Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Un nouveau laboratoire de diagnostic moléculaire et de séquençage génomique logé au sein du CHU de Bouaké a été ouvert ce lundi 19 juin 2023, par le Ministre en charge de la santé, Pierre N’gou Dimba.

Il a été offert par le gouvernement fédéral de l’Allemagne, en collaboration avec l’Institut Robert Koch (RKI) et l’Institut Helmholtz pour One Health (HIOH).

Construit sur un bâtiment de R+1 et équipé avec un niveau de sécurité B3, cet édifice est estimé à un montant total de 327 millions de FCFA.

Ce laboratoire qui vient compléter les laboratoires de référence existants permet de renforcer les capacités de diagnostic du CHU de Bouaké.

Pour le Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle Mr Pierre Dimba, ce type de partenariat permet au personnel médical et scientifique du CHU de Bouaké d’accéder aux technologies nouvelles et actuelles de laboratoire, utiles pour répondre aux questions liées aux soins de santé.

Il servira également à des futures collaborations et à l’activité d’enseignement destinées au personnel technique, scientifique, travaillant dans le secteur de la santé et en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest-africaine.

Ce don s’inscrit dans le cadre de l’étroite collaboration qui existe entre le CHU de Bouaké et l’Institut Robert Koch (IRK) de Berlin en Allemagne depuis 2012 dont le but est de renforcer les capacités de diagnostic et de traitement des maladies infectieuses, afin d’améliorer la qualité et l’efficacité de la prise en charge des patients.

Cette collaboration a servi de base pour la signature d’une convention entre le CHU de Bouaké et l’Institut Robert Koch de Berlin et a abouti à plusieurs projets de recherche financés par la Fondation Allemande pour la Recherche Scientifique (DFG), avec les Ministères de la Santé, et de l’Education et de la Recherche de la République Fédérale d’Allemagne.  

km

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Au moins, 216 millions d'enfants souffrent de retards de croissance et de malnutrition en Afrique. Cette dernière est la principale cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans après le paludisme en Afrique au sud du Sahara. Pour y mettre fin, la Banque africaine de développement multiplie les actions sur le terrain et les appels à la mobilisation aussi bien en Afrique qu’au niveau mondial. En 2016, l’institution panafricaine de financement du développement a lancé l’initiative Alliance des leaders africains pour la nutrition (ALN, acronyme en anglais pour African Leaders for Nutrition) . L'ALN est un outil de plaidoyer de la Banque afin que les pays africains puissent travailler avec les partenaires pour amplifier la nutrition sur le continent. Soutenue par l’Union africaine, l’initiative engage aussi les dirigeants africains à investir une partie de leur budget pour réduire la malnutrition sur le continent. Les États sont notamment invités à mettre en œuvre diverses politiques et interventions pour lutter contre la malnutrition sous toutes ses formes à travers l'agriculture, le système alimentaire et l'éducation et ce, en tandem avec les différents partenaires au développement.

La course contre l’hécatombe

Pour démontrer son engagement dans la lutte contre la malnutrition en Afrique, la Banque a dévoilé en 2018 le Plan d’action multisectoriel pour la nutrition. Ce plan vise à mobiliser des ressources financières supplémentaires pour des investissements intelligents en matière de nutrition dans des secteurs clés (agriculture, éducation, santé, protection sociale, eau, assainissement et hygiène -WASH) afin de réduire de 40 % le retard de croissance des enfants sur le continent d'ici à 2025. Ces secteurs ont été identifiées car elles représentent plus de 30 % des dépenses publiques en Afrique et sont des moteurs sous-jacents de la nutrition. La Banque a jusqu'à présent alloué près de 2,8 milliards de dollars de son portefeuille d'investissements à la nutrition intelligente, sur une base de référence de 0,70 milliard de dollars en 2018. Cet investissement se répartit comme suit : santé (531 millions de dollars), agriculture (950 millions de dollars), WASH (650 millions de dollars) et la protection sociale (605 millions de dollars).

