Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé mercredi 19 juillet 2023 que d'un commun accord, le président russe Vladimir Poutine ne participerait au prochain sommet des BRICS qui doit avoir lieu en août en Afrique du Sud.

La Russie sera représentée par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a indiqué M. Ramaphosa dans un communiqué sur le site de la présidence.

Le chef de l'Etat sud-africain a confirmé que son pays était prêt à accueillir le 15e sommet des BRICS.

Selon ledit communiqué, ce sommet sera le premier organisé en face à face depuis la pandémie de COVID-19.

BRICS est l'acronyme de cinq économies émergentes : le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Cette dernière a pris la présidence des BRICS le 1er janvier dernier, succédant à la Chine.

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, a donné son feu vert, vendredi 14 juillet 2023, à Abidjan, à l’octroi d’un prêt de 80 millions d’euros au Bénin, pour moderniser et étendre le Port autonome de Cotonou, l’un des principaux points d’accès maritime pour les pays enclavés d’Afrique de l’Ouest.

Le prêt se répartit comme suit : 55 millions d’euros de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org/fr) et 25 millions d’euros de l’Africa Growing Together Fund (https://apo-opa.info/3K5yle1), un fonds spécial abondé par la Banque africaine de développement et la Banque populaire de Chine.

« Cet investissement vient renforcer les opérations du Groupe de la Banque au Bénin, a déclaré Joseph Ribeiro, directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest à la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration approuve un investissement capital pour le Bénin, car le Port de Cotonou est une source majeure de revenus pour le pays. Grâce à l’expansion et la réhabilitation des infrastructures, la capacité du port et son efficacité opérationnelle devraient s'améliorer de manière significative »

Le financement du Groupe de la Banque va permettre de construire un nouveau terminal à conteneurs (le « T5 ») à l’est du port et augmenter sa capacité à 20 hectares dédiée aux produits en vrac et divers. Outre la mise en place d’un point d’accès central doté de portiques automatisés, un parking de 14 hectares va être construit pour les véhicules poids lourds sur le site de Zongo qui sera doté d’un système de gestion intégré et numérisé relié aux bases de données du port et au guichet unique pour le commerce extérieur afin de faciliter le traitement rapide du fret. Cela va ainsi réduire le temps de transit dans la zone portuaire à 2 heures, décongestionner le boulevard de la Marina, l'un des axes les plus importants de la ville de Cotonou. Il permettra aussi d’améliorer les conditions de travail des chauffeurs poids lourds (sécurité, repos…) et de fournir un nouvel espace de travail aux services de douane et à leur partenaire technique au Bénin.

Les travaux devraient durer trois ans.

Le Centre mondial sur l'adaptation à travers le Programme d'accélération de l'adaptation en Afrique, a utilisé des analyses climatiques avancées qui ont permis d’identifier et mesurer les conséquences des risques climatiques physiques sur les investissements. Il a fourni en outre, des évaluations complètes des risques climatiques à, ainsi que des options d'investissement viables pour améliorer l'adaptation et la résilience. Ces mesures visent à protéger les investissements des effets négatifs des risques climatiques physiques.

Le gouvernement du Bénin profitera des retombées du projet, grâce à des meilleures recettes fiscales et aux dividendes engrangés. Le projet bénéficiera également à la main-d’œuvre, surtout pendant la construction, ainsi qu’aux opérateurs portuaires et aux usagers (propriétaires de camions, chargeurs de navires).

Le Port autonome de Cotonou est un port de transit qui accueille en moyenne de 80 à 90 navires commerciaux par mois. Il assure 90 % du commerce international du pays et 49 % de trafic de transit dirigé vers le Niger (37 %), le Burkina Faso (4 %), le Mali (3 %) et le Nigeria (5 %). Il dessert jusqu’à 100 millions de consommateurs. En 2022, le Port de Cotonou a traité 12,5 millions de tonnes de marchandises (5 % de plus qu’en 2021), un chiffre qui devrait atteindre 23 millions de tonnes d’ici 2038.

