Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

LDA Journaliste

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le gouvernement a décidé d’accorder aux producteurs de coton, une subvention de 29 milliards de FCFA en vue de contenir l’impact de la hausse des prix des intrants de la filière coton.
 
L’annonce a été faite par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, au lancement de la campagne 2022-2023, le 15 juillet à Abidjan.
 
« Dans un contexte de prix élevés des intrants, (+ 84% pour le NPK et 114% pour l’urée) et pour contenir l’impact de cette hausse des prix des intrants sur les producteurs et améliorer leurs revenus, le gouvernement a décidé d’accorder aux producteurs de coton une subvention de 29 milliards de FCFA », a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani.
 
Sur cette base, les prix de cession des intrants aux producteurs de coton sont : NPK : 277 FCFA/kg, soit 13 850 FCFA le sac de 50 kg; Urée : 295 FCFA/kg, soit 14 750 FCFA le sac de 50 kg; Insecticide : 33 000 FCFA par hectare pour tout le cycle cultural.
 
Il convient de souligner que les prix des intrants restent maintenus au même niveau que ceux de la campagne dernière, grâce à un effort exceptionnel du gouvernement.
 
Le ministre d'État a rappelé que le prix d’achat du coton graine au titre de la campagne 2022-2023 s’établit à 310 FCFA/kg pour le coton graine de 1er choix, non sans préciser que ce prix connaît une augmentation de 10 FCFA par rapport à la campagne précédente.
 
Quant à la production de 539 623 tonnes de coton graine, elle connaît une légère baisse de 4% par rapport aux 559 483 tonnes de la campagne 2020-2021.
 
En ce qui concerne les perspectives pour la campagne 2022-2023, les projections de production de 570 425 tonnes de coton graine sur une superficie prévisionnelle de 475 354 hectares, et un rendement moyen de 1 200 kg/ha devraient confirmer la bonne dynamique de la filière coton.
 mc

Comment

Le ministre ivoirien de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin dit KKB, a prôné vendredi la réconciliation à Port-Bouët, cité balnéaire dans le Sud d'Abidjan, où il a rendu un hommage à l'ex-maire, feue Hortense Acka-Anguy. 
 
M. Kouadio Konan Bertin est allé à la rencontre des dames de Port-Bouët, à qui il a exprimé sa reconnaissance pour leurs nombreux bienfaits au profit de la nation. A cette occasion, KKB a rendu un vibrant hommage à feue Hortence Acka-Anguy qu’il considère comme une "mère". 
 
Ce sont une centaine d’associations de femmes de la route de Bassam, dans la commune de Port-Bouët qui ont effectué le déplacement dans les locaux de la Maison Blanche, au quartier Jean Folly.
 
Le ministre ivoirien de la réconciliation et de la cohésion nationale, ancien député de Port-Bouët, a prôné la réconciliation et la cohésion entre les différentes communautés pour une Côte d’Ivoire où il fait bon vivre.
 
Il a exprimé sa reconnaissance à la population de Port-Bouët qui, dit-il, lui a tout donné. Il a surtout rendu hommage à celle qui fut le premier maire de la cité et militante incontestable du Pdci, Mme Acka-Anguy, qui a dirigé ses pas dans ce parti de Félix Houphouët-Boigny.
 
Le ministre a ensuite confié ces braves dames à la directrice générale de la Réconciliation et au directeur général de la cohésion nationale afin de soutenir leurs élans dans la réconciliation entre les différentes communautés. 
 
Il a fait des dons en vivres et non vivres à ces femmes, venues d’une vingtaine de quartiers et sous-quartiers de la commune. Leurs satisfactions lui ont été exprimées à l’issue de ce geste symbolique de la part de celui qu’elles qualifient d’"enfant prodige et rassembleur" des cadres de la commune.
 
Des prestations d’artistes, ballets et sketches ont mis fin à cette mémorable rencontre où de nombreux conseils dans la pratique de la diplomatie, en termes de cohésion sociale, ont été prodigués par le ministre Kouadio Konan Bertin.
 
Le ministre a salué et remercié les cadres de la commune ayant effectué le déplacement au cours de cette cérémonie. Il a adressé une invitation spéciale aux responsables des différentes associations féminines à qui il entend porter un message particulier.
Sercom
 
 
 

Comment

La démission du président du Sri Lanka, Gotabaya Rajapaksa a été acceptée, a annoncé vendredi 15 juillet 2022 le président du Parlement, après la fuite à l’étranger du chef de l’Etat, dont la résidence a été envahie par des manifestants la semaine dernière.

