredi 18 mai 2022, le Premier ministre, Li Keqiang, a donné le ton lors d’un symposium sur la stabilisation de la croissance, tenu dans la province du Yunnan, appelant accélérer les efforts pour la mise en œuvre de politiques macroéconomiques à même de permettre à l’économie d’absorber les chocs nés de la flambée des infections et de la situation géopolitique mondiale.
La sortie du Premier ministre chinois intervient dans le sillage de la publication de chiffres officiels indiquant des signes d’essoufflement de l’économie de cette deuxième puissance mondiale.
Les données publiées en début de semaine par le Bureau national des statistiques (gouvernemental) montrent une baisse de 11,1 pc des ventes en détail au mois d’avril dernier par rapport au même mois de 2021.

Selon les analystes, il s’agit d’un indice inquiétant d’autant plus que les ventes en détail servent à mesurer les dépenses des ménages et partant donner une idée générale sur la situation économique.
Le bureau des statistiques a également fait état d’une aggravation du chômage dont le taux a grimpé à 6,1 pc en avril contre 5,8 pc en mars.
Face à cette situation, le Premier ministre chinois a mis l’accent sur la nécessité de stabiliser la croissance des entreprises et soutenir l’emploi et les moyens de subsistance de base du peuple, en s’appuyant sur une croissance stable.

Notant que la nouvelle vague d’infections au Covid-19 dans le pays et les changements de la situation internationale ont accentué les pressions à la baisse sur l’économie.
Il a, dans ce contexte, mis l’accent sur la nécessité de poursuivre une politique monétaire prudente.
« Nous avons toujours souligné l’importance d’éviter le stimulus de type ‘inondation’. Nous n’avons pas émis de monnaie en papier excédentaire, même lorsque le Covid-19 nous a frappés le plus durement en 2020 », a-t-il dit, relevant qu’il existe toujours une marge de manœuvre politique face aux nouveaux défis.
Le Premier ministre a, d’autre part, appelé à coordonner les efforts pour le contrôle de l’actuelle vague de Covid-19 dans le pays, en prenant en compte la nécessité de maintenir la cadence du développement économique et social.

La Chine a signalé mercredi 191 nouvelles infections confirmées au Covid-19, dont 82 à Shanghai, 50 à Beijing et 34 au Sichuan, a indiqué jeudi la Commission nationale de la santé.
Le pays a également recensé 825 cas asymptomatiques, dont 637 à Shanghai.
L’envolée des infections depuis mars dernier a poussé les autorités à mettre en œuvre de sévères mesures de contrôle qui ont eu un impact visible sur l’activité économique.
La Chine table sur une croissance de 5,5 pc de son PIB en 2022. Cependant, les grandes banques et institutions internationales ont abaissé récemment leurs prévisions de croissance du pays pour cette année en raison de la hausse des infections au Covid-19.

Le Fonds monétaire international a abaissé ses prévisions de croissance de la Chine à 4,4 pc, contre 4,8 pc précédemment.

mc

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Le Directeur Exécutif de l’organe de régulation du secteur cacao du Ghana (Ghana Cocoa Board), Joseph Boahen Aidoo, a indiqué le 18 mai à Abidjan, que la Côte d'Ivoire et le Ghana sont engagés à travailler ensemble pour le renforcement de leurs stratégies face aux mécanismes de fixation des prix des marchés. C’était au terme d’une audience que lui a accordée le Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi.

« Nous sommes venus ce matin partager le résultat de nos travaux au Premier Ministre Patrick Achi. Nous avons parlé des stratégies communes des deux pays suite aux différentes actions du marché qui ont mis en péril certaines activités de l'Initiative, notamment le mécanisme de fixation des prix qui a subi quelques actions que nous allons corriger », a dit Joseph Boahen Aidoo.