Le projet s’inscrit dans le Document de stratégie pays 2022-2026 de la Banque pour le Bénin, dont le deuxième pilier met l’accent sur le « renforcement des infrastructures d’appui à la production et à la compétitivité économique ». Le projet est également aligné sur l’un des « High 5 » de la Banque, « intégrer l’Afrique ».

Créé en 1964, le Port autonome de Cotonou et un atout économique stratégique pour le Bénin. Il est géré depuis 2018 par le Port d’Anvers-Bruges international pour une période de trois ans renouvelables deux fois.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé Ousmane Fall, de nationalité sénégalaise, au poste de directeur des opérations non souveraines et de l’appui au secteur privé, à compter du 1er août 2023.

Ousmane Fall prend ses nouvelles fonctions fort de 17 ans d’expérience. Il a passé les quatre dernières années à la Société financière internationale (SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale), où il a assuré la direction stratégique de la planification nationale et du dialogue ministériel dans le domaine des infrastructures en Afrique.

À la Société financière internationale, M. Fall s’est occupé de divers secteurs, à savoir l’eau, le traitement des déchets et l’assainissement, les transports et l’énergie, la logistique et les télécommunications. Il a également supervisé la mise en place de la plateforme de financement municipal pour l’Afrique subsaharienne.

M. Fall a développé et exécuté le premier investissement en titres adossés à des actifs pour l’accès à l’énergie en Afrique, ainsi que les premiers investissements du secteur privé dans l’hydroélectricité et l’énergie solaire au Gabon et au Bénin. Il a également mis en place une stratégie de conversion du gaz à l’électricité pour le gouvernement sénégalais, ainsi que la première stratégie de financement municipal pour les villes de Dakar, Cotonou, Abidjan et Douala.

Il a également mené des efforts de développement commercial dans toute l’Afrique, établissant de solides relations avec des clients du secteur privé, des gouvernements centraux et locaux, des villes et des entités souveraines sélectionnées sur le terrain.

M. Fall a travaillé pendant 10 ans au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. Il a occupé plusieurs postes, notamment ceux de chef de division par intérim de la Division chargée de la stratégie et du soutien transactionnel, et de responsable de la Division des infrastructures non souveraines, fournissant d’importants services de conseil et un soutien transactionnel aux départements des opérations non souveraines. Il supervisait les responsables de projet dans des domaines tels que la conception de transactions liées à la dette et aux garanties, l’évaluation de la bancabilité des projets, la structuration du capital, le rehaussement de crédit des projets, l’effet de levier financier et la modélisation financière.

Il a également été le fer de lance de la gestion des connaissances et de la formation sur les opérations non souveraines. Il a mis en place des modules sur les opérations non souveraines axés sur le financement de projets, les prêts aux entreprises, la modélisation financière, l’assistance technique, la gestion des relations avec les clients et les prises de participation. M. Fall a occupé avec succès le poste de chargé d’investissement, menant à bien des transactions historiques dans le secteur privé au sein de la Banque.

Il a acquis une connaissance approfondie des marchés africains de la dette et des actions, des produits de garantie, des produits dérivés et des instruments de rehaussement de crédit. M. Fall a dirigé l’exécution des premières opérations non souveraines du Groupe de la Banque africaine de développement dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, ainsi que les premiers projets de dragage portuaire et de production d’électricité à partir du gaz. Il a également travaillé au sein du département du secteur public de la Banque, sur des projets solaires au Maroc, des projets hydroélectriques en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et en Guinée, ainsi que sur d’autres projets de transport d’électricité au Nigéria et en Zambie. Il a également travaillé au sein du département des risques, où il a contribué à la définition et à la mise en œuvre du cadre d’adéquation des fonds propres et de la politique de gestion des risques de la Banque.

Avant de rejoindre la Banque africaine de développement, M. Fall était banquier d’affaires au sein de la division des financements structurés de la Société Générale à Paris.

Il est titulaire d’un Master of Science in Finance de l’INSEEC Business and Management School en France (2005).