“Gotabaya a légalement démissionné”, a déclaré aux journalistes Mahinda Yapa Abeywardana. Le président srilankais avait envoyé la veille sa lettre de démission depuis Singapour.

La lettre de démission, envoyée au président du Parlement, a été transmise au Procureur général du pays pour en examiner les aspects légaux avant d’être formellement acceptée, avait indiqué jeudi le porte-parole du responsable parlementaire, Indunil Yapa.

La situation dans la capitale est revenue au calme jeudi après que les manifestants ont abandonné les bâtiments gouvernementaux.

M. Rajapaksa avait fui samedi sa résidence prise d’assaut par les manifestants qui lui reprochent sa mauvaise gestion au moment où le pays traverse la plus grave crise économique de son histoire.

Les manifestants avaient également envahi mercredi les bureaux du Premier ministre Ranil Wickremesinghe. Près de 85 personnes ont été blessées dans les heurts et un homme est mort asphyxié par les gaz lacrymogènes.

Le Sri Lanka, en proie à sa pire crise économique depuis son indépendance, a fait défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars en avril dernier et est en pourparlers avec le FMI pour un éventuel renflouement.

Depuis des mois, les 22 millions d’habitants du pays insulaire vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de longues files d’attente devant les stations services, de rationnements des carburants et denrées alimentaires, et d’une inflation qui a atteint un record historique de 54%.

hn

 
 

Comment

vendredi, 15 juillet 2022 18:09

Le Mali suspend les rotations de la Minusma

Les autorités maliennes ont suspendu à partir, de jeudi 14 juillet 2022, toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), y compris celles déjà programmées ou annoncées, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette décision s’applique jusqu’à “l’organisation d’une réunion” par la partie malienne, dont la date n’a pas été communiquée, pour “faciliter la coordination et la réglementation” de la rotation de ces contingents, ajoute le communiqué.

Les autorités maliennes justifient leur décision en invoquant le “contexte de sécurité nationale”.

Cette mesure intervient quatre jours après l’interpellation de 49 militaires ivoiriens, des “mercenaires” selon Bamako, qui les accuse d’avoir comme “dessein funeste” de “briser la dynamique de refondation” de l’Etat malien.

Selon Abidjan, ils étaient déployés au Mali en tant qu’éléments nationaux de soutien (ENS), une procédure de l’ONU permettant aux contingents des missions de maintien de la paix de faire appel à des prestataires extérieurs pour des appuis logistiques.

Les autorités maliennes assurent la Minusma de travailler de “manière diligente en vue de réunir les conditions propices à la levée de cette mesure suspensive”, déclare le communiqué.

Le mandat de la Minusma, présente au Mali depuis 2013 avec environ 13.000 soldats, a été renouvelé pour un an le 29 juin, mais avec une “opposition ferme” du Mali à la liberté de mouvement des Casques bleus pour des investigations liées aux droits de l’Homme.

hn

 
 

Comment

Le président ivoirien Alassane Ouattara a rencontré, jeudi 14 juillet 2022 au Palais présidentiel à Abidjan, ses deux prédécesseurs Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, dans un souci de décrispation du climat sociopolitique national.

Les trois dirigeants n’avaient pas été réunis depuis la grave crise post-électorale de 2010-2011.

Le président Ouattara a eu un entretien avec MM. Gbagbo et Bédié pendant un peu plus d’une heure.

“La rencontre de ce jour a été une rencontre de retrouvailles pour renouer le contact et échanger dans la vérité”, sur les grands sujets de la nation, indique un communiqué final lu par Laurent Gbagbo à la sortie de la rencontre.

Ce dernier a été choisi pour lire le texte en sa qualité de “benjamin”, puisqu’à 77 ans, il est plus jeune qu’Alassane Ouattara (80 ans) et Henri Konan Bédié (88 ans).

Les trois hommes ont exprimé leur volonté de faire de leur première rencontre tenue au palais présidentiel “un levain de la décrispation du climat sociopolitique national en Côte d’Ivoire”, selon le communiqué final.