Et d'ajouter que les experts des deux pays se sont réunis pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des mécanismes de fixation des prix du cacao. Et ce, en vue d'offrir des revenus décents aux producteurs. « Toutes ces solutions qui ont été présentées au Premier Ministre feront bientôt l'objet d'implémentation... », a-t-il conclu.

A la suite de la première réunion du Comité économie et commercialisation de l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana (Iccig), ayant réuni des délégations des deux pays, le 17 mai 2022 à Abidjan, un appel a été lancé à l'endroit aux acteurs de l'industrie du cacao pour l'application du Différentiel de Revenu Décent (DRD). Le DRD est un mécanisme qui permet de payer directement aux producteurs la somme de 400 dollars US par tonne de cacao.

Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a pris part à l'audience.

mc

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Le ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin, a sollicité l'appui du système des Nations Unies pour construire une société meilleure où pourront s’épanouir les populations ivoiriennes, indique une note d'information émanant dudit ministère.

C'était le jeudi 12 mai 2022 à Abidjan, au cours d'une rencontre initiée par le ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, en collaboration avec le Médiateur de la République. Et à laquelle ont pris part le coordonnateur résident du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire ainsi que la ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo.

Le ministre Kouadio Konan Bertin a demandé, à travers cet atelier de "partage d’expériences", au système des Nations Unies d’appuyer les efforts de la Côte d'Ivoire en vue de construire une société meilleure où pourront s’épanouir les enfants, garant de l’avenir, lit-on dans la note d'information.

Le coordonnateur du système des Nations Unies, Philippe Poinsot, s’est prononcé sur l’importance de la participation et de l’assistance des Nations Unies aux peuples africains en général et à la Côte d’Ivoire en particulier. Pour le coordonnateur du système des Nations unies, cette opportunité de rencontre conjointe doit respecter des normes de la cohésion sociale, qui demeure l’affaire de tous pour vivre en harmonie. 

Le responsable onusien a plaidé pour que des solutions soient trouvées aux conflits fonciers à travers une résolution. Il a rassuré sur la disponibilité du système des Nations Unies à apporter un réconfort social.

CICG

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La Capitale économique de la Côte d'Ivoire, Abidjan, accueille du 25  au 26 Mai 2022, la deuxième édition de « Ascension Days » qui verra l'arrivée sur les bords de la Lagune Ebrié,  plus de 600 pasteurs africains issus de la sous-région africaine. Le thème choisi cette année est : "Roi de gloire" décliné en deux sous-thèmes. Notamment : "Leadership et intégrité " ; "Serviteurs et leadership ".

L'information à été donnée le Mardi 17 Mai 2022 au cours  d'une conférence de presse à Cocody- Vallon par Dieudonné Gollet, Directeur Général de Lumière du Monde Télévision (LMTV).

A l'en croire, les présidents des Fédérations Evangéliques de la sous-région d’Afrique francophone, du Niger, du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Mali, de la RD Congo et de la Côte d’Ivoire seront présents à ce grand rassemblement dont l'orateur principal est le Président mondial de la communauté pentecôtiste, président de Oral Roberts University des États-Unis d'Amérique (USA), le Docteur Billy Wilson.

L’objectif de cette fête est de « montrer au monde entier que nous célébrons un Dieu qui est au-dessus de tout », a déclaré Monsieur Gollet. Il s’agira, selon lui, de diffuser la bonne parole de Dieu, afin d’amener la communauté chrétienne à avoir le regard constamment tourné vers Dieu.

Au programme, en plus des communications autour des différentes thématiques, le deuxième jour sera meublé d'un culte de louange, de prière,  d'adoration et de prédication.

En sus, la sortie officielle du groupe louange owr olam (Lumière du monde en Hébreu), sera un autre acte fort de cette édition.

L’Ascension est la montée de Jésus-Christ au ciel après sa résurrection. Cette fête chrétienne est célébrée 40 jours après la Pâques.