Commentant sa nomination, M. Fall a déclaré : « Je suis honoré et reconnaissant envers le président [Akinwumi] Adesina de m’avoir nommé à ce poste. Je me réjouis de travailler sous sa direction pour servir la première institution financière du continent dans sa vision ambitieuse de transformer le continent africain par le biais du secteur privé ».

Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a déclaré : « Ousmane a fait ses preuves en matière de résultats dans les transactions du secteur privé. Il veillera à l’efficacité globale des opérations de la Banque dans le secteur privé, à travers la gestion efficace du portefeuille de projets et du portefeuille institutionnel dans le cadre des opérations non souveraines, ainsi que de l’appui aux départements initiateurs d’opérations non souveraines ». 

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Le Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG) a pris part à l’édition 2023 de la Geospatial information software technology Ccnference (GISTC 2023) en Chine, où son directeur général, Dr Edouard Fonh-Gbéi a mis en relief l’expertise de la Côte d’Ivoire en matière d’outils géo-décisionnels.

Cet événement technologique mondial à grande influence sur l’industrie géospatiale asiatique, a eu lieu les lundi 27 juin et mardi 28 juin 2023 sur le thème principal « Geospatial Intelligence, Elevated by Integration », selon un communiqué transmis mercredi 12 juillet 2023 à LDA.

Le directeur général du CNTIG, Dr Fonh-Gbéi, a présenté une communication portant sur la thématique « Outils de géo information et d’Intelligence artificielle pour le développement de l’économie ivoirienne : expérience du CNTIG » au cours de laquelle, il a mis en relief l’expérience de la Côte d’Ivoire dans la mise en place de bases de données géospatiales nationales, élaborées à partir des données et travaux de sa structure ainsi que de ses partenaires.

Il a expliqué que ces bases de données ont permis de concevoir et développer des applications géo-décisionnelles pour l’administration ivoirienne, notamment les outils e-commune et le Géoportail SST. « Ces deux outils permettent pour l’un de mobiliser plus de ressources financières pour les collectivités territoriales, et pour l’autre, d’élaborer un meilleur suivi du couvert forestier ivoirien », a-t-il indiqué en déclinant les perspectives de son entreprise en ce qui concerne notamment le développement d’outils intelligents pour les villes tels que la Smart City, IA and IOT, 3D Modeling (…).

Le directeur général du CNTIG a précisé son ambition d’intégrer les technologies géo spatiales de dernières générations dans la gestion des projets de développement et maintenir la compétitivité de la Côte d’Ivoire dans les standards internationaux en géo-information pour un développement durable.

Une signature de convention a eu lieu entre la partie ivoirienne et le président directeur général de Super Map, Song Guan Fu, en marge de la GISTC 2023 . Des séances de travail avec des structures de la géo-information, spécialisées dans la construction des drones, du stockage des données, des satellites et des logiciels ont également eu lieu, note-t-on.

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En marge de la 5e réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine du 15 juillet 2023 à Nairobi (Kenya), la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) (www.UNDP.org) ont lancé la Facilité africaine de soutien aux transitions inclusives (AFSIT). L’AFSIT a pour but de soutenir les pays en transition politique complexe et les pays à risque.

En mai 2023, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont réitéré leur position de tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement et appelé à une action collective visant à créer un mécanisme robuste de renforcement de la démocratie et de la sécurité collective sur le continent. En réponse à cet appel, la CUA et le PNUD ont uni leurs forces pour lancer l’AFSIT, une initiative innovante visant à apporter un soutien programmatique complet aux pays africains en transition politique complexe.

Parmi les intervenants de haut niveau à l’événement de lancement figurent : S.E.M Olusegun Obasanjo, ancien président de la République fédérale du Nigéria ; Korir Sing’Oei, secrétaire principal aux Affaires étrangères, ministère des Affaires étrangères et de la diaspora, Kenya – représentant S.E.M. William Ruto, président de la République du Kenya ; S.E.M Dhoihir Dhoulkamal, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de la diaspora et de la francophonie, Comores – représentant S.E.M Azali Assoumani, président de l’Union des Comores et président de l’Union africaine pour 2023 ; et S.E.M Mohamed Thiaw, ambassadeur, représentant permanent de la République du Sénégal et président du Conseil de paix et sécurité de juillet 2023.