Le Président Ouattara a, pour sa part, qualifié ce premier grand rendez-vous d’ordinaire et qui sera régulier en vue de recueillir l’avis et les recommandations de ses prédécesseurs.

” Ce sera une bonne chose pour la nation de les entendre et de les écouter pour leur connaissance du pays et leur expérience à cause du poids politique qu’ils représentent “, a-t-il dit.

L’idée d’une rencontre entre les trois hommes était l’une des recommandations du dialogue politique entre pouvoir et opposition qui s’est tenu en début d’année pour apaiser le climat politique en Côte d’Ivoire.

aaa

 
 

Comment

Père fondateur du Syndicat de l’Education Préscolaire de Côte d’Ivoire (SEPCI), Gouessé Diomandé laisse désormais la place à une nouvelle génération après 14 années passées à la tête dudit syndicat. Homme de challenge et de conviction, avec un esprit combatif à nul autre pareil, l’ex-numéro un du SEPCI, qui juge le bilan de ses mandats plus que positif, s’annonce sous d’autres cieux. Le syndicaliste aguerrit entend en effet créer très prochainement un mouvement politique de la droite libérale. Ainsi, après avoir passé plus d’une décennie au plus haut niveau du milieu syndical, l’homme annonce son comeback dans l’arène politique, qu’il a déjà côtoyé dans le passé. Entretien.

“ Or moi, je travaille au résultat. Je suis pour la Gestion Axée sur les Résultats (GAR). On se donne des objectifs collectifs et connus de tous. On se donne le temps et les moyens pour les atteindre. On s’engage tous dans le travail sans tricherie ni roublardise. Une fois que les objectifs sont atteints, on passe à autre chose.’’

Bonjour M. Gouessé Diomandé, nous sommes ici ce matin pour nous entretenir avec vous ! Mais avant de commencer, pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je suis M.Gouessé Diomande.  Je suis Educateur Préscolaire. J’exerce au Ministère de la Femme de la Famille et de l’Enfant.

Il y a de cela six mois, vous étiez le leader d’un mouvement syndical, dénommé le Syndicat de l’Education Préscolaire de Côte d’Ivoire (SEPCI). Aujourd’hui, vous avez passé la main après votre congrès ordinaire qui s’est tenu le 19 février 2022. Pouvez-vous nous en dire plus sur le SEPCI ?

Effectivement j’étais le Secrétaire General National du Syndicat de l’Education Préscolaire de Côte d’Ivoire (SEPCI). Après mon dernier mandat, j’ai organisé le troisième congrès ordinaire le 19 février 2022 et le camarade Koffi Kacou Clément a été élu à l’unanimité de tous les délégués de section présents. Je voudrai d’ailleurs profiter de cette interview pour remercier Madame Nasseneba Touré, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) pour le soutien qu’elle nous a apporté dans l’organisation de ce congrès. Je voudrai surtout la remercier pour son esprit d’ouverture et sa franche collaboration avec les organisations syndicales de son Ministère. Je voudrai aussi remercier Madame Yapo Akora Arahamata, la Directrice du service de coordination des structures éducatives de base du MFFE pour avoir initié au sein dudit Ministère un « dialogue social directe » avec les Syndicats. Son action a apaisé le front social au sein du MFFE. Je n’oublie pas le Secrétaire General de la Centrale Humaniste, M. Soro Mamadou qui m’a toujours soutenu dans la gestion de mon syndicat et m’a formé à être un leader syndical juste et objectif. Je n’oublie pas le camarade Abonga Jean Yves Koutouan, Président de l’Inter Syndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI) dont je suis l’un des collaborateurs, qui m’a encouragé à toujours œuvrer pour l’unité d’action syndicale.

Combien d’année avez-vous passé à la tête de ce syndicat ?

Je voudrai d’abord préciser que je suis le père fondateur du SEPCI. J’ai mis ce syndicat sur pied en novembre 2008. A l’origine, le syndicat se dénommait le MOTRASSEF-CI (Mouvement des Travailleurs Sociaux du Secteur Education Formation de Côte d’Ivoire). Il comprenait trois emplois : les Educateurs Préscolaires et Adjoints, les Maitres d’Education Spécialisée (MESP) et les Maitresses Adjointes d’Education Permanente (MAEP). C’est au deuxième congrès ordinaire en 2016, que nous avons renommé le syndicat après que nous nous sommes séparés des MESP et des MAEP. C’est donc moi qui ai créé le SEPCI. J’ai fait 14 ans à la tête du syndicat, soit de novembre 2008 à février 2022.