Et la Banque ne cesse de multiplier les initiatives pour donner la chance à des milliers d’enfants africains de vivre leur cinquième anniversaire. À travers son programme « Banking on Nutrition » , en partenariat avec Big Win Philanthropy et Aliko Dangote Foundation, la Banque mène la course contre l’hécatombe des enfants du continent, victimes de malnutrition. Ce programme permet à la Banque d’intégrer la nutrition dans les stratégies régionales et nationales et de travailler à augmenter la production et la consommation de produits alimentaires sains et nutritifs, grâce à la mobilisation des partenariats, des États et du secteur privé.

Ainsi, dans la région du Sahel, confronté à d’énormes défis sur les effets des changements climatiques (désertification, sécheresse, érosion, inondations, assèchement des lacs, etc.) et à l’insécurité, la Banque met en œuvre un programme régional spécifique sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Dénommé, deuxième Projet du programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel. Ce programme illustre parfaitement la collaboration que la Banque entend établir avec d’autres partenaires au développement pour lutter contre la malnutrition dans la région.

Avec les contributions du Fonds Canada-Banque africaine de développement pour le climat, de la Banque ouest-africaine de développement, du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, 176 millions de dollars vont être mobilisés pour accroître durablement la productivité et les revenus tirés des chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Le programme permet aussi de renforcer les capacités d’adaptation des populations aux aléas climatiques et de contribuer à l’atténuation des effets des changements climatiques dans six pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Environ 1,38 million de personnes vont être directement touchées par ce projet et 5,69 millions d’autres vont en profiter de façon indirecte.

Au Burkina Faso, le Projet de repas scolaires à base de produits locaux pour une nutrition intelligente financé par le Japon via la Banque africaine de développement permet de maintenir des milliers d’écoliers à l’école. Grâce à un financement de 990 000 dollars, ce projet renforce les initiatives du gouvernement burkinabè pour permettre à chaque enfant scolarisé dans l’école primaire, d’avoir au moins un repas équilibré par jour.

Adesina parmi les champions mondiaux de l’Onu contre la malnutrition

En 2019, la Banque a approuvé un don de 8 millions de dollars pour la création du Centre régional d'excellence en sciences de la nutrition au Burundi, afin de contribuer à remédier à la pénurie de spécialistes qualifiés en nutrition et en transformation agroalimentaire pour renforcer la sécurité alimentaire au Burundi et dans la région d’Afrique de l'Est. Le projet intervenait dans un contexte de taux de malnutrition chronique élevé au Burundi (56 %) et dans la région de l'Afrique de l'Est. Le Centre offrira des cours en nutrition clinique, nutrition et santé publique, technologie agroalimentaire, qualité de la nourriture, sécurité alimentaire et changements climatiques. En juin 2022, les programmes avaient été élaborés et une cohorte de 59 étudiants inscrits pour la formation.

Preuve que son action mérite de s’approfondir, le président de la Banque, Akinwumi Adesina vient d’être désigné parmi 22 dirigeants mondiaux par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies António Guterres, pour mener la lutte contre la malnutrition à un moment critique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Des personnalités comme Cindy McCain, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, Catherine Russell, la directrice exécutive de l’Unicef ou encore Gabriela De Bukele, Première dame du Salvador, Sania Nishtar, membre du Sénat et présidente de l’ONG Heartfile au Pakistan, et Gunhlid Stordalen, fondatrice et présidente de la Fondation EAT en Norvège y figurent également.

« Je suis très honoré que le secrétaire général des Nations unies me nomme parmi les leaders mondiaux pour lutter contre la malnutrition dans le monde. Merci SG [pour secrétaire général]. Je suis impatient de contribuer à la réalisation de ce programme », a réagi sur Twitter M. Adesina, aussitôt la liste publiée.