Dans son allocution de bienvenue, l’Ambassadeur Bankole Adeoye, commissaire de l’UA aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, a déclaré : « L’AFSIT est un mécanisme pratique et concret qui vise à renforcer les capacités de tous les acteurs qui agissent en faveur d’une gouvernance démocratique. C’est un instrument qui va servir à former ceux qui seront les gardiens de la démocratie ».

Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale des Nations Unies, administratrice adjointe du PNUD et directrice du Bureau régional pour l’Afrique, a déclaré : « La nouvelle Facilité appelle à un recentrage sur le développement, notamment sur la bonne gouvernance, les droits humains et l’accès aux services de base comme l’éducation et les soins de santé, car ce sont des moyens essentiels, non seulement de prévention des coups d’État, mais aussi de maintien de la paix. Ceci est particulièrement crucial dans des régions comme le Sahel, où le risque de coup d’État est élevé. »

L’AFSIT a pour principal objectif de contribuer à l’élaboration de feuilles de route, de mécanismes et d’organismes de transition crédibles, inclusifs et légitimes, conduisant à terme au rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la démocratie et de la stabilité dans les pays concernés. Afin d’assurer des transitions inclusives, l’AFSIT complètera les instruments existants de l’UA, des Communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux (CER/MR), les instruments des Nations Unies, ainsi que les initiatives des partenaires de développement. La Facilité anticipera, répondra et traitera proactivement les crises politiques complexes au sein des États membres de l’UA.

La mise en œuvre de l’AFSIT se fera par étapes. La première consistera à se pencher sur les changements anticonstitutionnels de gouvernement, tels que définis par les normes de l’UA. Il s’agira de réagir aux coups d’État militaires et aux cas de manipulation du processus démocratique. Le soutien de l’AFSIT couvrira également les « pays à risque » qui sont au bord d’une crise politique, identifiés par des signes d'alerte précoce et des données provenant de l’UA, des CER/MR et de l’ONU.

Les États membres de l’UA, ainsi que les membres du Conseil de paix et sécurité, les représentants de l’ONU, de l’UA, des CER/MR, ainsi que les parties prenantes bilatérales et multilatérales respectives, ont participé à l’événement de lancement.

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Mis en œuvre par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, le Parc des Expositions d’Abidjan est un complexe ultra moderne destiné à un usage polyvalent. Il possède des gradins rétractables permettant d’accueillir des conférences internationales (jusqu’à 5 000 personnes assises et 10 000 personnes debout), des salons (agriculture, automobile, jeunesse, tourisme...), des expositions commerciales, des concerts, des fêtes, des banquets, des manifestations politiques et des cérémonies de toutes sortes.

Comprenant un grand hall d’exposition, un Convention Center de 5 000 places assises, un bâtiment administratif, un parking semi couvert de 800 places et divers ouvrages extérieurs, ce chef d’œuvre architectural est considéré comme le plus grand parc des parcs des expositions de l’Afrique de l’Ouest et d’Afrique subsaharienne francophone.

Le Convention Center a la forme d’une grande Nef centrale, développant environ 9 000 m² sous 35 mètres de haut. La toiture, largement débordante, projette un carré de 137 mètres de côté. Destiné à un usage polyvalent, il possède des gradins rétractables permettant d’accueillir des conférences internationales (jusqu’à 5 000 personnes), des salons (agriculture, automobile, jeunesse, tourisme...), des expositions commerciales, des concerts, des fêtes, des banquets, des manifestations politiques et des cérémonies de toutes sortes. Il est doté d’un écran de 30 m de long, l’un des plus grands au monde.