Notons que la deuxième édition de l'Ascension Days aura pour cadre, l'Eglise des Assemblées de Dieu de Cocody Angré où près de 2000 participants sont attendus.

mc

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Le secrétaire exécutif de l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire/Ghana, l’Ivoirien Alex Pierre-Arnaud Assanvo, a assuré que le Conseil du Café-Cacao (CCC) de Côte d'Ivoire et Cocoa Board du Ghana travaillent de concert actuellement sur des mécanismes, entre autres, l’agroforesterie, le carbone-crédit, afin de contribuer à la restauration des terres dégradées par la désertification.
 
Il était face à la presse, le vendredi 13 mai 2022 à Abidjan, dans le cadre de la Cop 15.
 
Il a annoncé que l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire/Ghana mise également sur la recherche et le développement d’une cacaoculture durable et respectueuse de l’environnement, privilégie la traçabilité des produits et place le planteur au centre de la politique de développement socio-économique.
 
L'Initiative Cacao Côte d'Ivoire/Ghana dont le siège est au Ghana depuis août 2021, fait aussi la promotion de la transformation et de la consommation locales. Car dans une chaîne de valeur comme le cacao qui apporte dans l'industrie chocolatière plus de 120 milliards de dollars, la Côte d’Ivoire et le Ghana qui produisent plus de 60% de la production mondiale ne récoltent qu’environ 5%, selon Alex Pierre-Arnaud Assanvo.
 
« Le cacao a des vertus nutritives et de santé très élevées. Il fait partie des solutions de la Cop 15 », a-t-il reconnu. D’où le rappel de la mise en place depuis 2019 par les deux pays du Différentiel de revenus décent (DRD) qui est une prime de 400 dollars par tonne, permettant d'atteindre un revenu amélioré aux planteurs. Grâce au DRD, 516 milliards de FCFA ont été payés aux planteurs ivoiriens au titre de la campagne 2020-2021 pour une production de 2,225 millions de tonnes de cacao.
 
Dans le cadre de la restauration des terres dégradées, le CCC prévoit de planter 12 millions d’arbres en 2022 et plus de 60 millions d’arbres d’ici à 2024.
 mc

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Ecobank Côte d’Ivoire, filiale du groupe bancaire panafricaine a annoncé un résultat en hausse au titre de l’exercice du premier trimestre 2022. La banque achève le premier trimestre 2022 avec des résultats avant impôt et net respectivement de FCFA 9,0 milliards et FCFA 8,5 milliards. Ces chiffres sont stables par rapport à ceux de la même période sur l’année 2021.

Ecobank Côte d’Ivoire clôture le premier trimestre 2022 avec un résultat Net en hausse croissante estimé à FCFA 8,49 milliards. Ce résultat s’explique en raison de la baisse de la marge nette d’intérêts (-4,9%), couplée à celle sur les produits hors intérêts.

Malgré un léger recul de 6,2% du Produit Net Bancaire, soit 21,2 milliards comparé à la même période de l’année précédente, Ecobank maintient sa position de deuxième banque de Côte d’Ivoire. En effet, le niveau de rentabilité traduit par le résultat avant impôts et le résultat net, est resté stable par rapport à la même période en 2021.

Pour parvenir à ce résultat à la hausse, l’établissement financier a procédé plusieurs ajustements. Tout d’abord, il a procédé à une normalisation de son portefeuille de créances ayant entrainé une chute du 42,4% soit un taux de couverture des créances en souffrance de 96,2% contre 90,7% en mars 2021.

Ecobank Côte d’Ivoire a également pratiquée une stabilisation de ses charges qui sont restées fixes à FCFA 10,1 milliards en mars 2022.