Cette désignation devrait renforcer l’engagement de M. Adesina dont l’institution vient de mobiliser 72 milliards de dollars auprès de partenaires internationaux, à l’issue du Sommet de Dakar 2 sur la sécurité alimentaire et la résilience, pour stimuler la production alimentaire et agricole en Afrique. La Banque elle-même s’engage à mettre 10 milliards de dollars dans le secteur dans les cinq prochaines années en Afrique.

OM

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La Directrice des Examens et Concours (DECO), Mariam Dosso Nimaga, a proclamé, le mardi 20 juin 2023 à Abidjan, les résultats du Certificat d’Etudes primaires élémentaires (CEPE) de la session 2023. Il ressort des statistiques que 454 886 candidats ont été déclarés admis sur 638 171 effectivement présents, soit un taux national d’admission de 71, 28%, contre 64,76% en 2022.

Selon la directrice de la DECO, le taux de réussite du CEPE connaît cette année, une hausse de 6 points 52 (6.52).

Analysés sous l’angle du genre, ces résultats révèlent que 225 212 filles sont admises sur 314 679 présentes, soit un taux de réussite de 71,57%. Tandis que 229 674 garçons sont déclarés admis sur 323 492 présents avec un taux de réussite de 71,00%

"Grâce à la vision nouvelle insufflée par la ministre, centrée sur la responsabilité, l’effort et le mérite, l’année scolaire 2022-2023 a connu un déroulement normal qui a permis l’achèvement des programmes et favorisé la bonne maîtrise des apprentissages’’, s’est félicitée Mariam Dosso Nimaga.

Les résultats sont consultables en ligne sur www.men-deco.org. Les éventuelles réclamations seront recevables du 21 au 27 juin 2023.

Les épreuves écrites du CEPE s’étaient déroulées le lundi 5 juin 2023 dans 2 675 centres répartis sur toute l’étendue du territoire national.

OM

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Créée en tant que filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire (CDC-CI), la Facilité d’Investissement à Long Terme (FILT), dénommée CDC-CI Capital, est dotée d’une enveloppe de 38 milliards de FCFA et repose sur deux guichets.

Le premier guichet, d’un fonds initial d’environ 8 milliards de FCFA, est destiné aux start-ups innovantes à forte croissance et aux jeunes PME en phase de pré-amorçage, d’amorçage et de capital risque opérant dans des secteurs prioritaires et particulièrement celles dirigées par des femmes et des jeunes. Le second guichet, d’environ 30 milliards de FCFA, est dédié aux grandes entreprises engagées dans des investissements verts.

Selon Arthur Coulibaly, coordonnateur du Projet des Chaînes de valeur Compétitives pour l’Emploi et la Transformation économique (PCCET) dans le cadre duquel s’inscrit FILT, les secteurs prioritaires d’intervention sont, entre autres, l’agriculture et l’agro-industrie, l’élevage et la pêche, l’artisanat, la culture, la communication et les médias, l’éducation/formation, les télécommunications et l’économie numérique, la santé, l’énergie électrique, les industries et les transports.

Pour la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Coralie Gevers, son institution financière est très heureuse de contribuer au financement de ce projet qui constituera la première facilité d’investissement des entreprises en Côte d’Ivoire dans l’avenir.

Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire (CDC-CI), Lassina Fofana, a assuré que sa structure mettra tout en œuvre pour soutenir et accompagner les entreprises. « Elle s’engage à relever le défi du financement des startups, des PME et des entreprises engagées dans les financements verts », a-t-il assuré.

Augustin Kouassi Apetey, recruté par appel à candidature international, a été nommé DG de FILT dont le siège a été inauguré le même lundi 19 juin par le ministre Souleymane Diarrassouba.

C’est le lundi 19 juin 2023 à Abidjan-Cocody que le lancement officiel de FILT a été effectué par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, au nom du Premier Ministre Patrick Achi.