Le grand Hall d’exposition de 7 200 m² dispose de 15 mètres libres sous-plafond et peut être partagé en deux ou trois plus petits halls d’exposition. Construit de manière rationnelle et tramée, avec des dimensions et des hauteurs permettant de répondre aux exigences variées des exposants.

Une zone logistique desservie par une voie périphérique permet les livraisons, le dépotage et le stockage nécessaires au montage des expositions, sans venir perturber le flux des visiteurs. Un bâtiment administratif accueille un grand plateau de bureaux, un poste de sécurité, un poste de police, une infirmerie, des équipements techniques et des locaux de stockage. Un important parc de stationnement est prévu à l’entrée du site.

Le PEA, c’est aussi la toiture composée d’une succession de couches de différents types qui ont des fonctions acoustique et thermique. D’une superficie totale de 30 ha, le PEA est bâti sur une surface de 16 hectares. Ses clôtures s’étendent sur 2 km.

Situé à proximité de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, le Parc des Expositions d’Abidjan a généré 700 emplois pendant sa construction.  

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En Côte d’Ivoire, les outils de cybersécurité, les formations et les approches pratiques en termes de cybersécurité ne sont pas toujours adaptées à la réalité du marché et des besoins. L’une des explications, c’est que la cybersécurité est encore trop perçue comme une contrainte, une discipline à part au sein des entreprises. En effet, selon le rapport portant sur la maturité des PME ivoiriennes en matière de cybersécurité, 66% des répondants indiquent que les enjeux de cybersécurité ne sont pas abordés lors des réunions de comités de direction. Néanmoins, la grande majorité des entreprises indiquent que la question du numérique est importante.

Les PME abordent progressivement le virage de la digitalisation en Côte d’Ivoire. En effet, selon le rapport portant sur la maturité des PME ivoiriennes en matière de cybersécurité réalisé par Kaspersky en lien avec Opinion Way, elles sont pour la plupart soit déjà 100% digitalisées (57%), soit la digitalisation est en cours, ce qui rend la question du numérique centrale dans leurs prises de décision stratégiques (26%), soit elles ont à minima un projet intégrant la digitalisation dans les années à venir.

Or, la digitalisation engendre une croissance des risque cyber. Si les grandes entreprises ont souvent été la cible de cyberattaques ces dernières années, les PME ne sont pas épargnées pour autant : plus de 2 millions d’attaques sur les PME ont été répertoriées en Côte d’ivoire en 2022 ciblant plus de 27 500 entreprises distinctes.

Les principales menaces à surveiller cette année, sont d’ailleurs les fuites de données causées par les employés, les attaques DDoS, la chaîne d’approvisionnement, les malwares ainsi que l’ingénierie sociale.
Ces cyberattaques peuvent causer de nombreux dommages aux entreprises : fuite de données confidentielles, perte de capitaux et de parts de marché précieuses, risque réputationnel… les cybercriminels ne manquent pas de moyens pour atteindre leurs objectifs. Pourtant, les PME n’intègrent que très peu la cybersécurité dans leurs processus et 66% d’entre elles indiquent que les enjeux de cybersécurité ne sont pas abordés lors des réunions de comités de direction.
Faire de la cybersécurité une priorité

Il est essentiel d’intégrer la cybersécurité parmi les risques stratégiques de l’entreprise, et ce, même de la PME. « Plus qu’un enjeu stratégique pour l’entreprise, la cybersécurité constitue un avantage concurrentiel pour les entreprises : en protégeant l’activité des entreprises, elle assure leur productivité, efficacité et capacité d’innovation. Chez Kaspersky, nous recommandons son adoption dès la conception du projet de digitalisation » explique Pascal Naudin, Directeur commercial chez Kaspersky Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale, Maroc et Tunisie.