Pourquoi une telle longévité à la tête du syndicat ? Vos textes ne limitaient-ils pas les mandats ?

Si, les premiers textes du MOTRASSEF-CI limitaient les mandats du Secrétaire General National à deux mandats de 3 ans chacun. En 2010, on n’a pas organisé de congrès, du fait de la situation socio politique du pays. Quand la situation s’est normalisée, on devait organiser le deuxième congrès ordinaire en 2013. Mais, nous avons tenu une Assemblée Générale Ordinaire la même année qui a donné quitus au Bureau National de continuer le mandat puisque nous étions en train de préparer des négociations capitales avec le Ministère de la Fonction Publique sur des points de revendications importants pour l’Education Préscolaire. Finalement, c’est en 2016 que nous avons tenu le deuxième congrès ordinaire. Et à ce congrès, non seulement j’ai été réélu par mes camarades, mais j’ai aussi reçu, par les nouveaux textes, un mandat de 4 ans reconductible. La limitation de mandat ayant été abrogée par nos textes.

“ On n’obtient rien dans la barbarie et le désordre. Il faut surtout éviter les erreurs de 2017. On n’est pas en guerre contre l’Etat. Donc ils doivent regarder la chose avec sérénité et surtout penser aux intérêts du grand nombre. Les querelles de leadership ne produisent rien de bon. Seule l’unité d’action paye.’’

Cela veut dire que vous pouviez rester longtemps encore à la tête du SEPCI ! Pourquoi avez-vous pris votre retraite du SEPCI cette année ?

Oui effectivement, je n’avais plus de limitation de mandat. Et comme j’ai toujours la confiance de mes camarades Educateurs Préscolaires, je pouvais encore rester à la tête du SEPCI. Mais, j’ai préféré partir parce que les objectifs que mes camarades m’avaient assignés, à moi et à mon équipe de direction, nous les avons tous atteints en 2022. Or moi, je travaille au résultat. Je suis pour la Gestion Axée sur les Résultats (GAR). On se donne des objectifs collectifs et connus de tous. On se donne le temps et les moyens pour les atteindre. On s’engage tous dans le travail sans tricherie ni roublardise. Une fois que les objectifs sont atteints, on passe à autre chose.

Quel bilan faites-vous donc de votre gestion du SEPCI durant ces 14 années de mandat ?

Durant c’est 14 années, la lutte n’a pas été de tout repos. Surtout de 2008 à 2015. On faisait au moins une grève chaque année. Mais, c’est à partir de 2015 que nos revendications ont commencé à connaitre un début de résolution. Ainsi, avons-nous obtenu au plan administratif, l’achèvement de notre profil de carrière. Aujourd’hui, un Educateur Préscolaire n’est plus bloqué au grade B3. Il peut aller de l’Emploi d’Educateur Préscolaire Adjoint de grade C3 à celui d’Inspecteur de grade A7. Nous avons aussi obtenu de nouveaux concours professionnels et concours professionnels exceptionnels. À ce sujet j’aimerai remercier Madame la Ministre de la Fonction Publique, Madame Anne Désirée Ouloto qui a été très réceptive à nos doléances. Au niveau du Ministère de la Femme de la Famille et de l’Enfant, nous avons aussi réussi à transformer le service de coordination qui a en charge les établissements préscolaires de son ministère en une Direction, et ce grâce à Madame la Ministre Nasseneba Touré. Au niveau financier, l’obtention des SDA est une réussite commune dont chaque syndicat qui a œuvré à son aboutissement doit être fier.

Est-ce qu’on peut affirmer que vous êtes satisfait de ce bilan et dans quelle mesure ?

Oui, je suis satisfait de ce bilan. Parce que nous venons de loin. Nous avons un emploi qui est essentiel dans le développement d’un pays émergent comme le nôtre. Mais qui ne fait pas parti des priorités de l’Etat. C’est une erreur qu’il faut corriger. Avec les questions d’autonomisation financière de la Femme ; l’apparition de familles monoparentales et des familles recomposées, la question de la garde des enfants sera tôt ou tard, une problématique à adresser dans notre pays. Or, pour le moment, dans notre pays, ce sont les Educateurs Préscolaires qui sont outillés à assurer l’Education et la Protection de la Petite Enfance. Mais, il y a de nouveaux chantiers à défricher.