Pour rappel, le PCCET dont le coût est évalué à 200 millions de dollars, soit plus de 118,755 milliards de FCFA, vise à améliorer la compétitivité des chaînes des valeurs du palmier à huile, de l’hévéa, de l’ananas, de la mangue et du plastique.  

km

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum, a reçu le jeudi 15 juin 2023, le Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), M. Serge EKUE.

« Nous avons fait le point sur l’ensemble des projets qui sont au cœur de l’action et du Plan de Développement Economique et Social du Niger », a dit M. EKUE à l’issue de l’audience.

« Nous avons signé aujourd’hui, avec la République du Niger, un projet de 30 milliards de FCFA d’infrastructures routières. Trois ou quatre autres projets vont être validés incessamment », a-t-il ajouté.

La BOAD a des projets pour la République du Niger dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de la santé et de l’éducation, a indiqué le Président de cette institution.

« Nous avons échangé avec SEM Mohamed Bazoum, au titre de sa présidence en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), sur plusieurs sujets transversaux et avons fait un point sur l’augmentation du capital de la BOAD », a-t-il poursuivi.

« Nous nous sommes réjouis de voir que de ce point de vue les choses ont bien avancé. La Banque Ouest Africaine de Développement   a aujourd’hui beaucoup plus de moyens à mettre à la disposition de l’ensemble de notre zone, à la fois pour le secteur public et pour le secteur privé », a-t-il affirmé.

« La BOAD va commémorer sa création bientôt, le 14 novembre 2023 à Lomé, et naturellement, le Président Bazoum, en sa qualité de Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA va, aux côtés de ses pairs, nous aider à passer ce moment de manière à la fois festive et studieuse », a-t-il annoncé.

La BOAD est l’institution commune de financement du développement des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

ng

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Les États membres de la CEDEAO qui n’ont pas encore ratifié la convention de l’Union africaine (UA) sur la coopération transfrontalière, dite Convention de Niamey, ont été exhortés à le faire au plus tard le 31 décembre 2023.

Cet appel dit « Appel d’Abidjan » a été lancé par le Colonel Boubacar Touré secrétaire exécutif de la commission nationale des frontières du Sénégal, au nom des responsables des structures nationales en charge des questions des frontières des États membres et inter-collectivités transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest (Espaces CEDEAO et UEMOA), réunis à Abidjan-Cocody, le vendredi 16 juin 2023, dans le cadre d’une session de plaidoyer sur la ratification de ladite convention.

Prenant la parole, au terme de cet atelier de plaidoyer au nom du Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi, le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI), Diakalidia Konaté, a affirmé que cette rencontre « doit constituer le point de départ d’une réelle dynamique pour inciter les pays africains, notamment l’ensemble des pays de la CEDEAO, à la ratification de la Convention de Niamey ».

Ayant saisi l’intérêt de cette ratification et conscient du rôle majeur qu’a toujours joué la Côte d’Ivoire dans la marche vers l’intégration et le développement de l’Afrique, le gouvernement ivoirien, a-t-il rappelé, « a pris, en conseil des ministres du 16 avril 2023, le décret portant ratification de la convention de l’Union Africaine sur la coopération transfrontalière ».

« Sans aucun doute, il est arrivé pour l’Afrique le temps d’accroître, de façon significative, son commerce interne, en accélérant la mise en œuvre de la ZLECAF. Or, cela ne peut être effectif sans une pleine intégration de nos pays avec leurs voisins », a justifié Diakalidia Konaté.