Ce résultat positif de la croissance s’intègre dans l’exécution du plan de la banque « Réussir Ensemble ». Il est par ailleurs le reflet d’un facteur de résilience appliqué par l’établissement bancaire. Outre les défis économiques, Ecobank Côte d’ivoire a démontré l'efficacité de son modèle opérationnel avec un regain d’activités à la suite des perturbations liées à la pandémie de Covid-19. Cela est également dû au maintien de la discipline sur l’utilisation des ressources de la banque.

mc

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Un atelier de partage d’expériences, de recueil de contributions et de leçons apprises sur la cohésion sociale en Côte d’Ivoire s’est ouvert, jeudi 12 mai 2022, à Abidjan.

 Cet atelier est organisé conjointement par le ministère de la Réconciliation et de la cohésion nationale, le Grand Médiateur de la République et la Coordination du Système des Nations-Unies pour le développement avec la participation des parties prenantes nationales et internationales.

 Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le Médiateur de la République, Adama Tounkara a rappelé que cet atelier « vise à identifier les meilleures pratiques et à recueillir les contributions des différents acteurs en matière de cohésion sociale en vue de les intégrer dans la nouvelle stratégie nationale de réconciliation et de cohésion sociale 2021-2025 ».

 « La paix dont nous gouttons les fruits si succulents est comme le grand arbre des forêts africaines qui puise l’essentiel de ses substances nutritives dans la terre nourricière », a déclaré peu avant le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Bertin Kouadio Konan dit KKB.

 Selon lui, la paix a besoin d’être sédimentée dans le corps social, d’être consolidée pour qu’elle parvienne aux générations futures, pour qu’elle se couvre du manteau sacré qui résistera pendant des siècles et des siècles.

 « Notre trajectoire vers la paix a commencé par la réconciliation et elle devra passer par la cohésion sociale, l’autre nom de la lutte contre les exclusions, les discriminations et cette bienveillance qui restitue à chacun sa place, toute sa place, dans l’humanité », a ajouté KKB, soulignant « l’inestimable appui du Système des Nations Unies » à la Côte d’Ivoire.

 Auparavant, Philippe Poinsot, le Coordonnateur résident des Nations Unies en Côte d'Ivoire a salué l’organisation de cet atelier qui permettra selon lui « d’adresser au mieux les défis résiduels » de la cohésion nationale, mais également les défis du Sahel qui affectent les zones frontalières.  

 La ministre ivoirienne de la Solidarité et de la lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo a également pris part à l’ouverture de cet atelier qui réunit le corps diplomatique, les agences du Système Nations-Unies, le corps préfectoral et les organisations de la société civile ivoirienne.

 Après avoir été entachée par plus d’une décennie de crise, la cohésion nationale ivoirienne a retrouvé les rails depuis ces dernières années. Ces acquis doivent être est préservés et consolidés.

Source: APA

 

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Le ministre indien de l’environnement s’imprègne des réalités  des opérateurs économiques indiens

En marge à la Cop15 que la Côte d’Ivoire accueille du 9 au 20 mai 2022, le ministre indien de l’environnement et président de la Cop14 Bhupender Yadav a échangé avec la communauté indienne vivante sur le territoire. Cette rencontre s’est tenue dans la soirée du lundi 9 mai dans un restaurant indien de Marcory-Biétry.

Le ministre indien de l’environnement et président de la Cop14  Bhupender Yadav a fait savoir qu’il est venu en terre ivoirienne pour prendre part à la conférence des Nations-Unies pour lutter contre la désertification que la Côte d’Ivoire. En sa qualité de président de la Cop14,  il va remettre le flambeau à la Côte d’Ivoire qui va gérer la présidence de la Cop15.

Le ministre indique qu’il est convaincu qu’avec si les efforts sont menés par  toutes les parties prenantes, à travers cette conférence des Nations-Unies, on peut lutter contre la désertification et relever le défi. Il explique que la désertification a pour conséquence,  la dégradation des sols, la pollution des eaux et de l’air.

 Prenant l’exemple de l’Inde dans cette lutte contre ce fléau, le ministre souligne qu’avec une synergie de huit ministères pour la restauration des sols, son pays a entrepris des actions pour la purification des eaux et la reforestation.