Lesquels ?

Au niveau de l’Education Préscolaire, il y a la réforme de l’Institut National de Formation Sociale (INFS) qu’il faut absolument faire. Il faut que cet établissement ait la possibilité de recruter des docteurs comme à l’INFAS et à l’ENS. Des enseignants chercheurs qui vont revaloriser la formation dans tous les cycles de formation. C’est vraiment capital. Et au niveau de l’Etat, il y a une nouvelle trêve sociale qu’on demande au travailleur. Mais, ce n’est pas une trêve qu’il faut demander, puisque les travailleurs ne sont plus en conflit avec l’Etat depuis 2017.

A votre avis, qu’est que l’Etat doit négocier avec les travailleurs, si le terme de « trêve social » ne convient pas ?

L’état doit négocier une convention collective avec les syndicats en adoptant une approche Co-déterministe, comme cela se fait au Canada ou en Allemagne. C’est comme cela que l’accord qui sortira de ces négociations sera inclusif et pourra satisfaire toutes les parties.

Vous quittez le Syndicat de l’Education Préscolaire de Côte d’Ivoire, doit-on vous attendre sous d’autres cieux ?

Je ne quitte pas totalement le SEPCI. Puisque j’ai été élu, au congrès de février, président du Bureau du Conseil Syndical (BCS). Donc je suis toujours au service de mon syndicat. Mais, j’ai décidé de retourner à mes premiers amours. Je vais faire de la politique. Des amis et moi avons décidé de mettre sur pied un mouvement politique qui se réclame de la droite libérale.

Pourquoi n’entrez-vous pas dans un parti existant et vouloir créer un mouvement politique ? N’est-ce pas une organisation politique de trop ?

Non. Il y a toujours de la place en politique pour de nouvelles idées. Car la politique, c’est d’abord et avant tout le champ d’expression des idées.

Le mouvement politique que vous comptez créer est-ce un parti politique ? Et Peut-on avoir l’exclusivité du nom de ce mouvement politique ?

Je ne peux rien dire pour le moment. Mais vous devez savoir que notre organisation se veut proche des idées politiques d’un ancien chef de l’Etat ivoirien. Nous vous communiquerons les détails dans la conférence de presse de lancement qui aura lieu très bientôt.

“ Le coût de la vie est trop élevé dans notre pays. Or, nos salaires ont des modes de calcul qui datent des années 1960.Vous comprenez que ce n’est pas juste. C’est d’ailleurs pour cela qu’on dit qu’en Côte d’Ivoire, l’Etat est riche mais le peuple est pauvre. C’est un paradoxe qu’il faut corriger.’’

Mais en attendant votre entrée en politique, quel message avez-vous à passer à vos successeurs et vos camardes syndicalistes ?

A l’endroit de mon successeur, le camarade Koffi Kacou Clément je lui souhaite bonne chance à la tête du syndicat. Il a un mandat de cinq ans pour adresser les nouvelles revendications spécifiques de l’Education Préscolaire qui sont encore nombreuses. A mes camarades syndicalistes, surtout aux responsables syndicaux des enseignants, je leur demande beaucoup de lucidité et de tempérance dans les négociations qui sont en cours avec le gouvernement. Les travailleurs, surtout nous les fonctionnaires, avons beaucoup à y gagner. On n’obtient rien dans la barbarie et le désordre. Il faut surtout éviter les erreurs de 2017. On n’est pas en guerre contre l’Etat. Donc ils doivent regarder la chose avec sérénité et surtout penser aux intérêts du grand nombre. Les querelles de leadership ne produisent rien de bon. Seule l’unité d’action paye.

Votre mot de fin ?

J’espère simplement que le gouvernement entendra la voix des syndicats lors du dialogue social qui s’annonce. Le coût de la vie est trop élevé dans notre pays. Or, nos salaires ont des modes de calcul qui datent des années 1960.Vous comprenez que ce n’est pas juste. C’est d’ailleurs pour cela qu’on dit qu’en Côte d’Ivoire, l’Etat est riche mais le peuple est pauvre. C’est un paradoxe qu’il faut corriger.