Mam Ouattara

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Le Centre de coopération Chine-Afrique sur l’application de la télédétection par satellite a été inauguré le 10 juillet 2023, marquant une étape importante dans la collaboration entre la Chine et l’Afrique pour l’utilisation de technologies de télédétection à des fins de développement durable des ressources naturelles. Le programme, organisé par le Centre d’application de la télédétection par satellite de la Chine, le Service d’application des océans par satellite et le Ministère des Ressources Naturelles, vise à établir une plateforme de partage de données et à mener une surveillance par télédétection des ressources naturelles dans les zones côtières, en mettant l’accent sur la surveillance des mangroves et d’autres applications liées à l’océan en Afrique.

Des représentants gouvernementaux et d’organismes de différents États africains ont assisté à l’événement, soulignant l’importance de la collaboration mondiale et l’impact positif des technologies de télédétection sur les défis socio-économiques et les efforts de développement durable.

Le Dr Emmanuel Nkurunziza, Directeur Général du Centre Régional de Cartographie des Ressources pour le Développement (RCMRD), a souligné la nécessité de la collaboration et a mis en avant le partenariat entre le RCMRD et le Centre d’Application de la Télédétection par Satellite de la Chine. Ce partenariat a permis la création de la Plateforme de Service en Nuage de Télédétection des Ressources Naturelles par Satellite, améliorant l’accès aux données de télédétection et fournissant des informations exploitables pour la prise de décision.

Le Dr Sherif Sedky, Président Exécutif de l’Agence Spatiale Égyptienne, a également souligné la collaboration de longue date entre l’Égypte et la Chine dans le domaine spatial et les tests réussis du satellite d’observation de la Terre MisrSat 2.

 Le Centre de coopération Chine-Afrique sur l’application de la télédétection par satellite devrait favoriser l’innovation et les progrès dans les technologies de télédétection pour le développement durable en Afrique. Il servira de plateforme d’échange de connaissances, de coopération technique, de renforcement des capacités et d’initiatives de recherche communes, permettant aux gouvernements, aux décideurs politiques et aux scientifiques de prendre des décisions éclairées et de promouvoir des pratiques durables tout en préservant des écosystèmes précieux. Cette collaboration souligne l’engagement de la Chine à soutenir l’Afrique et à permettre aux nations africaines de tirer parti de technologies de pointe au bénéfice de leur population et de l’environnement.
 
La redaction

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Une délégation ivoirienne, conduite par Florent Galaty, directeur de Cabinet du ministère de la Culture et de la Francophonie, prend part, à travers un groupe musical et d’un don d’instrument traditionnel et folklorique, à la 11e édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) qui se déroule du 15 au 22 juillet 2023 à Brazzaville (Congo).

Au nom de la ministre Françoise Remarck, Florent Galaty a officiellement remis le « Djomolo » à Marie-France Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, Touristique, et des Loisirs du Congo.

Le Djomolo est un instrument de musique festif et de la famille des idiophones. Il est joué en canon. Il ressemble quelque peu au Balafon. Le Djomolo se joue à deux et est issu du peuple Baoulé.

Sur le plan artistique, Suspect 95 était sur scène ce dimanche et Roselyne Layo ce lundi 17 juillet 2023 au stade Massamba - Debat de Brazzaville. Leurs prestations sont très attendues et cet évènement est retransmis en direct sur la télévision congolaise et dans la sous-région d’Afrique Centrale.

Notons que la Côte d’Ivoire fait partie des 15 pays qui participent à l’édification du Musée Panafricain de la Musique (MUSAF), une idée qui est née en 1998 dans le but de doter le continent et sa diaspora d’une mémoire organologique.

La 11ème édition du FESPAM est placée sur le thème : « La Rumba congolaise : Envol de la base identitaire vers les vestiges du patrimoine de l’humanité ».  

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Béchir Afifi est ingénieur informatique. Autrefois cadre dans un ministère en Tunisie et enseignant à temps partiel à l’université, il décide, avec deux amis, de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat : tous trois créent en décembre 2018, Fabskill, une plateforme web de recrutement misant sur des technologies de pointe.