Et d’ajouter que la sécheresse étant l’un des facteurs qui accentuent la dégradation des sols,  son ministère a entrepris des actions vis-à-vis des producteurs à travers la mise en place des systèmes d’assurance de compassion qui les aident à pouvoir supporter les effets néfastes de la dégradation des sols et de la sécheresse.

En outre, sous le leadership du 1er ministre indien, plusieurs actions ont été menées notamment la restauration de  26 mille millions d’hectares de forêts.

Toutefois, le ministre rappelle que sous sa présidence de Cop14, le défi majeur auquel il a été confronté est la pandémie de covid-19.

En l’endroit de la Côte d’Ivoire qui va occuper la présidence de la Cop15, le ministre signale que  la collaboration va continuer en termes d’assistance et de conseils.

‘’La Côte d’Ivoire regorge une forte communauté indienne qui sont investies dans la vie économique du pays, qui ont bâti de grandes entreprises, et qui sont confrontées à certaines situations.  L’occasion de ce dîner, c’est non seulement de pouvoir les retrouver, communier avec eux pour qu’ils puissent me partager leurs doléances et d’un autre côté, je puisse les apporter un certains nombre d’encouragement, un certain réconfort, par rapport aux actions que l’Inde peut mener vis-à-vis d’eux et à fortifier cette communauté’’, fait savoir le ministre.

Le ministre a conclu en saluant les efforts que mène le  gouvernement ivoirien  pour harmoniser et assainir le milieu des affaires.

Ibrahima Khalil de Siekèlou

                         

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Pour celles et ceux d'entre nous qui vivent près de l'océan, le changement climatique n'est pas une menace imminente mais un danger actuel et réel. Nous avons déjà été contraints d'investir dans des mesures d’atténuation et de changer nos modes de vie ainsi que nos moyens de subsistance. Les générations futures risquent d'hériter du fardeau de notre inaction si la communauté internationale ne fait pas enfin ce qui est responsable : se fier à la science et agir pour minimiser l'impact humain sur le climat et l'environnement.

En tant que Président de la 76ième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, j'ai choisi "l'espoir" comme thème de ma présidence. Car, si nos défis sont toujours redoutables, c'est bien l'espoir qui sert de tremplin et stimule l'ingéniosité humaine qui permet de trouver des solutions lorsque tout semble insaisissable. Les Nations Unies doivent être à l’avant-garde de la recherche de solutions et plaident pour leur mise en œuvre.

Répondre aux besoins de la planète est l'un des cinq piliers de ma présidence de l'Espoir – parallèlement au redressement postpandémie, à la reconstruction durable, au respect des droits de tous et à la revitalisation des Nations Unies. 

Du 9 au 14 mai, j’aurai le plaisir de me rendre en Côte d'Ivoire et en Angola, où je rencontrerai des représentants des Gouvernements, le personnel des Nations Unies, des femmes et des jeunes, pour échanger sur les cinq piliers de ma Présidence de l'Espoir.

A Abidjan, je participerai à la 15ème session de la Conférence des Parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Le thème de cette année, "La Terre. La vie. Héritage : de la rareté à la prospérité", est un appel à l'action pour garantir que nos terres restent saines et productives pour les générations actuelles et futures.

La sécheresse n'est pas seulement une absence d'eau. Elle est souvent le résultat de la dégradation des sols, du changement climatique et d'une utilisation non durable de l'eau. Si les sécheresses existaient bien avant la révolution industrielle, la science montre que l'activité humaine a considérablement exacerbé ce phénomène, entraînant des pénuries d'eau et de nourriture, des incendies de forêt, des déplacements de familles, la perte de vies humaines et animales ainsi que des retombées économiques. 