Interview réalisée par Georges Kouamé

Comment

mercredi, 13 juillet 2022 19:36

Chine/ASEAN: Vers une coopération renforcée

Les moyens de renforcer les relations de coopération entre la Chine et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) ont été au centre d’entretiens, lundi 11 juillet 2022 à Jakarta (Indonésie), entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le secrétaire général de l’ASEAN, Lim Jock Hoi.

La Chine a toujours placé l’ASEAN au cœur des priorités de sa politique étrangère et soutenu son développement et sa croissance, a indiqué M. Wang, cité mardi par les médias chinois.

Il a noté, dans ce contexte, que son pays a hissé ses relations avec l’ASEAN au rang de partenariat stratégique global. Il a rappelé que la Chine a adhéré au Traité d’amitié et de coopération en Asie du Sud-Est, entamé des négociations sur une zone de libre-échange (ZLE) avec l’ASEAN et soutenu sans équivoque la centralité de l’ASEAN dans la coopération régionale.

Selon M. Wang, la Chine soutient résolument l’actuelle architecture régionale dirigée par l’ASEAN. Il a relevé que la coopération Chine-ASEAN a fait preuve de « vitalité », faisant de la région l’espace « le plus sûr et le plus prometteur pour le développement ».

La Chine est disposée à travailler avec l’ASEAN pour construire « un foyer pacifique, sûr et sécurisé, prospère et amical », a-t-il souligné.

La Chine et l’ASEAN, a-t-il poursuivi, soutiennent fermement l’égalité souveraine et la démocratisation des relations internationales, en prenant la tête du processus de multipolarisation, a souligné le chef de la diplomatie chinoise.

Pour sa part, le secrétaire général de l’ASEAN a émis le souhait de son groupement de renforcer le partenariat stratégique global Chine-ASEAN et défendre conjointement « un régionalisme ouvert ».

L’ASEAN est prête à saisir l’occasion de l’Année de coopération pour le développement durable Chine-ASEAN afin d’approfondir la coopération dans divers domaines, notamment la connectivité, la stabilité de la chaîne d’approvisionnement, l’économie numérique, le changement climatique, la protection écologique, la prévention et l’atténuation des catastrophes ainsi que les échanges entre peuples, a-t-il dit.

ng

Comment

Le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles 5G en Chine a atteint 428 millions fin mai dernier, a indiqué mardi 12 juillet 2022 le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information.

Le pays a lancé, fin mai, 1,7 million de stations de base 5G, a indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que l’amélioration de l’infrastructure réseau a jeté des bases solides pour le développement de l’économie numérique.

La technologie 5G a été largement appliquée dans tous les domaines de la vie, stimulant la transformation numérique de l’industrie manufacturière, a poursuivi le ministère.

À l’avenir, le ministère s’est engagé à consolider davantage les fondations industrielles de la 5G tout en faisant progresser la construction du réseau 5G et en promouvant le développement des applications 5G

hn

Comment

Le Sri Lanka, qui fait face à une grave crise économique et politique, a déclaré mercredi 13 juillet 2022 l’état d’urgence, quelques heures après la fuite de son président Gotabaya Rajapaksa, a annoncé le bureau du Premier ministre.

“Le président ayant quitté le pays, l’urgence a été déclarée pour faire face à la situation dans le pays”, a déclaré à la presse le porte-parole du Premier ministre, Dinouk Colombage.

La police a annoncé un couvre-feu à durée indéterminée dans la province occidentale, celle de la capitale de Colombo, pour contenir les manifestations.

Des milliers de personnes se sont rassemblées devant les bureaux du Premier ministre, incitant les forces de l’ordre à tirer des gaz lacrymogènes pour les empêcher d’envahir le bâtiment.

Samedi, la foule avait pris d’assaut la résidence officielle de M. Rajapaksa, l’obligeant à quitter vers une base militaire avant de rejoindre les Maldives mercredi à bord d’un avion militaire.

Selon des responsables, il avait promis de démissionner mercredi.

M. Rajapaksa est accusé d’avoir mal géré l’économie, menant à l’incapacité du pays, en manque de devises étrangères, à financer les importations les plus essentielles.

Le Sri Lanka a fait défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars en avril et est en pourparlers avec le FMI pour un éventuel renflouement.