Mesurant pleinement les enjeux et les défis autour des frontières, la Commission de l’UA a mis en place, depuis 2007, un vaste Programme dénommé Programme Frontières de l’UA (PFUA), avec l’adoption de la convention de l’UA sur la coopération transfrontalière, le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée équatoriale.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette session de plaidoyer, entre autres, le représentant de l’UA, Frédéric Gateretse N’Goga, le représentant du président de la Commission de l’UEMOA, Gustave Diasso, le chef de mission adjoint de l’ambassade de Suisse, Léo Trembley, pour le compte des ambassadeurs de Suisse et d’Allemagne.  

km

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La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a procédé, le vendredi 16 juin 2023, au lancement des travaux La Maison de l’Art Société Générale Côte d’Ivoire. Le projet est logé dans les locaux de l’ex-hôtel des postes et douane de la ville historique de Grand-Bassam qui sera ainsi transformé en un musée d’art contemporain africain.

Françoise Remarck a indiqué que cet ambitieux projet constituera un atout pour les populations et pour les jeunes avec, en ligne de mire, la création d’emplois, une nouvelle attractivité culturelle, touristique et économique pour la région.

"Mon Département Ministériel ne cache pas son ambition de faire de la Côte d’Ivoire, le « Hub des Industries Culturelles par l’entreprenariat » dans la sous-région et d’en faire une destination de tournage, un hub de l’Industrie musicale, de la mode et du design", a fait savoir la ministre de la Culture et de la Francophonie.

La Maison de l’Art Société Générale Côte d’Ivoire de Grand-Bassam sera un espace de valorisation de la culture et de l’art. Elle alliera espaces culturels, artistiques et gastronomiques. À terme,. l’infrastructure comprendra une salle de collection permanente, une salle d’exposition temporaire, une résidence d’artistes avec un local atelier, un espace de réception avec prévision d’une cuisine, un local de stockage de chaises, un restaurant, un espace de séminaire modulable en plusieurs salles, un espace de bureaux, un espace parking. 

Au titre des activités du musée, il est prévu la mise en place d’un calendrier annuel d’expositions et événements, des projections de films en plein air, en partenariat avec diverses ambassades à Abidjan, deux fois par an, une foire artisanale mettant en vedette des artisans de toute la ville, exposition d’artistes ivoiriens, africains et internationaux, conférences, des spectacles artistiques divers. Des programmes éducatifs, ateliers artistiques pour adultes et enfants et des masterclass pour amateurs sont également prévus.

Pour rappel, la cérémonie de pose de la première pierre du musée a eu lieu en juin 2022. À la suite de cette cérémonie, un comité de coordination et de suivi, composé du ministère de la Culture et de la Francophonie, de la Fondation Société Générale Côte d’Ivoire, du ministère du budget, de la mairie de Grand-Bassam et de la Société Générale Côte d’ivoire, a été mis en place afin d’assurer la mise en œuvre de ce projet emblématique dans les règles de l’art.

Pour ce projet culturel, il a été arrêté que cette bâtisse historique soit rénovée dans le respect des règles et normes établies en la matière.  

km

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la poignée de mains entre Antony Blinken et Xi Jinping. Le secrétaire d'État a été reçu par le président chinois pour clôturer une visite de deux jours à Pékin. Antony Blinken est le premier diplomate de haut rang américain à se rendre en Chine depuis 2018, et qui plus est dans une période de tension.

C’est la première fois que les deux hommes se revoyaient depuis sept mois et la rencontre entre Xi Jinping et Joe Biden en marge du sommet du G20, à Bali. Le signe que les échanges entre le ministre chinois des Affaires étrangères dimanche 18 juin – plus de cinq heures et demie d’entretiens – et ce matin avec le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, se sont sinon bien passés, du moins sans accrocs majeurs.

Le président Xi Jinping évoque des progrès : « Les deux parties sont convenues de mettre en œuvre le consensus que nous avions obtenu avec le président Joe Biden à Bali. Nous avons progressé et sommes parvenus à un consensus sur des questions concrètes, ce qui est très bien. ».

Message positif du président chinois même si, plus tôt dans la journée, Wang Yi a mis en cause la perception jugée erronée qu’auraient les États-Unis de la Chine, un appel à calmer le jeu des deux côtés avec des efforts de la partie américaine. Sur l’économie, lors d’un point de presse à l’ambassade des États-Unis ce soir, Antony Blinken a confirmé le fait que les États-Unis ne parlaient plus de découplage avec la Chine, mais comme les Européens, de « dérisquer » la relation.