L’entreprise a atteint en 2022 son premier million de dinars tunisiens de chiffres d’affaires et a franchi le seuil de rentabilité.  Misant sur ses quelques 25 collaborateurs, Fabskill compte déjà plus de 600 clients parmi lesquels des banques et des entreprises de télécommunication, dans le secteur des technologies de l’information notamment.

Fabskill a obtenu un appui décisif de Souk At-tanmia, un programme créé en 2012 par une vingtaine d’acteurs du monde du développement, des institutions publiques et privées, ainsi que de la société civile et académique. Il est hébergé par la Banque africaine de développement, un de ses principaux bailleurs. Souk At-tanmia offre un soutien concret, soit du financement et de l’accompagnement, sous forme de formations, de coaching, de mentorat, de services d’accès au marché et de réseautage. Ce programme a appuyé directement près de 800 entrepreneurs en Afrique du Nord (Égypte, Maroc et Tunisie).

Par la suite, en 2019, la Banque a mis en place la plateforme Entrepreneurship Innovations and Advice – North Africa (EInA, sigle en anglais pour « plateforme entrepreneuriat, innovation et conseil – Afrique du Nord »). Objectif : promouvoir, grâce à des innovations opérationnelles dans les politiques publiques de soutien à l’entrepreneuriat, la création d’emplois durables en Afrique du Nord. EInA s’est entretenu avec Béchir Afifi sur son expérience d’entrepreneur.

Pouvez-vous d’abord nous décrire Fabskill, son historique, son profil ?

Fabskill est une plateforme web gratuite offrant un processus de recrutement innovant basé sur l'intelligence artificielle. Fabskill a pour objectif d’apporter des solutions innovantes aux problématiques liées aux entretiens d’embauche à travers un système d’appariement (matching) entre employeurs et candidats.

La plateforme procure aux candidats un meilleur appariement de leurs habiletés avec le marché de l’emploi. Grâce aux entretiens vidéo différés ou en direct, elle permet d’offrir les mêmes opportunités pour les candidats des zones intérieures ou pour les personnes à mobilité réduite, ce qui évite l’écueil des conflits d’horaire et le temps consacré au déplacement.

Notre plateforme offre à tous les utilisateurs un traitement équitable, puisque tous les candidats répondent aux entretiens dans des conditions similaires : mêmes questions et même durée de temps allouée aux réponses.

Côté recruteur, l’entretien vidéo permet de découvrir la personnalité et la motivation du candidat. La digitalisation du processus de recrutement basée sur l’intelligence artificielle facilite la détection des bons profils, et permet à l'entreprise d’économiser ainsi des frais considérables.

Vous êtes une personne de technologies, pourquoi avoir choisi ce domaine spécifique lié au recrutement ?

Nous avons constaté des lacunes dans ce processus en Tunisie. D’un côté, des personnes qui n’arrivent pas à décrocher un emploi ; de l’autre côté, des recruteurs qui trouvent dommage de ne pas être capables de combler leurs besoins.

Quant aux candidats, ils souhaitent recevoir de la rétroaction sur leurs candidatures. Avec notre plateforme, nous apportons une solution à ces enjeux, en automatisant toutes les tâches liées à la chaîne de valeur de cette activité.

Ce faisant, nous pensons aider concrètement à l’emploi, car nous accélérons le processus de comblement des postes offerts dans le marché du travail, voire nous le professionnalisons. La recherche d’emploi ne devrait plus être une corvée, ni pour les employeurs, ni pour les candidats.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire ce grand saut, du statut de fonctionnaire et enseignant, avec un emploi stable depuis 10 ans, à celui d’entrepreneur ?

Très bonne question ! J’avais effectivement un bon statut, mais je me suis posé la question de savoir si je voulais faire cela toute ma vie. Je suis un homme de technologies, de manipulation des données, de statistiques, de mathématiques, et je voulais mettre davantage ces habiletés à contribution.

Oui, j’ai eu des craintes de me lancer, ayant des charges familiales et plusieurs responsabilités. Je me suis d’abord lancé comme pigiste, et cela a bien fonctionné. Cela m’a donné confiance pour entreprendre, pour bâtir quelque chose. Aussi, nous nous sommes lancés à trois, donc nous nous encouragions mutuellement.
 