Depuis des mois, les 22 millions d’habitants du pays insulaire vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de longues files d’attente devant les stations services, de rationnements des carburants et denrées alimentaires, et d’une inflation galopante.

hn

 
 

Comment

Dans une interview consacrée à la cherté de la vie, et retransmise simultanément sur la chaîne nationale RTI 1, sur la NCI - La Nouvelle Chaîne Ivoirienne et sur la Radio Côte d'Ivoire, le lundi 11 juillet 2022 à Abidjan, le Premier Ministre Patrick Achi a assuré que la question de la cherté de la vie est au cœur de l'action gouvernementale et que le Gouvernement fait le maximum pour que la population soit la moins impactée possible.
 
"Le Gouvernement suit au quotidien cette cherté de la vie. Nous sommes en permanence en contact avec les populations. La question de la cherté de la vie est au cœur de l'action gouvernementale. Nous comprenons la souffrance de la population et nous y compatissons. Nous allons tout faire pour contenir cette inflation", a dit Patrick Achi.
 
Le Chef du Gouvernement est revenu sur les mesures fortes prises par l'État depuis le début du renchérissement du coût de la vie, pour contenir l'impact de cette inflation sur la population.
 
Il s'agit d'une subvention de 400 milliards de FCFA qui a permis, entre autres, de maintenir le prix du Super à 735 FCFA et celui du Gasoil à 615 FCFA et d'apporter une subvention aux meuniers, du plafonnement des prix de 21 produits de grande consommation constitués essentiellement de denrées de première nécessité (huile, sucre, lait, farine boulangère, etc.) et de la soumission à autorisation de l'exportation de certaines denrées alimentaires produites et consommées localement: l'attiéké, l'igname, etc.
 
D'ici à 2025, a-t-il annoncé, le Gouvernement prévoit la modernisation de l'agriculture ivoirienne avec un accent particulier sur le vivrier car les modes de production et de vie ont changé.
 
À ce titre, Patrick Achi mise sur le développement de neuf agropoles dont celui du Centre est déjà opérationnel. Il a annoncé le lancement imminent de l'agropole du Nord. L'objectif d'ici à 2025 et selon les axes stratégiques de la vision 2030 du Président Alassane Ouattara, est d'atteindre la souveraineté alimentaire, non seulement pour les produits vivriers, mais aussi pour les marchandises, a dit le Premier Ministère.
 
Il a également indiqué que le dispositif de contrôle des prix des produits sera renforcé sur l'ensemble du territoire. Déjà, a-t-il rappelé, 35 000 contrôles ont été effectués et 2 000 cas de non-respect des prix ont été décelés.
 
Pour le Premier Ministre, le renchérissement du coût de la vie est dû principalement à la survenue de la pandémie de la Covid-19 qui a entraîné le confinement de la quasi-totalité de la population, et à la récente guerre russo-ukrainienne qui a occasionné le quasi-doublement du cours du pétrole à l'international et le triplement du prix de l'engrais.
 
Afin de relever ce nouveau défi, Patrick Achi a lancé un appel à la solidarité, à l'union et au rassemblement à l'ensemble de la classe politique ivoirienne, aux organisations de la société civile, aux opérateurs économiques et aux populations, de façon générale. Car, selon lui, ces valeurs citoyennes permettront à la Côte d'Ivoire, non seulement de tenir debout face à cette crise de la cherté de la vie, mais également d'atteindre sa souveraineté alimentaire.
 
"Nous devons nous mettre ensemble pour tenir cette situation difficile. Personne ne devrait profiter de cette situation pour appeler à la révolte ni pour faire du profit au détriment des populations", a insisté le Premier Ministre.
 
Tout en saluant les opérateurs économiques pour tous les efforts qu'ils font, notamment en termes de réduction d'une partie de leurs marges bénéficiaires, Patrick Achi a mis en garde ceux qui profitent de cette situation pour s'adonner à la fraude.
 
Aux populations, le Chef du Gouvernement a apporté un message d'espoir en les appelant à faire confiance au Président Alassane Ouattara et à son Gouvernement qui "font de cette question de cherté de la vie, la priorité des priorités" et qui entendent bâtir "Une Côte d'Ivoire plus solidaire et prospère" d'ici à 2030.
mc
 

Comment