« Les progrès demandent du temps, ce n’est pas une visite, un voyage, une conversation qui vont tout régler », a affirmé le secrétaire d’État américain. Il reste des tensions sur Taïwan, les droits de l’homme, les mers de Chine, mais il y a aussi des points de coopération : l’environnement, la sécurité alimentaire, a fait savoir Antony Blinken, qui a notamment évoqué l’Ukraine et qui dit avoir lancé une invitation à son homologue chinois Wang Yi pour que ce dernier vienne aux États-Unis.

hn

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La Banque africaine d'Import-Export (Afreximbank) a lancé aujourd'hui à Accra, au Ghana, AFREXInsure, sa filiale de services de gestion d'assurance. Afreximbank s’est engagée à fournir un point d'entrée unique pour tous les besoins d'assurance spécialisée en vue d'aider à gérer, de manière optimale, les risques liés au secteur des échanges et du commerce en Afrique.

Créée en 2021, AFREXInsure a pour mission d'offrir des solutions d'assurance spécialisées pour le commerce et les investissements liés au commerce à travers l'Afrique. Afrexinsure vise à faciliter l’accès à des assurances spécialisées de qualité et de premier ordre qui sont conçues sur mesure pour l'Afrique.

Avec une solide connaissance de l'Afrique, AFREXInsure mettra à profit son expertise en matière de risques en utilisant sa présence à l'échelle du continent et sa connaissance approfondie du marché africain pour fournir des solutions dans les domaines de la manutention, de la construction, des opérations et de l'énergie - des secteurs essentiels à la croissance et à l'établissement du commerce et de l'investissement à l'échelle intercontinentale.

S'exprimant lors du lancement, qui a eu lieu en marge des Assemblées annuelles du 30e anniversaire d'Afreximbank, Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive, en charge de la Banque du commerce intra-africain, a, au nom du Prof. Benedict Oramah, Président d'Afreximbank et de son Conseil d'administration, déclaré : « AFREXInsure a été créé pour faciliter l'assurance des risques spécialisés afin de soutenir les entreprises dans les pays membres d'Afreximbank et atténuer ainsi les difficultés de l'Afrique, qui doit compter sur des partenaires extérieurs pour architecturer la résilience économique et le développement du continent ».

« En réduisant les risques liés aux transactions ou aux investissements, l'assurance peut contribuer à faire avancer la stratégie commerciale de ceux qui sont engagés dans le commerce intra-africain et permettre aux partenaires mondiaux de promouvoir leurs ambitions et leurs intérêts commerciaux en Afrique », a poursuivi Mme Awani.

La pénétration de l'assurance est relativement faible en Afrique par rapport à d'autres régions, a-t-elle fait remarquer. AfrexInsure intensifiera ses efforts pour répondre à ce besoin en Afrique et dans les États partenaires des Caraïbes. Afrexinsure permettra, en outre, de conserver les primes d'assurance en Afrique et de réinjecter les investissements africains sur le continent pour renforcer le commerce et le développement économique, afin d'assurer la prospérité du continent.

Le lancement a, par ailleurs, été mis à profit pour dévoiler le logo et l'identité de marque d'AFREXinsure sous le slogan "Insurance Optimised » (l’assurance optimisée).

hn

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« La gouvernance démocratique en Afrique est confrontée à de graves vents contraires, en particulier au niveau de l'offre », a averti jeudi 16 juin 2023 le président du conseil d'administration d'Afrobarometer (www.Afrobarometer.org), E. Gyimah-Boadi, lors d'une conférence à Accra organisée par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Sur le thème « L'avenir de la gouvernance en Afrique : Renforcer la résilience démocratique en période de perturbation », la conférence a réuni plus de 80 experts en gouvernance provenant de tout le continent africain pour discuter des derniers développements dans le secteur de la gouvernance.