Comment avez-vous été aidé par des organismes externes, comme le programme de la Banque africaine de développement, Souk At-tanmia ?

Souk At-tanmia a été le programme clé qui nous a permis de faire le pas décisif vers l’entrepreneuriat. Il a été notre catalyseur, avec un rôle déterminant, sur le plan financier, du coaching et de l’accompagnement. Souk At-tanmia était un processus compétitif, avec la soumission de propositions, et une évaluation sélective. Nous avons cheminé à travers le processus. Au total, il a agi comme levier financier, permettant de mobiliser d’autres fonds auprès d’autres acteurs du secteur financier. Cet appui nous a rassuré sur la valeur de notre projet et a constitué un premier pas fondamental dans notre démarche. Souk At-tanmia a mis le train en route. Ce type d’appui est essentiel dans l’écosystème entrepreneurial.

Comment dériveriez-vous votre expérience entrepreneuriale en Tunisie ?

Il y a énormément de bonne volonté. Mais il y a aussi un plafond, auquel on vient se heurter : mesures réglementaires contraignantes, exigences financières contraignantes, non-convertibilité de la devise. En contrepartie, faire affaire ici n’est pas coûteux, il y a beaucoup de talents, de désir de réussir.

Quels sont vos plans de développement pour les prochaines années ?

Aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’expansion. Nous voulons prendre racine au Maroc, qui présente un environnement similaire à celui de la Tunisie. Opérer dans un autre pays devrait en effet nous faciliter l’accès au financement.

Nous avons dans notre ligne de mire une présence en Afrique de l’Est, car il s’agit d’une région à haut bassin démographique et avec une mobilité régionale facilitant le travail à distance.

Quelles sont les principales qualités d’un entrepreneur selon vous ?

Je m’implique comme coach au sein de quelques programmes de soutien aux entrepreneurs en Tunisie, donc j’ai pu réfléchir à cet aspect. Les principales qualités selon moi sont la résilience, l’adaptabilité, le fait de concevoir un produit ou service répondant à un besoin concret du marché et la qualité de l’exécution.

Dans notre cas, peu après notre lancement, nous avons été testés quant à notre résilience et notre adaptabilité. Car nous avons dû faire face à deux années de pandémie de Covid-19 : or, emploi et pandémie ne font pas bon ménage ! Mais, paradoxalement, avec le virus, donc avec des gens tombant subitement malades, les employeurs ont eu des besoins urgents de recrutement, et ils ont fait appel à nous.

Nous en avons aussi profité pour mettre en place des Job Fairs [salons de l’emploi], à 100% virtuels. Ils ont eu beaucoup de succès. Nous en avons organisé 80 en deux ans ! Nous avons même établi un record à l’échelle africaine : 110 000 participants en une journée. Quelque 30 serveurs ont été mobilisés à cette fin.

Par ailleurs, comme autre conseil que je donnerais : il faut soigneusement identifier le besoin que le produit ou service va combler. On peut mettre au point des trucs géniaux, mais qui ne seront pas utiles, que personne n’achètera.

Enfin, l’autre point clé du succès est l’exécution. Je dis souvent que les technologies ont toutes déjà été pensées : la grande différence est que certains passent à l’action, à l’exécution mais la majorité ne le fait pas. Et, même pour ceux qui mettent en œuvre leur projet, certains le font mieux que d’autres. Il faut certes bien concevoir son produit ou service, mais aussi comprendre que votre offre s’améliorera en itération, avec des améliorations apportées au jour le jour lors de sa mise en marché.

Quelle est la partie la plus gratifiante de l’expérience d’entrepreneur ?

Pour moi, c’est la réalisation de soi. L’accomplissement. Entreprendre, c’est un voyage, où le parcours compte plus que la destination. C’est un parcours intense, plein de défis, qui en vaut la peine !

Source: BAD

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