Pendant mon séjour en Afrique, je me rendrai également en Angola. Je tiens à exprimer ma solidarité avec le Gouvernement et la population angolaise qui, malgré quelques précipitations, sont confrontés à la pire sécheresse qu’a connu dans le pays en 40 ans. J’aurai l’occasion d’écouter les témoignages des populations directement touchées par ce fléau. Les femmes sont les plus vulnérables au changement climatique et sont souvent les plus touchées par ses effets. Cependant, elles sont aussi des guerrières du changement climatique et doivent être associées à toute prise de décision.

                                                        

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, les infestations de criquets pèlerins et la sécheresse qui sévissent dans les provinces de Huila, Namibe et Cunene, dans le sud-ouest de l'Angola, exposent près de 1,6 million de personnes à un risque de famine grave.

La sécheresse, combinée à la pandémie de la COVID-19 et à l'évolution des conditions météorologiques, provoque un recul des progrès accomplis par l'Angola dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies et dans l'amélioration de la vie de ses habitants.  

Il peut sembler déplacé pour un homme comme moi, qui vient d'un archipel entouré d'océan, d'écrire sur la sécheresse. Je viens des Maldives, une nation de quelque 1 190 îles de l'océan Indien, où les inondations dues à la pluie sont le phénomène naturel le plus fréquent. Les îles de mon pays sont en train d’être graduellement submergées par l'eau. Au rythme actuel du réchauffement climatique, on estime que près de 80 % des Maldives pourraient être inhabitables d'ici 2050.   

Pourtant, bien qu'entourée d'eau de mer, la majeure partie du pays souffre d'un manque d'eau potable. Nous n'avons pas de rivières ou de ruisseaux permanents aux Maldives, et la lentille d'eau douce de presque chaque île souffre de l'intrusion du sel et de surconsommation. Ainsi, le pays a dû se tourner vers l'eau dessalée, qui est coûteuse et consomme beaucoup d'énergie.

L'un des sujets que j’aborderai lors de la COP15 sur la désertification en Côte d'Ivoire est l'importance pour la communauté internationale de proposer des solutions holistiques et équilibrées. Nous savons ce qui doit être fait, mais nous avons besoin de volonté politique pour y parvenir.

Je rappellerai également que les questions d'adaptation, de désertification, de lutte contre le changement climatique, de maintien de la biodiversité et de lutte contre la pauvreté sont toutes interconnectées – et également reliées aux Objectifs de développement durable.

La conférence des parties sur la désertification intervient au début de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, qui a débuté en 2021. Il s'agit d'un appel au ralliement pour la protection et la renaissance des écosystèmes dans le monde entier, dans l'intérêt des populations et de la nature.

Le 17 juin, nous marquerons la journée annuelle de la désertification et de la sécheresse. Cette journée internationale a trois objectifs : sensibiliser le public à la désertification et à la sécheresse ; faire savoir que la désertification et la sécheresse peuvent être combattues efficacement ; et renforcer la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification dans les pays connaissant de graves sécheresses et/ou la désertification, en particulier en Afrique.

Au cours de mon mandat en tant que Président de l'Assemblée Générale, la communauté internationale s’est réunie lors de réunions de haut niveau sur la biodiversité, la désertification, les océans, l'énergie et le climat. Pour avoir une vision plus globale de toutes ces questions interconnectées, j'organiserai en juillet un évènement dédié à la nature à l'Assemblée générale. Ce sera une occasion importante pour la communauté internationale de jeter un regard collectif sur nos accomplissements et de planifier l'avenir pour adresser les lacunes et les insuffisances.

Le message que j'adresse à la communauté internationale est celui que je n'ai cessé de répéter: Nous devons agir maintenant, tant que nous avons encore l'espoir d'inverser les dommages que nous avons causés à la nature et à l'environnement. Nous avons les ressources nécessaires. Nous en sommes capables. Faisons preuve de volonté. Nous le devons à nos générations futures.

Par Abdulla Shahid,

Président de la 76ème session de l'Assemblée générale des Nations unies.

                                               

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