S'exprimant sur « L'avenir que veulent les Africains », Gyimah-Boadi a mis en lumière les aspirations des citoyens africains ainsi que les défis et leurs implications pour la gouvernance démocratique sur le continent. Partageant des informations tirées des dernières données d'Afrobarometer, basées sur des enquêtes dans 36 pays africains en 2021/2022, il a noté qu'une majorité d'Africains préfèrent la démocratie à tout autre forme de gouvernement et approuvent les normes, institutions et pratiques démocratiques telles que la concurrence multipartite, la limitation des mandats présidentiels et la liberté des médias. Cependant, alors que le désir de vivre sous des gouvernements démocratiques et responsables reste assez fort chez les Africains, certaines tendances inquiétantes sont apparues alors que l'adhésion populaire aux normes et institutions démocratiques a diminué dans plusieurs pays.

« Entre 2014/2015 et 2021/2022, le soutien à la démocratie a fortement chuté dans plusieurs pays : Mali, Burkina Faso, Afrique du Sud et Guinée, respectivement de 36, 26, 21 et 15 points de pourcentage », a déclaré Gyimah-Boadi.

Il a également souligné une attitude adoucissante envers le rôle de l'armée dans la politique nationale. Alors qu'une solide majorité rejettent toujours le régime militaire, le niveau d'opposition a considérablement diminué au cours de la dernière décennie. Seuls trois des 30 pays interrogés de manière cohérente entre 2014 et 2022 montrent une augmentation du rejet populaire du régime militaire, et une faible majorité (53%) sont prêtes à accepter une intervention militaire si les élus abusent de leur pouvoir. La tolérance de l'intervention militaire est plus élevée chez les jeunes (56% des 18-36 ans) que chez les plus âgés (46% des 56 ans et plus).

« Malheureusement, ce sentiment pro-intervention militaire est clairement majoritaire dans 22 des 36 pays étudiés, et ce point de vue est très prononcé au Mali, en Tunisie, en Guinée, en Tanzanie et en Côte d'Ivoire », a-t-il déclaré. « Compte tenu de leur supériorité numérique à travers le continent, il doit être profondément préoccupant que les jeunes africains soient plus susceptibles que leurs aînés d'accepter l’intervention militaire – si nécessaire ».

Soulignant la disparité entre les aspirations des citoyens et l'offre de gouvernance démocratique, Gyimah-Boadi a noté que les niveaux de satisfaction à l'égard du fonctionnement de la démocratie ont considérablement diminué dans de nombreux pays. Il a souligné le besoin urgent pour les gouvernements de combler ce fossé, d'assurer une gouvernance responsable et de répondre aux préoccupations de leurs citoyens.

« Le vent du déclin démocratique semble souffler sur l'Afrique », a-t-il averti. « La capacité des gouvernements à assurer la démocratie et la gouvernance responsable continue d'être à la traîne des attentes de leurs citoyens, ouvrant la voie à des affrontements entre les Africains ordinaires et leurs autorités politiques nationales dans les années à venir. Il est crucial que les gouvernements accordent la priorité aux valeurs démocratiques, renforcent les institutions et répondent aux attentes de leurs populations ».


Il est important de savoir que Afrobarometer (AB) est une source fiable de données et d'analyses de haute qualité sur ce que pensent les Africains. Avec un historique inégalé de plus de 350.000 entretiens dans 41 pays, représentant les opinions d'environ 75% de la population africaine, AB mène la charge pour combler le manque de données sur le continent. Les données d'AB alimentent de nombreux indices mondiaux, tels que l'Indice Ibrahim de la Gouvernance Africaine, le Baromètre Mondial de la Corruption de Transparency International et les Indicateurs Mondiaux de Gouvernance de la Banque Mondiale. 

Source: Afrobarometer.org

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